Le Pape Léon XIV tacle Donald Trump en pleine messe avec un message sur la guerre et les migrants
« Nous ne pouvons pas croire en Jésus et promouvoir la guerre », a déclaré le Pape depuis le Sagrada Familia de Barcelone.

Devant des milliers de fidèles réunis à la Sagrada Familia de Barcelone, le pape Léon XIV a lancé mercredi 10 juin un message qui résonne bien au-delà des murs de la célèbre basilique espagnole.
Au cours de son homélie, prononcée en présence du roi Felipe VI et de la reine Letizia, le souverain pontife a rappelé ce qu’il considère comme des principes fondamentaux du christianisme : le refus de la guerre et l’attention portée aux plus vulnérables. « Nous ne pouvons pas croire en Jésus et promouvoir la guerre », a-t-il déclaré.
Le premier pape américain de l’histoire a poursuivi en évoquant le sort des personnes contraintes de quitter leur pays. « Nous ne pouvons pas croire en Jésus et abandonner celui qui souffre, celui qui pleure, celui qui fuit la misère », a-t-il lancé devant les fidèles.
Sans jamais citer Donald Trump ni son administration, ces déclarations ont rapidement été interprétées comme une nouvelle critique de la ligne défendue par Washington, tant sur la guerre contre l’Iran que sur les questions migratoires.
Une discorde persistante
Depuis plusieurs semaines, Léon XIV multiplie les prises de position contre l’escalade militaire au Moyen-Orient. À la fin du mois de mai, il avait déjà remis en cause le concept de « guerre juste », régulièrement invoqué par certains responsables américains pour défendre l’intervention menée contre l’Iran.
Le pape estimait alors que cette doctrine était trop souvent utilisée pour légitimer des conflits armés, rappelant que le droit à la légitime défense devait rester interprété de manière très restrictive.
Cette prise de position avait alimenté un échange pour le moins tendu avec l’administration Trump. Le président américain avait accusé le chef de l’Église catholique d’être « faible » face à la criminalité et « nul » en matière de politique étrangère. De son côté, le vice-président JD Vance, converti au catholicisme, avait invité le pape à faire preuve de prudence lorsqu’il aborde les questions théologiques liées à la guerre.
Loin d’adoucir son discours, Léon XIV a poursuivi ses critiques. Le souverain pontife a notamment qualifié de « vraiment inacceptable » la menace de Donald Trump de détruire l’Iran et a exhorté les Américains à demander à leurs élus de « toujours rejeter la guerre ».
Lorsque le président américain l’a accusé de favoriser indirectement les ambitions nucléaires de Téhéran, le pape a répondu en rappelant l’opposition historique de l’Église catholique aux armes nucléaires. « Si quiconque veut me critiquer pour prêcher l’Évangile, qu’il le fasse avec honnêteté », avait-il alors déclaré.
Depuis son élection, Léon XIV s’est imposé comme l’une des voix les plus critiques de l’offensive menée contre l’Iran et comme un défenseur assumé des migrants, dans la continuité du pape François. Son homélie de Barcelone rappelle cette même ligne.
(source: huffingtonpost.fr)
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