Aujourd’hui dans « Punchline », Laurence Ferrari et ses invités débattent de la décision de la Biélorussie de mobiliser aux côtés de la Russie en Ukraine. Le président biélorusse justifie cette décision en accusant l’Ukraine de préparer une attaque sur son pays
Les bombardements de grande ampleur menés lundi par l’armée russe en Ukraine sont « un signe de faiblesse » de Moscou qui perd la bataille sur le terrain, a estimé mardi le secrétaire général de l’Otan, Jens Stoltenberg.
Ukraine condemns Russia as ‘terrorist state’ in UN meeting
L’attaque sur le pont de Crimée, infrastructure clé et symbolique reliant la Russie à la péninsule annexée, parachève une série d’échecs pour Vladimir Poutine.
(Photo du pont de Crimée en feu après une explosion le 8 octobre 2022)
GUERRE EN UKRAINE – Anniversaire horribilis. Si pour ses 70 ans, Poutine voulait de bonnes nouvelles sur l’offensive en Ukraine, il lui faudra plutôt miser sur sa liste de Noël. Ce samedi 8 octobre, au lendemain de son anniversaire donc, le pont de Crimée, infrastructure clé et symbolique reliant la Russie à la péninsule annexée en 2014, a été partiellement détruit par une énorme explosion.
Une attaque qui vient parachever plusieurs semaines de déconvenues pour l’homme fort du Kremlin. De fait, alors que l’Ukraine indique régulièrement avoir reconquis de nouvelles zones, Moscou semble ne pas pouvoir encore tirer parti de la mobilisation générale et enchaîne les limogeages. Le HuffPost fait ici le point sur la situation.
Une preuve de l’efficacité opérationnelle ukrainienne ?
Au-delà du symbolisme, l’attaque du pont de Crimée pourrait s’avérer particulièrement instructive. L’Ukraine n’a pas reconnu explicitement sa responsabilité mais si elle en est bien à l’origine, le fait qu’une infrastructure aussi cruciale et aussi loin du front puisse être endommagée par les forces ukrainiennes serait un camouflet pour Moscou.
D’autant qu’il y a plusieurs mois, la propagande russe avait vanté la sécurité de ce pont, intouchable selon le Kremlin, malgré la guerre en Ukraine. Ce samedi, la chercheuse Elizabeth Tsurkov a d’ailleurs repartagé une ancienne interview d’un militaire russe à la retraite qui vantait la défense du pont à l’aide d’un graphique. « Il y a à peine trois mois, la propagande russe affirmait que le pont de Crimée était impossible à attaquer grâce aux 20 modes de protection différents qui le couvraient, dont des dauphins militaires », écrit-elle. Pas tant que ça finalement.
Only 3 months ago, Russian propaganda was claiming that the Crimea bridge was impossible to attack because of 20 different modes of protection covering it, including military dolphins (#17) https://t.co/gJdON9o4Vl What a colossal failure pic.twitter.com/70ZrQoKXYb
En outre, comme l’explique l’ancien général de l’armée australienne Mick Ryan sur Twitter, il n’est pas aisé d’endommager un pont comme celui-ci. Autant pas la densité de sa structure en béton armé, que par la quantité d’explosifs que cela a dû nécessiter, leur déploiement sur l’édifice et bien sûr la discrétion que cela a dû impliquer.
2/ First dropping a bridge span like this would take a lot of ‘bang’ (explosives) and good demolition design. As a sapper, we plan these kind of things all the time. The hardest bridges to drop are reinforced concrete like this. (Image: @RALee85) pic.twitter.com/EQc4YZeOP5
La France entend « rendre le coût de la guerre [en Ukraine] insupportable pour la Russie », a déclaré lundi la première ministre française Elisabeth Borne en ouvrant un débat sur la guerre en Ukraine à l’Assemblée nationale.
« Notre objectif est le même depuis le début : rendre le coût de la guerre insupportable pour la Russie, frapper durement son économie, pour l’empêcher de financer son offensive », a affirmé la cheffe du gouvernement. « C’est la Russie qui a lancé cette guerre. C’est elle qui nous pousse à agir. »
« Les sanctions continueront tant que Poutine s’évertuera dans la spirale du conflit et de la confrontation. Abandonner les sanctions, ce serait abandonner l’Ukraine. Ce serait renoncer à nos valeurs », a ajouté Mme Borne. S’adressant indirectement aux députés du Rassemblement national, accusés de proximité avec Moscou et opposés aux sanctions contre la Russie, la première ministre a assuré : « Et ces sanctions, n’en déplaise à ceux qui masquent leur fascination pour l’impérialisme russe par un prétendu patriotisme, elles fonctionnent. »
« L’économie russe s’est considérablement rétractée, avec une chute de 6 % de son PIB pour cette année. L’inflation russe a explosé. Et la Russie a perdu l’accès à des matériels de haute technologie », a-t-elle énuméré. « Avec les prix élevés de l’énergie, Moscou tente pour l’instant de maintenir l’illusion. Mais les faits sont là. La propagande russe ne doit pas nous berner. L’économie russe est à l’asphyxie », a déclaré Mme Borne.
Elisabeth Borne lors de son discours en ouverture d’un débat sur la situation en Ukraine, à l’Assemblée nationale, le 3 octobre 2022. JULIEN MUGUETLes députés français applaudissent l’ambassadeur ukrainien en France, Vadym Omelchenko, le 3 octobre 2022. JULIEN MUGUET
G7 may punish countries that back Moscow’s claims on Ukrainian regions, Washington warns; EU vows to ‘never recognize’ move; Italian far-right leader slams ‘neo-imperialist’ Putin.
Red spray paint is seen spread across the walls on the Russian Consulate after it was vandalized on September 30, 2022 in New York City. (Michael M. Santiago/GETTY IMAGES NORTH AMERICA/Getty Images via AFP)
Israel joined a wide chorus rejecting Russia’s annexation of four occupied regions of Ukraine Friday, reiterating its full support for Kyiv’s sovereignty.
In a statement issued shortly after Russian President Vladimir Putin signed treaties to incorporate the partially occupied regions of Donetsk, Luhansk, Kherson and Zaporizhzhia into the Russian Federation, Israel’s Foreign Ministry said it would not recognize the move.
“Israel supports the sovereignty and territorial integrity of Ukraine, we won’t recognize the annexation of the four areas by Russia. Israel has repeated this clear position many times, including in recent days,” the ministry’s official statement read.
Other countries also slammed Moscow over the move, which has been derided as illegal and is based on referendums held last week widely condemned as a farce.
The United States announced “severe” new sanctions on Russia in response to what President Joe Biden called Moscow’s “fraudulent” claim to have annexed the areas.
“The United States is imposing swift and severe costs on Russia,” the White House said in a statement. It also announced that G7 allies support imposing “costs” on any country that backs the Kremlin’s attempt to incorporate the Ukrainian regions.
From left, Moscow-appointed head of Kherson Region Vladimir Saldo, Moscow-appointed head of Zaporizhzhia region Yevgeny Balitsky, Russian President Vladimir Putin, center, Denis Pushilin, the leader of the Donetsk People’s Republic and Leonid Pasechnik, leader of self-proclaimed Luhansk People’s Republic wave during a ceremony to sign the treaties for four regions of Ukraine to join Russia, at the Kremlin, Moscow, Friday, Sept. 30, 2022. (Mikhail Metzel, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP)
.In a statement, Biden said “the United States condemns Russia’s fraudulent attempt today to annex sovereign Ukrainian territory. Russia is violating international law, trampling on the United Nations Charter, and showing its contempt for peaceful nations everywhere.”
“The United States will always honor Ukraine’s internationally recognized borders. We will continue to support Ukraine’s efforts to regain control of its territory by strengthening its hand militarily and diplomatically, including through the $1.1 billion in additional security assistance the United States announced this week,” he continued.
The Biden administration said the sanctions will target scores of Russian parliament members, government officials, family members, and also industries supplying the Russian military, “including international suppliers.”
In a warning to the small number of countries potentially willing to recognize Russia’s self-declared sovereignty over the four invaded regions, the administration said the G7 — Britain, Canada, France, Germany, Italy, Japan and the United States — had agreed to punish any such support.
“We are also issuing a clear warning supported by G7 leaders: We will hold to account any individual, entity, or country that provides political or economic support for Russia’s illegal attempts to change the status of Ukrainian territory,” US Secretary of State Antony Blinken said.
Russian President Vladimir Putin speaks during celebrations marking the incorporation of regions of Ukraine to join Russia in Red Square in Moscow, Russia, Friday, Sept. 30, 2022. (Grigory Sysoyev, Sputnik, Kremlin Pool Photo via AP)
Le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, a dénoncé mercredi les « référendums » d’annexion organisés par Moscou dans certaines régions ukrainiennes, les qualifiant de scrutins « illégaux » aux résultats « manipulés ». « Il s’agit d’une nouvelle violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine, dans un contexte de violations systématiques des droits de l’homme », a-t-il écrit sur Twitter, ajoutant :
« Nous saluons le courage des Ukrainiens, qui continuent à s’opposer et à résister à l’invasion russe. »
EU denounces holding of illegal “referenda” and their falsified outcome.
This is another violation of Ukraine’s sovereignty + territorial integrity, amidst systematic abuses of human rights.
We commend the courage of Ukrainians, who continue to oppose & resist Russian invasion.
« Référendums fictifs. Résultats fictifs. Nous ne les reconnaissons pas », a réagi de son côté dans la nuit Charles Michel, le président du Conseil européen, qui représente les vingt-sept Etats membres de l’UE.
L’Ukraine réclame une hausse « significative » de l’aide militaire occidentale, après les votes d’annexion
Au lendemain de votes d’annexion à la Russie organisés par Moscou dans quatre régions ukrainiennes en partie occupées – scrutins largement dénoncés par la communauté internationale – la diplomatie ukrainienne a appelé mercredi à une hausse significative de l’aide militaire occidentale.
« L’Ukraine appelle l’UE, l’OTAN et le G7 à augmenter immédiatement et significativement la pression sur la Russie, notamment en imposant de nouvelles sanctions dures et en augmentant significativement l’aide militaire à l’Ukraine », a dit le ministère des affaires étrangères, en demandant « des chars, des avions de combat, de l’artillerie à longue portée, des systèmes de défense antiaérienne et antimissiles ». Le ministère a également appelé « tous les Etats et les organisations internationales à condamner les actions illégales du Kremlin dans les territoires temporairement occupés d’Ukraine ».
Les autorités prorusses installées par l’occupant dans les régions ukrainiennes de Zaporijia, Kherson, Louhansk et Donetsk ont revendiqué mardi la victoire du « oui » en faveur d’une annexion par la Russie, lors de ces « référendums ». La prochaine étape revient au Parlement russe, censé voter dans les jours qui viennent un traité formalisant l’intégration des quatre régions au territoire russe.
Quelques jours après l’appel à la «mobilisation partielle» du président russe, les sanctions pour les déserteurs se durcissent.
300.000 réservistes ont été appelés pour venir grossir les rangs de l’armée russe. KIRILL KUDRYAVTSEV / AFP
Vladimir Poutine a signé samedi 24 septembre des amendements prévoyant jusqu’à 10 ans de prison pour les militaires qui désertent ou refusent de combattre en période de mobilisation, comme c’est le cas actuellement.
Ces amendements au Code pénal, qui avaient été votés par le Parlement cette semaine, ont été publiés sur le portail légal du gouvernement et sont donc entrés en vigueur. Ils prévoient notamment des peines allant jusqu’à 10 ans de prison pour les soldats qui désertent, se rendent «sans autorisation» à l’ennemi, refusent de combattre ou désobéissent aux ordres en période de mobilisation. Les actes de pillage sont également punis de peines allant jusqu’à 15 ans de prison. Lire la suite »
Mobilisation réelle ou simple effet d’annonce ? Après sept mois d’un conflit qui tourne désormais en sa défaveur à l’est, Vladimir Poutine a décidé mercredi de réquisitionner des renforts. Le président russe l’assure : 300.000 réservistes vont être mobilisés en Ukraine. Reste à savoir combien d’entre eux vont réellement pénétrer sur le champ de bataille. Et d’ici combien de temps.
Ukrainian forces after the Russians withdrawal from Izium. Photograph: Anadolu Agency/Getty Images
The Czech Republic, who currently hold the EU presidency, have called for a “special international tribunal” after a mass grave was discovered in Izium, a town in north-eastern Ukraine.
More than 440 bodies have been discovered by Ukrainian officials, with some found with their hands tied behind their backs.
Volodymyr Zelenskiy invoked the names of other Ukrainian cities where authorities said retreating Russian troops left behind mass graves of civilians, Associated Press reported.
“Bucha, Mariupol, now, unfortunately, Izium,” Ukraine’s president said. “Russia leaves death everywhere. And it must be held accountable for it.”
In a series of tweets on Saturday, Jan Lipavský, the Czech Republic’s minister of foreign affairs said:
Russia left behind mass graves of hundreds of shot and tortured people in the Izyum area. In the 21st century, such attacks against the civilian population are unthinkable and abhorrent. We must not overlook it. We stand for the punishment of all war criminals. #StandwithUkraine
I call for the speedy establishment of a special international tribunal that will prosecute the crime of aggression.
Russia left behind mass graves of hundreds of shot and tortured people in the Izyum area. In the 21st century, such attacks against the civilian population are unthinkable and abhorrent. We must not overlook it. We stand for the punishment of all war criminals. #StandwithUkraine
La président de la Commission européenne Ursula von der Leyen a prononcé un discours sur l’état de l’Union mercredi 14 septembre au Parlement européen à Strasbourg;
Au-delà des annonces attendues sur l’énergie, la présidente de la Commission européenne est aussi revenue sur l’engagement de l’UE vis-à-vis de l’Ukraine, et a annoncé qu’elle se rendait à Kiev le jour même.
L’UE veut mettre le paquet sur la fabrication d’hydrogène, mais c’est loin d’être gagné.
Objectif énoncé par Ursula von der Leyen « produire 10 millions de tonnes d’hydrogène » chaque année à l’horizon 2030 : mais de quel hydrogène parle-t-on ?
ENVIRONNEMENT – Le moment est particulièrement propice. En pleine crise de l’énergie, la présidente de la commission européenne Ursula von der Leyen a lancé le projet d’une banque européenne de l’hydrogène. Les ambitions sont à la hauteur de l’enjeu, avec la production en Europe de 10 millions de tonnes annuelles d’ici 2030 grâce aux efforts de financement.
Un projet qui rappelle l’annonce, deux ans plus tôt par Emmanuel Macron, de l’octroi de plusieurs milliards d’euros d’investissements dans cette filière dans le cadre du plan « France 2030 ». Objectif : que l’hydrogène serve à alimenter l’industrie, les trains, les bus et les avions de demain.
Mais pour cela, encore faut-il que ce précieux carburant soit produit de manière durable et respectueuse de la planète. Ursula von der Leyen le sait, elle qui a choisi le drôle de terme « d’hydrogène renouvelable ». De son côté, le président avait rappelé que pour avoir un hydrogène vert, il fallait le produire avec la méthode de l’électrolyse, qui a besoin d’eau… Et d’électricité.
Or pour que cet hydrogène soit vert, il faut évidemment que l’électricité soit verte. Sans même parler du débat sur la place du nucléaire et de son énergie décarbonée dans la transition énergétique (à retrouver dans notre article dédié), l’hydrogène vert est aujourd’hui au mieux un espoir, au pire un mirage.
Le chef du Kremlin est visé par deux appels à la destitution, qui, même s’ils n’ont aucune chance d’aboutir, reflètent la lassitude de la population devant une campagne militaire qui dure depuis plus de six mois.
Vladimir Poutine, au Kremlin, à Moscou, le 8 septembre 2022. GAVRIIL GRIGOROV / AFP
Deux groupes de députés municipaux à Saint-Pétersbourg, puis à Moscou, ont exigé, vendredi 9 septembre, que Vladimir Poutine quitte le pouvoir, sur fond de fiasco militaire en Ukraine et d’élections locales à travers le pays. Le motif invoqué par les élus est cinglant : le président russe a, selon eux, failli.
Le conseil des députés de la municipalité de Smolninskoïe (un quartier de Saint-Pétersbourg) a envoyé une missive officielle à la Douma, la chambre basse du Parlement, réclamant la destitution du chef de l’Etat. Le texte indique que les hostilités en Ukraine « nuisent à la sécurité de la Russie et de ses citoyens », ainsi qu’à l’économie, et qu’elles ne sont pas parvenues à arrêter la progression de l’OTAN vers les frontières russes. Selon ces élus municipaux, les actions du chef du Kremlin relèvent de l’article 93 de la Constitution, selon lequel le président peut être démis de ses fonctions pour « trahison ».
L’auteur de l’appel, Dmitry Paliouga, l’a publié sur Twitter. Le député soutient que Vladimir Poutine est responsable de la « mort d’hommes russes valides, du déclin économique national, de la fuite des cerveaux depuis la Russie, et de l’expansion de l’OTAN vers l’Est ».
« Nous vous demandons de vous retirer de votre poste »
Moins acerbe et ne comportant aucune référence directe à la guerre en Ukraine, la lettre adressée à Vladimir Poutine par des députés municipaux du quartier Lomonossov à Moscou invite elle aussi le chef de l’Etat à démissionner. « Des études montrent que les habitants des pays où le pouvoir change régulièrement vivent en moyenne mieux et plus longtemps que dans ceux où le dirigeant ne quitte ses fonctions que les pieds devant », écrivent les élus, en référence aux vingt-deux années passées par Vladimir Poutine au pouvoir.
« La rhétorique que vous et vos subordonnés utilisez a longtemps été empreinte d’intolérance et d’agression, ce qui a finalement replongé notre pays dans l’ère de la guerre froide. La Russie a recommencé à être crainte et haïe, nous menaçons à nouveau le monde entier avec des armes nucléaires », poursuit la courte lettre, qui s’achève ainsi : « Nous vous demandons de vous retirer de votre poste car vos opinions, votre modèle de gestion sont désespérément dépassés et entravent le développement de la Russie et de son potentiel humain. »
Les sept députés municipaux de Saint-Pétersbourg ont été rapidement convoqués par la police, avant d’être relâchés. Ce qui ne signifie pas que leur appel, sans précédent, restera impuni. Le 8 juillet, le député municipal Alexeï Gorinov a été condamné à sept ans de prison pour avoir exprimé publiquement son opposition à la guerre en Ukraine.