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« Shylock » : Quelle est cette référence antisémite utilisée par Trump pour défendre sa loi budgétaire

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La loi budgétaire de Donald Trump a été promulguée ce vendredi, après le blocage d’une partie des Républicains au Congrès.

CHIP SOMODEVILLA / Getty Images via AFP Pour défendre sa loi budgétaire, Donald Trump a utilisé l’expression « Shylock », considérée comme antisémite.

ÉTATS-UNIS – Nouvelle polémique pour le président américain. Donald Trump est accusé d’avoir utilisé une expression à caractère antisémite lors d’un meeting jeudi 3 juillet, dans l’Iowa, afin de défendre sa « belle et grande loi » budgétaire, qu’il a promulguée le lendemain.

« Pas de taxe sur la mort. Pas de taxe sur les successions. Pas besoin d’aller voir les banques et d’emprunter auprès, dans certains cas, d’un bon banquier et dans d’autres, de Shylocks », a déclaré le président américain lors de ce discours. Une sortie qui lui a valu de vives critiques et des accusations d’antisémitisme.

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En Allemagne, les députés adoptent une résolution contre l’antisémitisme liant la protection des juifs à la défense d’Israël

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La définition de l’antisémitisme figurant dans le texte a soulevé des débats dans une partie du monde académique, culturel et associatif.

Le Bundestag, à Berlin, le 7 novembre 2024. LIESA JOHANNSSEN / REUTERS

En pleine crise politique, les députés allemands ont adopté à une large majorité, jeudi 7 novembre, une résolution contre l’antisémitisme au terme de plus d’un an de débats. Proposé par les groupes parlementaires du SPD (sociaux-démocrates), de la CDU-CSU (conservateurs), du FDP (libéraux) et des Verts dans le sillage de l’attaque commise par le Hamas en Israël le 7 octobre 2023, ce texte se voulait à l’origine un simple message de soutien déclaratif aux juifs d’Allemagne. Mais il s’est vite enlisé dans des débats portant sur la définition de l’antisémitisme et sur les mesures répressives proposées pour le combattre, ratant au bout du compte en partie son objectif. Prévu pour l’été, puis pour le premier anniversaire du 7-Octobre, il a finalement été conclu à temps pour le 9 novembre, date du grand pogrom antisémite de 1938 connu sous le nom de Nuit de cristal.

Au cœur des discussions figurait la définition de l’antisémitisme proposée par le texte, jugée glissante par une partie du monde académique, culturel et associatif, où l’on craint une entrave à la liberté d’expression concernant l’Etat d’Israël. La résolution s’appuie en effet sur la définition de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA) selon laquelle, entre autres, « l’antisémitisme peut se manifester par des attaques à l’encontre de l’Etat d’Israël lorsqu’il est perçu comme une collectivité juive. Cependant, critiquer Israël comme on critiquerait tout autre Etat ne peut pas être considéré comme de l’antisémitisme ».

Cette définition fait l’objet de débats au motif qu’elle considère la critique d’Israël comme de l’antisémitisme. « Les définitions ne sont pas des vérités ultimes, mais des instruments de travail », affirme la rectrice du Collège scientifique de Berlin, Barbara Stollberg-Rilinger, qui s’est exprimée dans différents médias depuis un an, notamment après que le Land de Berlin a entrepris de conditionner ses financements à une profession de foi contre l’antisémitisme reprenant cette même définition. Or, à ses yeux, celle-ci est vague, ce qui la rend « incroyablement vulnérable aux abus ». L’accusation d’antisémitisme est « un excellent moyen de réduire au silence et de diffamer les opposants politiques », juge l’historienne.

« L’Etat ne peut pas faire autorité en la matière »

Un groupe de juristes et de chercheurs a tenté de remédier aux lacunes de la résolution du Bundestag en formulant, fin octobre, une série de propositions dans le journal Frankfurter Allgemeine Zeitung. « La définition exacte de l’antisémitisme et les situations dans lesquelles il se manifeste font l’objet d’une réflexion scientifique et sociale permanente ; l’Etat ne peut pas faire autorité en la matière », soulignent-ils, invitant à utiliser la définition de l’IHRA comme une « orientation » et à plutôt promouvoir le financement « de chaires de recherche sur la Shoah et d’études sur le Proche-Orient ».

(source: lemonde.fr)

Washington rejette les propos de Lula comparant l’offensive israélienne contre le Hamas à la Shoah

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Les déclarations du président brésilien ont provoqué une crise diplomatique, Lula étant désormais « persona non grata » en Israël

L’ancien président brésilien Luiz Inacio Lula Da Silva au 12e Congrès du Syndicat des travailleurs brésiliens (CUT) à Belo Horizonte, au Brésil, le 28 août 2015. (Crédit : AFP/Douglas Magno)

Les Etats-Unis ont désapprouvé mardi les déclarations du président brésilien Lula comparant la guerre israélienne à Gaza à la Shoah, alors que le secrétaire d’Etat Antony Blinken se rend au Brésil dans le cadre d’une tournée sud-américaine.

« Bien sûr nous ne sommes pas d’accord avec ces déclarations. Nous avons été très clairs sur le fait que nous ne pensons pas qu’un génocide soit commis à Gaza », a déclaré à la presse le porte-parole du département d’Etat, Matthew Miller.

Les déclarations du président brésilien ont provoqué une crise diplomatique, Lula étant désormais « persona non grata » en Israël, dont l’ambassadeur a été convoqué par le gouvernement de Brasilia.

« Ce qui se passe dans la bande de Gaza n’est pas une guerre, c’est un génocide », avait déclaré Lula à la presse depuis Addis Abeba, en Ethiopie, où il assistait à un sommet de l’Union africaine.

Ces déclarations sont les plus virulentes jamais formulées sur le conflit en cours entre Israël et le groupe terroriste islamiste palestinien Hamas par Lula, éminente voix du Sud dont le pays assure actuellement la présidence tournante du G20.

Le Hamas a salué dans les propos de Lula « une description exacte de ce que (son) peuple subit » à Gaza, qui révèle « l’énormité du crime » commis par Israël.

Le président brésilien de gauche, âgé de 78 ans, avait condamné l’attaque du 7 octobre du Hamas en la qualifiant d’acte « terroriste ». Mais il s’est depuis lors montré très critique à l’égard de la campagne militaire de représailles d’Israël.

La guerre à Gaza a éclaté lorsque le Hamas a envoyé 3 000 terroristes armés en Israël, le 7 octobre, pour mener une attaque brutale au cours de laquelle ils ont tué près de 1 200 personnes. Les terroristes ont également pris en otage 253 personnes, pour la plupart des civils, et les ont emmenées à Gaza. Israël a réagi en lançant une campagne militaire dont l’objectif vise à détruire le Hamas, à l’écarter du pouvoir à Gaza et à libérer les otages.

Plus de 29 000 personnes seraient mortes à Gaza depuis le début de la guerre, selon le ministère de la Santé dirigé par les terroristes du Hamas. Les chiffres publiés par le groupe terroriste sont invérifiables, et ils incluraient ses propres terroristes et hommes armés, tués en Israël et à Gaza, et les civils tués par les centaines de roquettes tirées par les groupes terroristes qui retombent à l’intérieur de la bande de Gaza. L’armée israélienne affirme avoir tué plus de 12 000 membres du groupe terroriste à Gaza, en plus d’un millier terroristes à l’intérieur d’Israël le 7 octobre.

(source: fr.timesofisrael.com)

1941-1945: Que savait-on de la « Shoah » ?

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La Shoah (dico), entreprise d’extermination systématique des Juifs d’Europe, a été menée par les nazis de 1941 à 1945 sans qu’il en fut jamais fait état dans les déclarations publiques et les documents écrits. Malgré cela, elle n’a pas échappé dès son commencement à la vigilance de quelques observateurs de bonne volonté ainsi qu’aux représentants de la Croix-Rouge.

– Le gouvernement britannique savait…

Dès 1941, grâce à la machine Enigma qui leur a permis de casser les codes secrets de la Wehrmacht, les Alliés sont informés que les Allemands massacrent d’innombrables civils dans les zones soviétiques soumises à leur joug. Ils restent discrets sur leurs informations pour ne pas dévoiler leurs sources. Winston Churchill, Premier ministre du Royaume-Uni, n’en lance pas moins un avertissement aux nazis dans son discours à la Nation du 24 août 1941 : « Depuis les invasions mongoles au XIIe siècle, on n’a jamais assisté en Europe à des pratiques d’assassinat méthodique et sans pitié à une pareille échelle. Nous sommes en présence d’un crime sans nom (…). Quand sonnera l’heure de la libération de l’Europe, l’heure sonnera aussi du châtiment ».

À ce moment-là, il est encore difficile pour les Britanniques de faire la différence entre le crime de guerre et le crime de « génocide » (le mot n’existe pas encore). En effet, les victimes, massacrées à la mitrailleuse dans des fosses communes (la « Shoah par balles »), sont désignées par les Allemands comme des saboteurs juifs, des bolcheviks ou des partisans. Mais, après le discours du 24 août 1941, les renseignements adressés au gouvernement britannique laissent de moins en moins de doutes sur la volonté nazie d’exterminer la population juive.

– La presse anglo-saxonne savait…

À l’automne 1941, ne sachant que faire des millions de Juifs tombés sous leur coupe dans les territoires conquis à l’Est, les Allemands mettent en place les premiers camps d’extermination dans le cadre de l’opération Reinhardt. C’est Chelmno en décembre pour recevoir les Juifs du ghetto de Lodz, puis Belzec (mars 1942), Sobibor (mai 1942) et Treblinka II (juillet 1942) pour les Juifs des ghettos du Gouvernement Général (Pologne centrale).

Dans son numéro du 25 juin 1942 et les suivants, le Daily Telegraph de Londres publie une série d’articles incendiaires. Le premier révèle : « Plus de 700 000 Juifs polonais ont été exterminés par les Allemands dans le plus grand massacre de tous les temps ».

Ces informations sont reprises par le New York Times et suscitent des manifestations de protestation à New York. Elles proviennent d’une dépêche reçue par Samuel Zygelbojm, membre du Conseil national polonais de Londres. Meurtri par l’indifférence de l’opinion publique, celui-ci se suicidera le 12 mai 1943 (« Puisse ma mort être un cri contre l’indifférence avec laquelle le monde regarde la destruction du monde juif et ne fait rien pour l’arrêter »).

(sourec: herodote.net)

Faisant fi du négationnisme régional, la Shoah intègre le programme scolaire des EAU

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Les ministères émiratis travaillent avec Yad Vashem et le groupe de veille IMPACT-se basé à Londres pour élaborer du matériel destiné aux écoles primaires et secondaires.

‘ambassadeur d’Israël aux Émirats arabes unis, Eitan Naeh, à droite, et l’ambassadeur d’Allemagne aux Émirats, Peter Fischer, deuxième à droite, assistent à une cérémonie à la bougie lors d’une exposition commémorant la Shoah juive à Dubaï, aux Émirats arabes unis, le 26 mai 2021. (Crédit : Kamran Jebreili/AP)

DUBAI – Les Émirats arabes unis ont pris des mesures importantes pour combattre le phénomène régional de négation de la Shoah dans la foulée des Accords d’Abraham de 2020 qui ont permis de normaliser leurs relations avec Israël.

Autrefois totalement absent du matériel scolaire des enfants des Émirats – où Israël ne figurait par ailleurs ni sur les cartes du monde ni sur les globes terrestres -, la Shoah devrait dorénavant faire partie intégrante du programme scolaire, le pays du Golfe cherchant à se positionner comme un faiseur de paix régional.

L’année dernière, la première exposition commémorative de la Shoah de la région a été inaugurée à Dubaï, quelques mois seulement après que les accords négociés par les États-Unis ont mis fin à une impasse de plus de 70 ans entre Israël et les Émirats

Depuis lors, sept survivants de la Shoah ont été invités dans le pays pour témoigner des horreurs du génocide nazi, notamment Eve Kugler, 91 ans, originaire d’Allemagne, qui a pris la parole au début du mois à l’occasion de l’anniversaire de la Nuit de Cristal, le pogrom du 9 novembre 1938 en Allemagne.

L’Institute for Monitoring Peace and Cultural Tolerance in School Education (IMPACT-se), basé à Tel Aviv et à Londres, a collaboré avec le ministère de l’Éducation des Émirats afin d’élaborer les nouveaux programmes, qui s’adresseront aux enfants des écoles primaires et secondaires.

Marcus Sheff, directeur général d’IMPACT-se, a déclaré que les programmes des Émirats étaient déjà bien plus avancés que ceux des autres pays de la région, car ils ne contiennent « aucune trace de haine », ni d’antisémitisme, et « reconnaissent la place historique du judaïsme dans le monde arabe »..

Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem, a également travaillé avec le ministère de la Culture et de la Jeunesse des Émirats arabes unis sur l’élaboration de programmes d’études. Il partagera une grande partie de son contenu arabe et contribuera à l’élaboration de nouveaux matériels pour les Émirats.

« La négation de la Shoah dans le monde arabo-musulman a été un défi historique pour nous… mais ces développements importants sont le signe d’un changement qui a été amorcé au Maroc, où la Shoah a commencé à être abordée plus ouvertement », a déclaré Robert Rosette, historien principal au International Institute for Shoah Research de Yad Vashem. Lire la suite »

Colonialisme : l’Allemagne reconnaît avoir commis « un génocide » en Namibie

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Berlin va verser au pays plus d’un milliard d’euros d’aides au développement. Au moins 60 000 Herero et environ 10 000 Nama perdirent la vie entre 1904 et 1908 pendant la colonisation du territoire.

« Nous qualifierons maintenant officiellement ces événements pour ce qu’ils sont du point de vue d’aujourd’hui : un génocide », a déclaré le ministre des affaires étrangères allemand, Heiko Maas, dans un communiqué.

Un crâne humain, appartenant au peuple Herero ou Nama, exposé lors d’une cérémonie à l’hôpital de la Charité de Berlin, le 30 septembre 2011. TOBIAS SCHWARZ / REUTERS

Il salue dans cette déclaration la conclusion d’un « accord » avec la Namibie après plus de cinq ans d’âpres négociations sur les événements survenus dans ce territoire africain colonisé par l’Allemagne entre 1884 et 1915. Les colons allemands avaient tué des dizaines de milliers d’Herero et de Nama dans des massacres commis entre 1904 et 1908, considérés par de nombreux historiens comme le premier génocide du XXe siècle.

« A la lumière de la responsabilité historique et morale de l’Allemagne, nous allons demander pardon à la Namibie et aux descendants des victimes » pour les « atrocités » commises, a poursuivi le ministre. Dans un « geste de reconnaissance des immenses souffrances infligées aux victimes », le pays européen va soutenir la « reconstruction et le développement » en Namibie par un programme financier de 1,1 milliard d’euros, a-t-il ajouté.

Pas un dédommagement juridique

Il précise qu’il ne s’agit pas de dédommagements sur une base juridique, et que cette reconnaissance n’ouvre la voie à aucune « demande légale d’indemnisation ». Cette somme sera versée sur une période de trente ans, selon des sources proches des négociations, et doit profiter en priorité aux descendants de ces deux populations.

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Herero décharnés retrouvés dans le désert. © Coll. J-B. Gewald / Courtesy of Vereinigte Evangelische Mission Archiv, Wuppertal.DR.
Femmes herero faisant la lessive dans le camp de concentration de Swakopmund. Vers 1906. © Coll. J-B. Gewald / Courtesy of National Archives of Namibia.

(source: memorialdelashoah.org/archives-et-documentation)

 

Klaus Barbie: l’ancien NAZI piégé par un journaliste en pleine interview

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Le 3 février 1972, le journaliste français Ladislas de Hoyos piège en pleine interview Klaus Barbie, ancien nazi notoire, caché sous le nom de Klaus Altmann, qui a trouvé refuge en Bolivie depuis plus de 25 ans. Découvrez l’histoire de la traque et de l’arrestation de Klaus Barbie, l’ex nazi le plus recherché de France.