Pape François

Le rôle de l’évêque de Rome dans le dialogue œcuménique

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La publication de la version française du document du dicastère pour la Promotion de l’unité des chrétiens: “L’évêque de Rome” a été l’occasion, en marge de la session du synode qui vient de s’ouvrir, d’une table ronde axée sur primauté et synodalité, réunissant catholiques, protestants et orthodoxes au centre culturel Saint-Louis-des-Français à Rome.

L’évêque de Rome, document du dicastère pour la promotion de l’unité des chrétiens.

Jean-Charles Putzolu – Cité du Vatican

L’ouvrage du dicastère pour la Promotion de l’unité des chrétiens avait été présenté le 13 juin dernier dans sa version italienne. La sortie de la version en français, publiée aux éditions du Cerf, a été l’occasion pour réunir autour d’une même table plusieurs représentants catholiques, orthodoxes et protestants, tous engagés dans le synode, pour échanger sur la primauté du Successeur de Pierre.

Partant d’Ut Unum Sint du Pape Jean-Paul II en 1995, le document élaboré par les experts du dicastère avec l’appui d’une cinquantaine de consultants, rassemble la quasi-totalité des textes du dialogue œcuménique des trente dernières années qui ont porté sur la question de la primauté, et donc en particulier, sur le rôle de l’évêque de Rome, en marche vers l’unité. Coordinateur du projet, le théologien dominicain Hyacinte Destivelle, directeur de l’Œcumenicum (de l’université Angelicun de Rome, ndlr), a souhaité un recueil utile à tous ceux qui travaillent sur cette question à l’aune du 25e anniversaire de l’encyclique de saint Jean-Paul II, et relancer l’invitation du Souverain pontife polonais adressée alors à tous les chrétiens et responsables religieux à réfléchir sur les possibles formes d’exercice du ministère pétrinien reconnu par les uns par les autres comme un service d’amour.

Primauté et synodalité

En première lecture, peut-être trop rapide et superficielle, primauté et synodalité apparaissent comme deux termes antinomiques. Cependant, les progrès du dialogue œcuménique les rendent aujourd’hui presque indissociables. Pour le père Destivelle, une des surprises rencontrées en rassemblant dans cet ouvrage une cinquantaine de documents pour la rédaction de la synthèse présentée jeudi soir à Rome, «c’est que justement, on se rend compte qu’il y a une sorte de convergence de tous les dialogues, et des réponses qui ont été données à ut Unum Sint, sur la nécessité d’un ministère d’unité au niveau universel, donc d’une certaine primauté». La révérende Anne Cathy Graber, sans prétendre pouvoir parler au nom de toutes les Églises protestantes, confirme cette tendance en soulignant qu’elles ressentaient effectivement une carence structurelle au niveau de leur représentativité mondiale. La religieuse mennonite précise toutefois que «le choix de la diversité» est «une caractéristique fondamentale du protestantisme». L’ancien prieur de Taizé, frère Alois, dont la communauté fait chaque jour l’expérience de l’œcuménisme et de la diversité, explique que «le Pape est un frère qui me confirme, et comme communauté, nous avons besoin d’une confirmation». Taizé a cette particularité, explique l’ancien prieur, lui-même catholique, qu’elle se reconnait «en communion réelle avec l’évêque de Rome sans appartenir formellement à l’Église catholique». Et si le Pontife romain -qui depuis Paul VI reçoit régulièrement en audience les prieurs de Taizé- «confirme» la communauté, «il n’est pas le seul à nous confirmer. Nous avons reçu cette confirmation également de la part du patriarche Bartholomée».

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Le Pape annonce 21 nouveaux cardinaux

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Le Pape après l’Angélus annonce 21 nouveaux cardinaux (VATICAN MEDIA Divisione Foto)

Lors de l’Angélus, François donne la liste des cardinaux qu’il créera lors du Consistoire du 8 décembre prochain. Ils viennent du monde entier, y compris d’Iran, d’Indonésie et d’Amérique latine. Parmi les francophones, Mgr Jean Paul Vesco d’Alger et Mgr Ignace Bessi Dogbo d’Abidjan.

Salvatore Cernuzio, Jean-Charles Putzolu – Cité du Vatican

De l’Iran à l’Indonésie, du Japon aux Philippines, de la Côte d’Ivoire à l’Algérie, jusqu’en Italie, y compris le nouveau vicaire du diocèse de Rome. De manière surprenante, comme c’est devenu la coutume au cours des douze dernières années de son pontificat, le Pape François a lu depuis la fenêtre du Palais apostolique, après l’Angélus, la liste des nouveaux cardinaux auxquels il accordera le pourpre le 8 décembre, en la solennité de l’Immaculée Conception.

Les périphéries du monde avec les grands archidiocèses ou les personnalités de la Curie romaine s’entremêlent dans la liste rendue publique par le Souverain Pontife qui, également pour son dixième Consistoire, entend renforcer le visage d’une Église universelle qui embrasse toutes les latitudes.

«Leur provenance exprime l’universalité de l’Église qui continue à proclamer l’amour miséricordieux de Dieu à tous les peuples de la terre. Leur inclusion dans le diocèse de Rome manifeste ensuite le lien inséparable entre le Siège de Pierre et les Églises particulières répandues dans le monde.»

L’Algérie avec Mgr Jean-Paul Vesco, archevêque d’Alger, et la Côte d’Ivoire avec la nomination de Mgr Ignace Bessi Dogbo, l’archevêque d’Abidjan sont à l’honneur. Le troisième francophone est Mgr Joseph Mathieu, belge de nationalité, mais archevêque de Téhéran. Une nomination, cette dernière, significative et susceptible de renforcer le dialogue avec l’Iran -pays avec lequel le Saint Siège entretient des relations diplomatiques depuis 1954- surtout dans le contexte actuel de guerre au Proche Orient.

Les périphéries occupent toujours une bonne place dans les choix du Pape, puisque des futurs cardinaux viennent du Japon, d’Indonésie et de Serbie. 5 autres viennent d’Amérique latine, 1 du Canada, et 10 sont européens. Parmi les italiens figure Mgr Roberto Repole, archevêque de Turin, théologien et l’un des membres du Synode sur la synodalité. Le Pape revient ainsi donner une pourpre à un grand archidiocèse italien, après ce qui, pendant des années, a semblé être une tradition non écrite.

Trois futurs cardinaux sont issus de la Curie. Tout d’abord, le père Fabio Baggio, scalabrinien, sous-secrétaire du dicastère pour le Service du développement humain intégral, puis l’archevêque Mgr Rolandas Makrickas, lituanien, 51 ans, en 2021 nommé commissaire extraordinaire pour la basilique papale Sainte-Marie-Majeure, et Mgr George Kovakaad, indien, figure connue du grand public puisqu’il est l’organisateur des voyages pontificaux.

Le Sacré Collège comptera au soir du 8 décembre 256 cardinaux dont 141 électeurs. À noter qu’au cours de ce 10ème consistoire de François, seront créés à la fois le plus jeune cardinal Mykola Bychok, 44 ans, éparche gréco-catholique de Melbourne des Ukrainiens et le plus âgé, le nonce apostolique Angelo Acerbi, 99 ans.

Voici la liste complète des futurs cardinaux:

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« Laudate Deum », la voix des scientifiques et des activistes se joint au cri du Pape

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Présentation de Laudate Deum dans les jardins du Vatican, le 5 octobre 2023.

Le monde de la science, de la culture, les associations catholiques et non engagées sur les questions environnementales au niveau international se mobilisent pour protéger la maison commune et soutenir l’exhortation apostolique du Pape François. Pour le prix Nobel Giorgio Parisi, un transfert massif de ressources des pays les plus avancés vers les pays pauvres est nécessaire pour créer les conditions d’un environnement durable.

Dans les jardins du Vatican, espace vert préservé au cœur de Rome, l’exhortation apostolique

Laudate Deum

a été présentée à la presse jeudi 5 octobre. Des universitaires, chercheurs, activistes, représentants de la société civile et du monde de la culture, se sont succédés pour unanimement approuver un document qui, intégrant l’encyclique Laudato si’ de 2015, incite les institutions et les nations à s’engager d’urgence à faire face aux conséquences du changement climatique mondial.

Le Nobel Giorgio Parisi: « les guerres rendent difficile la solidarité de l’humanité »

L’exhortation apostolique est écrite de manière simple et claire. Ainsi elle s’adresse à tous, et c’est un mérite, a déclaré le prix Nobel de physique, le professeur Giorgio Parisi, qui a pris la parole à l’ouverture de la présentation. Convaincu, comme le Souverain pontife, que les plus faibles souffrent bien plus que les autres des effets du changement climatique, l’universitaire se réjouit de la manière dont le Pape souligne l’urgence d’un engagement mondial et d’une démarche équitable et solidaire: «Bloquer le phénomène avec succès demande un effort monstrueux de la part de tous», affirme Giorgio Parisi, insistant ensuite sur l’importance d’un «transfert massif de ressources des pays les plus avancés vers les pays les moins riches».

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Vatican: Réévaluer aujourd’hui la doctrine de la guerre juste

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Frappe israélienne sur un village situé au sud du Liban, ce 23 septembre 2024. (AFP or licensors)

Un catholique peut-il prendre les armes? L’Église se pose la question depuis au moins le IVe siècle quand saint Augustin définissait le premier les critères éthiques d’un engagement militaire. Aujourd’hui, dans un contexte de mondialisation, d’extension des conflits et compte-tenu du développement d’armements toujours plus sophistiqués, le Pape interroge la doctrine de la “guerre juste”, selon lui inadaptée. Décryptage avec le père Bourdin, philosophe politique et historiens des religions.

Entretien réalisé par Marie Duhamel – Cité du Vatican

Ardent défenseur d’une culture de la rencontre et de la fraternité comme «fondement et route pour la paix» -titre de son premier message pour la Journée mondiale de la paix en 2014- le Pape François a assisté depuis 2013 à la guerre en Syrie, à l’avancée de Daech en Irak, à l’agression russe en Ukraine, à la guerre des généraux au Soudan, sans oublier aux conflits du Proche-Orient et aux guerres civiles au Yémen ou en Birmanie. Une «troisième guerre mondiale par morceaux» qui pourrait, craint-il, se muer en «véritable conflit mondial».

«On fait facilement la guerre sous couvert de toutes sortes de raison», écrivait-il en 2020 dans son encyclique Fratelli tutti, dénonçant les prétendues justifications des guerres avancées toutes ces dernières décennies. Or, pour lui, au motif que toute guerre est une défaite pour l’humanité, «il n’existe pas de “guerre juste”», comme il le défendra dès le début de son pontificat puis avec force en mars 2022 devant les membres de la Fondation pontificale Gravissimum educationis.

Dans Fratelli tutti, François juge, «très difficile aujourd’hui de défendre les critères rationnels, mûris en d’autres temps, pour parler d’une possible “guerre juste”». 

Énoncée par saint Augustin, formalisée par saint Thomas d’Aquin et réenvisagée lors de la conquête de l’Amérique latine ou plus tard à l’aune des deux Guerres mondiales, la doctrine de la guerre juste enseigne que, pour entrer en guerre, une autorité légitime doit en prendre la décision en ultime recours, pour le bien commun et non son intérêt propre, et au nom d’une cause juste, telle que la légitime défense -ce que stipule avec précision le Catéchisme- ou pour réparer une injustice. Il faut que des dommages graves et certains soient constatés. Autres conditions nécessaires: une proportionnalité entre les maux évités et les maux provoqués, des chances raisonnables de succès et toujours avoir pour objectif le retour à la paix.

Des conditions que le Pape juge inadaptées au monde actuel, alors que des armes peuvent détruire massivement des populations. «Le concept de guerre juste” est en cours de révision», confirmait début juillet le cardinal Secrétaire d’État Pietro Parolin. 

Entretien avec le père Bernard Bourdin, historien des idées et des religions, il est responsable du troisième cycle et responsable de recherche de la Faculté de Sciences sociales, d’Économie et de Droit, à l’Institut catholique de Paris.

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Conférence de presse du pape François de retour d’Asie

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Réouverture de Notre-Dame de Paris, abbé Pierre, Gaza, Argentine, duel Trump-Harris, Chine… Au retour de son 45e voyage apostolique en Indonésie, Papouasie-Nouvelle-Guinée, au Timor oriental et à Singapour, le pape François a tenu la traditionnelle conférence de presse dans l’avion à destination de Rome. Retrouvez ici l’intégralité de ses réponses aux questions des journalistes, traduites en français.

 

 

Pape François – Rencontre avec les autorités, la société civile et le corps diplomatique de Singapour

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Le pape François rencontre les autorités de Singapour ainsi que des membres de la société civile et du corps diplomatique au théâtre du Centre Culturel de l’Université Nationale de Singapour. Le Saint-Père présidera ensuite une messe au stade national Sports Hub de Singapour. Retrouvez toutes les étapes du voyage du pape François en Asie du Sud-Est et en Océanie sur KTO et ktotv.com


«La foi du Timor oriental a ému le Pape» confie l’archevêque de Dili

Un moment de la rencontre du Pape avec des jeunes à Dili, lors de son voyage apostolique au Timor oriental. (Vatican Media)

Bernardo Suate – Envoyé spécial à Dili, Timor oriental

Ce fut «un événement historique, une fête pour le peuple du Timor oriental, une fête de la foi pour l’Église catholique dans le pays». S’adressant aux médias du Vatican, l’archevêque de Dili, le cardinal Virgílio Carmo da Silva, a dressé un premier bilan de la visite du Pape François dans ce pays asiatique, qui s’est achevée ce mercredi 11 septembre, après deux jours de rencontres intenses.

La force de la foi du Timor oriental 

Le cardinal a rappelé la visite de saint Jean-Paul II, qui a eu lieu il y a 35 ans, alors que Dili était encore la capitale d’une province indonésienne. Il a souligné que le Pape François était le premier pontife à se rendre au Timor oriental depuis que le pays est devenu indépendant. «Le gouvernement, l’Église et tout le peuple ont contribué au succès de cette visite», a souligné le cardinal, en insistant sur le fait que «la force de la foi présente dans ce jeune pays a ému le Pape lui-même et presque le monde entier».

«Vous êtes Timorais, vous êtes catholiques et vous avez votre propre identité»

S’attardant sur les fruits de la visite du Souverain pontife, le cardinal Carmo da Silva a rappelé tout d’abord la devise du voyage apostolique: «Que ta foi soit ta culture», soulignant ensuite l’importance de la relation entre foi et raison. Un thème, a-t-il expliqué, qui, au cours du mois dernier, a également été exploré au niveau académique et gouvernemental. Se penchant par ailleurs sur le long «processus de construction du pays,

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Cérémonie de bienvenue du pape François au Palais présidentiel Istana Merdeka à Jakarta – Indonésie

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Le pape François entame son voyage en Asie du Sud-Est et en Océanie en commençant par l’Indonésie. Il commence sa journée du mercredi 4 septembre par une cérémonie de bienvenue au Palais présidentiel de Jakarta, où il effectuera également une visite de courtoisie au président de la République. Toutes les étapes du voyage du Pape en Asie du Sud-Est et en Océanie sont à suivre sur KTO et ktotv.com


François salue l’esprit de fraternité de la société indonésienne

Le Pape en Océanie, péril sur l’or bleu des îles du Pacifique

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Faiblement peuplées, les nations insulaires du Pacifique rejettent moins de 0,02% des émissions mondiales annuelles de gaz à effet de serre. Pourtant, cet ensemble d’îles volcaniques et d’atolls coralliens est victime en premier des effets du réchauffement planétaire. Une vulnérabilité que vient défendre le Pape dans la région lors de son 45e voyage apostolique, alors que la situation se fait de plus en pressante, alerte le Forum des îles du Pacifique qui vient de s’achever.

Jeunes militants pour le climat, en marge du 53e Forum des îles du Pacifique, à Nuku’alofa, capitale de l’archipel des Tonga, dans l’océan Pacifique sud, le 27 août 2024. (ANSA)

Delphine Allaire – Cité du Vatican

Dans les îles Tonga pour le 53e sommet des dirigeants du Forum des îles du Pacifique (FIP) jusqu’au 29 août, le secrétaire général de l’ONU a de nouveau interpellé la communauté internationale sur la détresse des petits États insulaires, déjà vulnérables et pourtant menacés en premier par l’élévation du niveau de la mer et le réchauffement de la température de l’eau. Précédant dans le Pacifique la venue du Pape François qui se rend dans un autre État océanien, la Papouasie-Nouvelle-Guinée, voix de poids au sein du FIP (18 États), du 6 au 9 septembre, Antonio Guterres sera aussi reçu à Singapour le 1er septembre pour une visite officielle dont l’un des thèmes est la protection de l’environnement. Un sujet d’importance pour l’urbanisme et la durabilité de la cité-État du sud-est asiatique qui accueillera le Pape du 11 au 13 septembre prochain.

Des nations insulaires vulnérables

Outre cette convergence calendaire, le Saint-Siège et les Nations unies partagent de longue date une préoccupation climatique pour la vulnérabilité des îles du continent bleu. Les deux institutions plaident en effet au niveau multilatéral pour l’annulation de la dette de ces pays ainsi que pour une participation accrue des pays riches au financement de «fonds climatiques» pour dédommager les États du Pacifique et les aider dans leur adaptation. Dans certains cas, l’aide au développement a ainsi été substituée par une aide à l’adaptation au changement climatique. Des mesures saluées par l’observateur de la vie insulaire du Pacifique qu’est Tamatoa Bambridge, directeur de recherche au CNRS, rattaché au centre d’études insulaires et observatoire de l’environnement (Criobe) à Moorea en Polynésie française: «Toutes ces solutions sont cumulatives. Il n’y en a pas une qui exclut les autres. Au contraire, il faudrait allier plusieurs types de financements». Ces investissements réalisés à moyen et long-terme ont le défaut de ne pas être perçus immédiatement par les populations locales. Or, l’avenir est inquiétant pour ces habitants dispersés sur 35 millions de km2 à travers l’océan. Les ressources naturelles des lagons turquoise du Pacifique sont mises en péril à cause du réchauffement de l’eau, «une tendance longue accrue par l’impact anthropique», et des houles submersives liées aux cyclones. Un phénomène climatique de plus en plus fréquent, conduisant certaines îles à perdre de l’espace, d’autres à en gagner, observe Tamatoa Bambridge. Les îles du Pacifique sont en effet particulièrement exposées: l’altitude moyenne est d’un à deux mètres au-dessus du niveau de la mer, environ 90% de la population vit à moins de cinq kilomètres de la côte et la moitié de toutes les infrastructures se trouvent à moins de 500 mètres de la mer.

Les différentes facettes de l’adaptation climatique

L’adaptation climatique est la pièce maîtresse d’un tel contexte. «Sans elle, les fortes précipitations ou les grandes sécheresses, tout événement extrême va amener l’augmentation des maladies transmissibles ou non transmissibles, la diminution des réserves alimentaires, pour le moins la capacité à les cultiver ou à les extraire de l’océan», prévoit le chercheur polynésien. Lire la suite »

Le Pape a reçu les dirigeants des Communautés Organisées des États-Unis

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Le Pape et les dirigeants des Communautés Organisées d’Amérique, la Fondation des zones industrielles – Ouest/Sud-Ouest.

Dans l’après-midi de ce mercredi 28 août, le Saint-Père a reçu à la maison Sainte-Marthe les dirigeants des Communautés Organisées des États-Unis, la Fondation des zones industrielles – Ouest/Sud-Ouest, qui ont présenté le parcours du Réseau Ecclésial des Communautés Organisées (RECOR).

Vatican News

«Communiquer au Saint-Père les progrès accomplis et le consulter sur les étapes à suivre avec le RECOR», tel était l’objectif de la rencontre des responsables des Communautés Organisées des Etats-Unis, Fondation des zones industrielles – Ouest/Sud-Ouest (IAF) avec le Pape François, ce mercredi 28 août à la maison Sainte-Marthe au Vatican. Une vingtaine de responsables, parmi lesquels des prêtres et des laïcs, ont présenté au Souverain pontife le RECOR, le nouveau réseau ecclésial des communautés organisées, qui, accompagné de ses évêques catholiques, cherche à prendre la tête de la formation et de la mise en pratique de la doctrine sociale de l’Église, dans le but de garantir «un mode de vie au goût de l’Évangile» (Fratelli Tutti, 1).

La rencontre avec le Pape François

Lors de la rencontre à la maison Sainte-Marthe, le Pape François a encouragé les dirigeants à construire un pont synodal «pour que nos peuples aient la vie». «Le Pape François apprécie beaucoup la capacité d’un peuple à s’organiser. La richesse d’un peuple se trouve dans sa capacité à s’organiser. Il nous a également rappelé les paroles de Paul VI qui disait que la politique est la plus haute expression de la charité», a déclaré Jorge Montiel, organisateur de l’IAF, après la rencontre avec le Saint-Père. Maria Guadalupe Valdez, du diocèse de San Antonio, au Texas, a poursuivi: «Le Pape nous a encouragés à aller de l’avant, à continuer d’agir et à ne pas rester indifférents». Enfin, Elizabeth Valdez, membre de l’organisation, a rappelé que le réseau est «composé d’Églises, de syndicats, d’universités et d’autres organisations, avec une participation majoritaire de catholiques, ainsi que d’églises protestantes, de synagogues et de mosquées».

Ce mercredi matin, les représentants de la Fondation des zones Industrielles – Ouest/Sud-Ouest ont rencontré Emilce Cuda, Secrétaire de la Commission Pontificale pour l’Amérique Latine (PCAL) afin de poursuivre le travail qu’ils ont développé sur la mise en œuvre de stratégies visant à construire des ponts entre les pays d’Amérique du Sud et du Nord, sur la question de savoir comment continuer à construire ces ponts pour le bien commun.

La réunion des dirigeants avec Emilce Cuda, secrétaire de la PCAL.

La route vers le RECOR

Le Conseil épiscopal latino-américain (CELAM) a créé le Réseau ecclésial de communautés organisées (RECOR) dans le but de «partager l’expérience de la mystique communautaire et de transférer des compétences entre les deux hémisphères de l’Amérique». Les origines de ce réseau remontent à 2021, année où le Comité exécutif de l’IAF a rencontré pour la première fois le Pape François à Rome. À la suite de cette rencontre, sur la suggestion de l’évêque de San Jose, Californie, Mgr Cantú, et du Pape François lui-même, ils ont pris contact avec la Commission pontificale pour l’Amérique latine (PCAL).

Après plusieurs réunions virtuelles et en face à face, l’IAF et la PCAL ont commencé à construire un nouveau pont Nord-Sud de communautés organisées, avec les conseils et l’accompagnement du Saint-Père. En témoignent le message vidéo du Pape à l’IAF en 2022 et les deux réunions ultérieures avec Sa Sainteté à Rome en 2022 et 2023.

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Proche-Orient: le Pape appelle à cesser le feu sur tous les fronts

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Attaque à Khan Younès.

À l’issue de l’audience générale, le Pape a lancé un nouvel appel pour que le conflit entre Israël et le Hamas ne s’étende pas, et a demandé que cesse le bruit des armes «à partir de Gaza, où la situation humanitaire est insoutenable». François a invité à prier pour «l’Ukraine tourmentée, la Birmanie, le Soudan», ainsi que pour «le Pakistan et l’Afghanistan», afin que les discriminations, en particulier à l’égard des femmes, soient éliminées.

Tiziana Campisi – Cité du Vatican

Le Successeur de Pierre n’a pas dissimulé sa préoccupation, en ce qui concerne la situation au Proche-Orient, lors de l’audience générale dans la salle Paul VI, pour sa reprise après la pause de juillet. Alors que la crainte d’une éventuelle représaille de l’Iran contre Israël grandit et que les tensions avec le Liban persistent, le Pape François est revenu à la charge en appelant à l’arrêt des hostilités.

«Je réitère mon appel à toutes les parties impliquées pour que le conflit ne s’étende pas et que cesse le feu immédiatement sur tous les fronts, à commencer par Gaza, où la situation humanitaire est très grave, elle est insoutenable», a déploré l’évêque de Rome.

«Que l’amour l’emporte»

Le Pape espère que l’amour prévaudra et que les hostilités seront résolues par le pardon. «Je prie pour que la recherche sincère de la paix éteigne les conflits, que l’amour l’emporte sur la haine et que la vengeance soit désarmée par le pardon», a-t-il déclaré.

Les vœux de paix pour l’Ukraine, la Birmanie et le Soudan

François a également exprimé son inquiétude pour l’Ukraine et invité les fidèles à prier pour ce pays d’Europe de l’Est et pour les nations en guerre où les gens ne cessent de souffrir. «Je vous demande de vous joindre à ma prière pour l’Ukraine, la Birmanie et le Soudan tourmentés. Puissent ces peuples déchirés par la guerre trouver bientôt la paix tant désirée», a dit espérer François.

Éliminer la discrimination au Pakistan et en Afghanistan

Enfin, le Pape, qui a reçu plus tôt en audience une délégation de l’Association de la communauté afghane en Italie, a demandé de prier également pour le Pakistan et l’Afghanistan, où tant de personnes sont encore victimes de discriminations. Il a invité à «unir nos efforts et nos prières pour que la discrimination ethnique dans les régions du Pakistan et de l’Afghanistan, en particulier la discrimination à l’égard des femmes, soit éliminée».

(source: vaticannews.va/fr)