Liban

Les chrétiens d’Orient: 2.000 ans d’Histoire

Publié le Mis à jour le

Origine …

Qui sont les chrétiens d’Orient? Quelle est leur Histoire ? Ce film propose de comprendre la place de ces chrétiens enracinée en terre sainte depuis toujours. Un peuple qui vit, meurt et renaît au sein du monde arabe depuis deux mille ans.

Construit grâce à des archives exceptionnelles et aux interventions de spécialistes reconnus, ce documentaire met en lumière l’influence ancienne de l’Occident au Moyen-Orient et ses conséquences complexes pour les chrétiens d’Orient en terre d’Islam.

Les Chrétiens d’Orient, de la coéxistence à l’exode UNE COPRODUCTION KTO/GRAND ANGLE PRODUCTIONS 2019 – Réalisé par Marc Wattrelot

.. Exils

Pour les chrétiens d’Orient, le XXème siècle qui s’ouvre est celui de tous les changements : dans un monde bouleversé par la première guerre mondiale, l’Empire Ottoman vit ses derniers instants.

Les puissances européennes se partagent des continents entiers et la révolution des transports change la destinée de millions d’hommes et de femmes. Face à ces bouleversements, les chrétiens arabes se nourrissent d’idées nouvelles.

Polyglottes, ouverts sur ‘l’extérieur, fiers de leur identité, ils veulent participer à la construction de ce nouveau monde… Quelle contribution les chrétiens d’Orient apportent ils à ce monde arabe qui tente de retrouver son unité ? Pourquoi est-on passé du panarabisme ou panislamisme ? Comment peut-on expliquer la disparition des chrétiens du Proche Orient ?

 

Liban : le président Aoun nomme Hassan Diab Premier ministre

Publié le Mis à jour le

L’universitaire et ex-ministre de l’Éducation Hassan Diab, soutenu par le puissant mouvement chiite Hezbollah, a été nommé Premier ministre du Liban par le président Michel Aoun. Il est un misilman sunnite.

Liban : après la démission de Saad Hariri, l’incertitude politique

Publié le

Des Libanais de toutes confessions dénoncent depuis deux semaines la corruption et l’inertie de la classe politique.

Outrés par une énième taxe proposée par un gouvernement jugé corrompu et inefficace, les Libanais manifestent tous les jours depuis le 17 octobre pour exprimer leur ras-le-bol vis-à-vis de dirigeants qui ont été surpris par leur capacité à se mobiliser au-delà des divisions traditionnelles entre partis et religions.

Formé fin janvier, le gouvernement a échoué à mettre en œuvre des réformes nécessaires pour redresser l’économie libanaise à bout de souffle. L’influent gouverneur de la banque centrale, Riad Salamé, a confié à CNN lundi qu’un effondrement économique du pays pourrait survenir d’ici à «quelques jours».

(… lire l’intégralité)

Le Liban rejette les propositions de Mike Pompeo

Publié le

C’est la première fois depuis la fin de la guerre civile et les accords de Taëf (1989) que les dirigeants libanais s’accordent sur leurs intérêts nationaux.

En voyage officiel au Liban, le 22 mars 2019, le secrétaire d’État US Mike Pompeo a rencontré les trois présidents : celui de l’Assemblée nationale (le musulman chiite Nabih Berri), celui du gouvernement (le musulman sunnite Saad Hariri) et celui de la République (le chrétien Michel Aoun).

Mike Pompeo avec le Président libanais chrétien Michel Aoun

- Sur les questions énergétiques, il a proposé que l’État reconnaisse la ligne tracée par l’ambassadeur Frederic Hof partageant les zones maritimes israélienne et libanaise de manière à faciliter l’exploitation des réserves de gaz. Ses interlocuteurs ont refusé cette idée qui fait passer un sixième des eaux territoriales libanaises sous contrôle israélien.

- Sur la question syrienne,
• il a d’abord tenté d’obtenir le ralliement du Liban à la position du « petit groupe » (Arabie saoudite, États-Unis, France, Jordanie, Royaume-Uni). Les Libanais lui ont rappelé s’être engagés en juin 2012 —à la demande de Washington— à la neutralité de l’État (déclaration de Baabda) et ne pas pouvoir changer cette position sans une large concertation ;
• il a également demandé de garder les réfugiés syriens de manière à les utiliser comme moyen de pression sur la Syrie, mais ils s’y sont opposés. Il n’y a pas de raison de les conserver au Liban alors que les combats ont cessé dans presque toute la Syrie où l’on a besoin d’eux.

(Voltairenet)

Le Premier ministre libanais Saad Hariri a annoncé mercredi qu’il suspendait sa démission surprise.

Publié le

Il ajoute qu’il attend des consultations sur des dossiers épineux dont l’implication dans des conflits régionaux du puissant Hezbollah pro-iranien, partenaire de son gouvernement.

Cette décision survient au lendemain de son retour au Liban.

Son annonce devrait décrisper l’atmosphère au Liban pris de court par la démission du Premier ministre annoncée le 4 novembre depuis Ryad, où son séjour prolongé avait alimenté les spéculations sur une interdiction de voyage.

Dans ses interventions à Beyrouth, M. Hariri n’a pas évoqué les accusations du président Michel Aoun selon lesquelles il avait été « retenu en otage » en Arabie saoudite.

Des accusations qu’il avait niées durant son séjour à Ryad.

Le visage grave, M. Hariri s’est exprimé dans une brève allocution télévisée, appelant au « dialogue » dans un pays miné par les crises politiques à répétition opposant les deux principaux blocs, celui emmené par M. Hariri et celui du Hezbollah.

M. Hariri a appelé à éloigner le Liban des conflits au Moyen-Orient et à adopter une « politique de distanciation ».

Saad Hariri arrive à Beyrouth

Publié le Mis à jour le

Saad Hariri à sa descente d’avion à Beyrouth de retour au Liban trois semaines après avoir annoncé sa démission depuis l’Arabie saoudite dans des circonstances mystérieuses. (Photo : The Associated Press/Bilal Hussei)

Arrivé à l’aéroport international de Beyrouth, M. Hariri ne s’est pas adressé aux médias libanais et étrangers qui l’attendaient. Il venait, via Chypre, du Caire où il s’est entretenu avec le président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, a rapporté la presse officielle égyptienne.

Le premier ministre démissionnaire doit prendre part mercredi à la fête de l’Indépendance du Liban. Il doit également s’expliquer sur sa démission depuis un pays étranger dans un contexte de tensions entre l’Arabie saoudite sunnite, qui le parraine, et l’Iran, soutien de son grand rival, le Hezbollah chiite.

Dès l’annonce de cette démission, le Liban s’est trouvé plongé dans une grave crise politique. À Beyrouth comme dans de nombreuses capitales dans le monde, le geste de M. Hariri a été perçu comme une prise d’otage mettant en danger le Liban, susceptible de devenir le théâtre d’une guerre par procuration entre Téhéran et Riyad.

Le président libanais Michel Aoun, allié du Hezbollah qui a refusé la démission de M. Hariri, a rappelé la nécessité de respecter la constitution du pays en présentant sa démission en personne au Liban. Il a clairement affirmé que le premier ministre n’agissait pas de son propre chef, même si ce dernier s’est dit libre de ses mouvements et de ses décisions.

Le secrétaire général des Nations unies, Antonio Guterres, a exprimé son inquiétude après cette démission et les conséquences qui pourraient en découler.

Le secrétaire d’État américain, Rex Tillerson, y est allé d’une mise en garde : le Liban ne doit pas être « un lieu de conflits par procuration », a-t-il dit en exhortant toutes les parties, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur du Liban, à « respecter l’intégrité et l’indépendance des institutions nationales légitimes du Liban ».

La France s’est également manifestée en invitant Saad Hariri à Paris après avoir dépêché son ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian, à Riyad, évoquant une invitation « à titre amical ».

En février 2005, le père de M. Hariri, Rafic Hariri, avait été tué dans un attentat à la voiture piégée à Beyrouth. Son assassinat avait été attribué au Hezbollah, dont des membres avaient été accusés pour leur implication dans l’attentat.

(Radio-Canada)

Le pape refuse un ambassadeur franc-maçon au Vatican

Publié le Mis à jour le

Selon le quotidien italien Il Messaggero, le Vatican refuse de valider la candidature de Johnny Ibrahim à l’ambassade du Liban près du Saint-Siège, en raison de son appartenance à la franc-maçonnerie.

Claire Lesegretain (avec The Tablet)

Pour devenir le nouvel ambassadeur près du Saint-Siège, le gouvernement libanais avait choisi Johnny Ibrahim, 48 ans, consul général à Los Angeles (États-Unis) depuis 2012, marié et père de 3 enfants. Celui-ci devait succéder à Georges El Khoury, en poste au Vatican depuis 2008.

Mais selon le quotidien italien Il Messaggero, le pape François aurait refusé de donner son approbation pour cette nomination. Et ce pour deux raisons. D’une part, parce que le nom de Johnny Ibrahim a été divulgué dans des médias locaux et les cercles ecclésiastiques avant que le Saint-Siège ait donné son « agrément ». Or de telles fuites, qui vont à l’encontre des protocoles diplomatiques, sont généralement interprétées de manière négative.

D’autre part, parce que Johnny Ibrahim serait engagé dans la franc-maçonnerie, une société fermée à l’égard de laquelle le pape François s’est toujours montré très (… lire l’intégralité)

 

La démission de Hariri livre le Liban tout entier à la guerre des axes

Publié le Mis à jour le

Le compromis, aux termes duquel le pouvoir actuel a été mis en place il y a un an, éclate en morceaux.
Saad Hariri sous le regard de son père Rafiq, mort assassiné.

La démission samedi de Saad Hariri (lire biographie) de la tête du gouvernement libanais a surpris l’ensemble de la classe politique, y compris son propre parti, lequel jusqu’à vendredi encore répétait à l’envi qu’une démission du Premier ministre était exclue. Elle a surtout suscité de nombreuses craintes liées à l’incertitude et aux dangers éventuels auxquels le pays est désormais confronté.

Car plus que le fait lui-même, ce sont les motivations et, surtout, les multiples conséquences de cette démarche, pour le moins inhabituelle aux niveaux aussi bien de la forme que du fond, qui effraient les différents milieux politiques. « Franchement, le Liban est assez petit et faible pour pouvoir assumer les conséquences économiques et politiques de cette démission », s’est empressé de commenter Walid Joumblatt sur son compte Twitter, avant de préconiser avec insistance le dialogue, anticipant de la sorte la crise politique que l’initiative haririenne risque fort de provoquer au plan local.

Dénonciation, compréhension: les réactions au Liban face à la procédure inédite

Lire la suite »