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Les Emirats mettent en garde Israël sur son projet d’annexion en Cisjordanie

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JERUSALEM (Reuters) – Israël ne peut pas s’attendre à une normalisation des relations avec les pays arabes s’il décide d’annexer des territoires en Cisjordanie occupée, avertit l’ambassadeur des Émirats arabes unis à Washington Youssef al Otaiba dans une lettre ouverte, publiée vendredi par le journal israélien Yedioth Ahronoth.

LES EMIRATS METTENT EN GARDE ISRAËL SUR SON PROJET D’ANNEXION EN CISJORDANIE

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis de placer les colonies de Cisjordanie sous souveraineté israélienne et souhaite entamer le 1er juillet les discussions à ce sujet avec les membres du gouvernement.

Dans sa lettre, Youssef al Otaiba invite les Israéliens à ne pas concrétiser ce projet qui serait considéré comme une « prise de contrôle illégale » des territoires palestiniens.

« L’annexion mettra fin immédiatement à tous les espoirs israéliens d’améliorer des rapports bilatéraux en matière de sécurité et des liens économiques et culturels avec le monde arabe et les Émirats arabes unis », écrit-il.

Israël n’entretient pas de rapports diplomatiques avec les pays du Golfe, mais des préoccupations communes concernant l’influence régionale de l’Iran ont conduit à un dégel progressif de leurs relations.

Les seuls pays arabes avec lesquels Israël entretient des relations formelles sont l’Egypte et la Jordanie.

Le procès pour corruption de Benjamin Netanyahou s’est ouvert à Jérusalem

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Le Premier ministre israélien est accusé d’avoir reçu pour 180 000 euros de cadeaux au cours de son mandat en échange de faveurs financières et de s’être assuré une couverture favorable de plusieurs grands médias. 

Refusant de s’asseoir dans le box des accusés avant que les caméras ne quittent la salle d’audience, Benjamin Netanyahou est le premier chef de gouvernement israélien à répondre d’accusations criminelles en cours de mandat.

La Palestine demande l’aide de Poutine dans l’organisation de pourparlers avec Israël à Moscou

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Suite au retrait de tous ses accords passés avec les États-Unis et Israël, la Palestine a demandé à la Russie d’être un intermédiaire dans le règlement du conflit, selon l’ambassadeur de Palestine à Moscou.

Il y a quelques semaines, le Président palestinien Mahmoud Abbas a envoyé un message à son homologue russe Vladimir Poutine lui demandant de contribuer à l’organisation des négociations avec Israël à Moscou, a fait savoir auprès d’un média russe l’ambassadeur de Palestine en Russie, Abdel Hafiz Nofal.

«Cette conférence devrait créer un nouveau mécanisme de négociations entre Israéliens et Palestiniens pour mettre fin à la confrontation selon la Solution à deux États», a tenu à souligner le diplomate.

Dans sa lettre de réponse, Vladimir Poutine a confirmé son soutien aux Palestiniens et à la Solution à deux États, toujours selon la même source.

Le retrait de tous les accords passés par la Palestine avec Israël et les États-Unis

Le 19 mai, le Président palestinien Mahmoud Abbas avait annoncé que le pays se retirait de tous les accords passés avec Israël et les États-Unis en raison de l’intention de Tel Aviv d’annexer des pans de la Cisjordanie. Il a appelé Israël à répondre devant la communauté internationale «en tant que force d’occupation sur le territoire occupé de Palestine».Selon M.Abbas, la Palestine insiste en outre sur son adhésion aux organisations et institutions internationales. Il s’est dit prêt à «résoudre le conflit avec Israël sur la base de la décision de créer deux États, avec un tiers aux frontières entre les deux États».

Netanyahou annonce qu’il est temps d’annexer des territoires en Palestine

Le Premier ministre israélien a déclaré dimanche 17 mai, devant le Parlement réuni pour un vote de confiance envers le gouvernement d’union avec Benny Gantz, que l’heure était venue d’annexer des pans de la Cisjordanie.

L’accord de partage du pouvoir entre MM.Netanyahou et Gantz prévoit l’annonce, à partir du 1er juillet, d’une stratégie pour appliquer le projet américain de résolution du conflit israélo-palestinien. Selon ce plan, Israël est autorisé à annexer la vallée du Jourdain et des colonies israéliennes en Cisjordanie.

L’ambassadeur de Chine en Israël retrouvé mort à son domicile

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Selon des médias officiels, la police israélienne enquête sur les circonstances du décès …

La police israélienne a découvert le corps sans vie de l’ambassadeur chinois en Israël, Du Wei, dimanche matin à son domicile à Herzliya, en banlieue de Tel-Aviv (centre), selon des médias israéliens.

La chaîne israélienne officielle « KAN » a rapporté que Du Wei (58 ans) a été retrouvé mort à son domicile à Herzliya.

Elle a ajouté que « la police a ouvert une enquête sur les circonstances du décès, sans donner plus de détails.

Du Wei avait occupé le poste d’ambassadeur de Pékin à Tel-Aviv en février dernier, selon la même source.

Aucune déclaration officielle de la part de la Chine n’a été émise jusqu’à 07h50 GMT.

Vendredi, l’ambassadeur de Chine à Tel-Aviv avait critiqué les déclarations du Secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, concernant « le danger des investissements chinois en Israël ».

En effet, lors de sa visite en Israël mercredi dernier, Pompeo avait déclaré dans une interview à « KAN » que « Washington estime que la coopération israélo-chinoise présente des risques réels pour le peuple d’Israël » et que « la Chine mettait en danger les citoyens israéliens ».

Le dossier de l’investissement chinois en Israël était à la tête des questions discutées par le Secrétaire d’Etat américain lors de sa visite à Tel-Aviv.

AA/Jérusalem / Zain Khalil

Le roi de Jordanie met en garde Israël contre «un conflit d’ampleur» en cas d’annexion de la Cisjordanie

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Le roi Abdallah II de Jordanie prévient que si Israël va de l’avant concernant ses plans d’annexion en Cisjordanie, un «conflit d’ampleur» pourrait éclater.

credit photo @ AFP 2020

L’annexion par Israël de la vallée du Jourdain prévue dans l’accord de coalition du nouveau gouvernement israélien peut mener à un conflit avec la Jordanie, estime dans une interview au Spiegel le roi Abdallah II.

Il n’exclut également pas que son pays puisse se retirer du traité de paix israélo-jordanien signé en 1994.

Le roi hachémite Abdallah II de Jordanie

«Je ne veux pas faire de menaces et créer une atmosphère de discorde, mais nous envisageons toutes les options. Nous sommes d’accord avec de nombreux pays d’Europe et la communauté internationale que la loi de la force ne doit pas s’appliquer au Moyen-Orient », souligne le roi.

L’«accord du siècle» de Donald Trump

Dans le cadre de leur accord de partage du pouvoir, Benyamin Netanyahou et Benny Gantz envisagent d’annoncer à partir du 1er juillet une stratégie pour mettre en œuvre le projet américain sur le règlement du conflit israélo-palestinien qui prévoit entre autres l’annexion par Israël de la vallée du Jourdain et des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée.

Baptisé l’«accord du siècle», ce projet présenté le 28 janvier 2020 par l’administration Trump rejette de nombreuses dispositions de l’Initiative de paix arabe en échange d’avantages économiques au profit des Palestiniens.

Le projet américain a été rejeté par le Président palestinien Mahmoud Abbas qui a annoncé la rupture de «toutes les relations» avec Israël et les États-Unis.

(source: sputnik)

 

Israeli court rules Netanyahu can form government under criminal indictment

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Decision removes last barrier to country’s longest serving leader forming unity government with former rival Benny Gantz.

Israel’s supreme court says Benjamin Netanyahu’s upcoming trial does not bar him from forming government. Photograph: Jack Guez/AFP via Getty Images

Israel’s top court has ruled Benjamin Netanyahu can legally form a government while under criminal indictment for corruption, paving the way for him to be sworn in as prime minister next week.

The unanimous decision, released overnight, swatted down last-ditch attempts to end the career of the country’s longest-serving leader, who has fought for the past year to keep his seat in high office.

Judges were asked by eight petitioners, a mix of advocacy groups and opposition figures, to block Netanyahu because of his legal troubles. The court also assessed the legality of a controversial unity government deal Netanyahu agreed with his former-foe, Benny Gantz.

In its decision, the 11-judge panel expressed strong opposition to both Netanyahu’s continued rule and the coalition deal but said it would not get in the way of either.

“We did not find any legal reason to prevent MK (Member of Knesset) Netanyahu from forming a government,” the court said.

“The legal conclusion we reached does not diminish the severity of the pending charges against MK Netanyahu for violations of moral integrity and the difficulty derived from the tenure of a prime minister accused of criminal activity,” it added.

Famed for political wizardry even while ostensibly cornered, Netanyahu managed to convince Gantz, a former army chief who entered politics on the promise to oust Netanyahu, to do the exact opposite and join him instead.

The deal, agreed last month, envisions Netanyahu remaining in power for the first 18 months, after which Gantz would assume the role of prime minister for the next 18 months.

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Benyamin Nétanyahou à la tête d’un gouvernement d’union

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Face à la crise du coronavirus, le premier ministre sortant a fait plier son adversaire, Benny Gantz, qui rejoint son équipe.

Élu président de la Knesset, jeudi, grâce au soutien inattendu du Likoud, Benny Gantz (à gauche sur l’affiche électorale) a accepté de rallier le «gouvernement d’urgence nationale» dirigé par son rival politique Benyamin Nétanyahou (à droite). JACK GUEZ/AFP

Jérusalem

Le coronavirus a finalement mis fin au confinement politique en Israël, après trois matchs nuls électoraux en moins d’un an. Sauf coup de théâtre, Benyamin Nétanyahou est parvenu à ses fins: rester au pouvoir, malgré trois inculpations pour corruption, fraude et abus de confiance. Son autre succès est d’avoir provoqué l’implosion de Bleu et Blanc, le principal parti centriste d’opposition dirigé par Benny Gantz.

Cet ancien chef d’état-major, qui a fait toutes ses campagnes sur le slogan «tous sauf Bibi», a finalement dû accepter, bon gré mal gré, de participer à un «gouvernement d’urgence nationale» sous la direction de son archi-rival. Ce cabinet doit être présenté la semaine prochaine.

(… lire l’intégralité du Figaro)

En Israël, Benny Gantz renonce au poste de premier ministre

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Le dirigeant du parti Bleu Blanc devient président de la Knesset et se prépare à participer à un gouvernement d’union avec M. Nétanyahou.

Le dirigeant du parti Bleu Blanc, Benny Gantz, le 2 mars 2020 à Rosh Haayin, en Israël. NIR ELIAS / REUTERS

Le général Benny Gantz est fatigué. Las des divisions insolubles de son mouvement, Bleu Blanc. Las après trois campagnes législatives en un an. Las de la majorité de députés qu’il avait su rassembler à la Knesset, après le dernier scrutin du 2 mars. En accord sur rien sinon sur leur détestation du premier ministre, Benyamin Nétanyahou, ils demeuraient incapables de former un gouvernement d’alternance.

Jeudi 26 mars, M. Gantz a jeté l’éponge. L’ancien chef d’état-major, entré en politique il y a un an à peine, ne cherchera pas à déposer le premier ministre. Il met de côté la promesse sur laquelle il avait rassemblé un million d’électeurs. Au contraire, M. Gantz a fait exploser son propre mouvement, dans l’espoir de rallier à terme « un gouvernement d’urgence nationale » dirigé par M. Nétanyahou. Afin de mettre fin, ensemble, à une crise politique dans laquelle l’Etat s’abîme, pour faire face à l’urgence de l’épidémie due au SARS-CoV-2.

Lire aussi Israël : élu à la présidence de la Knesset, Benny Gantz demande un gouvernement d’union pour gérer la crise du coronavirus

Ce « deal » n’est pas encore public. Pour l’heure, M. Gantz s’est fait élire temporairement à la tête du Parlement, jeudi après-midi, avec le soutien du « bloc » de droite de M. Nétanyahou. Il fait ainsi barrage aux plans de son propre camp, au moment crucial où celui-ci prenait le contrôle de l’institution législative. Ils entendaient nommer à ce poste Meir Cohen, membre de la faction libérale et centriste de Bleu Blanc, opposée à tout accord avec M. Nétanyahou. Sous sa houlette, ils se proposaient de voter un projet de loi conçu sur mesure pour empêcher M. Nétanyahou de briguer un nouveau mandat, tant que durerait son procès pour corruption, fraude et abus de confiance.

.(source: le Monde)

Décès d’Hosni Moubarak en Égypte : « C’est la mort d’un autocrate qui a régné très longtemps »

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Le successeur de Sadate a régné pendant près de trente ans sur l’Égypte mais il n’a pas vu venir le réveil d’un peuple qu’on disait passif. Contrairement à ses deux prédécesseurs, Gamal Abdel Nasser et Anouar El-Sadate, Hosni Moubarak n’est pas mort au pouvoir, mais dans un hôpital, à 91 ans.

Hosni Moubarak était un raïs déchu, chassé du pouvoir par les foules de la place Tahrir, lâché par l’armée dont il était issu, condamné à l’issue d’un procès infamant à la prison à perpétuité pour sa responsabilité dans l’assassinat de quelque 850 manifestants lors du soulèvement qui conduisit à sa chute, du 25 janvier au 11 février 2011.

Depuis sa condamnation à la prison à perpétuité, le 2 juin 2012, entre les deux tours de la première élection présidentielle libre de l’histoire de l’Egypte, et son incarcération dans l’aile médicalisée de la prison de Tora, à 84 ans, Hosni Moubarak avait multiplié les accidents cardio-vasculaires. Comme s’il n’avait pas supporté la perspective de finir ses jours derrière les barreaux et de voir sa succession réglée de son vivant.

A look back on Mubarak’s life

 

La réserve des évêques américains sur le plan de paix pour le Proche-Orient

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A leur tour, les évêques américains expriment leur réserve sur le plan de paix pour le Proche-Orient présenté le 28 janvier dernier par le président Donald Trump. Une lettre signée par Mgr David Malloy, président de la commission Justice et paix, a été adressée en ce sens au secrétaire d’État Mike Pompeo.

Vue sur Jérusalem depuis le mont des Oliviers (ANSA)

La missive rappelle que les progrès tant espérés dans les négociations de paix ne peuvent s’affranchir de certains principes immuables, le plus important d’entre eux étant que «les Israéliens et les Palestiniens sont les seuls à pouvoir résoudre leurs différends et à s’entendre sur une solution négociée». Tout en reconnaissant le rôle significatif des États-Unis, l’épiscopat américain réaffirme que les négociations directes entre les deux parties demeurent la voie à privilégier, avec le concours de la communauté internationale.

Rappel de la position du Saint-Siège

La lettre réitère la position du Saint-Siège en faveur de la solution à deux États, du droit d’Israël «à vivre en paix et en sécurité à l’intérieur de frontières reconnues par la communauté internationale», et des aspirations légitimes du peuple palestinien, «qui doivent être reconnues, respectées et mises en œuvre».

La condition essentielle pour des «discussions fructueuses» est «que chacun des deux États reconnaisse et soutienne la légitimité de l’autre», souligne encore la lettre. Cela nécessite des «mesures concrètes de collaboration», avant même qu’un accord ne soit conclu. La mission des États-Unis devrait consister à soutenir ce processus porté par les deux principaux acteurs. Or, toutes ces conditions ne sont pas remplies par le plan Trump, observent les évêques.

Pour une paix stable et durable dans la région, il est nécessaire que les récriminations mutuelles sur les torts subis de part et d’autre laissent place à des initiatives visant à instaurer un climat de confiance mutuelle.

Garanties pour les communautés chrétiennes

Les évêques américains n’oublient pas la communauté chrétienne de Terre Sainte : «les dirigeants des deux nations –peut-on encore lire dans cette lettre- doivent garantir le droit de pratiquer et de professer sa foi aussi bien aux chrétiens locaux qu’aux pèlerins, ainsi que le libre accès aux Lieux Saints».

Cette critique du plan de paix, immédiatement rejeté par les dirigeants palestiniens, s’ajoute à celles exprimées ces dernières semaines, notamment par les patriarches et chefs des Églises de Jérusalem, l’Assemblée des Ordinaires catholiques de Terre Sainte, ou le patriarche d’Antioche des Maronites, le cardinal Béchara Raï. Parmi les points les plus contestés : l’affirmation de Jérusalem comme «capitale indivisible d’Israël», et l’annexion préconisée de colonies israéliennes en Cisjordanie et dans la vallée du Jourdain.

(source: vaticannews)