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Le président tunisien, Kaïs Saïed, s’oppose au nouveau pacte migratoire de l’Union européenne

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« La Tunisie refuse d’être un pays de transit ou un lieu d’établissement », a déclaré le chef de l’Etat, alors que Bruxelles veut pouvoir y renvoyer des migrants d’autres nationalités.

Le président tunisien, Kaïs Saïed, rencontre des migrants subsahariens, à Sfax, le 10 juin 2023. – / AFP

« La Tunisie n’est garante que de ses propres frontières », a déclaré, mercredi 14 juin, le président Kaïs Saïed à l’issue d’un entretien téléphonique avec Charles Michel, le président du Conseil européen. Cette déclaration intervient à la suite de la visite effectuée le dimanche précédent à Tunis par la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, accompagnée de la présidente du Conseil italien, Giorgia Meloni, et du premier ministre néerlandais, Mark Rutte.

Lors de cette visite, la deuxième dans le pays pour la dirigeante italienne en moins de cinq jours, la question d’un accord entre l’Union européenne (UE) et la Tunisie sur le contrôle des flux migratoires vers l’Europe a été posée. La Commission a annoncé le déblocage de 105 millions d’euros pour lutter contre les passeurs, investir dans l’équipement des gardes-côtes ou faciliter les procédures de rapatriement.

Si Tunis collabore officiellement avec Rome depuis 2011 pour permettre le rapatriement de migrants irréguliers tunisiens, le nouveau pacte de l’UE est susceptible de lui imposer la réadmission de migrants y ayant seulement transité. La possibilité de renvoyer des demandeurs d’asile vers un « pays tiers sûr » est prévue dans l’accord obtenu le 8 juin, sous la pression de l’Italie, entre les ministres de l’intérieur des 27 Etats membres de l’UE, dans le cadre du « pacte sur la migration et l’asile ».

Les « diktats » du FMI

Ursula von der Leyen avait annoncé dimanche qu’un protocole d’entente entre la Tunisie et l’UE devrait être signé avant la fin du mois pour être discuté lors du prochain Conseil européen, prévu les 29 et 30 juin, sans que le contenu des négociations n’ait été communiqué. « La Tunisie refuse d’être un pays de transit ou un lieu d’établissement », a rétorqué Kaïs Saïed mercredi, estimant que « le phénomène de la migration ne peut être abordé qu’en éliminant les causes et non en se limitant au traitement des conséquences »

Parmi les annonces faites par la présidente de la Commission, 900 millions d’euros d’assistance financière devraient être débloqués à condition que la Tunisie parvienne à trouver un accord avec le Fonds monétaire international (FMI) sur un prêt de 1,9 milliard de dollars (1,75 milliard d’euros). L’exécution de cet accord acté depuis octobre 2022 a été reportée à la suite du refus de Kaïs Saïed de se plier aux « diktats » imposés par l’institution financière.

« Les accords de Bretton Woods ne sont pas une fatalité et les diktats [du FMI] ne sont pas acceptables, car s’ils étaient appliqués comme ils l’ont été en 1984, ils menaceraient la paix sociale », a-t-il réitéré lors de son entretien avec Charles Michel (selon le communiqué publié par la présidence tunisienne), en référence aux révoltes du pain qui ont éclaté en janvier 1984 à la suite d’un accord avec le FMI pour augmenter le prix du pain et des produits céréaliers.

La mort plutôt que « l’aumône »
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L’UE propose à la Tunisie jusqu’à plus d’un milliard d’euros à long terme

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La Première ministre italienne, Giorgia Meloni, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le président tunisien, Kaïs Saïed, et le Premier ministre néerlandais, Mark Rutte, se rencontrent à Tunis, le dimanche 11 juin 2023. © Bureau de la Première ministre italienne via AP

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, en visite à Tunis dimanche, accompagnée de la cheffe du gouvernement italien et du Premier ministre néerlandais, a proposé un « renforcement du partenariat » avec la Tunisie. Ce plan inclut un soutien à la lutte contre l’immigration clandestine, avec une aide financière immédiate de 150 millions d’euros pouvant atteindre 900 millions d’euros à long terme.

L’Union européenne a proposé, dimanche 11 juin, un « renforcement du partenariat » avec la Tunisie comprenant une aide financière à long terme pouvant atteindre 900 millions d’euros et une aide immédiate supplémentaire de 150 millions d’euros à ce pays très endetté.

La présidente de la Commission européenneUrsula von der Leyen, en visite à Tunis, a indiqué avoir proposé ce programme en cinq points, incluant également un soutien financier à la lutte contre l‘immigration clandestine, au président Kaïs Saïed. Elle a souhaité la signature d’un accord entre la Tunisie et l’UE d’ici au prochain sommet européen à la fin du mois.

« Il est de notre intérêt commun de renforcer notre relation et d’investir dans la stabilité et la prospérité, c’est pour cela que nous sommes là », a déclaré Ursula von der Leyen, disant agir au nom de la « Team Europe ». Elle était accompagnée dans sa visite par les Premiers ministres d’Italie, Giorgia Meloni, et des Pays-Bas, Mark Rutte.

Plus d’un milliard d’euros à long terme

Rappelant que l’Union européenne est le « premier partenaire commercial et premier investisseur » en Tunisie, elle a rappelé que l’Europe a « soutenu le parcours de la Tunisie dans la démocratie depuis 2011 (et la Révolution qui a renversé le dictateur Zine El Abidine Ben Ali, NDLR), une route longue et difficile ».

Les propositions en cinq points de l’Union européenne à la Tunisie, qui vont faire l’objet de négociations ultérieures, prévoient « une assistance macro-financière pouvant aller jusqu’à 900 millions d’euros dès que les accords nécessaires auront été conclus ».

« Nous pourrions fournir une aide supplémentaire de 150 millions d’euros à injecter dès maintenant dans le budget », a ajouté Ursula von der Leyen.

Le programme en cinq points proposé par l’UE prévoit un renforcement des investissements en Tunisie, notamment en soutien au secteur numérique, des investissements dans l’exportation par la Tunisie d’énergies renouvelables et l’extension du programme européen d’échanges d’étudiants Erasmus à la Tunisie.

L’un des autres volets proposés par Bruxelles concerne la lutte contre le « business cynique » de l’immigration clandestine, pour laquelle l’UE fournira « cette année à la Tunisie 100 millions d’euros pour le contrôle de ses frontières, la recherche et sauvetage » de migrants, a indiqué Ursula von der Leyen.

Grave crise économique

La Tunisie est étranglée financièrement par une dette d’environ 80 % de son PIB et ne peut plus emprunter à l’étranger, ce qui entraîne des pénuries récurrentes de certains produits de base, comme la farine, le sucre et le riz, achetés et importés par l’État.

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Pologne: la Cour constitutionnelle au cœur du bras de fer avec l’Union européenne

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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a conditionné le déblocage des subventions, à la mise en œuvre par Varsovie de réformes garantissant l’indépendance de la justice et l’État de droit en Pologne. KENZO TRIBOUILLARD/AFP

DÉCRYPTAGE – Bruxelles bloque toujours 35 milliards de subventions à cause des intrigues juridico-politiques du PiS, le parti au pouvoir.

Pour percevoir les fonds issus du plan de relance européen, Varsovie doit mettre en œuvre des réformes demandées par Bruxelles. Le gouvernement nationaliste-conservateur polonais de Droit et Justice (PiS) s’est vu prier de faire des efforts en matière d’indépendance de la justice et d’État de droit, un volet qui s’est sensiblement dégradé depuis l’arrivée au pouvoir de cette formation en 2015. «La Pologne devra démontrer que ces étapes ont été franchies avant qu’un quelconque versement (de fonds) puisse avoir lieu», écrivait la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, le 17 mai 2022.

L’adoption du projet de réforme modifiant le fonctionnement de la Cour constitutionelle polonaise apparaît comme l’ultime obstacle à lever. Or, depuis des mois, cette réforme est devenue un feuilleton politique qui suscite l’exaspération de la société polonaise.

À l’origine, le texte est le fruit de négociations, qui ont abouti en décembre 2022, entre le ministre polonais…

(source: lefigaro.fr)

Etat de droit : la Cour de Luxembourg juge illégale la réforme de la justice polonaise

La décision du lundi clôt un parcours judiciaire engagé entre les instances européennes et Varsovie en 2021.

Comment les entreprises polluantes ont transformé les quotas gratuits de CO₂ en un marché de plusieurs milliards d’euros

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« Droits à polluer » (1/2). Alors que l’Union européenne renforce ses objectifs de décarbonation pour 2030, les cimentiers et les sidérurgistes ont utilisé le système d’aide communautaire pour gonfler leurs profits.

A Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône), une usine d’ArcelorMittal a adopté un plan visant à réduire jusqu’à 35 % son empreinte carbone d’ici à 2030. Ici le 22 février 2023. CHRISTOPHE SIMON / AFP

C’est une histoire de trente ans qui se chiffre en milliards d’euros. Trente longues années qui ne resteront pas dans les annales de l’Union européenne (UE) comme étant les plus glorieuses dans sa lutte contre le réchauffement climatique. Trois décennies au cours desquelles les industries les plus polluantes du Vieux Continent – l’acier, le ciment, le pétrole, l’aluminium et d’autres – auront reçu gratuitement des quotas d’émissions de CO2, sortes de « droits à polluer » supposés être réduits dans le temps, afin de les inciter à réduire leurs émissions de gaz à effet de serre.

Or, le dispositif a rapidement été détourné de son objet pour devenir un outil financier permettant à ses bénéficiaires d’augmenter leurs profits, grâce à la revente de ces quotas. Rien qu’entre 2013 et 2021, estime le Fonds mondial pour la nature, les plus grosses industries émettrices ont empoché 98,5 milliards d’euros et n’ont consacré qu’un quart de cette somme (25 milliards d’euros) à l’action climatique. Le système des quotas gratuits, lancé le 1er janvier 2005 et toujours en vigueur, est appelé à disparaître en 2034. Lire la suite »

Iran: nouvelles sanctions de l’UE contre les Gardiens de la Révolution

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Les ministres des Affaires étrangères de l’UE ont inscrit sur leur liste noire « l’IRCG Cooperative Foundation », chargée des investissements au sein des Gardiens de la Révolution

Le siège de l’Union européenne à Bruxelles (Crédit : AP Photo/Virginia Mayo)

L’Union européenne a renforcé lundi ses sanctions contre les Gardiens de la Révolution, l’armée idéologique de la République islamique d’Iran, en raison de la répression des manifestations déclenchées par la mort de Mahsa Amini.

Les ministres des Affaire étrangères de l’UE ont inscrit sur leur liste noire « l’IRCG Cooperative Foundation », l’organe chargé des investissements au sein des Gardiens de la Révolution.

La sanction permet de geler les avoirs détenus par la fondation dans l’UE et de lui interdire tout financement.

L’UE a également sanctionné la « Student Basij Organisation (SBO) », branche de l’organisation Bassidj accusée de mener une répression violente sur les campus des universités.

Trois militaires et un magistrat, le procureur de Sirjan Moshen Nikvarz, considéré comme responsable de plusieurs arrestations d’avocats et de condamnations à mort, ont par ailleurs été interdits dans l’UE.

C’est la huitième salve de sanctions ciblées contre l’Iran décidée par les 27 depuis la mort le 16 septembre dernier de Mahsa Amini, une Kurde iranienne de 22 ans, décédée après son arrestation par la police des moeurs pour infraction au code vestimentaire.

Les mesures restrictives européennes s’appliquent désormais à 217 personnes et 37 entités en Iran.

Créés en 1979 après la victoire de la révolution contre le pouvoir du Chah, les Gardiens (« Sepah-é Pasdaran » en persan) disposent de forces terrestres, navales et aériennes avec des effectifs évalués à plus de 120.000 hommes.

Les Gardiens supervisent le Bassidj (corps de volontaires islamistes), qui a été déployé face aux manifestations déclenchées par la mort de Mahsa Amini.

(source: fr.timesofisrael.com)

L’Union européenne affiche son unité avant le G7 au Japon

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La présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, et le président du Conseil européen, Charles Michel, ont présenté leurs priorités pour cette rencontre.

Les eurodéputés valident la ratification par l’UE de la Convention d’Istanbul

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Droits des femmes : l’UE va adhérer à la Convention d’Istanbul

A Budapest, un flashmob contre la politique du gouvernement hongrois à l'égard des femmes, le 23 novembre 2018.

A Budapest, un flashmob contre la politique du gouvernement hongrois à l’égard des femmes, le 23 novembre 2018.© Attila Kisbenedek

Les eurodéputés ont approuvé mercredi l’adhésion de l’Union européenne à la Convention d’Istanbul réprimant les violences contre les femmes, exhortant les six Etats membres de l’UE qui n’ont pas ratifié ce traité international à le faire sans délai. «C’est un vote pour ces millions de femmes qui vivent dans la violence, dans l’insécurité et la peur, et nous disons maintenant que l’Europe a une tolérance zéro face à la violence à l’égard des femmes», a déclaré l’eurodéputée suédoise Arba Kokalari (groupe PPE, droite), corapporteure.

«Faites-le pour vos grands-mères, vos mères, vos filles, vos épouses», avait exhorté l’autre corapporteur, le Polonais Lukasz Kohut (Socialistes & démocrates), avant que les eurodéputés ne donnent leur feu vert, à une très large majorité, aux deux textes soumis au vote. Cette ratification par l’UE, qui devra encore être formellement endossée par les Etats membres en juin, est toutefois avant tout symbolique en raison de sa portée limitée.

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Fanomanana fifidianana: namory mpanao gazety ny Masoivohon’ny Vondrona eoropeana (UE)

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« Tsy manaja ny Fifanarahana iraisam-pirenena izay nosoniaviny tamin’ny 1971 i Madagasikara (Fahalalahana sivily sy pôlitika), ary mety hanampy ara-bola fa ho kely (raha misy ny fangatahana) », hoy Rtoa Isabelle Delattre Burger.

Financement de l’élection: Contribution « marginale » de l’Union européenne

La conférence de presse d’hier, donne le coup d’envoi à la célébration de la semaine de l’Europe.

Le doute plane toujours sur le financement de l’organisation de l’élection présidentielle. Bien que disposée à mettre la main à la poche, l’UE parle pourtant d’une contribution “marginale”.

Une contribution marginale. Ce sont les mots d’Isabelle Delattre Burger, ambassadrice de la délégation de l’Union européenne (UE), s’agissant d’une éventuelle contribution financière pour l’organisation de l’élection présidentielle. La diplomate a tenu une conférence de presse, hier, au siège de la délégation de l’UE à Ankorondrano. Une sortie médiatique durant laquelle les questions sur l’échéance électorale à venir se sont imposées dans les échanges. L’une d’elles porte, notamment, sur le financement de l’organisation du scrutin. Selon l’ambassadrice, l’Europe n’est pas opposée à contribuer, “mais ce sera marginal par rapport à la mobilisation de 2018 (…) donc nous verrons ce que nous pouvons faire”.

Dans des mots moins diplomatiques, une éventuelle contribution financière européenne à l’organisation de la présidentielle pourrait être subsidiaire, voire anecdotique. Isabelle Delattre Burger explique cette situation par des raisons budgétaires, mais aussi “une raison liée au contexte politique”. Selon la diplomate, le budget de l’UE “a été réduit drastiquement et n’est pas extensible”. Le contexte économique mondial après la crise sanitaire et en pleine guerre en Ukraine pourrait en être la cause. L’ambassadrice ajoute qu’une grande partie de ce budget déjà réduit et non-extensible est déjà affectée à des programmes d’aide au développement et de coopération. “On verra si on peut mobiliser des fonds qui restent à affecter, mais on n’en a pas beaucoup”, indique-t-elle. S’agissant de la raison politique, elle déclare, “aujourd’hui (…) tout n’est pas rose, mais on ne peut pas dire qu’il y a une crise ouverte comme ça a été le cas durant les années précédentes”.

Basket fund

À entendre la diplomate européenne, l’élection présidentielle de 2018, constitue le dénouement de “crises répétées”. Isabelle Delattre Burger soutient, par ailleurs, que “la position de l’Union européenne est que si un panier, un basket fund est mis en place par les Nations Unies, nous verrons comment nous pourrions contribuer”. En 2018, la contribution européenne était de 1 777 251 dollars. Jusqu’ici, cependant, il n’y a pas de signal du côté de la représentation locale des Nations Unies s’agissant d’une probable mise en place de “basket fund”, pour le financement de l’organisation de l’élection présidentielle. Face à la presse, hier, l’ambassadrice de la délégation de l’UE a indiqué attendre les conclusions de la mission onusienne dépêchée à Madagascar, fin mars. Une attente partagée par la classe politique également. “(…) Nous sommes prêts à contribuer dans la mesure du possible, si la communauté internationale a les moyens logistiques et aussi politiques de le faire dans le cadre d’un panier”, accentue l’ambassadrice Delattre Burger. Bien que le calendrier ne soit pas encore officialisé, tous s’accordent que le premier tour de la présidentielle se tiendra en novembre. Jusqu’ici, la version officielle du gouvernement est qu’il prendra en charge le financement de l’organisation de la course à la magistrature suprême. Face aux difficultés financières que rencontre l’État actuellement, l’idée qu’un soutien financier de la communauté internationale pourrait s’avérer nécessaire s’impose de plus en plus. Christine Razanamahasoa, présidente de l’Assemblée nationale, y est allée franco sur ce sujet, le 2 mai, dans son discours d’ouverture de la session parlementaire. Ayant convié le corps diplomatique à la cérémonie d’ouverture, elle leur a demandé de traduire en action concrète les discours de soutien à Madagascar. S’agissant des élections, la boss de la Chambre basse entend par traduction en acte des discours et intentions, une contribution financière.

Hier, Isabelle Delattre Burger a rappelé que la Commission électorale nationale indépendante (CENI), estime à 143 milliards d’ariary les fonds nécessaires à l’organisation de la présidentielle. Un budget est revu à la baisse à s’en tenir aux échos des discussions entre la CENI et le gouvernement. “Il s’avère qu’en réalité, l’aide financière de la Communauté internationale serait quand même la bienvenue, puisque dans la loi de finances, il y a actuellement 40 milliards d’ariary de prévu, et même si le budget est revu à la baisse, même de moitié, il restera toujours un déficit à combler”, indique l’ambassadrice de l’UE. Certains s’interrogent alors sur les raisons pour lesquelles les Nations Unies n’ont pas encore mis en place le fameux “basket fund”, comme c’était le cas en 2018 et 2013 aussi. Contacté, hier, Soava Andriamarotafika, rapporteur général de la CENI, confirme que le budget prévisionnel de la présidentielle “sera largement revu à la baisse”. Aucun chiffre précis n’est toutefois encore arrêté. Il ajoute que le gouvernement rassure toujours sur la prise en charge des dépenses pour l’organisation du scrutin. Le dernier échange entre la CENI et l’Exécutif sur le sujet remonte au 1er mai. Dans son discours d’ouverture de la session, Christine Razana­mahasoa a requis que la totalité du budget électoral soit inscrite dans le projet de loi de finances rectificative à présenter au Parlement prochainement. Reste à voir si l’État se donnera les moyens de ses ambitions.

(source: lexpress.mg)

« Tsy manao tsindry amin’ny tokony hisian’ny « Tetezamita » eto ny Union européenne, fa manohana izany raha izay no safidin’ny rehetra »

Macron appelle l’Europe à ne pas être « suiviste » des USA ou de la Chine sur la question de Taïwan

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Tollé occidental après le faux pas d’Emmanuel Macron sur Taïwan

Comme en 2019 avec sa phrase sur la «mort cérébrale » de l’Otan, Emmanuel Macron a déclenché, en revenant de Chine, une tempête chez ses alliés, qui l’accusent de rompre la solidarité transatlantique. En redoutant, devant des journalistes, que l’Europe se retrouve «entraînée dans des crises qui ne sont pas les siennes» comme à Taïwan, et se mette «à suivre la politique américaine, par une sorte de réflexe de panique», le président français, qui a toujours défendu pour le continent une «troisième voie» dans la région, jette un doute sur l’attitude de la France en cas de guerre chinoise à Taïwan.

Emmanuel Macron et son homologue chinois, Xi Jinping, vendredi, à Guangzhou, en Chine. YUE YUEWEI/Xinhua via AFP

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« Si l’Union européenne s’inquiète aujourd’hui de sa dépendance en matières premières, c’est assurément à raison »

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Le chercheur Sacha Courtial et l’économiste Adrien Lehman détaillent, dans une tribune au « Monde », la stratégie volontariste que l’Union européenne entend mener concernant 51 minerais essentiels quant à la production d’éoliennes, de panneaux solaires et de batteries électriques.

La Commission européenne a publié à la mi-mars sa stratégie concernant les matières premières critiques (CRM, pour Critical Raw Material), laquelle inclut une liste de 51 minerais qu’elle qualifie de « bientôt plus importants que le charbon et le pétrole ». La Commission suit cet enjeu avec attention depuis 2008 car il s’agit de ressources nécessaires à la production de nombreuses technologies-clés pour la transition énergétique, comme les éoliennes, les panneaux solaires et les batteries électriques.

Ainsi, la décarbonation des systèmes énergétiques nécessite des quantités importantes de ces minerais, parmi lesquels le lithium, le nickel, le cobalt, le cuivre ou encore les terres rares. L’Union européenne (UE) ne produisant sur son territoire qu’une infime partie de ses besoins, de larges dépendances à des pays tiers apparaissent.

Diversification et sécurisation

L’objectif de la Commission européenne est clair : garantir l’approvisionnement européen en matières premières critiques sur le long terme, et ce malgré deux éléments : une explosion attendue de la demande d’ici à 2050 et une dépendance forte sur toute la chaîne de valeur auprès de pays extra-européen et en particulier de la Chine.

La stratégie annoncée repose sur deux piliers. Premièrement, européaniser les chaînes de valeurs, c’est-à-dire accroître le pourcentage de minerais produits et raffinés qui dépendent uniquement de l’UE. Ainsi, un dixième des matières premières stratégiques devra être extrait au sein de l’UE, contre 3 % actuellement. Au moins 40 % de la transformation et du raffinage des matériaux devront également être effectués dans l’UE, contre moins de 20 % aujourd’hui, et les objectifs de recyclage sont fixés à 15 %.

Deuxièmement, la Commission souhaite engager une stratégie pour diversifier la provenance des importations, ce qui signifie accroître le pourcentage de minerais produits et raffinés qui dépendent de pays alliés à l’UE.

Pour atteindre cet objectif intermédiaire, la Commission prévoit de sécuriser les chaînes d’approvisionnement par le biais du commerce avec des pays proches. A cette fin, des accords de libre-échange ont déjà été conclus avec les pays membres du Mercosur [Brésil, Argentine, Uruguay, Paraguay] (2019), le Canada (2021), le Chili (2022) et le Kazakhstan (2022). Des accords avec l’Indonésie et l’Australie sont aussi en cours de négociation.

A un prix de marché

Si l’Union européenne s’inquiète aujourd’hui de sa dépendance en matières premières, c’est assurément à raison. Certains concluent de cette situation la nécessité de retrouver une indépendance, voire une forme de « souveraineté économique », en relocalisant au maximum

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