Sept sénateurs américains, dont trois parlementaires du Parti républicain et quatre autres du Parti démocrate, ont salué vendredi, à l’occasion d’une visite de travail à Rabat, le leadership du Maroc en matière de développement, de paix et de sécurité dans la région. Ils ont également souhaité la consolidation des accords d’Abraham.
Les politiciens américains sont arrivés vendredi au Maroc pour rencontrer le chef du gouvernement marocain, Aziz Akhannouch et le ministre des Affaires Etrangères, Nasser Bourita.
La délégation américaine a réitéré la volonté des Etats-Unis de travailler avec le Maroc et de développer l’amitié entre les deux pays.
« Notre intérêt dans les jours à venir est de continuer à travailler pour la paix dans cette région, étant donné le leadership continu du Maroc en Afrique du Nord et à travers l’Afrique dans son ensemble », a déclaré le sénateur républicain de l’Oklahoma, James Lankford, suite à ses entretiens avec Nasser Bourita.
Il s’est également félicité de l’amitié qui lie le Maroc aux Etats-Unis d’Amérique qui date de plus de deux siècles, soulignant la volonté de son pays de raffermir encore davantage ces liens dans les prochaines années.
Les membres du congrès américain effectuent actuellement des visites dans tous les pays signataires des accords d’Abraham, dont Israël, les Émirats arabes unis, Bahreïn et le Maroc pour renforcer leur relations.
Les accords contribuent déjà aux économies des quatre pays et les aident à travailler ensemble pour combattre l’agression iranienne. Mes collègues et moi-même sommes impatients de rencontrer de hauts responsables gouvernementaux, des chefs d’entreprise et des organisations de la société civile pour discuter de la manière dont nous pouvons renforcer les relations favorisées par les accords et les étendre à de nouveaux pays », a déclaré Jacky Rosen, un sénateur démocrate du Nevada dans un communiqué.
La délégation du Congrès américain a commencé cette tournée quelques jours après la fin de deux jours de réunions préparatoires du premier Forum de Negev prévu au Maroc. Le groupe élargi aux Etats-Unis et l’Egypte a connu la participation de près de 150 personnes.
Le parquet de Paris a classé une plainte visant le rôle d’une mission militaire française dans la mort de civils.
Le pôle spécialisé dans les crimes contre l’humanité du tribunal judiciaire de Paris n’enquêtera pas à ce stade sur l’affaire « Sirli ». Ainsi en a décidé la procureure de cette unité qui avait été saisie, en septembre 2022, d’une plainte contre X pour crime contre l’humanité, complicité et torture, visant les responsables de l’opération antiterroriste égypto-française portant ce nom.
Conduite durant la seconde moitié des années 2010 dans la zone désertique à cheval entre l’Egypte et la Libye, cette mission semble avoir causé la mort de nombreux civils dans des frappes aériennes. C’est ce qu’affirment les deux ONG américaines à l’origine de la plainte, Egyptians Abroad for Democracy et Codepink, sur la base de documents français secret-défense, divulgués en novembre 2021 par le site d’informations Disclose.
La décision de classement sans suite est parvenue aux avocates des organisations il y a quelques jours. Le courrier de la procureure, daté du 19 décembre, se contente de mentionner, en guise d’explication, une « infraction insuffisamment caractérisée ». Me Louise Dumas, l’un des deux conseils impliqués dans cette affaire, envisage de demander une copie du dossier au parquet pour mieux comprendre les raisons du rejet de la plainte, basée selon elle sur des « éléments très solides ».
Les documents de Disclose, dont le ministère des armées n’a pas contesté l’authenticité, établissent que, à partir de 2016, un appareil de surveillance aérien, opéré par des agents de la direction du renseignement militaire, a traqué les infiltrations djihadistes dans la zone frontalière égypto-libyenne. Une mission menée pour le compte de l’armée égyptienne dans le cadre de la coopération sécuritaire nouée entre Paris et Le Caire, au moment où la Libye était en proie à l’anarchie.
Des informations exploitées par Sissi
Si l’on en croit les rapports rédigés par les militaires français publiés par Disclose, l’opération conjointe a été peu à peu détournée de sa vocation antiterroriste par les autorités égyptiennes, à des fins de répression interne. Les informations fournies par l’avion français auraient été exploitées par le régime du président égyptien, Abdel Fattah Al-Sissi, pour cibler des réseaux ordinaires de trafiquants d’armes, de drogue ou de migrants.
Sur la base des documents qu’il s’est procurés, Disclose affirme que « les forces françaises auraient été impliquées dans au moins dix-neuf bombardements contre des civils entre 2016 et 2018. Les frappes détruisant souvent plusieurs véhicules, le nombre de victimes pourrait se chiffrer à plusieurs centaines. » Les mémos révélés par le site montrent que, entre 2016 et 2019, les agents français ont alerté leur hiérarchie à plusieurs reprises des risques de dérive de leur mission. En vain. L’opération « Sirli » a été maintenue et pourrait même être toujours en cours.
Since the Islamic Republic of Iran was founded in 1979, there has been a war between Iran, Israel and the US. The war has never been officially declared, and there has been no real reconciliation.
Part One of this two-part documentary focuses on the origins of the conflict between Iran and Israel. It began when the Israelis invaded Lebanon to confront a new Lebanese Shiite force backed by Iran: Hezbollah.
Throughout the Middle East, targeted assassinations, bombings, and non-military attacks with no clear attribution are on the rise. Could the « secret war » between Iran and Israel escalate into a major regional or even global confrontation? The two countries are dominant powers in today’s Middle East. Yet Iran and Israel have failed to resolve their historical disputes, and there has never been significant dialogue between them. And what role does the United States play in the conflict? Based on painstaking archival research and featuring high-profile players in Israel, Iran, Lebanon and the US, the film looks back on the more than forty years since Iran’s Islamic Revolution. It explores key moments and provides ways of understanding the new Middle East.
La ministre allemande des affaires étrangères soutient l’idée de « deux sièges permanents au Conseil de sécurité » pour l’Afrique.
Tigré : un bilan « positif » en Éthiopie après deux mois de paix, selon Paris et Berlin
Les cheffes de la diplomatie française et allemande étaient jeudi en visite à Addis Abeba pour soutenir le processus de paix au Tigré, plus de deux mois après l’accord qui a mis fin au conflit dans cette région du nord de l’Éthiopie. Les deux ministres ont jugé « positif » le bilan depuis que la fin des hostilités.
Levin et d’autres alliés de Netanyahu attaquent la présidente de la Cour suprême, qui met en garde contre la réforme judiciaire prévue, un « coup fatal » à la démocratie.
La présidente de la Cour suprême Esther Hayut (G) arrive pour une audience à la Cour suprême à Jérusalem, le 5 janvier 2023. Le ministre de la Justice Yariv Levin tient une conférence de presse à la Knesset à Jérusalem, le 4 janvier 2023. (Crédit : Flash90)
Les membres de la coalition au pouvoir du Premier ministre Benjamin Netanyahu ont critiqué la présidente de la Cour suprême Esther Hayut après que celle-ci a mis en garde contre ses projets de réforme judiciaire majeure lors d’un discours mercredi soir, tandis que les chefs de l’opposition l’ont acclamée pour sa prise de position.
Dans ses remarques, Mme Hayut a déclaré que les changements prévus par le ministre de la Justice Yariv Levin – qui comprennent une réduction drastique de l’autorité de la Cour suprême en matière de révision des lois et l’octroi d’un contrôle étendu aux politiciens pour déterminer la composition du système judiciaire – constituent une « d’une attaque débridée contre le système judiciaire » et porteraient un « coup fatal » au caractère démocratique d’Israël.
Peu après son discours, Levin a prononcé une allocution télévisée cinglante depuis le ministère de la Justice, dans laquelle il a accusé Hayut de prendre parti pour les rivaux politiques de Netanyahu et a affirmé qu’elle qu’elle incitait aux émeutes.
« Il s’avère qu’il existe un autre parti en Israël » a déclaré Levin.
« Ce que nous avons entendu ce soir vient directement des manifestations du Drapeau noir, c’est le même programme politique. C’est le même appel pour mettre le feu aux rues. »
« Nous n’avons pas entendu la neutralité. Nous n’avons pas entendu une position juridique équilibrée. Nous avons entendu les paroles des politiciens, incitant les manifestants », a estimé Levin.
Il a poursuivi en accusant Hayut de « se joindre » au leader de l’opposition Yair Lapid et à d’autres opposants au gouvernement actuel en s’exprimant contre son projet de refonte du système judiciaire.
Netanyahu ne s’est pas exprimé, mais de nombreux autres législateurs du Likud se sont également attaqués à Hayut.
Le Premier ministre Benjamin Netanyahu (à droite) et la présidente de la Cour suprême Esther Hayut lors d’une cérémonie à la résidence du président à Jérusalem, le 17 juin 2019. (Crédit : Noam Revkin Fenton/Flash90)
« N’aurait-il pas été préférable pour la présidente de la Cour suprême de prononcer ce discours passionnant samedi soir à Habima aux côtés d’Ayman Odeh, de Merav Michaeli et des autres représentants de la gauche anarchique ? » a tweeté Dudi Amsalem, député du Likud, en référence à une manifestation prévue dans le centre de Tel Aviv ce week-end et à deux politiciens de l’opposition.
Le ministre des Communications, Shlomo Karhi, a affirmé que l’opposition de Hayut aux plans de Levin ne reposait pas sur des principes.
« Il ne s’agit pas de démocratie ou de droits humains mais plutôt de la clique au pouvoir et de l’élite hermétique dont elle fait partie », a écrit Karhi sur Twitter, ajoutant : « C’est terminé ! »
Le ministre des Finances, Bezalel Smotrich, a déclaré que le discours de Hayut « ne fait que prouver » la nécessité du remaniement judiciaire proposé par Levin.
« L’arrogance, la démagogie, les positions tranchées, l’intolérance, la superficialité des arguments et le rejet de toute once de critique, comme nous venons de l’entendre dans ce discours, ont réduit à néant la confiance du public dans le système judiciaire », a écrit Smotrich sur Twitter. « Le temps est venu de redémarrer ».
La présidente de la Cour suprême Esther Hayut assiste à une conférence à Haïfa le 12 janvier 2023. (Crédit : Shir Torem/Flash90)
Inflation, guerre commerciale, réchauffement climatique… Dans un entretien au « Monde », l’économiste américain, réputé pour son pessimisme, dresse la liste des grandes menaces auxquelles nos pays seront confrontés ces prochaines années.
L’économiste américain Nouriel Roubini, le 26 octobre 2022, à New York. EMMY PARK/MEGA/KCS PRESSE
Il est l’un des rares à avoir vu venir la crise de 2008. Parfois surnommé « Docteur Catastrophe » en raison de ses prévisions très sombres, Nouriel Roubini, professeur d’économie à la Stern School of Business de l’université de New York, a publié un nouvel ouvrage (Mégamenaces, Buchet-Chastel, 384 pages, 23,50 euros), où il recense les risques auxquels nos économies seront confrontées en 2023 et au-delà. A commencer par celui d’une crise financière.
Vous êtes l’un des rares à avoir vu venir la crise de 2008. La situation d’aujourd’hui est-elle comparable ?
Difficile à dire, car nous sommes confrontés à une série de risques aux horizons temporels différents. A court terme, il y a ceux liés à la guerre en Ukraine, bien sûr, à l’inflation et au spectre d’une crise financière qui pourrait advenir ces prochains mois ou dans les deux ou trois années à venir. S’ajoutent à cela des « mégamenaces » susceptibles de se matérialiser plus ou moins sévèrement sur le long terme, et qui ne relèvent pas seulement de l’économie.
A commencer par le changement climatique qui, si nous ne le maîtrisons pas, pourrait aboutir à la destruction de la planète, les tensions géopolitiques qui pourraient dégénérer en guerre nucléaire entre grandes puissances, et l’instabilité sociopolitique – partout, nous assistons à un retour de bâton contre les démocraties libérales.
Jusqu’où la récession engendrée par la crise énergétique peut-elle aller ?
Sur le sujet, le consensus général – celui des décideurs politiques, de Wall Street et des banques centrales – est dans l’erreur depuis un an et demi. Ces dernières ont longtemps prétendu que les pressions inflationnistes que nous observons étaient temporaires. Or, ce n’est pas le cas. Puis elles ont dit : nous allons relever les taux directeurs et calmer l’inflation, avec un atterrissage en douceur de l’économie. C’est également incorrect : en témoigne le Royaume-Uni, au bord de la stagflation avec une inflation très élevée.
Je pense que l’atterrissage ne sera pas doux mais sévère, et associé à des tensions financières. Relever les taux d’intérêt alors que l’économie est en perte de vitesse, avec un niveau global d’endettement très supérieur à celui des années 1970, pourrait provoquer un effondrement des marchés boursiers et obligataires, susceptible d’aggraver la récession.
Setra Rakotoarisoa savoure son premier titre en France.
Le multiple champion national ne cesse de briller. L’expatrié de France, Setra Rakotoarisoa, triple champion de Madagascar (2018, 2019, 2021), décroche son premier titre à l’hexagone après six mois d’aventure avec le club du pays rochois et genevois 74, à La Roche-Sur-Foron.
La compétition organisée par son club ce dimanche a réuni une trentaine de pongistes de la région de la Haute Savoie. Au bout du suspense, Setra Rakotoarisoa a remporté le trophée du cham-pionnat de la Haute Savoie en s’imposant de justesse en finale des seniors face à Thomas Janin Combe, en cinq sets de 3 à 2. Le pongiste de l’Acacia, un des clubs phares du pays, a écarté l’ancien top 100 Français, David Baudrillard, par 3 à 0 en demi-finales. «Les adversaires sont tous de très haut niveau. Deux d’entre eux ont un classement mondial. Celui que j’ai battu en finale était certes plus fort que moi mais j’ai pu le battre 3 à 2… De plus, jouant à domicile, j’ai été soutenu jusqu’au bout par le public et j’ai eu le moral à bloc» confie Setra Rakotoarisoa.
Dans son calendrier, Setra disputera sans relâche ce week-end le championnat de France par équipes. Son club sera en déplacement à Lyon. «Au championnat national français, on joue tous les week-ends, à domicile puis à l’extérieur ou l’inverse», explique-t-il. Outre le championnat national par équipe, il y a aussi le Critérium fédéral pour des épreuves individuelles de catégories différentes, entre autres Pro A, Pro B, National 1, National 2, Pré national et régional.
Setra Rakotoarisoa est actuellement en National 2 et est en quête du passeport pour accéder en National 1 à la fin du mois. «Je m’entraîne quotidiennement au club, environ trois heures tous les soirs. Je travaille de 6h à 14h et j’ai assez de temps pour me préparer et aller m’entraîner le soir» souligne-t-il. Concernant sa participation et sa préparation aux Jeux des Îles sur le sol malgache au mois d’août, «Je prépare les Jeux depuis longtemps et je suis prêt. Le tennis de table, c’est ma vie et je consacre beaucoup de temps, tous les jours, à pratiquer» conclut-il.
« Je n’ai pas à demander pardon, ce n’est pas le sujet, le mot romprait tous les liens », explique le président français dans un long entretien avec l’écrivain algérien Kamel Daoud à l’hebdomadaire français Le Point publié mercredi 11 janvier. « J’espère d’ailleurs que le président Tebboune pourra venir en 2023 en France », relève par ailleurs Emmanuel Macron, afin de poursuivre « un travail d’amitié (..) inédit » après la visite que lui-même a effectuée en Algérie en août 2022.