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ENAM Androhibe – Les administrateurs civils cogitent sur la refondation de l’État

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Cinq axes de réforme. C’est sur ces points que les administrateurs civils ont cogité durant les assises qu’ils ont organisées, hier, à l’École nationale d’administration de Madagascar (ENAM), à Androhibe.

Solofotahina Lalaina Rakotondramanana, président du Syndicat national des administrateurs civils, face à la presse, hier.

Ces assises sont organisées « pour synthétiser les idées collectées durant des concertations régionales depuis un mois. Le but étant d’émettre des recommandations à présenter lors de la concertation nationale», selon les explications de Solofotahina Lalaina Rakotondramanana, président du Syndicat national des administrateurs civils (Synad). Le premier point sur lequel ces hauts commis de l’État se sont penchés porte sur la forme de l’État.

En partant des débats sur le choix entre un État unitaire et un État fédéral, « nous allons décortiquer les points forts, les faiblesses, les opportunités et les menaces de chaque forme d’État », ajoute le président du Synad. L’autre axe d’étude concerne la réforme du cadre juridique et structurel des élections.

Textes obsolètes

Outre l’administration territoriale, l’administration électorale figure également dans la formation des administrateurs civils. Les représentants de l’État sont aussi des acteurs de l’organisation des processus électoraux.

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SYNAD: mila haverina ny Fampiarana ny Lalàna velona sy ny Lalàm-panorenana

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Nitaona ny Administratera sivily rehetra ity sendika an-dry zareo ity (SYNAD) mba tsy anao Fiandaniana eo amin’ny fitantanan-draharaham-panjakana, fa hampiasa araka ny tokony ho izy ireo Lalàna velona eto amin’ny Firenena.

Miantso ny Praiminisitra koa izy hanao fampahatsiahivana (rappel à l’ordre) ho an’ireo tompon’andraiki-panjakana.

Manifestations politiques : Le SYNAD interpelle les préfets et les chefs de districts

Après des décisions controversées prises par les administrateurs civils et les autorités locales sur l’organisation de meetings politiques, le SYNAD veut jouer la carte de la neutralité.

 

 « Tous les partis politiques remplissant les conditions exigées par la loi devront avoir l’autorisation d’organiser des meeting politiques », a affirmé Paolo Emilio Raholinarivo Solonavalona, président du Syndicat National des Administrateurs Civils (SYNAD) durant une conférence de presse à Mahamasina, hier. Et cela, en réaction aux décisions prises par les administrateurs civils et les autorités locales lors des meetings politiques organisés par l’opposition et le parti de la majorité. Si pour le premier, deux manifestations politiques n’ont pas eu d’autorisation ; pour le second, ce n’était pas le cas. Au contraire, le parti a pu organiser ses meetings sans aucun obstacle.

Les chefs de districts, qui sont des administrateurs civils, ont toujours été tenus responsables de ces décisions et de ces traitements jugés inégalitaires. Les responsables du parti Tiako i Madagasikara ont même critiqué ouvertement le chef de district de Soavinandriana après l’interdiction de la redynamisation que le parti devait organiser le dimanche 16 mai. Le TIM a crié à la non neutralité de l’administration face à l’autorisation d’un meeting politique du parti Tanora malaGasy Vonona (TGV) au même endroit le 15 mai, c’est-à-dire un jour avant celui du parti adverse. Face à cette situation, le président du SYNAD interpelle les administrateurs civils à prendre des décisions impartiales. « Les administrateurs civils devraient revenir à l’application stricto sensu de la loi ainsi qu’à leur neutralité », a-t-il ajouté.

Responsables

Parmi les situations inconfortables relevées par le SYNAD, hier, figurent les relations entre les administrateurs civils et certains responsables locaux. « Le SYNAD condamne les autorités locales qui ne donnent pas l’autorisation aux partis politiques remplissant les conditions exigées par la loi pour organiser des manifestations politiques », a souligné Paolo Emilio Raholinarivo Solonavalona. Et lui de continuer que « selon les consignes décidées par les membres du SYNAD, tous les partis politiques remplissant les conditions exigées par la loi devraient avoir l’autorisation d’organiser des rassemblements politiques ».

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