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Marc Ravalomanana appelle à répondre aux difficultés des Malgaches plutôt qu’aux polémiques

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(©madagascar-tribune.com)

À l’issue du défilé militaire organisé ce vendredi 26 juin au stade Barea de Mahamasina à l’occasion du 66 ? anniversaire de l’indépendance de Madagascar, l’ancien président Marc Ravalomanana s’est exprimé sur la situation actuelle du pays. Interrogé sur les accusations de déstabilisation régulièrement évoquées par les autorités ces dernières semaines, il a estimé que cette question ne constituait pas la véritable priorité du moment. Selon lui, l’urgence est ailleurs : répondre aux difficultés auxquelles la population est confrontée au quotidien.

« Cette histoire de déstabilisation n’est que pure invention », a déclaré le fondateur du Tiako i Madagasikara (TIM). Il a toutefois précisé que si une quelconque tentative devait réellement survenir, elle devrait être affrontée collectivement. Pour l’ancien Chef de l’État, les responsables politiques gagneraient davantage à concentrer leurs efforts sur l’amélioration des conditions de vie des Malgaches, rappelant que « le peuple souffre et se plaint véritablement ». Il a également estimé que lorsqu’un gouvernement travaille efficacement, il ne peut être freiné par des accusations de déstabilisation.

Marc Ravalomanana a également livré sa vision du patriotisme. À ses yeux, les Malgaches aiment profondément leur pays et souhaitent faire preuve de solidarité. Il regrette toutefois un manque d’organisation et de coordination dans les actions entreprises. Pour lui, cet esprit de solidarité doit désormais se traduire par des initiatives concrètes et mieux structurées afin de répondre aux attentes de la population.

Interrogé sur une éventuelle réconciliation nationale, l’ancien président a adopté une position tranchée. Il considère qu’un tel processus ne constitue pas une priorité dans le contexte actuel. Selon lui, il serait préférable de consacrer les énergies à venir en aide aux citoyens en difficulté plutôt qu’à organiser des démarches politiques qu’il juge peu utiles dans l’immédiat. « Ne vous laissez pas distraire par cette histoire de réconciliation, mais occupez-vous d’abord du peuple », a-t-il lancé.

Le fondateur du TIM a également affirmé qu’il demeurait disposé à apporter son soutien à toute initiative menée dans l’intérêt général. Il a toutefois invité chacun à s’interroger sur la réalité du travail accompli par certains responsables, dénonçant au passage les comportements qu’il qualifie d’hypocrites. « Ceux qui font preuve d’hypocrisie envers ce pays seront jugés par l’histoire. Le peuple n’est pas aveugle, il observe », a-t-il averti.

Depuis le début de la transition, Marc Ravalomanana a toujours affirmé soutenir le pouvoir en place. Néanmoins, au fil de ses nombreuses interventions publiques, il n’a jamais hésité à pointer ce qu’il considère comme des dérives dans la gouvernance ou à dénoncer certaines situations touchant directement la population. Des prises de position qui ont souvent trouvé un écho auprès d’une partie des Malgaches, particulièrement sensibles aux difficultés économiques et sociales que traverse actuellement le pays.

(source: madagascar-tribune.com

Afrique, 1960 : quatre visages de l’indépendance

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Il y a soixante ans, la plupart des colonies françaises d’Afrique subsaharienne accédaient à la souveraineté internationale. Entre le 1er janvier et le 31 décembre 1960, 17 pays, dont 14 sous administration française, acquièrent leur indépendance. Léopold Sédar Senghor désigne 1960 comme « l’année magique » et d’autres saluent une décolonisation pacifique.

D’autres, par contre, dénoncent de nos jours une « décolonisation inachevée » sous multiples formes.


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60ème Anniversaire du retour de l’Indépendance: Défilé du 26 Juin 2020

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Le Général de Brigade Andriamasimanana William Michel accueillant le Président Andry Rajoelina
Revue de troupes à bord de la Cadillac blanche du premier Président de la République  Philibert Tsiranana (1960).

En dépit du confinement dû à l’état d’urgence sanitaire, bravo au Général de Brigade Andriamasimanana William Michel, Sous-Chef d’Etat-Major en charge de la Chaîne Organique, pour la direction impeccable de ce défilé, martial mais d’excellente facture.

Ce fut la première « sortie » publique de la nouvelle Armée malagasy « réformée ». La dernière restructuration date de 1976 (ère de la République Démocratique de Madagascar – RDM)