Ukraine

Germany’s new Foreign Minister Annalena Baerbock meets US counterpart Antony Blinken

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German Foreign Minister Annalena Baerbock meets her US counterpart Secretary of State Antony Blinken. The two top diplomats are expected to discuss Russia’s recent build-up of troops near its border with Ukraine, which has prompted fears in the West that Moscow could be planning an invasion.

Baerbock said Europe and the United States had a joint message, that « Russian action comes with a clear price tag, and the only way out of the crisis is through dialogue. » Moscow has been warned repeatedly in previous weeks against any military intervention, by Washington, NATO and various European partners.

However, Baerbock noted that the situation had reached a « decisive phase, in which important talks are pending at different levels. »

Antony Blinken and Annalena Baerbock last met at a G7 foreign ministers’ meeting in Liverpool in December, shortly after Germany’s new coalition government was sworn in.

Montée des tensions: La Russie veut contraindre les USA à respecter la Charte des Nations unies

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La Russie et la Chine viennent de demander par écrit aux Etats-Unis de respecter la Charte des Nations Unies et la parole qu’ils ont donné. Cette démarche, dénuée de toute agressivité, remet en question non seulement les fonctionnements de l’Onu, de l’Otan et de l’Union européenne, mais presque toutes les avancées US depuis la dissolution de l’URSS. Elle est évidemment inacceptable pour Washington. Mais l’hyper-puissance US n’est plus ce qu’elle était. Elle va devoir amorcer son retrait.

Le monde actuel est dirigé par les États-Unis d’Amérique et l’Otan qui se présentent comme les seules puissances globales alors que la Fédération de Russie et la République populaire de Chine sont plus puissants qu’eux, aussi bien sur le plan économique que sur le plan militaire.

Le 17 décembre 2021, Moscou a rendu public un brouillon de Traité bilatéral avec Washington apportant des garanties à la paix [1], ainsi qu’un brouillon d’accord pour le mettre en œuvre [2]. Ces documents ne sont pas dirigés contre les États-Unis, ils visent uniquement à leur faire appliquer la Charte des Nations Unies et à respecter leur propres engagements.

Le 23 décembre, lors de la conférence de presse annuelle du président Poutine, une question de la journaliste Diana Magnay de Sky News a donné lieu à une algarade. Vladimir Poutine lui a répondu sèchement que les remarques de la Russie sur le comportement US dataient de 1990 et que Washington non seulement n’en tenait pas compte, mais persistait à aller de l’avant. Désormais, les armes de l’Otan étaient sur le point d’être déployées en Ukraine ce qui constituerait un fait inacceptable pour Moscou [3]. Jamais un dirigeant russe ne s’était exprimé ainsi. Il faut bien comprendre qu’installer des missiles à quatre minutes de vol de Moscou pose une menace extrême et constitue une cause de guerre.

Le 30 décembre, une conversation téléphonique a été organisée entre les présidents Biden et Poutine. La partie états-unienne a émis des propositions pour résoudre la question ukrainienne, tandis que la partie russe a ramené la discussion sur les violations US de la Charte des Nations unies et de la parole donnée.

Les États-Unis envisagent de montrer leur bonne foi en n’accueillant pas l’Ukraine au sein de l’Otan. C’est une manière de voir qui ne répond que marginalement à la question posée et qui n’est susceptible de prévenir la guerre qu’accompagnée de mesures de retrait.

À l’évidence, nous entrons dans une période d’affrontement extrême qui durera plusieurs années et pourra à tout instant dégénérer en Guerre Mondiale.

Dans cet article, nous allons examiner ce conflit dont on ignore tout en Occident.

1- L’extension de l’Otan aux frontières de la Russie

Durant la Seconde Guerre mondiale, les États-Unis ont délibérément fait peser l’effort maximum sur l’Union soviétique. Entre 22 et 27 millions de Soviétiques sont morts (soit 13 à 16 % de la population) contre 418 000 États-uniens (soit 0,32 % de la population). Lorsque cette boucherie s’est terminée, les États-Unis ont constitué une alliance militaire en Europe occidentale, l’Otan, à laquelle l’URSS a répondu en créant le Pacte de Varsovie. Rapidement, l’Otan s’est révélée être une fédération violant le principe de souveraineté des États énoncé par l’article 2 de la Charte des Nations unies [4], ce que des pays du Tiers-Monde dénoncèrent en 1955 lors de la Conférence de Bandoung [5]. En définitive, l’URSS viola également la Charte des Nations unies en adoptant la Doctrine Brejnev en 1968 et en l’imposant aux membres du Pacte de Varsovie. Lorsque l’URSS fut dissoute et que certains de ses anciens membres créèrent une nouvelle alliance militaire, le Traité de Sécurité collective, ils choisirent d’en faire une confédération dans le respect de la Charte des Nations unies.

Pour être clair sur ce que signifient fédération et confédération, prenons un exemple : durant la guerre de Sécession, les Nordistes formaient une fédération car les décisions de leur gouvernement s’imposaient à tous ses États membres. Au contraire, les Sudistes formaient une confédération car chaque État membre restait souverain.

L’Otan étant une organisation fédérale, Washington et Londres qui la dirigent sont intervenus dans la totalité des États membres. L’Alliance atlantique a organisé des opérations terroristes en Italie allant jusqu’à assassiner le président du Conseil Aldo Moro (opération Gladio). Elle a organisé un coup d’État en Grèce pour renverser le régime démocratique ou financé l’Organisation de l’Armée Secrète (OAS) qui perpétra une quarantaine de tentatives d’assassinat du président Charles De Gaulle [6].

Lorsque le Mur de Berlin et le Rideau de Fer tombèrent, en 1989, les Allemands souhaitèrent réunifier leur nation en un seul pays. Cependant cela signifiait l’extension de l’Otan au territoire de la République démocratique allemande. Dans un premier temps, les Soviétiques s’y opposèrent. On envisagea alors une réunification avec neutralisation du territoire de la RDA. En définitive le Premier secrétaire, Mikhaïl Gorbatchev, accepta l’extension de l’Otan par la réunification des deux Allemagnes à la condition que l’Alliance ne cherche pas à s’étendre à l’Est.

Le chancelier ouest-allemand, Helmut Kohl, son ministre des Affaires étrangères Hans-Dietrich Genscher, et le président français, François Mitterrand, soutinrent ensemble la position russe : l’Otan devait s’engager à ne plus s’élargir à l’Est. Le président états-unien, George H. Bush Sr, et son secrétaire d’État, James Baker, multiplièrent les déclarations publiques et les engagements en ce sens devant tous leurs interlocuteurs [7].

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A call between Biden and Putin

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During a 50-minute phone call, Vladimir Putin, the Russian president, warned President Biden that new sanctions over Ukraine would result in a “complete rupture” between the superpowers, a Russian official said. It is unclear whether Putin intends to invade Ukraine, despite having massed 100,000 or so troops at its border.

Biden, according to a terse White House statement, “made clear that the United States and its allies and partners will respond decisively if Russia further invades Ukraine.” American officials declined to discuss the substance of the conversation, insisting that, unlike the Russians, they would not negotiate in public.

Intelligence officials from several Western countries in Ukraine said there has been no significant pullback of Russian troops or equipment from the border, and low-level cyberattacks — many seemingly intended to penetrate Ukrainian infrastructure — are continuing.

Delegations from the U.S. and Russia will meet on Jan. 10, most likely in Geneva.

(source: nytimes.com)

 

Russie : menace de guerre en Ukraine ? Une Leçon de géopolitique – Le Dessous des cartes | ARTE

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La Russie envisage-t-elle vraiment une invasion de l’Ukraine ? Quelles ont été les relations entre les deux pays depuis l’arrivée de Poutine au pouvoir ? Sept ans après son annexion, la Crimée est-elle durablement passée du côté russe ?

Quel peut être le rôle de l’Union européenne dans cette affaire ? Éclairage du Dessous des cartes avec une Leçon de géopolitique d’Émilie Aubry et Tatiana Kastouéva-Jean.

Le 7 décembre 2021, Joe Biden et Vladimir Poutine se sont entretenus par vidéo interposée pour évoquer les tensions qui se sont accentuées ces derniers jours autour de la question ukrainienne. Washington accuse Moscou de masser des troupes à la frontière de l’Ukraine, faisant planer la menace d’une invasion de son voisin. En parallèle, la Russie chercherait même à favoriser un coup d’État à Kiev selon certaines sources. De son côté le Kremlin accuse les États-Unis de vouloir intégrer l’Ukraine à l’OTAN, ce qu’il verrait comme une agression directe contre sa sécurité nationale. Si le problème de fond ne semble pas réglé à l’issue de cet entretien, les deux partis ont toutefois joué la carte de l’apaisement. Ils se sont notamment entendus pour continuer d’essayer de trouver une solution diplomatique à ce différend plutôt que d’avoir recours à des démonstrations de force. Pour en parler, Émilie Aubry rencontre Tatiana Kastouéva-Jean. Chercheuse à l’IFRI, l’Institut français des relations internationales, elle est spécialiste de la Russie.

Salomé Zourabichvili; « La force de Poutine est de multiplier les provocations »

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Alors que la tension monte à l’est, à la frontière de l’Ukraine où les troupes russes sont massées, la présidente de la Géorgie reste prudente sur la situation. « Personne n’est en mesure de dire si Poutine passera à l’acte ou non », estime-t-elle, même si « sa grande force est de multiplier les provocations

Trump’s defense team makes case for just 2 hours

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The House impeachment managers filed more than 28,000 pages of trial records with the secretary of the Senate.

Explosive recording appears to show Donald Trump say about ambassador to Ukraine: ‘Take her out’

L’Ukraine va bénéficier d’un prêt du FMI

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Satisfait par les actions du président Volodymyr Zelensky, le FMI va prêter près de 5 milliards d’euros à l’Ukraine.

Volodymyr Zelensky a été élu avec la promesse de combattre la corruption et cela a plu au FMI. (photo: Keystone)

Le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé samedi avoir trouvé un accord de principe avec l’Ukraine en vue d’un prêt d’environ 5,5 milliards de dollars, pour relancer une économie en difficulté. Le prêt, prévu sur trois ans, doit encore être approuvé par la direction et les États membres du FMI.

Il dépend également de «la mise en oeuvre d’un ensemble d’actions préalables», dont le renforcement de l’indépendance de la justice et la lutte contre la corruption, a indiqué dans un communiqué la directrice générale du Fonds, Kristalina Georgieva, à l’issue d’une conversation téléphonique avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

(lessentiel.lu avec AFP)

Ukraine: Volodymyr Zelensky élu président, le pays fait un saut dans l’inconnu

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« Les Ukrainiens ont rejeté la ligne de Petro Porochenko qui, sur tous les fronts, y compris religieux, culturel et linguistique, était antirusse. Cela a échoué.« 

Volodymyr Zelensky, 41 ans, un jeune entrepreneur de spectacles talentueux et habile, volant en escadrille avec des associés croisés sur les bancs du lycée, est devenu le sixième président de l’histoire moderne de l’Ukraine.

Les électeurs ukrainiens ont infligé un camouflet au président sortant Petro Porochenko, désavouant cinq ans d’effondrement économique et de guerre dans l’est du pays. Pour autant, Volodymyr Zelensky hérite d’une situation très difficile.

Si, dans les mots, le président élu a su réaffirmer la souveraineté de l’Ukraine face à la Russie, il devra surtout marquer l’indépendance de son pays à l’égard des Occidentaux qui, depuis le coup d’Etat du Maïdan de février 2014, se sont attribué un droit de regard exorbitant sur les affaires intérieures ukrainiennes. Et c’est là que les choses pourraient se compliquer pour le nouveau président : touchée en son cœur industriel et agricole du Donbass, l’économie du pays s’est effondrée. L’Ukraine est désormais sous perfusion du Fonds monétaire international (FMI

L’Ukraine révèle le mobile de l’incident de Kertch

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En 1997, l’Ukraine et la Russie conclurent un Traité d’amitié, qui entra en vigueur en 1999. Ce document aurait dû être automatiquement reconduit tous les dix ans, sauf dénonciation par l’une ou l’autre partie.

L’Ukraine a décidé en octobre de dénoncer ce Traité, puis a organisé l’incident de Kertch. En outre, le président Petro Poroshenko a donné instruction à son administration de lister tous les accords conclus avec la Russie et d’évaluer ceux qu’il conviendrait de dénoncer.

Entre autres dispositions, le Traité d’amitié et son extension de 2003 font de la mer d’Azov une mer intérieure ukraino-russe. Les navires de guerre ne peuvent y pénétrer sans l’autorisation des deux États. La Convention des Nations unies sur le droit de la mer de 1982 ne s’y applique pas.

Lorsque ce Traité et son extension seront abrogés, la mer d’Avoz sera régie par le droit international, avec des eaux territoriales ukrainiennes et russe, ainsi qu’une partie internationalisée. En conséquence, les navires de l’Otan n’auront plus besoin de l’accord de la Russie pour y entrer.

Ainsi se révèle la raison pour laquelle l’Otan est impliquée dans la préparation de l’incident de Kertch.

(source: Voltairenet)