Sahondra Rabenarivo

Jean Louis Andriamifidy reprend les rênes du CSI

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(©orange.mg)

Jean Louis Andriamifidy, ancien directeur général du Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), vient d’être nommé à la présidence du Comité de sauvegarde de l’intégrité (CSI) par le Conseil des ministres. Succédant à Sahondra Rabenarivo, ce magistrat de formation hérite d’un mandat de trois ans, renouvelable une fois. Sa nomination, relevant des pouvoirs discrétionnaires du Président de la République, s’est faite sans procédure de recrutement classique.

Le nouveau président du CSI n’est pas un novice dans le domaine. Son impressionnant curriculum vitae témoigne en effet d’une expertise pointue dans la lutte contre la corruption. De 2014 à 2019, il a dirigé le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), avant de rayonner à l’échelle continentale en présidant le Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption (CCUAC). Durant deux mandats, il a supervisé la mise en œuvre de la convention de l’UA sur la prévention et la lutte contre la corruption. Plus récemment, Jean Louis Andriamifidy a occupé le poste de directeur de cabinet du Président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), fonction qu’il a quittée pour s’engager dans la campagne électorale des législatives 2024.

À la tête du CSI, organisme coordinateur de la lutte anti-corruption et de la promotion de la bonne gouvernance à Madagascar, Jean Louis Andriamifidy fait face à des challenges de taille, dont le suivi de l’application effective de la nouvelle Stratégie Nationale de Lutte Contre la Corruption (SNLCC), ou encore l’évaluation de conformité avec la Convention des Nations unies prévue cette année.

(source: orange.mg)

SNLCC : Mise en place d’un comité de pilotage

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Sahondra Rabenarivo présidente du Comité de sauvegarde de l’intégrité (CSI)

Une communication verbale relative à la présentation de la nouvelle Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) à Madagascar, a été effectuée avant-hier, en conseil des ministres, au titre du ministère de la Justice et du ministère de l’Economie et des Finances.

Bonne gouvernance. La stratégie actuelle étant arrivée à son terme, le conseil des ministres a déjà approuvé le lancement du processus d’élaboration d’une nouvelle SNLCC dans le cadre de la réalisation de la politique générale de l’Etat (PGE) et de la mise en œuvre de la lutte contre la corruption qui figure parmi les composantes de la Bonne gouvernance. Le conseil des ministres a également validé la mise en place d’un comité de pilotage du processus de rédaction de la stratégie, composé de représentants de la Présidence, du gouvernement et du système anti-corruption.

Trois phases. L’élaboration de la SNLCC a suivi une démarche participative et inclusive, incluant le plus grand nombre d’intervenants issus de tous les acteurs aussi bien publics que privés. Le processus s’est décliné en trois phases complémentaires et itératives, à savoir :

  1. Une évaluation et un diagnostic préliminaires de l’efficacité de la stratégie antérieure et un processus d’identification des défis et des blocages à la mise en œuvre efficace et convaincante de la lutte contre la corruption.
  2. Des consultations larges et inclusives dans les six anciens chefs-lieux de province au cours d’une quinzaine d’ateliers thématiques.
  3. Une restitution des travaux et une présentation d’une première ébauche de la stratégie aux parties prenantes ayant participé aux consultations, avant la présentation pour validation en conseil des ministres.

Trois objectifs. « Mettre fin à l’impunité ; propulser l’approche multi-acteurs, les partenariats et les synergies pour démanteler les réseaux de corruption et faire émerger des réseaux vertueux d’acteurs positifs dans la lutte contre la corruption ; promouvoir une culture d’intégrité partagée par tous et rétablir la confiance de la population envers les Institutions de la République ». Tels sont les trois objectifs stratégiques de la nouvelle SNLCC qui sont en parfaite cohérence avec la PGE.

Membres. Après sa validation en conseil des ministres, la nouvelle SNLCC fera l’objet d’une présentation officielle au public, aux partenaires et aux parties prenantes suivie d’une vaste campagne de vulgarisation. Présidé par la présidente du Comité de sauvegarde de l’intégrité (CSI), le comité de pilotage comprend des représentants de la Présidence, en l’occurrence le SGP Adjoint, la directrice des études juridiques (DEJ) qui sont tous les deux des magistrats expérimentés. Sans oublier les autres membres, à savoir,  le DG du Bianco et celui du Samifin.

(source: Recueillis par R.O – Midi M/kara)

Lutte contre la Corruption – La nouvelle stratégie en phase de validation

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La présidente du CSI (au centre), présentera les grandes lignes de la nouvelle stratégie de lutte contre la corruption à valider, ce jour, au CCI Ivato.

Un atelier multi-acteurs, indiqué comme d’envergure nationale, se tient ce jour au CCI Ivato. Les principaux axes et les grandes lignes de la nouvelle stratégie de lutte contre la corruption y seront présentés pour validation.  

Efficacité, effectivité et dissuasion. Ce sont les mots-clés des attentes vis-à-vis de la Nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption (N-SNLCC). Un document dont les principaux axes et les grandes lignes seront présentés ce jour au Centre de conférence internationale (CCI) d’Ivato pour validation.

L’étape de validation se fera donc durant une grande messe à laquelle le comité de pilotage de l’élaboration du document a convié une multitude d’acteurs. L’idée est d’obtenir l’onction de ceux qui seront en première ligne pour la mise en œuvre de cette N-SNLCC. Des représentants des institutions, des départements ministériels, des entités économiques, du secteur privé, des syndicats et associations professionnelles, ou encore de la société civile et des Partenaires techniques et financiers (PTF), devraient ainsi être de la partie.

Ce n’est qu’une fois cette étape de validation faite que le comité de pilotage procédera à la rédaction de la version finale de la N-SNLCC. Les élections communales obligent, il est probable que sa présentation officielle ne se tiendra qu’en début de l’année 2025. La N-SNLCC est appelée à être le tableau de bord qui guidera la conduite de la lutte contre la corruption et des délits connexes durant les dix prochaines années. Elle remplacera la stratégie nationale appliquée depuis 2015, jusqu’en 2025 justement.   Lire la suite »

Lutte contre la Corruption: le CSI à l’Assemblée nationale Tsimbazaza

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Tous les indicateurs sont « dans le rouge ».  Exposé à l’Assemblée de la nouvelle stratégie nationale contre la corruption par Sahondra Rabenarivo, présidente du CSI (Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité)

Lutte contre la Corruption – Le CSI réclame le durcissement de la répression

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Le dialogue que veut engager le CSI sera la dernière étape avant la rédaction de la nouvelle SNLCC.

Les immunités et l’absence d’autorisation de poursuite constituent des blocages dans la répression de la corruption. Le CSI propose des aménagements constitutionnels et législatifs pour renforcer la nouvelle stratégie nationale de lutte contre la corruption, en préparation.

Une mission délicate. C’est ce que compte mener le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI) durant ce mois d’octobre.

Durant une rencontre avec la presse, hier, le Comité a notamment mis l’accent sur un point sur lequel se rejoignent les recommandations des différentes consultations inhérentes au processus d’élaboration de la nouvelle Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC). Il s’agit de la nécessité d’une répression effective, efficace et dissuasive de la corruption et des délits connexes.

La répression qui est justement la raison d’être du Système anti-corruption (SAC), mis en place par la SNLCC en vigueur actuelle et qui est en cours de réforme. Le Bureau indépendant anti-corruption (Bianco), le Service de renseignement financier (Samifin), le Pôle anti-corruption (PAC), ou encore l’Agence de recouvrement des avoirs illicites (Arai), sont les bras armés du SAC.

“Un faible niveau de confiance du public dans une répression effective de la corruption mettant fin à l’impunité : faible niveau de sanctions pénales et disciplinaires, contraintes d’ordres juridiques et opérationnels”. C’est une des faiblesses de la Stratégie actuelle, notées à l’issue des consultations menées ces derniers mois.

Dans l’ensemble, la Stratégie actuelle constitue déjà une base solide pour une lutte efficace contre la corruption. Seulement, des privilèges d’ordre constitutionnel, légal et réglementaire constituent des blocages à une répression impersonnelle et sont des causes d’impunité. Il s’agit des immunités, des privilèges de juridiction, comme la Haute cour de Justice (HCJ), ou encore des privilèges statutaires, à savoir les autorisations de poursuite.

Dialogue

Des poursuites judiciaires, ou même juste des enquêtes préliminaires sont bloquées par des immunités, par l’absence d’autorisation de poursuite, ou l’absence de feu vert parlementaire pour la mise en accusation devant la HCJ. La lenteur. L’application des sanctions attend l’issue de pourvois en cassation qui prennent beaucoup de temps. Ces points faibles sont récurrents dans les rhétoriques des acteurs du SAC à chaque sortie médiatique.

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Nouvelle stratégie anticorruption – Dernier round des consultations régionales à Antananarivo

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Nouvelle stratégie anticorruption - Dernier round des consultations régionales à Antananarivo
(@laverite.mg)

Au tour de la Capitale.

Antananarivo accueille les consultations régionales pour l’élaboration de la nouvelle Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC) à Madagascar. Organisé par le Comité de pilotage, avec le soutien du Programme des Nations Unies pour le Développement (PNUD), cet événement rassemble divers acteurs locaux et régionaux afin de recueillir leurs avis et propositions.

Pendant deux jours, des représentants des autorités locales, du secteur privé, de la société civile, des médias, des universitaires, ainsi que des experts dans des domaines variés échangeront leurs idées et expériences. L’objectif est double : d’une part, dresser un bilan des actions menées contre la corruption au niveau régional, en identifiant les bonnes pratiques et les leçons apprises ; d’autre part, recueillir des recommandations concrètes pour adapter la nouvelle Stratégie aux réalités et  besoins spécifiques de chaque région.

Antananarivo marque la dernière étape d’une série de consultations ayant déjà eu lieu dans les autres capitales provinciales, notamment à Mahajanga (20-21 août), Toamasina (27-28 août), Fianarantsoa (29-30 août), Toliara (03-04 septembre) et Antsiranana (03-04 septembre). Ces échanges régionaux sont cruciaux pour garantir une stratégie inclusive et adaptée aux particularités locales.

Après ces consultations, des ateliers thématiques se tiendront du 23 septembre au 15 octobre 2024, avec un focus sur des sujets clés comme les litiges fonciers, les ressources minières, l’application des sanctions, la gestion des finances publiques ou encore les droits de l’homme. Un atelier national, prévu pour le 24 octobre 2024 à Antananarivo, permettra de valider la nouvelle Stratégie nationale de lutte contre la corruption.

L’annonce officielle de cette nouvelle Stratégie interviendra lors de la Journée internationale de lutte contre la corruption, le 9 décembre 2024.

(source: L.A. – laverite.mg)


Résidence de France : Sahondra Rabenarivo décorée de la légion d’honneur

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La présidente du Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité (CSI), Sahondra Rabenarivo, a été décorée, hier, à la Résidence de France, de la légion d’honneur.

Sahondra Rabenarivo a retracé son parcours professionnel et familial.

C’est L’ambassadeur de France à Madagascar, SEM Arnaud Guillois, qui lui a remis cette haute distinction. Des membres de la famille, de hautes personnalités et des amis ont honoré de leur présence cette cérémonie. Lors de son intervention, elle a souligné que le travail était dans son ADN. C’est pour dire l’importance qu’elle accorde au travail. Au cours d’une brève interview, elle déclare : « J’étais éblouie et prise de panique », tout en soulignant au passage « cela dépasse mes mérites personnels ». Toutefois, elle a fait savoir « Je suis très honorée, c’est tout un parcours de vie ». Ce fut aussi une occasion pour la récipiendaire de retracer son parcours professionnel.

(source: Dominique R.  – Modo M/kara)

Kolikoly: paikadim-pirenena vaovao

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Manomboka ny famolavolana tarihan-dRamatoa Sahondra Rabenarivo Filohan’ny CSI (Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité). Entanina handray anjara ny Masoivoho vahiny sy ireo PTF.

Sahondra Rabenarivo, Filohan’ny CSI: « ny Fanjakana no sakana tsy hahatrarana ny tanjona »

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Entitra sy mahitsy ny tatitra nataon’ny Filohan’ny Komity Mitandro ny Fahitsiana (Comité pour la Sauvegarde de l’Intégrité – CSI), Ramatoa Sahondra Rabenarivo::  Mihisatra ny fanatanterahana ny ady atao ka tsy tratra ny tanjona. « Ny Fanjakana irery no tena « tsy mi-adhérer » amin’ny paik’ady ankehitriny » (mikasika ny ady amin’ny kolikoly). Misy dingana fanovana kasaina  hapetraka mialohan’ny volana Desambra 2024, araka ny fanazavany.


Lutte contre la corruption à Madagascar – Le CSI pointe du doigt les blocages institutionnels

Dans son rapport annuel présenté hier depuis ses nouveaux locaux à l’immeuble ARTEC à Andohatapenaka, le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI) a dressé un tableau préoccupant de la situation de la lutte contre la corruption à Madagascar pour l’année 2023. Malgré les efforts déployés pour renforcer les capacités du pays dans la lutte contre la corruption et le blanchiment de capitaux, les signaux émis par les indicateurs internationaux révèlent une stagnation.

Le CSI souligne plusieurs initiatives entreprises telles que le développement des dispositifs internes de lutte contre la corruption au sein des ministères et institutions, le renforcement du cadre juridique en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, et l’opérationnalisation progressive de l’Agence de recouvrement des avoirs illicites. Cependant, des facteurs internes, notamment les blocages institutionnels, entravent significativement les progrès.

Le CSI pointe du doigt la lenteur dans l’élaboration des lois et des textes nécessaires. Ces blocages institutionnels sont également exacerbés par des lacunes dans le système judiciaire, comme l’absence de fonctionnement optimal des Pôles anti-corruption et les retards dans la nomination des juges. Le cas des poursuites de hauts responsables étatiques auprès de la Haute Cour de justice, dont les dossiers sont bloqués au niveau de l’Assemblée nationale, a aussi été évoqué par la présidente du CSI, Sahondra Rabenarivo.

Le rapport met en lumière la nécessité urgente d’actions pour surmonter ces obstacles institutionnels. Il appelle à une optimisation des voies et moyens offerts par la coopération internationale, à lever les limites du cadre de confiscation des avoirs illicites, et à pallier les difficultés dans la mise en place du système d’identification des bénéficiaires effectifs. Le CSI souligne également l’importance d’approches sectorielles et multi-acteurs dans la lutte contre la corruption.

(source: laverite.mg)