Vatican
Cardinal Parolin: la priorité n’est pas l’économie mais la personne

L’Osservatore Romano
«La pandémie nous enseigne de façon dramatique que personne ne peut y arriver seul : une réponse partagée et coordonnée est nécessaire pour faire face au virus. Il en va de même pour guérir les maux de l’indifférence, de la solitude et de l’inimitié». Tels sont les propos du cardinal Secrétaire d’État Pietro Parolin dans une interview de Carlo Di Cicco publiée jeudi 27 août sur le site www.ripartelitalia.it, un think-tank créé pour encourager la reprise en Italie après la récession brutale liée à la pandémie de coronavirus.
«La priorité n’est pas l’économie en tant que telle, mais l’être humain, explique d’emblée le cardinal. Le Covid-19 n’a pas seulement provoqué une crise sanitaire mais a touché de nombreux aspects de la vie humaine : la famille, la politique, le travail, les affaires, le commerce, le tourisme, etc…« » La nature expansive et interconnectée de la pandémie nous rappelle constamment l’observation du Pape François selon laquelle «tout est connecté».
Veiller à l’intégrité de la personne
ONU: Mgr Jurkovic plaide pour l’allègement de la dette des pays pauvres
Intervenant ce 2 juillet lors d’une session du bureau “Commerce et développement” de la CNUCED, Mgr Ivan Jurkovic, observateur permanent du Saint-Siège à l’ONU, a alerté sur les conséquences de la crise sanitaire actuelle sur l’économie mondiale et dans les pays en développement, renouvelant l’appel du Saint-Père à réduire voire effacer la dette des nations les plus pauvres.
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C’est un tableau sombre, mais avec des pistes envisageables pour les prochains mois, que Mgr Ivan Jurkovic a dépeint hier à Genève devant les participants à cette 67e session de la CNUCED (Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement). «Le virus de la Covid-19 pose des défis sans précédent aux gouvernements des pays développés» a d’emblée reconnu l’observateur permanent du Saint-Siège, évoquant tour à tour «un effondrement des d’investissement, l’augmentation rapide du chômage, ainsi que de profondes incertitudes et une fragilité accrue des marchés financiers».
Alléger le fardeau des pays pauvres
Mgr Jurkovic a ensuite souligné que la crise actuelle «affectera plus gravement les vies et les moyens de subsistance de ceux qui vivent dans le monde en développement». Mais pour atténuer un «impact potentiellement dévastateur», il est encore possible «de s’attaquer au fardeau écrasant de la dette extérieure accumulée, tant au niveau public que privé, dans les pays en développement, au cours des dernières années. »
Comment suivre la messe pour la fête de Saint Pierre et Saint Paul?
Le 29 juin, fête de Saint Pierre et Saint Paul, donne lieu chaque année à une messe présidée par le Pape François, avec la traditionnelle bénédiction des palliums destinés aux archevêques nommés au cours de l’année écoulée, mais qui leur sont désormais formellement remis par les nonces apostoliques dans leurs diocèses respectifs.

Cette année, compte tenu du confinement toujours en cours, même si les règles se sont assouplies, la messe sera une nouvelle fois tenue en effectif restreint. Environ 90 fidèles pourront assister à la célébration, tenue à l’autel de la Chaire de Saint-Pierre, comme c’est le cas pour toutes les fêtes liturgiques depuis le début de la pandémie de coronavirus.
La célébration débutera à 9h30 et sera à suivre en vidéo et avec des commentaires en français, sur trois supports:
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La prière de l’Angélus qui suivra à midi sera diffusée selon les mêmes modalités.
(source: vaticannews.va/fr)
La Vierge Marie « Mère de l’Eglise » célébrée le Lundi de Pentecôte
Une nouvelle fête célébrant « la Vierge Marie, Mère de l’Église », apparaît dans le calendrier romain.
Le décret de la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, signé le 11 février, à l’occasion du 160e anniversaire de la première apparition de la Vierge à Lourdes, a été publié samedi 3 mars 2018.

Le pape François a décidé que la mémoire de la Vierge Marie, Mère de l’Église, serait désormais inscrite dans le calendrier romain, et célébrée chaque année.
Cette célébration devient obligatoire le Lundi de Pentecôte pour toute l’Église catholique, selon un décret signé le 11 février, à l’occasion du 160e anniversaire de la première apparition de la Vierge à Lourdes, par la Congrégation pour le culte divin et la discipline des sacrements, et publié ce samedi 3 mars.
La date de cette célébration apparaîtra désormais dans les calendriers et livres liturgiques pour la célébration de la messe et de la liturgie des heures.
L’importance du mystère de la maternité spirituelle de Marie »
Selon le texte du cardinal Robert Sarah, préfet de la Congrégation, le pape a pris cette décision « en considérant l’importance du mystère de la maternité spirituelle de Marie qui, dans l’attente de l’Esprit Saint à la Pentecôte (cf. Ac 1,14), n’a jamais cessé de prendre soin maternellement de l’Église pèlerine dans le temps ».
Le décret précise que « la promotion de cette dévotion peut favoriser, chez les pasteurs, les religieux et les fidèles, la croissance du sens maternel de l’Église et de la vraie piété mariale ».
Le vœu du pape, explique encore le cardinal Sarah, est que cette célébration rappelle à tous les disciples du Christ la nécessité de planter notre vie sur trois grandes réalités – la Croix, l’hostie, et la Vierge – « trois mystères que Dieu a donnés au monde pour structurer, féconder et sanctifier notre vie intérieure, et nous conduire vers Jésus ».
Saint-Siège: Francesca Di Giovanni, une femme nommée sous-secrétaire pour les Relations avec les États

Le Pape François a nommé Francesca Di Giovanni, official de la Secrétairerie d’Etat, comme nouvelle sous-secrétaire de la Section pour les relations avec les Etats, et lui a confié le suivi du secteur multilatéral. Francesca Di Giovanni travaille depuis près de 27 ans à la Secrétairerie d’État.
Née à Palerme (Sicile) en 1953, elle est diplômée en droit et a exercé dans le notariat avant de travailler dans le secteur juridico-administratif au Centre international de l’Œuvre de Marie (Mouvement des Focolari).
Depuis le 15 septembre 1993, elle exerce en qualité d’official à la Section pour les relations avec les États, au sein de la Secrétairerie d’État. Elle a également une expérience professionnelle dans le domaine multilatéral, notamment sur les questions relatives aux migrants et aux réfugiés, au droit international humanitaire, au droit international privé, à la condition féminine, à la propriété intellectuelle, aux communications et au tourisme. À partir d’aujourd’hui, la Section pour les relations avec les États est donc composée de deux sous-secrétaires: Francesca Di Giovanni travaillera sur la même position hiérarchique que Mgr Mirosław Wachowski, un prêtre polonais nommé à ce poste à l’automne dernier, qui continuera à s’occuper principalement de diplomatie bilatérale.
Voici la traduction de l’interview accordée par Francesca Di Giovanni à Vatican News et à L’Osservatore Romano:
Avez-vous été surprise par votre nomination au poste de sous-secrétaire?
Vatican: Sommet sur les abus sexuels au sein de l’Eglise
Le sommet sur la pédophilie et les abus sexuels a été ouvert jeudi 21 février par le pape François au Vatican, où il a convoqué tous les présidents des conférences épiscopales.
♦ Jeudi 21 février, dans une courte introduction, le pape François a souligné les enjeux du sommet qu’il a convoqué au Vatican sur les abus sexuels, invitant les évêques du monde entier à écouter « le cri des petits qui demandent justice ».
♦ Le Vatican a rendu publics les textes des témoignages de victimes diffusés aux participants du sommet sur les abus sexuels. Ces textes ont été diffusés par enregistrement sonore, afin de respecter la demande des victimes de rester anonymes.
Un cardinal américain défroqué par le Pape
C’est la première fois dans la longue histoire de l’Eglise catholique qu’un cardinal est défroqué pour des motifs d’abus sexuels.
Le pape a reconnu comme définitive une sentence de la Congrégation pour la doctrine de la foi, institution du Vatican qui veille au respect du dogme catholique, réduisant à l’état laïc l’ex-archevêque émérite de Washington, a précisé un communiqué du Saint-Siège.
L’ancien cardinal a été reconnu coupable d’avoir enfreint l’un des commandements divins « avec la circonstance aggravante de l’abus de pouvoir », selon ce texte.
Cette punition, sans appel possible, tombe à point nommé avant une réunion cruciale, rassemblant du 21 au 24 février les présidents des conférences épiscopales du monde entier au Vatican, où ils plancheront notamment sur la responsabilité des prélats ayant gardé sous silence des agressions sexuelles de mineurs par le clergé.
La révélation en 2018 d’énormes scandales aux Etats-Unis, au Chili ou encore en Allemagne, ont sérieusement entaché la crédibilité de l’Eglise catholique.
Avec son exclusion officielle de l’Eglise, l’homme reclus actuellement dans l’Etat américain du Kansas redevient M. Theodore McCarrick.
(source: La Croix)
Rencontre pour la protection des mineurs dans l’Eglise – Edition spéciale du 23 février 2019
Le Vatican et Microsoft lancent un prix sur l’éthique dans l’intelligence artificielle

En visite sur la péninsule italienne pour un congrès sur la démocratique numérique tenu à Rome, Brad Smith, président et chef des affaires juridiques du géant américain de l’informatique, Microsoft, a rencontré le Pape François ce mercredi au Vatican, rapporte la Salle de presse du Saint-Siège le 13 février.
IA et fracture numérique
En présence du président de l’Académie pontificale pour la vie, Mgr Vincenzo Paglia, le Pape et Brad Smith ont évoqué les enjeux d’une intelligence artificielle (IA) «au service du bien commun», ainsi que les différents moyens «de réduire la fracture numérique dans le monde».
Il est également ressorti de cette audience privée que Microsoft et l’Académie pontificale pour la Vie allaient s’associer pour promouvoir un prix international sur «l’éthique dans l’intelligence artificielle». L’IA, à laquelle l’Académie pontificale pour la vie, très avertie sur le sujet, dédiera son assemblée plénière de 2020.
L’éthique, priorité du Saint-Siège
En 2019, l’institution vaticane s’intéressera à «la roboéthique: humains, machines et santé», thème de sa plénière tenue du 25 au 27 février prochain.
L’Académie pontificale pour la vie, qui célèbre cette année son quart de siècle – elle fut fondée par Jean-Paul II le 11 février 1994 -, consacre ses travaux aux neurosciences, à la bioéthique et aux modifications du génome humain, aux soins palliatifs, mais aussi depuis quelques années «aux nouvelles frontières des enjeux de vie», sous-tendues par l’intelligence artificielle et la robotique.
Audience générale : «aucune prière ne restera sans réponse»
«Le Père n’oublie jamais aucun de ses enfants qui souffrent». Ce mercredi, lors de l’audience générale en salle Paul VI, le Pape a poursuivi sa catéchèse sur le Notre Père. François est revenu sur la figure du Christ priant, telle qu’elle est présentée par l’Évangile de Luc.

Jésus se retire souvent dans la solitude pour prier, et lorsqu’il prie, «l’aspect de son visage devint autre et son vêtement devint d’une blancheur éblouissante» rapporte l’évangéliste Luc. «Chaque pas de la vie de Jésus est comme porté par le souffle de l’Esprit qui le guide dans toutes actions», poursuit le Pape. Même la mort du Messie est plongée dans un climat de prière. A l’heure de sa passion, sa prière semble atténuer les émotions les plus violentes et les désirs de vengeance. «Elle réconcilie, dit François, l’homme avec son ennemi le plus implacable : la mort».
C’est ce climat qui a conduit l’un des disciples à demander à Jésus de leur apprendre à prier. Dans son enseignement, Jésus explique avec quelles paroles et quelle attitude il faut s’adresser à Dieu. D’abord, il faut avoir à l’esprit qu’Il n’est «ni un patron ni un beau-père, mais un père», affirme François. Le Notre Père est ainsi le premier enseignement.
Le pouvoir transformateur de la prière
Pape François : «J’ai souhaité l’accord avec la Chine. La voie, c’est le dialogue»
L’accord avec la Chine, fruit d’un travail patient et minutieux

Répondant aux interrogations sur l’accord récent signé avec la République populaire de Chine sur les nominations d’évêques, François a précisé que ce dialogue entre la commission vaticane et la commission chinoise pour organiser la nomination des évêques dure depuis plusieurs années. Il a notamment salué la «patience» de l’ancien nonce Claudio Maria Celli, très investi dans ce travail délicat, et le sérieux du cardinal Pietro Parolin, le Secrétaire d’État du Saint-Siège, qui a étudié tout le dossier, tous les articles de l’accord, avec lenteur et précision. «Cela donne de la sécurité», a-t-il précisé. «Quand on fait une négociation, un traité de paix, les deux parties perdent quelque chose, a-t-il toutefois précisé. Deux pas en avant, un pas en arrière. Des mois se sont écoulés sans se parler. Lentement, c’est le temps de Dieu.»
Concernant la levée d’excommunication des évêques qui étaient dans une situation irrégulière, le Pape a précisé avoir personnellement étudié chaque dossier. «L’accord, je l’ai signé moi-même. Le responsable, c’est moi. Les autres ont travaillé durant 15 ans, donc ce n’est pas une improvisation, mais un long chemin.»
François a également livré une information donnant un relief inattendu aux suites de l’affaire Vigano-McCarrick. «Quand il y a eu ce fameux communiqué d’un ancien nonce apostolique, les épiscopats du monde m’ont écrit pour exprimer leur proximité et leur prière», a expliqué François, qui a livré cette précision: «Les fidèles chinois m’ont écrit, avec une signature conjointe de l’évêque de l’Église catholique disons “traditionnelle” et de l’évêque de l’Église « patriotique ». Ensemble, tous les deux, avec les fidèles. Cela a été pour moi un signal de Dieu.»
En replongeant dans l’histoire, le Pape a aussi rappelé les situations parfois complexes des nominations d’évêques selon les contextes politiques des siècles passés. Par exemple, durant 350 ans, les rois d’Espagne et du Portugal ont nommé les évêques en Amérique latine, mais, a raconté François, «Marie-Thèrèse s’est fatiguée» de nommer les évêques, et elle a fini par laisser la juridiction au Vatican.
Dans le cas de la Chine, il ne s’agira pas d’une nomination par Pékin, mais d’un «dialogue sur les noms des candidats». «C’est Rome qui nomme, c’est le Pape qui nomme, ceci est clair!» a précisé François. «Et prions pour ceux qui ne comprennent pas, ou qui portent sur leurs épaules de si nombreuses années de clandestinité», a conclu le Saint-Père, rendant hommage à «la grande foi» des catholiques de Chine.
Cérémonie de création de 14 nouveaux cardinaux au Vatican dont le malgache Désiré Tsarahazana
Ce jeudi après-midi 28 Juin 2018, 14 nouveaux cardinaux ont été créés à Rome par le Pape François : des prélats venus du monde entier dont Monseigneur Désiré Tsarahazana, Archevêque de Toamasina pour Madagascar. ce qui montre l´universalité de l´Eglise.
Entretien avec son Eminence le Cardinal Tsarahazana