Ady ao Proche-Orient: mamakafaka ny « diplomate » Bien-Aimé Randrianantenaina

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Guerre au Moyen Orient : Les effets en cascade déjà ressentis à Madagascar, selon Bien-Aimé Randrianantenaina

Invité de l’émission Solanga d’hier, animée par notre confrère Johary Ravoajanahary, Bien’Aimé Randrianantenaina, analyste et observateur des relations internationales, a livré une intervention particulièrement remarquée sur la guerre en cours au Moyen-Orient et ses multiples répercussions à l’échelle mondiale, notamment pour Madagascar.

L’invité s’est distingué par la clarté et la profondeur de ses explications, apportant un éclairage à la fois juridique, géopolitique et économique sur un conflit dont les contours restent complexes. Il a, entre autres, expliqué que les effets en cascade de cette guerre sont déjà ressentis à Madagascar.

Vital

Au cœur de son analyse figure la question stratégique du détroit d’Hormuz, passage maritime vital pour le commerce mondial des hydrocarbures. Comme il l’a rappelé, ce détroit se situe en partie dans les eaux territoriales de l’Iran, mais également dans celles du Sultanat d’Oman. Toutefois, le droit international encadre strictement la circulation maritime dans ce type de zone. En effet, la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer, communément appelée Convention de Montego Bay, prévoit en son article 17 le droit de passage inoffensif des navires, tandis que son article 38 consacre le droit de passage en transit dans les détroits servant à la navigation internationale. Plus encore, l’article 44 interdit aux États riverains d’entraver ce passage.

Légitime défense

Cependant, comme l’a souligné Bien’Aimé Randriamanantena, la situation se complexifie du fait que l’Iran n’a pas ratifié cette convention et n’est donc pas juridiquement lié par ses dispositions. Dans ce contexte, Téhéran pourrait invoquer le droit à la légitime défense consacré par l’article 51 de la Charte de l’Organisation des Nations Unies, estimant avoir été attaqué par les États-Unis et Israël.

Dès lors, la lecture juridique du conflit devient particulièrement délicate.

L’analyste a également insisté sur l’absence de mandat explicite du Conseil de sécurité des Nations Unies pour les opérations militaires menées par Washington et Tel-Aviv, contrairement à la Résolution 678 du Conseil de sécurité, qui avait autorisé l’usage de la force contre l’Irak après son invasion du Koweït.

Effets en cascade

Sur le plan économique, les conséquences du conflit ne se font pas attendre.

La flambée des prix de l’énergie et ses effets en cascade sur le coût de la vie à travers le monde sont désormais une réalité tangible, y compris pour les pays éloignés du théâtre des opérations comme Madagascar. Toutefois, une note d’espoir subsiste. Un accord de cessez-le-feu a été évoqué entre les belligérants, bien que celui-ci demeure fragile et précaire. S’agissant de Madagascar, Bien’Aimé Randriamanantena a salué le renforcement de la diplomatie « tous azimuts », qu’il considère comme une stratégie pertinente dans un contexte international incertain et multipolaire. Au final, cette intervention aura été saluée pour sa grande qualité pédagogique et sa pertinence, confirmant le rôle essentiel des analystes dans la compréhension des grands enjeux internationaux contemporains.

(Recueillis par R.Edmond – Midi M/kara)

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