Élu président par défaut après l’arrestation de Dominique Strauss-Kahn, François Hollande ne savait rien de la fonction présidentielle. Aussi s’en remit-il à ses hauts fonctionnaires. Il prolongea sous leurs instructions la politique de son prédécesseur. En matière de politique étrangère, il reprit les dossiers en ignorant le retournement de Nicolas Sarkozy à la fin de son mandat. Derrière lui tous les partisans d’une nouvelle épopée coloniale se coalisèrent.
Mois: janvier 2020
La reconstitution du Parti colonial français
Extraits de « Sous nos yeux » (13/25)
par Thierry Meyssan

25— François Hollande et le retour du « parti colonial »
Mais Sarkozy perd l’élection présidentielle. Lorsqu’il quitte l’Élysée, il devient salarié du Qatar pour 3 millions d’euros annuels et le représente par exemple au conseil d’administration du groupe hôtelier Accor.
Bien qu’il ait été élu sous la bannière du Parti socialiste, François Hollande gouverne au nom du « Parti de la colonisation » [1]. À l’issue d’un an et demi de mandat, il annonce à ses électeurs stupéfaits qu’il n’est pas socialiste, mais plutôt social-démocrate. En réalité, dès le jour de sa prise de fonction, il avait été clair. Comme ses prédécesseurs, il place sa cérémonie d’investiture sous les auspices d’une personnalité historique : il choisit Jules Ferry (1832-1893). Certes, ce dernier organisa la gratuité de l’enseignement primaire, mais à son époque il était extrêmement impopulaire et désigné sous le sobriquet du « Tonkinois ». Il fut en effet l’homme qui défendit les intérêts de grands groupes industriels en Tunisie, au Tonkin et au Congo, lançant la France dans des aventures racistes et coloniales. Et contrairement à ce que l’on admet communément, son intérêt pour l’enseignement primaire n’était pas tourné vers l’éducation des enfants, mais vers leur préparation comme soldats de la colonisation. C’est pourquoi, on désignait ses instituteurs comme ses « hussards noirs ».

Il peut paraître étrange de parler de « colonisation française » à propos de François Hollande, tant cette expression semble surannée. Elle est souvent mal comprise car associée à tort à une colonisation de peuplement alors qu’il s’agit d’abord d’un concept économique. Au XIXe siècle, alors que des paysans et des ouvriers résistaient jusqu’à la mort à des patrons qui les exploitaient sans vergogne, certains parmi ces derniers eurent l’idée de poursuivre leurs profits au détriment de peuples moins organisés. Pour mener à bien leur projet, ils modifièrent aussi bien le mythe national que l’organisation laïque de l’État de manière à arracher la population à l’influence des Églises.
Arrivé à l’Élysée, François Hollande choisit Jean-Marc Ayrault comme Premier ministre. L’homme est réputé raisonnable, mais il a pris fait et cause pour la colonisation de la Palestine. Il est ainsi président d’honneur du Cercle Léon Blum, une association créée par Dominique Strauss-Kahn pour rassembler les sionistes au sein du Parti socialiste. Ancien Premier ministre, Léon Blum avait promis au mouvement sioniste, en 1936, de créer l’Etat d’Israël au Liban et en Syrie mandataires [2]

Hollande désigne Laurent Fabius comme ministre des Affaires étrangères. Les deux hommes étaient autrefois rivaux, mais Fabius a négocié avec l’émir du Qatar et avec Israël leur soutien durant la campagne électorale [3]. C’est un homme dénué de convictions, ayant changé plusieurs fois d’avis sur des sujets majeurs au gré des opportunités. En 1984, alors qu’il est Premier ministre, 2 000 hémophiles seront contaminés et mourront afin de protéger les intérêts de l’Institut Pasteur dont le test de détection du sida n’était pas encore prêt. Grâce à François Mitterrand qui modifie les règles de procédure, il est relaxé par la Cour de Justice de la République selon le principe « responsable, mais pas coupable ». Son ministre de la Santé, Edmond Hervé sera condamné à sa place.
Hollande choisit comme ministre de la Défense son ami Jean-Yves Le Drian. Les deux hommes ont milité ensemble pendant des années derrière le président de la Commission européenne Jacques Delors au sein du Parti socialiste. Durant la campagne électorale, Le Drian s’est rendu au nom de Hollande à Washington où il a fait allégeance à l’Empire états-unien.

En outre, décision sans précédent, le Président Hollande maintient à son poste le chef d’état-major privé de son prédécesseur, le général Benoît Puga. L’officier est plus âgé que lui et partage les convictions d’extrême droite du père du Président. Il dispose du privilège de pouvoir entrer à tout moment dans son bureau et entretient une relation quasi paternelle avec lui.
Sous nos yeux. Du 11-Septembre à Donald Trump
Trump addresses the nation after Iran attacks US military facilities in Iraq
Iran’s Islamic Revolutionary Guard reportedly launched the attack in revenge for Trump ordering an airstrike that killed top Iranian General Qassem Soleimani.
Donald Trump a pris la parole mercredi, pour annoncer des nouvelles sanctions contre l’Iran. Quelques heures après le lancement par l’Iran de missiles balistiques sur des bases abritant des soldats américains en Irak, il a rassuré en affirmant que ceux-ci n’avaient pas fait de victime.
La justice japonaise émet un mandat d’arrêt contre Carole Ghosn
Les autorités nippones reprochent à l’épouse de l’homme d’affaires, qui a fui au Liban, d’avoir fourni de faux témoignages. En parallèle, Interpol a lancé une demande d’arrestation de Carlos Ghosn.

L’épouse de Carlos Ghosn se trouvait à son tour, mardi 7 janvier, dans le viseur de la justice japonaise, qui a émis un mandat d’arrêt à son encontre. Selon un communiqué du parquet de Tokyo, Carole Ghosn est soupçonnée de fausses déclarations devant la justice japonaise en avril 2019, quand elle avait été interrogée sur ses éventuelles rencontres avec une personne dont le nom n’a pas été cité. Dans un entretien au journal Le Parisien mis en ligne mardi soir, Carole Ghosn a qualifié cette mesure de « vengeance des procureurs japonais » qui, selon elle, veulent « mettre la pression sur [son] mari et [la] punir une fois de plus ».
Mme Ghosn était en première ligne pour défendre son mari, qui avait été arrêté en novembre 2018 au Japon puis inculpé. Après cent trente jours de prison notamment, M. Ghosn avait été libéré sous caution à la fin du mois d’avril mais avait l’interdiction de voir ou de contacter sa femme. Cette interdiction était perçue par la défense de M. Ghosn comme une « punition » pour le démoraliser, tandis que le parquet japonais soupçonnait Mme Ghosn d’être entrée en contact avec des protagonistes de l’affaire.
Par ailleurs, le nom de Carole Ghosn est cité dans l’enquête japonaise, car il est apparu qu’elle dirigeait la compagnie Beauty Yachts, enregistrée dans les Iles Vierges britanniques, qui a participé au montage financier destiné à acheter un yacht de 37 mètres avec de l’argent possiblement détourné à Nissan.
Après sa fuite du Japon, Carlos Ghosn s’exprime pour la première fois devant la presse
Iran : les funérailles du général Soleimani reportées suite à une bousculade meurtrière, une cinquantaine de morts
Une bousculade a fait au moins 32 morts mardi lors de l’enterrement du général iranien Qassem Soleimani dans le sud-est de l’Iran où une foule réclamait vengeance aux cris de « Mort à l’Amérique », pendant l’hommage au militaire tué en Irak par une frappe américaine.
Sofitrans bénéficie d’un délai de grâce de trois mois pour opérer au sein de l’aéroport de Nosy Be.
Trois mois de plus. La Société financière pour le développement des transports et du tourisme (Sofitrans) reste à Nosy Be jusqu’au 31 mars 2020. Elle pourra continuer à exercer ses activités et occuper le duty free de cet aéroport jusqu’à cette deadline. Ravinala Airports lui a donné son feu vert pour le prolongement du contrat d’occupation expiré depuis le 5 janvier.

« Le contrat duty Free de Sofitrans à Nosy Be a été prolongé jusqu’au 31 mars, la date probable pour l’ouverture du nouveau terminal d’Ivato. Une clause de priorisation des employés de Sofitrans est en place pour les personnes qui souhaitent rejoindre la nouvelle société gestionnaire de duty free », a fait savoir un responsable de Ravinala Airports. Après cette date, la filiale d’Air Madagascar doit plier bagage et laisser sa place à Dufry Madagascar pour la gestion des boutiques hors taxe au sein des deux principaux aéroports du pays, Nosy Be et Ivato.
Dans le nouveau terminal d’Ivato, Dufry est déjà sur le chantier. Les travaux d’aménagement de l’espace duty free ont débuté depuis décembre et devraient être terminés avant la fin du premier trimestre.
La filiale d’Air Madagascar vit ainsi ses derniers jours dans les boutiques hors taxes des deux principaux aéroports du pays après avoir perdu la bataille dans l’attribution de ce marché. Pourtant, Ravinala Airports a accordé une importance particulière à Sofitrans. D’après les explications des responsables de ce consortium, ils privilégiés cette société malgache dans la proposition d’offres pour chaque activité, du duty free, de restauration et de catering au sein de ces aéroports. Malgré cela, les offres proposées par Sofitrans n’ont pas été à la hauteur des exigences de Ravinala Airports.
Le gestionnaire d’Ivato et de Fascène a fait donc son choix. Pour les boutiques hors taxes, l’opération revient à la multinationale suisse Dufry. La compagnie turque TAV Operation Service a été sélectionnée pour gerer le VIP Lounge du nouveau terminal d’Ivato. Des appels d’offres pour d’autres services aéroportuaires, comme la restauration, sont prévus être lancés durant le premier trimestre de cette année.
Venezuela : Juan Guaido à la porte mais réélu, un élu d’opposition s’autoproclame président du Parlement
Le député d’opposition Luis Parra, rival de Juan Guaido, s’est autoproclamé président du Parlement dimanche. Alors que Juan Guaido était empêché d’entrer dans l’hémicycle, l’opposition à Nicolas Maduro dénonce un « coup d’État parlementaire ».
Venezuela: Opposition leader Juan Guaido ousted by Maduro’s Socialists? | DW News
La Turquie a-t-elle des ambitions hégémoniques en Libye ?
ISTANBUL, 5 janvier (Xinhua) — Le président turc Recep Tayyip Erdogan a annoncé dimanche soir que la Turquie allait « progressivement » envoyer des troupes en Libye dans le cadre d’un accord signé avec le gouvernement d’union nationale (GNA), le gouvernement libyen reconnu par l’ONU.
« Nos soldats partiront progressivement », a indiqué M. Erdogan à la chaîne CNNTurk au cours d’une interview télévisée, affirmant que la mission des soldats turcs serait « de faire respecter le cessez-le-feu, et non de se battre ».
« Ce que nous allons faire en Libye, c’est de renforcer le gouvernement légitime », a-t-il ajouté, soulignant qu’un centre des opérations allait être établi dans ce pays d’Afrique du Nord.
La Libye est actuellement déchirée par une guerre civile qui oppose le GNA basé à Tripoli, la capitale libyenne, et l’armée basée dans l’est du pays.
Jeudi, le parlement turc a adopté une motion autorisant le déploiement de troupes en Libye pour soutenir le GNA.
Le chef de l’ONU met en garde la Turquie contre l’envoi de troupes en Libye
Le secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), Antonio Guterres, a affirmé vendredi 3 janvier, sans mentionner explicitement la Turquie, que « tout soutien étranger aux parties en guerre » en Libye « ne fera[it] qu’aggraver un conflit et compliquer les efforts pour une solution pacifique ».
Visant clairement une éventuelle intervention militaire turque en Libye en soutien au gouvernement d’union nationale (GNA) installé à Tripoli, Antonio Guterres souligne dans un communiqué que « les violations continues de l’embargo sur les armes imposé par le Conseil de sécurité ne font qu’empirer les choses ».
Why the U.S. military targeted Qassam Soleimani — and how Iran might react
How is Iran likely to react to the American military strike that killed top general Qassam Soleimani — and how well prepared is the U.S. to withstand that response?
Karim Sadjadpour of the Carnegie Endowment for International Peace and retired Adm. Michael Mullen, former chairman of the Joint Chiefs of Staff, join Nick Schifrin to discuss Soleimani’s role and how Iran will adapt without him.
American Allies React With Concern, Cautious Support After Killing Of Iran’s Qasem Soleimani | TIME
More airstrikes in Iraq following strike on Soleimani
‘We’ll eliminate you’: Donald Trump says ‘we terminated Iran general to stop a war not start one’
No eyes? No problem. Marine creature expands boundaries of vision
WASHINGTON (Reuters) – A cousin of the starfish that resides in the coral reefs of the Caribbean and Gulf of Mexico lacks eyes, but can still see, according to scientists who studied this creature that expands the boundaries of the sense of sight in the animal kingdom.

Researchers said on Thursday that the red brittle star, called Ophiocoma wendtii, is only the second creature known to be able to see without having eyes – known as extraocular vision – joining a single species of sea urchin.
It possesses this exotic capability thanks to light-sensing cells, called photoreceptors, covering its body and pigment cells, called chromatophores, that move during the day to facilitate the animal’s dramatic color change from a deep reddish-brown in daytime to a stripy beige at nighttime.
Brittle stars, with five radiating arms extending from a central disk, are related to starfish (also called sea stars), sea cucumbers, sea urchins and others in a group of marine invertebrates called echinoderms. They have a nervous system but no brain.
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