Ukraine
Donbass : voyage au pays des séparatistes
Adossée à la frontière Russe, la région du Donbass n’a jamais reconnu la révolution ukrainienne, ni ses nouveaux dirigeants pro-européens. Elle a organisé ses propres élections et proclamé son indépendance.
Depuis cette sécession, une guerre l’oppose à l’armée de Kiev, qui essaie coûte que coûte de reconquérir son territoire perdu. En moins d’un an, le conflit armé a déjà fait près de 5000 morts. En l’absence de chef reconnu de tous, le Donbass est livré aux mains de politiciens fantoches et de chefs de guerre. Ils étaient sportif, chanteur, ou homme d’affaire… Aujourd’hui, ils sont député, chef de la police et commandant de bataillon. Portraits croisés des nouveaux maîtres du Donbass.
ARTE
La CPI ouvre une enquête sur la situation en Ukraine
Selon le procureur de la Cour pénale internationale, il existe une « base raisonnable » pour croire que des crimes relevant de la compétence de la Cour ont été commis depuis le début de l’invasion russe.

Le procureur de la Cour pénale internationale a annoncé mercredi soir « l’ouverture immédiate » d’une enquête sur la situation en Ukraine, où seraient perpétrés des crimes de guerre, après avoir reçu le feu vert de 39 Etats parties de la CPI.
« Je viens d’aviser la présidence de la CPI de ma décision d’ouvrir immédiatement une enquête sur la situation » en Ukraine, a indiqué le procureur général, le Britannique Karim Khan, dans un communiqué. « Notre travail de recueil de preuves a commencé. »
Parmi les pays ayant donné leur feu vert : tous les membres de l’Union européenne, mais aussi l’Australie, le Canada, la Nouvelle-Zélande ou encore la Suisse. Des pays d’Amérique latine comme la Colombie et le Costa Rica ont également donné leur aval.
Selon M. Khan, il y aurait une « base raisonnable » – critère selon lequel une enquête peut être ouverte à la CPI – pour croire que des crimes relevant de la compétence de la Cour ont été commis en Ukraine. L’enquête recouvrira tous les actes commis en Ukraine « depuis le 21 novembre 2013 », a-t-il ajouté.
Cela comprendrait « toutes les allégations passées et présentes de crimes de guerre, de crimes contre l’humanité ou de génocide commis sur toute partie du territoire de l’Ukraine par toute personne », a précisé le procureur.
Poutine « coupable d’un crime de guerre », selon Boris Johnson
Le premier ministre britannique, Boris Johnson, avait accusé mercredi le président russe Vladimir Poutine d’être « coupable d’un crime de guerre » après le bombardement de civils en Ukraine, faisant écho à une accusation antérieure du président ukrainien, Volodymyr Zelensky.
M. Khan, qui a récemment été nommé procureur, a assuré que son enquête serait menée « de manière objective et indépendante » et qu’elle viserait à « garantir la responsabilité des crimes relevant de la compétence de la CPI ». L’Ukraine n’est pas membre, mais a accepté en 2014 la juridiction de la Cour.
Moscou a retiré sa signature du Statut de Rome, le traité fondateur de la CPI qui ne pourra atteindre des Russes que s’ils sont arrêtés sur le territoire d’un Etat qui respecte sa juridiction.
La CPI est également limitée par son absence de force de police et par la discrétion des Etats pour faire arrêter les suspects présents sur leur sol.
Créée en 2002, la CPI, dont le siège est à La Haye, a été investie en tant que tribunal international indépendant pour juger les individus accusés de génocide, crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
(source: lemonde.fr)
ONU: L’Assemblée générale adopte une résolution « exigeant le retrait » des forces russes de l’Ukraine

L’Assemblée générale des Nations Unies a adopté mercredi une résolution déplorant dans les termes les plus énergiques « l’agression » commise par la Russie contre l’Ukraine et exigeant que la Russie retire immédiatement ses forces militaires du territoire ukrainien.
Le texte a été adopté par 141 votes pour, 5 votes contre (Russie, Bélarus, Erythrée, Corée du Nord et Syrie) et 35 abstentions.
Ce vote intervient quelques jours après que la Russie a opposé son veto à un projet de résolution du Conseil de sécurité qui déplorait également l’agression de l’Ukraine par la Russie.
Il n’y a pas de droit de veto à l’Assemblée générale des Nations Unies, qui réunit 193 Etats membres.
La résolution adoptée par l’Assemblée générale « réaffirme son engagement envers la souveraineté, l’indépendance, l’unité et l’intégrité territoriale de l’Ukraine à l’intérieur de ses frontières internationalement reconnues, s’étendant à ses eaux territoriales ».
Elle « déplore dans les termes les plus énergiques l’agression commise par la Fédération de Russie contre l’Ukraine en violation du paragraphe 4 de l’Article 2 de la Charte » des Nations Unies et « exige que la Fédération de Russie cesse immédiatement d’employer la force contre l’Ukraine et s’abstienne de tout nouveau recours illicite à la menace ou à l’emploi de la force contre tout État Membre ».
L’Assemblée générale « exige également que la Fédération de Russie retire immédiatement, complètement et sans condition toutes ses forces militaires du territoire ukrainien à l’intérieur des frontières internationalement reconnues du pays ».

(source: news.un.org/fr)
UN Chief on Ukraine following General Assembly Vote
Guerre en Ukraine – Madagascar choisit le non-alignement

Le Premier ministre affirme la posture de Madagascar sur la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Pour l’heure, la Grande île reste neutre et garde sa ligne qui consiste en une diplomatie tous azimuts.
L a neutralité. Sans le dire directement, c’est le sens des mots de Christian Ntsay, Premier ministre, au sujet de la posture de Madagascar vis-à-vis de la guerre entre la Russie et l’Ukraine. Une déclaration faite en réponse à la presse, hier, mais qui est, aussi, une réplique à la démarche conjointe, d’une partie de la communauté internationale, présentée à Patrick Rajoelina, ministre des Affaires étrangères, lundi.
Dans sa réponse, le locataire de Mahazoarivo n’a ni condamné, ni soutenu les actions russes dans le conflit qui se déroule actuellement en Europe de l’Est. Il a insisté sur le fait que dans sa politique internationale, Madagascar table sur une diplomatie tous azimuts. «Nous Malgaches, avons choisi de travailler avec tous les pays. Il n’y a plus de pays qui prend le parti d’un tel ou un tel. Le monde est en difficulté à cause de cette situation entre la Russie et l’Ukraine. Notre politique à Madagascar est de coopérer avec tous les pays, que ce soit ceux de l’occident, que ce soit la Russie », est la réponse du chef du gouvernement.
Christian Ntsay ajoute, la situation évolue, nous la suivons de près, en concluant ses propos par, c’est tout ce que je peux dire pour le moment.
L’Union africaine condamne le racisme des pays européens à l’égard de ses ressortissants en Ukraine
AA / Addis Abeba
L’Union africaine (UA) a condamné le « comportement raciste » des pays européens à l’égard de ses citoyens résidant en Ukraine, et qui souhaitent les fui via les frontières terrestres, sur fond de la guerre russe en Ukraine.
Dans un communiqué rendu public lundi soir, l’UA a rejeté ces pratiques et les a qualifiées d’inacceptables, affirmant qu’il s’agissait de violation du droit international.
L’UA a encore souligné que la loi accordait à toutes les personnes de toutes nationalités et de toutes les ethnies le « droit de fuir » tout pays en état de guerre.
Des rapports et des vidéos montrant que les autorités frontalières priorisaient le passage des Ukrainiens – considérés comme citoyens européens – vers les pays voisins, plutôt que les personnes d’autres nationalités, y compris les Africains et les Asiatiques, ont fait le tour de la toile.
Dans ce contexte, les Nations Unies ont rapporté que plus d’un demi-million d’Ukrainiens avaient quitté leur pays pour fuir la guerre.
À l’aube du 24 février, la Russie avait lancé la guerre contre l’Ukraine, suivie d’une vague d’indignation internationale durant laquelle des sanctions économiques et financières « strictes » ont été imposées à Moscou.
(source: aa.com.tr/fr/afrique)
Guerre en Ukraine – Un Malagasy est mort les armes à la main
C’est sur les réseaux sociaux que la nouvelle annonçant la mort d’un Malagasy en Ukraine est diffusée. Cette source officieuse, partagée par un Malagasy qui habiterait dans ce pays en guerre avec la Russie, affirme que ce compatriote aurait pris des armes pour défendre sa patrie d’adoption qu’est l’Ukraine. Une information confirmée par une source auprès du ministère des Affaires étrangères de Madagascar qui précise que la victime, originaire d’Antananarivo, possède la double nationalité et a servi comme réserviste.
Des informations non confirmées avancent également que deux autres Malagasy seraient, eux aussi, tués dans cette guerre en Ukraine. L’un originaire du Nord de Madagascar et le second du Sud de la Grande île, seraient engagés auprès de l’armée Ukraine. Faute de confirmation officielle, cette information reste ainsi au stade des rumeurs.
Une vingtaine de ressortissants malagasy vivent en Ukraine. Du moins, c’est le nombre officiel enregistré auprès de l’ambassade de Madagascar en Russie qui s’occupe également de l’Ukraine. Une partie de cette communauté malagasy a quitté le lieu pour se réfugier en Pologne tandis que certains ont préféré y rester. C’est dans ce genre de situation en terre étrangère que les responsables incitent les ressortissants malagasy à se faire enregistrer dans les ambassades ou consulats de leur pays de résidence. Cela permet effectivement aux représentants de Madagascar dans ces pays de les protéger ou de leur apporter de l’aide en cas de besoin.
(source: laverite.mg)
NoComment : nouvelles manifestations anti-guerre dans plusieurs villes russes
Quelques milliers de personnes ont de nouveau bravé l’interdiction de manifester dimanche en Russie pour dire « non à la guerre » en Ukraine, des rassemblements qui ont conduit à plus de 2 000 arrestations, selon une ONG.
Malgré la répression, l’opposition à l’offensive militaire menée par Moscou en Ukraine atteint des citoyens jusqu’ici apolitiques. Les signes de profonds déchirements au sein de la société russe se multiplient.
C’est un mouvement souterrain et profond dont il est encore difficile de mesurer l’ampleur. Depuis que leur président, Vladimir Poutine, a décidé d’envahir l’Ukraine, de nombreux Russes, pour certains parfaitement apolitiques, font part de leur choc ou de leur opposition.
Beaucoup ont compris, dès le déclenchement de la guerre, jeudi 24 février, ce que cette décision contenait d’irrémédiable. Dmitri Mouratov, rédacteur en chef du journal Novaïa Gazeta et Prix Nobel de la paix en 2021, a résumé ce sentiment d’une formule vertigineuse : « Le futur est mort », a-t-il lancé à une journaliste de la chaîne de télévision indépendante Dojd étouffée par l’émotion.
(source: lemonde.fr)
Elon Musk déploie Starlink au-dessus de l’Ukraine en prévention de coupures
Le patron de Tesla et de SpaceX a répondu à l’appel du vice-Premier ministre ukrainien Mykhailo Fedorov, dont le pays est attaqué par la Russie.

GUERRE EN UKRAINE – Pressé à réagir face à la guerre en Ukraine comme de nombreux acteurs de la tech, le patron de Tesla et Space X, Elon Musk, s’est engagé, dans la nuit du samedi 26 au dimanche 27 février, à aider les Ukrainiens. Dans un court tweet en réponse au vice-Premier ministre ukrainien Mykhailo Fedorov, en charge du secteur numérique, il a annoncé que “le service [d’internet par satellite] Starlink est maintenant en fonction” en Ukraine et que “d’autres terminaux sont en route”.
Le service Starlink permet aux habitants des zones mal desservies par les réseaux fixe et mobile des opérateurs télécoms d’avoir accès à internet, via des milliers de petits satellites circulant en orbite basse (principalement 550 kilomètres) autour de la Terre. Mais il a également besoin tout autour du globe de stations terrestres communiquant avec les satellites.
SpaceX a lancé le 25 février une deuxième cargaison d’une cinquantaine de satellites Starlink destinés à fournir une connexion internet à des clients dans le monde entier. Samedi, il n’était pas clair comment les utilisateurs en Ukraine avaient les capacités au sol de recevoir le service.
Dix heures plus tôt, Mykhailo Fedorov avait interpellé le milliardaire sur le réseau social, lui demandant de fournir à l’Ukraine des stations Starlink, en vue de pallier d’éventuelles coupures d’Internet. “Pendant que vous essayez de coloniser Mars, la Russie essaye d’occuper l’Ukraine, lui a-t-il lancé sur Twitter. Si vos fusées atterrissent avec succès depuis l’espace, des roquettes russes attaquent des civils ukrainiens ! Nous vous demandons de fournir à l’Ukraine des stations Starlink.”
Il a aussi appelé le patron de Tesla et du groupe SpaceX à encourager “les Russes sains d’esprit” à s’opposer à leur gouvernement.
Depuis que Moscou a attaqué son voisin, jeudi 24 février, l’Ukraine a exhorté les géants de la tech, d’Apple à Google en passant par Netflix, à rompre leurs liens avec la Russie.
(source: huffingtonpost.fr)
« Poutine est le nouvel Hitler » : des Israéliens manifestent contre l’invasion russe
A Tel Aviv, la police a arrêté 4 personnes pour des graffitis apposés sur le mur de l’ambassade de Russie. Une autre manifestation a rassemblé des centaines de personnes à Haïfa.

Des centaines d’Israéliens se sont massés sous une pluie battante devant l’ambassade de Russie à Tel Aviv, jeudi, pour protester contre l’invasion de l’Ukraine par la Russie.
De nombreux manifestants portaient des pancartes sur lesquelles on pouvait lire « Poutine est le nouvel Hitler » ou « Arrêtez Poutine, arrêtez la guerre ».
Abrités sous des drapeaux ukrainiens géants et exposés aux éléments, les manifestants ont scandé des slogans en russe, en ukrainien et en hébreu, dirigés contre Poutine et rappelant les combats passés de l’Ukraine pour son indépendance.
On pouvait entendre « Poutine est un fils de chien » et « Non à la guerre », à la fois parmi la foule et depuis les voitures en circulation, lorsque les conducteurs s’arrêtaient pour klaxonner et manifester leur soutien.
Les slogans « Honneur aux héros, honneur à l’Ukraine » résonnaient tandis que la foudre déchirait le ciel.
La police a déclaré avoir arrêté quatre personnes soupçonnées d’avoir taggué des graffitis sur le mur d’enceinte de l’ambassade pendant la manifestation.
« La police respecte la liberté d’expression et le droit à manifester, mais réprimera les infractions et troubles à l’ordre public », a déclaré le service de police local dans un communiqué.
Une manifestation similaire a également eu lieu devant le consulat de Russie à Haïfa. Certains manifestants ont escaladé la porte d’entrée pour jeter des tomates, a rapporté le site d’information Walla.
Selon la Treizième chaîne, de nombreux manifestants auraient des origines ukrainiennes et de la famille dans le pays.
Au-delà de leur colère contre l’invasion russe, les manifestants ont également exprimé leur déception face à la réaction prudente d’Israël.
(source: fr.timesofisrael.com)
Guerre en Ukraine : l’Allemagne brise un tabou en livrant des armes à Kiev
Face à la violente offensive ruse en Ukraine, Berlin a autorisé, samedi 26 février, la livraison à Kiev de 1.400 lance-roquettes antichar, de 500 missiles sol-air Stinger et neuf obusiers. Un véritable tournant de la politique allemande en matière d’engagement militaire
