Pape François

L’Éducation catholique, un défi pour le monde

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« Pour comprendre à quel point est urgent le défi que nous avons devant nous, nous devons mettre l’accent sur l’éducation qui ouvre l’esprit et les coeurs à une compréhension plus large et plus profonde de la réalité. » Dans un appel solennel au monde entier, le pape François a invité tous les hommes de bonne volonté à reconstruire « un pacte éducatif mondial ».

« L’Humanité est confrontée à une crise anthropologique. Elle résulte d’une rupture: rupture entre la Nature et la Culture. »

Lancé en 2019, cet appel part du constat que l’Humanité est sur le point de vivre un changement d`époque inédit dans son histoire. Eclairé par les propos d’intervenants comme François Moog, professeur de théologie à l’Institut Catholique de Paris ou Jérôme Brunet, ancien chef d’établissement et coach, ce film se fait l’écho (fait le tour) d’initiatives dans les différentes écoles catholiques, et révèlent le dynamisme de la proposition pédagogique chrétienne dans ce monde en mutation.

L’Éducation catholique, un défi pour le monde – UNE COPRODUCTION KTO/GRAND ANGLE 2022 – Réalisée par Catherine Derenne (52′)

 

Que Poutine arrête la guerre, que Zelensky soit ouvert à de sérieuses propositions de paix

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Le Pape, préoccupé par la menace nucléaire et l’escalade militaire du conflit en Ukraine a consacré tout l’Angélus, ce dimanche 2 octobre, à un appel fort au cessez-le-feu. Il déplore les annexions, recommande le respect de l’intégrité territoriale de chaque pays et des droits des minorités. Il pleure également les milliers de victimes, «en particulier parmi les enfants».

Face à la gravité de la guerre en Ukraine et l’escalade de ces derniers jours, le Pape François a exceptionnellement consacré sa réflexion ce dimanche 2 octobre sur le conflit. Voici l’intégralité ses propos: 

«L’évolution de la guerre en Ukraine est devenue si grave, si dévastatrice et si menaçante qu’elle suscite une grande inquiétude. C’est pourquoi aujourd’hui, je voudrais y consacrer toute ma réflexion avant l’Angélus. En effet, cette terrible et inconcevable blessure de l’humanité, au lieu de se cicatriser, continue de saigner de plus en plus, risquant de s’étendre.

Je suis profondément affligé par les rivières de sang et de larmes versées ces derniers mois. Je suis attristé par les milliers de victimes, en particulier chez les enfants, et par les nombreuses destructions, qui ont laissé un grand nombre de personnes et de familles sans abri et menacent de vastes territoires de faim et de froid. Certaines actions ne peuvent jamais être justifiées ! Il est angoissant que le monde apprenne la géographie de l’Ukraine à travers des noms comme Bucha, Irpin, Marioupol, Izium, Zaporijjia et d’autres localités, qui sont devenus des lieux de souffrance et de peur indescriptibles. Et que dire du fait que l’humanité est à nouveau confrontée à la menace atomique ? C’est absurde.

Que doit-il encore se passer ? Combien de sang doit encore couler pour que nous réalisions que la guerre n’est jamais une solution, mais seulement destruction ? Au nom de Dieu et au nom du sens d’humanité qui habite chaque cœur, je renouvelle mon appel à un cessez-le-feu immédiat. Que les armes se taisent et que l’on recherche les conditions pour ouvrir des négociations en mesure de mener à des solutions non pas imposées par la force, mais concertées, justes et stables. Et elles le seront si elles sont fondées sur le respect de la valeur sacro-sainte de la vie humaine, ainsi que sur la souveraineté et l’intégrité territoriale de chaque pays, mais aussi sur les des droits des minorités et les préoccupations légitimes.

Je regrette la grave situation qui s’est créée ces derniers jours, avec de nouvelles actions contraires aux principes du droit international. Elle augmente le risque d’escalade nucléaire, au point de faire craindre des conséquences incontrôlables et catastrophiques au niveau mondial.

Mon appel s’adresse avant tout au président de la Fédération de Russie, le suppliant d’arrêter, également par amour pour son peuple, cette spirale de violence et de mort. D’autre part, attristé par l’immense souffrance du peuple ukrainien suite à l’agression qu’il a subie, je lance un appel tout aussi confiant au Président de l’Ukraine à être ouvert à des propositions sérieuses de paix. À tous les protagonistes de la vie internationale et aux responsables politiques des nations, je demande avec insistance de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour mettre fin à la guerre en cours, sans se laisser entraîner dans de dangereuses escalades, et pour promouvoir et soutenir des initiatives de dialogue. S’il vous plait, faisons respirer aux jeunes générations l’air sain de la paix, et non l’air pollué de la guerre, qui est une folie !

Après sept mois d’hostilités, il faut recourir à tous les moyens diplomatiques, même ceux qui n’ont éventuellement pas été utilisés jusqu’à présent, pour mettre un terme à cette terrible tragédie. La guerre en soi est une erreur et une horreur !

Remettons-nous à la miséricorde de Dieu, qui peut changer les cœurs, et à l’intercession maternelle de la Reine de la Paix, en élevant notre supplique à Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, unis spirituellement aux fidèles rassemblés dans son Sanctuaire et dans de nombreuses régions du monde».

(traduction non officielle)

Les dialogues du pape François avec l’islam

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Plutôt que de privilégier un seul interlocuteur, le Saint-Siège a multiplié les canaux d’échange avec l’islam aussi bien sunnite que chiite.

L’ayatollah Ali Al-Sistani et le pape François à Najaf (Irak), le 6 mars 2021. STRINGER / AFP

L’invasion russe de l’Ukraine a conféré une sensibilité accrue au dialogue entamé par le Vatican avec le Patriarcat orthodoxe de Moscou, certains accusant le pape François d’avoir privilégié ce dialogue aux dépens d’une position plus tranchée en faveur de l’Ukraine. De telles polémiques ont relégué au second plan les avancées substantielles que le dialogue avec l’islam a enregistrées depuis le début, en 2013, de ce pontificat.

L’actuel pape, prenant en compte la profonde diversité de l’islam, a multiplié les canaux d’échange avec différentes institutions musulmanes, ainsi qu’avec les instances de dialogue interreligieux qui ont souvent émergé à l’initiative d’Etats soucieux d’améliorer leur image internationale. Le Saint-Siège a ainsi refusé de se laisser enfermer dans le dialogue avec une seule institution, qui n’aurait pas grand sens vu l’absence d’équivalent islamique d’un pape universellement reconnu.

La démocratisation du dialogue islamo-chrétien

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Le Pape estime qu’un nouveau paradigme économique est nécessaire

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Le Pape lors de l’audience avec Deloitte Global, le 22 septembre 2022, en salle Paul VI du Vatican. (Vatican Media)

Xavier Sartre – Cité du Vatican

Le Pape a reçu jeudi 22 septembre en salle Paul VI, 600 employés de Deloitte Global, entreprise mondiale d’audit et de conseil. Reconnaissant leur influence, François leur a rappelé leur responsabilité dans la bonne gestion des entreprises et des institutions publiques en gardant à l’esprit cette question: quel monde voulons-nous laisser à nos enfants et petits-enfants? En prenant en compte un nouveau paradigme basé sur l’inclusion, la sobriété, le soin et le bien-être.

Il y a d’abord un constat que dresse le Pape: «Aujourd’hui, le monde souffre à cause de la détérioration de l’environnement, des nombreuses populations ou groupes sociaux qui vivent de manière indigne sur le plan de l’alimentation, de la santé, de l’instruction et des autres droits fondamentaux. L’humanité est globalisée et interconnectée mais la pauvreté, l’injustice et les inégalités persistent». Lire la suite »

Le Pape invite à ne pas réduire la pensée lumineuse de saint Thomas

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Le Pape et les participants au Congrès thomiste international, le 22 septembre 2022. (Vatican Media)

À un an du septième centenaire de la canonisation de saint Thomas d’Aquin, à Avignon en 1323, le 11e Congrès thomiste international se tient actuellement à Rome, réunissant de nombreux académiciens pontificaux. Le Pape les a rencontrés jeudi 22 septembre au Vatican, les mettant en garde contre une instrumentalisation de la pensée du maître et contre tout réductionnisme intellectualiste qui emprisonne la grandeur de celle-ci.

Saint Thomas d’Aquin a été «une lumière pour la pensée de l’Église». Or pour le Pape, un maître n’est pas un intellectuel comme les autres. Il convient ainsi d’aborder sa pensée avec prudence. Dans un discours improvisé, le Saint-Père a expliqué comment.

Parce qu’il y a «un risque d’instrumentaliser le maître» -cela s’est produit par le passé notamment sur la question de la casuistique thomiste, le Pape invite avant tout à la contemplation, pour être soi-même «reçu dans cette pensée magistrale». Ensuite, «avec timidité», on peut tenter une explication de la pensée du maître, avant de proposer une interprétation «avec beaucoup de prudence». Le Pape exige que jamais on utilise le maître pour exprimer sa propre pensée. Il faut au contraire «mettre les choses que je pense à la lumière du maître, laisser la lumière du maître interpréter cela».

Outre le risque de récupération à des fins personnelles, le Pape met également en garde contre les réductions de la pensée de saint Thomas. «Lorsque je réduis la figure du maître à celle d’un penseur, je ruine la pensée; je lui enlève sa force, je lui enlève sa vie. Et, et nous devons le défendre de tous ces « réductionnismes intellectualistes » qui emprisonnent la grandeur de sa pensée magistrale», demande le Pape à l’assemblée des thomistes. Pour s’en garder, François invite à nouveau à la contemplation non seulement de la pensée intellectuelle du maître, mais également de son expérience vécue et de ce qu’il a «voulu nous dire».

Un chercheur infatigable du visage de Dieu

Dans le discours rédigé par le Saint-Père à l’occasion de cette rencontre et remis en main propre aux participants, le Pape donnait déjà comme programme spirituel à la famille thomiste d’«imiter le saint et de se laisser éclairer et guider par le Docteur et le maître»; un homme que Dieu a «rendu grand par sa recherche de la sainteté de vie et sa passion pour la doctrine sacrée».
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Lecture de la déclaration finale et conclusion du congrès interreligieux au Kazakhstan

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Ce jeudi 15 septembre 2022 à 11h00 (GMT+2), le pape François participe à la lecture de la déclaration finale du VIIe Congrès des dirigeants des religions mondiales et traditionnelles. Depuis 2003, des responsables religieux se retrouvent à Nur-Sultan au Kazakhstan pour des conférences et discussions dans le but de « parvenir au respect mutuel entre les religions » et « d’établir la paix ».

Discours clôturant le voyage apostolique du Pape François au Kazakhstan

Chers frères et sœurs !

Nous avons cheminé ensemble. Merci d’être venus de différentes parties du monde, apportant ici la richesse de vos croyances et de vos cultures. Merci d’avoir vécu intensément ces jours de partage, de travail et d’engagement au nom du dialogue, encore plus précieux en une période si difficile, sur laquelle pèse, en plus de la pandémie, la folie insensée de la guerre. Il y a trop de haines et de divisions, trop d’absence de dialogue et de compréhension de l’autre : dans le monde globalisé, cela est encore plus dangereux et scandaleux. Nous ne pouvons pas continuer à être connectés et séparés, connectés et déchirés par trop d’inégalités. Merci donc pour les efforts visant à la paix et à l’unité. Merci aux Autorités locales, qui nous ont accueillis, en préparant et en organisant ce Congrès avec grand soin, mais aussi à la population amicale et courageuse du Kazakhstan, capable d’embrasser d’autres cultures tout en préservant sa noble histoire et ses précieuses traditions. Kiop raqmet ! Bolshoe spasibo ! Thank you very much !

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François et le chemin de la paix: « revenir à Helsinki et dialoguer avec tous ».

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Ouverture du Congrès des chefs des religions mondiales et traditionnelles avec le pape François

Les paroles du Pape dans son discours aux autorités kazakhes contiennent une invitation à sortir de la logique des blocs opposés dans laquelle le monde est retombé.

Le Pape François s’adressant aux autorités kazakhes (Vatican Media)

«Il est temps d’éviter l’accentuation des rivalités et le renforcement des blocs opposés. Nous avons besoin de dirigeants qui, au niveau international, permettent aux peuples de se comprendre et de dialoguer, et qui génèrent un nouvel « esprit d’Helsinki », la volonté de renforcer le multilatéralisme, de construire un monde plus stable et pacifique en pensant aux nouvelles générations». Le Pape François fixe son regard sur l’avenir du monde. Il ne s’abandonne pas à la logique terrible et sans issue de l’escalade militaire qui risque de détruire l’humanité. Pour cette raison, il continue d’indiquer des voies concrètes pour la paix; des moyens de sortir de la vieille logique des alliances militaires, de la colonisation économique, du pouvoir écrasant des grands et des puissants sur le plan international.

Depuis la capitale kazakhe de Nour-Soultan, où, en septembre 2001, Jean-Paul II, dans un moment tragique de l’histoire de l’humanité (moins de deux semaines après les attentats contre les tours jumelles de New-York), lançait un appel à supprimer toute justification du terrorisme et de la violence qui abusent du nom de Dieu, son successeur François a appelé à un renouveau de l’esprit qui, en 1975, a conduit à des mesures concrètes de dialogue entre l’Orient et l’Occident. Il y a 21 ans, l’appel du pape Karol Wojtyla – qui, quelques mois avant les attentats de New-York, était entré pieds nus dans la mosquée des Omeyyades à Damas – s’adressait avant tout aux chefs religieux. Aujourd’hui, Les mots de François, préoccupé par une troisième guerre mondiale qui n’est plus «en petits morceaux», s’adressent avant tout aux dirigeants des nations, surtout les grandes.

Les accords d’Helsinki, dans lesquels le Saint-Siège est pleinement impliqué pour la première fois au cours d’une réunion de ce genre depuis le Congrès de Vienne, sont signés par trente-cinq États, dont les États-Unis, l’URSS et pratiquement toutes les nations européennes. Ils énoncent un certain nombre de principes dont le respect des droits de souveraineté, le non-recours à la force, le règlement pacifique des différends, l’inviolabilité des frontières et l’intégrité territoriale des États, le respect des droits et libertés de l’homme, y compris les libertés religieuses, et l’autodétermination des peuples.

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Le Pape invite les scientifiques à être «une force pour la paix»

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Le Pape et les participants à l’assemblée plénière de l’Académie pontificale des sciences, le 10 septembre 2022 (Vatican Media)

Ce samedi 10 septembre, le Saint-Père a reçu en audience les participants à l’assemblée plénière de l’Académie pontificale des sciences, qui s’achève au Vatican. Il est revenu sur le rôle des scientifiques face aux défis actuels, en particulier ceux de la recherche de la vérité et de la construction de la paix.

«Science de base pour le développement humain, la paix et la santé planétaire» est le thème de cette assemblée plénière qui rassemble depuis jeudi 8 septembre les académiciens de l’institution vaticane fondée en 1603.

«L’Église partage et promeut la passion pour la recherche scientifique comme expression de l’amour de la vérité, de la connaissance du monde, du macrocosme et du microcosme, de la vie dans la stupéfiante symphonie de ses formes», leur a d’abord rappelé François au début de cette audience.

Démarche interdisciplinaire

Le Saint-Père a félicité les membres de l’Académie pontificale des sciences pour leur différents engagements, et pour leur démarche qui relie les différentes disciplines scientifiques avec d’autres domaines tels que la philosophie, le développement humain, la paix et la protection de la planète.

Cette approche, a-t-il reconnu, «est très importante car, alors que les réalisations des sciences accroissent notre émerveillement devant la beauté et la complexité de la nature, le besoin d’études interdisciplinaires, liées à la réflexion philosophique, conduisant à de nouvelles synthèses, se fait de plus en plus sentir». En outre, cette vision interdisciplinaire, «si elle tient également compte de la Révélation et de la théologie, peut contribuer à apporter des réponses aux questions ultimes de l’humanité, qui sont également posées par les nouvelles générations, parfois désorientées».

Combattre des «crimes contre l’humanité»

Le Pape a souligné combien les progrès de la science doivent toujours être guidés par les «exigences de la fraternité, de la justice et de la paix», en visant donc «la libération de diverses formes d’esclavage, comme le travail forcé, la prostitution et le trafic d’organes». Des réalités qualifiées de «crimes contre l’humanité» par François. «Le corps humain ne peut jamais être, en partie ou en totalité, un objet de commerce!» s’est aussi indigné le Souverain pontife, souhaitant que l’Académie pontificale des sciences continue de s’engager pour défendre les êtres humains «avec une intensité proportionnelle au besoin croissant».
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François béatifie Jean-Paul Ier, «un pasteur doux et humble»

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La béatification du Pape Jean-Paul Ier a lieu ce dimanche 4 septembre au cours de la messe célébrée Place Saint-Pierre par François. Le Souverain Pontife a rendu hommage à son prédécesseur, qui a su répondre par toute sa vie à l’exigeant appel du Christ au détachement et à l’amour, sans se départir de son sourire. Le nouveau bienheureux sera fêté le 26 août.

Celui qui n’avait jamais imaginé devenir Pape s’est peut-être étonné depuis le Ciel de ce qui lui est arrivé aujourd’hui. Jean-Paul Ier, surnommé le «Pape au sourire», dont le pontificat, en 1978, n’a duré que 33 jours, est désormais bienheureux.

Le soleil n’était hélas pas au rendez-vous pour agrémenter l’heureux évènement, sauf à la fin de la cérémonie, lorsque l’éclaircie est enfin arrivée. La messe a débuté Place Saint-Pierre sous l’orage, qu’a affronté la longue procession de cardinaux et d’évêques. Les fidèles étaient environ 25 000 selon les chiffres du Bureau de Presse du Saint-Siège. Parmi les membres des délégations officielles, l’on a pu apercevoir le président de la République italienne Sergio Mattarella, le Premier ministre monégasque Pierre Dartout, l’ancien vice-président taïwanais Chien-Jen Chen, et Fra’ John Dunlap, lieutenant de Grand Maître de l’Ordre souverain de Malte. Entre les bras des colonnades, des pèlerins encapuchonnés ou abrités sous des parapluies. Une majorité d’Italiens étaient venus célébrer le dernier Pape venant de la péninsule, mais également des Argentins, car le miracle attribué à Albino Luciani ayant permis sa béatification s’est produit à Buenos Aires en 2011 – une fillette de 11 ans gravement malade et mourante s’était alors rétablie grâce aux prières d’un prêtre ayant invoqué Jean-Paul Ier.

Le Pape prononce la formule de béatification

Fêté le 26 août

Après le chant d’entrée et le rite pénitentiel a commencé le rite de béatification proprement dit: la demande de béatification du serviteur de Dieu a été prononcée devant le Saint-Père par Mgr Renato Marangoni, évêque de Belluno-Feltre, le diocèse d’origine d’Albino Luciani; puis le cardinal italien Beniamino Stella, postulateur de la cause en canonisation de Jean-Paul Ier et préfet émérite de la Congrégation pour le Clergé, a lu la biographie du futur bienheureux; à ses côtés était aussi présente Stefania Falasca, vice-postulatrice, journaliste au quotidien italien Avvenire.

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Canada: le pape renouvelle ses excuses aux victimes et aux survivants des pensionnats

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A Maskwacis se trouvait l’un des plus grands de ces pensionnats, celui d’Ermineskin. A deux pas du monument érigé sur son emplacement, le pape, en fauteuil roulant escorté de quatre chefs des Premières Nations, a rencontré quelque 2 000 représentants des peuples autochtones du Canada. Ils réclament depuis longtemps des excuses à l’Eglise catholique, qui a administré 60 % de ces établissements. Dans le premier discours de son séjour, en présence du premier ministre Justin Trudeau, il leur a demandé pas moins de sept fois « pardon » pour « les expériences dévastatrices qui ont eu lieu dans les pensionnats ».

Dans ces établissements, les enfants étaient coupés de leur famille, de leur langue et de leur culture. Ils étaient souvent contraints de travailler et soumis à des conditions de vie et d’hygiène qui ont fait le lit des épidémies. Nombre d’entre eux ont subi des mauvais traitements et des sévices, notamment sexuels. Les autres confessions chrétiennes ont présenté leurs excuses dès les années 1990 pour avoir concouru à ce système. Le gouvernement canadien également. L’Eglise catholique s’y était refusée. Jusqu’à ce qu’au printemps, le pape François reçoive à Rome des représentants autochtones et amorce une présentation d’excuses. La visite au Canada fait suite à cette démarche.

« La douleur, l’indignation et la honte »

Le chef de l’Eglise catholique leur a tenu un discours très personnel, parlant de « la douleur, [de] l’indignation et [de] la honte » qui l’accompagnent depuis le printemps.

« Je demande pardon pour la manière dont, malheureusement, de nombreux chrétiens ont soutenu la mentalité colonisatrice des puissances qui ont opprimé les peuples autochtones. Je suis affligé. Je demande pardon, en particulier pour la manière dont de nombreux membres de l’Eglise et des communautés religieuses ont coopéré, même à travers l’indifférence, à ces projets de destruction culturelle et d’assimilation forcée des gouvernements de l’époque, qui ont abouti au système des pensionnats. (…) Il s’agissait d’une erreur dévastatrice, incompatible avec l’Evangile de Jésus-Christ. (…) Je voudrais le répéter avec honte  (… lire l’intégralité)