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L’Ukraine aimerait négocier avec la Russie à Marioupol

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“Nous sommes prêts à tenir une session spéciale de négociations à Marioupol. Pour sauver nos gars. »

Anadolu Agency via Getty Images L’Ukraine aimerait négocier avec la Russie directement à Marioupol (photo du 20 avril 2022)

INTERNATIONAL – L’Ukraine a proposé ce mercredi 20 avril à la Russie une “session spéciale de négociations” à Marioupol, ville portuaire assiégée sur la mer d’Azov, pour sauver “civils et militaires”, ont déclaré deux négociateurs ukrainiens.

“Nous sommes prêts à tenir une session spéciale de négociations à Marioupol. Pour sauver nos gars, (le bataillon) Azov, les soldats, les civils, les enfants, les vivants et les blessés. Tout le monde”, a écrit Mikhaïlo Podolyak, conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky sur son compte Twitter.

“Nous sommes prêts à venir avec Mykhaïlo Podolyak à n’importe quel moment pour ces négociations, dès que nous recevons confirmation de la partie russe”, a pour sa part déclaré le négociateur en chef ukrainien David Arakhamia sur sa chaîne Telegram.

Après des semaines de combats, la ville semble être en passe de tomber aux mains des forces russes, qui ont intensifié leurs frappes, selon l’un des commandants militaires ukrainiens assiégés à Marioupol. “L’ennemi est 10 fois plus nombreux que nous”, a déclaré Serguiï Volyna, de la 36e brigade d’infanterie de marine.

Dernier îlot de résistance

Selon le président Zelensky, les militaires ukrainiens retranchés dans le vaste complexe sidérurgique d’Azovstal, dernier îlot de résistance dans la ville, “protègent au prix de leur vie (…) environ un millier de civils, femmes et enfants”.

Sviatoslav Palamar, commandant adjoint du bataillon Azov, une des deux formations ukrainiennes qui résistent encore à Marioupol, a souligné mercredi dans un message vidéo sur Telegram que la situation était “critique” dans l’usine pilonnée par l’aviation russe avec “des bombes super puissantes”. Il a appelé les dirigeants internationaux à “sauver avant tout” les civils se trouvant dans l’usine.

Le couloir humanitaire depuis Marioupol, le premier depuis samedi, n’a pas fonctionné, a annoncé dans la soirée la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk en accusant les Russes d’avoir violé le cessez-le-feu et bloqué les cars.

Mais ce jeudi 21 avril, quatre bus d’évacuation de civils ont réussi à quitter le port ukrainien de Marioupol, a indiqué jeudi la vice-Première ministre ukranienne Iryna Verechtchouk.

Les évacuations, qui doivent se poursuivre ce jeudi, interviennent alors que ce port stratégique de la mer d’Azov semble sur le point de tomber aux mains des Russes après presque de deux mois de siège.

(source:  huffingtonpost.fr)

Le chancelier autrichien Karl Nehammer, qui a rencontré Vladimir Poutine, en ressort « plutôt pessimiste »

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Il est le premier dirigeant européen à être reçu par le président russe depuis le début de la guerre en Ukraine.

Le chancelier autrichien Karl Nehammer, ici s’exprimant lors d’une conférence de presse à l’ambassade d’Autriche, à Moscou, après son entretien avec Vladimir Poutine, le 11 avril 2022.

AUTRICHE – Le chancelier autrichien Karl Nehammer, premier dirigeant européen à être reçu par Vladimir Poutine depuis le début de l’intervention en Ukraine, s’est dit ce lundi 11 avril “pessimiste” face à la “logique de guerre” du président russe.

“Si vous me demandez maintenant si je suis optimiste ou pessimiste, alors je suis plutôt pessimiste”, a déclaré Karl Nehammer à la presse à l’issue de sa rencontre.

“Il ne faut pas se faire d’illusions. Le président Poutine est entré massivement dans une logique de guerre et il agit en conséquence” dans l’espoir d’enregistrer “un succès militaire” rapide, a-t-il ajouté.

“Il y a peu d’intérêt du côté russe pour une rencontre directe” avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky, selon le chancelier.

Vladimir Poutine a malgré tout “réitéré sa confiance” dans les pourparlers en Turquie. La dernière session s’était tenue le 29 mars à Istanbul.

Par ailleurs, Karl Nehammer a défendu sa rencontre “en tête-à-tête” en Russie, soulignant “l’importance d’avoir un contact personnel pour confronter le président aux réalités de la guerre et transmettre directement le point des Européens”.

Dans un communiqué, il avait auparavant qualifié la discussion longue de plus d’une heure avec Vladimir Poutine de “franche, ouverte et difficile”.

“J’ai évoqué les graves crimes de guerre à Boutcha et dans d’autres lieux, en affirmant que tous les responsables devront être traduits en justice”, a précisé le chancelier autrichien.

Un entretien dans la résidence du président russe près de Moscou

Boutcha est une localité proche de Kiev devenue un symbole des atrocités, où Karl Nehammer s’est rendu ce week-end comme d’autres responsables occidentaux. Moscou a rejeté fermement toute implication.

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« Ce qui lie Pékin et Moscou, c’est leur priorité stratégique commune : affaiblir un ordre international qu’ils estiment dominé par les Etats-Unis »

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La guerre en Ukraine met en lumière une « nouvelle guerre froide », avec d’un côté Américains et Européens, et de l’autre, la Russie de Vladimir Poutine politiquement appuyée par la Chine de Xi Jinping, observe Alain Frachon, éditorialiste au « Monde », dans sa chronique.

Chronique

Retour à un univers bipolaire ? La guerre entre la Russie et l’Ukraine conforterait une division du monde en deux camps. Le « collectif occidental », comme on dit à Moscou, s’oppose au duo Vladimir Poutine – Xi Jinping, chefs de file de la famille des autocrates. Avec, au milieu, le club des puissances émergentes qui se refusent à choisir mais, en l’espèce, pencheraient plutôt du côté de Moscou et Pékin.

Il n’est pas sûr que cette géographie des rapports de force sur la planète survive en l’état à la fin de la guerre russo-ukrainienne. Mais, pour le moment, telle est bien la carte géopolitique de ce qu’on appelle « la nouvelle guerre froide » : d’un côté, les alliés atlantiques, Américains et Européens, et, de l’autre, la Russie de Poutine politiquement appuyée par la Chine de Xi. L’agression contre l’Ukraine soude le camp occidental, celui des démocraties libérales, et elle n’ébranle en rien l’amitié sino-russe, socle du groupe des autocraties.

Les deux camps sont tout proches de l’affrontement sur le théâtre européen – plus qu’ils ne l’ont jamais été durant la première guerre froide, ces années de confrontation entre l’URSS et les Etats-Unis. Une bavure, une erreur de tir ou une provocation dans les jours qui viennent, et le conflit entraîne l’OTAN – dont l’Ukraine n’est pas membre – directement dans les combats. Entre Moscou et Washington, la rupture des relations diplomatiques n’est pas loin. En février encore, la hiérarchie militaire russe gardait le contact avec le Pentagone : cela permet d’éviter le pire. Signe inquiétant : depuis quelques jours, le ministre russe de la défense, Sergueï Choïgou, et le chef d’état-major, Valéri Guerassimov, ne prendraient plus leurs homologues américains au téléphone.

Peu importe que le propos soit fondé ou non, mais en qualifiant Poutine de « boucher » et de « criminel de guerre », avant de l’exhorter à quitter le pouvoir, Joe Biden a encore accentué la rupture américano-russe. La « nouvelle guerre froide » est aussi dans les mots – même si la fin des combats en Ukraine devra, d’une façon ou d’une autre, passer par un accord entre le Kremlin et la Maison Blanche. Biden conforte tous ceux qui défendent la thèse d’une irréductible hostilité américaine à l’adresse de la Russie. Il a divisé le camp occidental, jusqu’alors uni comme rarement, en amenant l’Allemagne et la France à prendre leurs distances avec un propos qui fleure bon l’époque ou l’Amérique appelait, ici et là, à des « changements de régime ».

Cependant, l’amitié « sans limites » liant les présidents russe et chinois ne se dément pas. La Chine de Xi s’abstient de condamner la guerre de Poutine. Sans un seul couac, la machine de propagande pékinoise reprend l’ensemble de la désinformation concoctée au Kremlin pour justifier l’agression contre l’Ukraine. Xi n’a jamais parlé à Volodymyr Zelensky. La Chine a choisi son camp.

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Christian Mégrelis: « Si Poutine déclenche le feu nucléaire, il suicide la Russie ».

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Christian Mégrelis connait bien la Russie. Il a été le conseiller de Mikhaïl Gorbatchev au moment de la Perestroïka. Une période qu’il évoque dans un livre passionnant « Le Naufrage de l’Union soviétique ».

A cette époque il rencontre Vladimir Poutine qui lui a demande sa collaboration « pour créer une association internationale pour la renaissance de Saint Pétersbourg ». Christian Mégrelis rappelle les liens forts entre Russie et Ukraine. Si Poutine « déclenche le feu nucléaire, il suicide la Russie ». Selon lui, il ne peut être prêt à prendre une telle responsabilité.

La CPI ouvre une enquête sur la situation en Ukraine

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Selon le procureur de la Cour pénale internationale, il existe une « base raisonnable » pour croire que des crimes relevant de la compétence de la Cour ont été commis depuis le début de l’invasion russe.

Associated Press Karim Ahmed Khan, procureur en chef de la Cour pénale internationale, ici lors d’une conférence de presse au ministère de la Justice à Khartoum, au Soudan, le 12 août 2021.

Le procureur de la Cour pénale internationale a annoncé mercredi soir « l’ouverture immédiate » d’une enquête sur la situation en Ukraine, où seraient perpétrés des crimes de guerre, après avoir reçu le feu vert de 39 Etats parties de la CPI.

« Je viens d’aviser la présidence de la CPI de ma décision d’ouvrir immédiatement une enquête sur la situation » en Ukraine, a indiqué le procureur général, le Britannique Karim Khan, dans un communiqué. « Notre travail de recueil de preuves a commencé. »

Parmi les pays ayant donné leur feu vert : tous les membres de l’Union européenne, mais aussi l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande ou encore la Suisse. Des pays d’Amérique latine comme la Colombie et le Costa Rica ont également donné leur aval.

Selon M. Khan, il y aurait une « base raisonnable » – critère selon lequel une enquête peut être ouverte à la CPI – pour croire que des crimes relevant de la compétence de la Cour ont été commis en Ukraine. L’enquête recouvrira tous les actes commis en Ukraine « depuis le 21 novembre 2013 », a-t-il ajouté.

Cela comprendrait « toutes les allégations passées et présentes de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ou de génocide commis sur toute partie du territoire de l’Ukraine par toute personne », a précisé le procureur.

Poutine « coupable d’un crime de guerre », selon Boris Johnson

Le premier ministre britannique, Boris Johnson, avait accusé mercredi le président russe Vladimir Poutine d’être « coupable d’un crime de guerre » après le bombardement de civils en Ukraine, faisant écho à une accusation antérieure du président ukrainien, Volodymyr Zelensky.

M. Khan, qui a récemment été nommé procureur, a assuré que son enquête serait menée « de manière objective et indépendante » et qu’elle viserait à « garantir la responsabilité des crimes relevant de la compétence de la CPI ». L’Ukraine n’est pas membre, mais a accepté en 2014 la juridiction de la Cour.

Moscou a retiré sa signature du Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI qui ne pourra atteindre des Russes que s’ils sont arrêtés sur le territoire d’un Etat qui respecte sa juridiction.

La CPI est également limitée par son absence de force de police et par la discrétion des Etats pour faire arrêter les suspects présents sur leur sol.

Créée en 2002, la CPI, dont le siège est à La Haye, a été investie en tant que tribunal international indépendant pour juger les individus accusés de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.

(source: lemonde.fr)

Père Pedro Opeka : Une lettre à Vladimir Poutine

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Le père Pedro Opeka, fondateur du centre Akamasoa, a adressé une lettre au président russe Vladimir Poutine, l’invitant à mettre fin à la guerre en Ukraine. Dans cette missive intitulée « A mon frère Vladimir Poutine », le prélat catholique d’origine argentine souligne que le peuple ukrainien n’a jamais eu l’intention d’attaquer la Russie et que les citoyens de nombreux pays ont éprouvé de l’amertume, de la tristesse et de la honte après l’attaque menée contre le peuple ukrainien.

« Il n’est jamais trop tard pour revenir à la raison et rejoindre l’Humanité qui aspire à vivre dans la justice, la fraternité et la paix. Cette guerre que vous avez déclenchée est un acte imprudent et préjudiciable à l’humanité », estime ce prêtre de l’ordre Lazariste. Il qualifie le président Poutine de « frère » pour indiquer que tous les humains sont dans la même fraternité. «S’il vous plaît, Frère Vladimir, arrêtez la guerre, abandonnez l’intolérance, l’arnaque. Ensemble, soyons honnêtes, justes, unis et libres!», insiste-t-il.

Par ailleurs, le père Pedro Opeka précise : « La guerre détruit, sème la haine et sépare les peuples, comme cela a été le cas pendant des siècles. Avant d’arriver à cette instance, il est possible de se réunir et de travailler ensemble. L’argent dépensé pour des armes sophistiquées au service de la mort et de la terreur ne serait-il pas plus utile pour répondre aux besoins vitaux des personnes expulsées par l’humanité, en construisant davantage de logements, d’écoles, d’hôpitaux et en assurant l’accès à la nourriture et à l’eau pour tous? ».

Le père Pedro Opeka veut se positionner en médiateur dans ce conflit russo-ukrainien. En effet, il soutient que la médiation d’un tiers peut toujours aider à résoudre les problèmes et les conflits potentiels et qu’il est toujours possible de trouver des solutions pacifiques et équitables.

Marc A. – Gazety Malaza

« Poutine est le nouvel Hitler » : des Israéliens manifestent contre l’invasion russe

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A Tel Aviv, la police a arrêté 4 personnes pour des graffitis apposés sur le mur de l’ambassade de Russie. Une autre manifestation a rassemblé des centaines de personnes à Haïfa.

Des manifestants brandissent des pancartes et des drapeaux durant une manifestation de rue contre l’invasion par la Russie de l’Ukraine, devant l’ambassade de Russie à Tel Aviv, le 24 février 2022. Photo Tomer Neuberg/Flash90

Des centaines d’Israéliens se sont massés sous une pluie battante devant l’ambassade de Russie à Tel Aviv, jeudi, pour protester contre l’invasion de l’Ukraine par la Russie.

De nombreux manifestants portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Poutine est le nouvel Hitler » ou « Arrêtez Poutine, arrêtez la guerre ».

Abrités sous des drapeaux ukrainiens géants et exposés aux éléments, les manifestants ont scandé des slogans en russe, en ukrainien et en hébreu, dirigés contre Poutine et rappelant les combats passés de l’Ukraine pour son indépendance.

On pouvait entendre « Poutine est un fils de chien » et « Non à la guerre », à la fois parmi la foule et depuis les voitures en circulation, lorsque les conducteurs s’arrêtaient pour klaxonner et manifester leur soutien.

Les slogans « Honneur aux héros, honneur à l’Ukraine » résonnaient tandis que la foudre déchirait le ciel.

La police a déclaré avoir arrêté quatre personnes soupçonnées d’avoir taggué des graffitis sur le mur d’enceinte de l’ambassade pendant la manifestation.

« La police respecte la liberté d’expression et le droit à manifester, mais réprimera les infractions et troubles à l’ordre public », a déclaré le service de police local dans un communiqué.

Une manifestation similaire a également eu lieu devant le consulat de Russie à Haïfa. Certains manifestants ont escaladé la porte d’entrée pour jeter des tomates, a rapporté le site d’information Walla.

Selon la Treizième chaîne, de nombreux manifestants auraient des origines ukrainiennes et de la famille dans le pays.

Au-delà de leur colère contre l’invasion russe, les manifestants ont également exprimé leur déception face à la réaction prudente d’Israël.

(source: fr.timesofisrael.com)

«Attaque injustifiée», «invasion illégale», «le mépris de la Russie»: la communauté internationale condamne l’invasion russe en Ukraine

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De nombreux dirigeants ont vivement condamné l’invasion de l’Ukraine par la Russie. ALEXANDER ERMOCHENKO / REUTERS

La communauté internationale a unanimement dénoncé une «guerre préméditée» et une «invasion illégale» après que Vladimir Poutine a annoncé «une opération militaire» pour défendre les séparatistes de l’est du pays.

«Le président Poutine a choisi (de lancer) une guerre préméditée qui entraînera des souffrances et pertes humaines catastrophiques». Le président américain Joe Biden a vivement condamné, mercredi soir, «l’attaque injustifiée» de la Russie contre l’Ukraine. L’annonce par le président russe Vladimir Poutine d’une «opération militaire» en Ukraine jeudi, suivie d’explosions dans plusieurs villes ukrainiennes, a, en effet, suscité de nombreuses réactions dans le monde. «La Russie, seule, est responsable de la mort et de la destruction que cette attaque provoquera», a insisté le président américain dans un communiqué, précisant qu’il s’exprimerait jeudi sur «les conséquences» pour la Russie de cette annonce.

«De paisibles villes ukrainiennes sont en train d’être attaquées. C’est une guerre d’agression. L’Ukraine se défendra et gagnera. Le monde peut et doit arrêter Poutine. Il est temps d’agir maintenant», a tweeté le ministre ukrainien des Affaires étrangères, Dmytro Kouleba, en réaction à l’invasion. La France, à travers la voix de son ambassadeur à l’ONU, a dénoncé le «mépris» affiché par la Russie à l’égard des Nations unies. «La Russie a fait le choix de la guerre. La France condamne dans les termes les plus forts le déclenchement de ces opérations», a ajouté Nicolas de Rivière. «Nous appelons la Russie à respecter le droit international humanitaire en toutes circonstances, nous appelons à la protection et au respect de tous les civils, notamment les personnes vulnérables, les femmes et les enfants, et le personnel humanitaire», a-t-il également lancé.

Outre-manche, Boris Johnson s’est dit «consterné par les horribles événements en Ukraine».    Lire la suite »

Vladimir Poutine lance une « opération militaire » en Ukraine

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Le président russe passe à l’offensive, malgré les ultimes efforts diplomatiques des pays occidentaux pour éviter une guerre.

Reuters TV via Reuters Vladimir Poutine annonçant une opération militaire dans le Donbass, dans l’Est de l’Ukraine, à la télévision le 24 février 2022.

INTERNATIONAL – Le président russe Vladimir Poutine a annoncé ce jeudi 24 février une opération militaire en Ukraine pour défendre les séparatistes de l’est du pays, malgré le tollé international et les sanctions infligées par l’Occident.

Le président américain Joe Biden a aussitôt dénoncé une “attaque injustifiée” qui provoquera “des souffrances et pertes de vies humaines”. “Le monde exigera des comptes à la Russie”, a-t-il promis.

Le chef de l’Otan Jens Stoltenberg a condamné une “attaque téméraire et non provoquée” par la Russie. Et à l’ONU, l’Ukraine a demandé à la Russie de “mettre un terme à la guerre”, tandis que la France dénonçait le “mépris” de la Russie à l’égard des Nations unies.

“J’ai pris la décision d’une opération militaire spéciale”, a dit Vladimir Poutine dans une déclaration surprise à la télévision à l’aube, sans préciser si cette intervention se limiterait à l’est de l’Ukraine ou bien si elle serait plus large.

“Nous nous efforcerons d’arriver à une démilitarisation et une dénazification de l’Ukraine”, a dit le maître du Kremlin assis à un bureau en bois sombre, promettant de conduire “au tribunal ceux qui ont commis de nombreux crimes, responsables de l’effusion de sang de civils, notamment des citoyens russes”.

“Nous n’avons pas dans nos plans une occupation des territoires ukrainiens, nous ne comptons imposer rien par la force à personne”, a-t-il assuré, appelant les militaires ukrainiens ”à déposer les armes”.

Puis, il s’est adressé à ceux “qui tenteraient d’interférer avec nous (…) ils doivent savoir que la réponse de la Russie sera immédiate et conduira à des conséquences que vous n’avez encore jamais connues”.

Quelques heures plus tôt, le Kremlin avait annoncé que les responsables des “républiques” séparatistes prorusses autoproclamées dans l’est de l’Ukraine avaient demandé l’“aide” de Vladimir Poutine pour “repousser l’agression” ukrainienne.

Lundi, le président russe avait reconnu l’indépendance de ces “républiques” séparatistes de Donetsk et de Lougansk, puis obtenu le lendemain de la chambre haute du Parlement russe son feu vert à un déploiement de forces.

Explosions à Kiev et dans plusieurs grandes villes

Peu après la déclaration nocturne surprise de Vladimir Poutine, au moins deux puissantes explosions ont été entendues à Kiev, dans le centre-ville, et d’autres à Kharkiv et Kramatorsk, dans l’est, à Marioupol, dans le sud, et à Odessa, sur la mer Noire.

L’Ukraine a été attaquée le long des frontières russe et bélarusse, ont déclaré dans un communiqué les gardes-frontières ukrainiens. “La frontière d’Etat ukrainienne a été attaquée par des troupes russes depuis la Russie et le Bélarus”, a indiqué ce communiqué selon lequel les attaques ont notamment été réalisées à l’aide d’“artillerie”.

L’armée russe a assuré viser les sites militaires ukrainiens avec des “armes de haute précision”, ce qu’a semblé reconnaître le président ukrainien en indiquant que la Russie avait effectué des frappes contre des infrastructures militaires et des gardes-frontières ukrainiens. L’ambassadeur de Russie à l’ONU, Vassily Nebenzia, est allé au-delà, affirmant que son pays ciblait “la junte au pouvoir à Kiev”.

Peu après le discours de Vladimir Poutine ce jeudi matin, le prix du baril de pétrole a dépassé les 100 dollars et la Bourse de Hong Kong chutait de plus de 3%.

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Putin orders Russian troops into Ukraine separatist regions

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Russian President Vladimir Putin has signed a decree to send what he is describing as « peacekeeping troops » into the separatist regions of Luhansk and Donetsk. The decision comes after Putin recognized both regions as independent states and described Ukraine as ancient Russian territory. The move could mark a significant escalation amid fears Russia could soon launch a full-scale invasion of Ukraine.

L’Allemagne suspend l’autorisation du projet de gazoduc Nord Stream 2

Après la reconnaissance par Moscou de l’indépendance des Républiques séparatistes prorusses dans l’est de l’Ukraine, le chancelier allemand Olaf Scholz a annoncé mardi la suspension de l’autorisation nécessaire à la mise en service du gazoduc Nord Stream 2. Un peu plus tôt dans la matinée, le président ukrainien Volodymyr Zelensky avait demandé l’arrêt « immédiat » du projet.

Russie, 1000 ans d’histoire russe : l’empire slave