Mois: mai 2026

La Cour suprême américaine remet en cause un acquis majeur du mouvement des droits civiques : le redécoupage électoral en faveur des minorités ethniques

Publié le Mis à jour le

La majorité constituée par les juges conservateurs a estimé que la carte électorale de la Louisiane ne pouvait être redessinée pour créer une deuxième circonscription majoritairement noire. Cette décision, appelée à faire jurisprudence, pourrait apporter entre 12 et 15 sièges supplémentaires aux républicains à la chambre des représentants.

Conférence de presse des représentants américains membres du Congressional Black Caucus, après la décision de la Cour suprême de bloquer un redécoupage de la carte électorale en Louisiane, au Capitole, à Washington, le 29 avril 2026. ELIZABETH FRANTZ/REUTERS

Parmi les maux dont souffre la démocratie américaine, la manipulation partisane des cartes électorales figure en bonne position, avec le financement débridé des campagnes. A six mois des élections de mi-mandat, la Cour suprême des Etats-Unis a pris une décision retentissante, mercredi 29 avril, qui pourrait changer, à terme, la représentation politique du peuple américain dans sa diversité, dans un sens favorable aux Républicains. La majorité constituée par les juges conservateurs (six contre trois) a estimé, dans le cas de la Louisiane, qu’une carte électorale ne pouvait être redessinée sur des critères raciaux pour mieux représenter les Afro-Américains.

Avant le recensement national de 2020, seul un des six districts en Louisiane pour les élections à la Chambre des représentants était à majorité noire, alors que cette communauté représente environ un tiers de la population de cet Etat. La carte actualisée devait donc ajouter un second district favorable. Mais elle a déclenché une bataille en justice, un groupe d’électeurs blancs dénonçant une entreprise discriminatoire.

Israël se dirige vers des élections décisives, où l’ordre public, la gouvernance et la moralité sont en jeu

Publié le

Violences en Cisjordanie, gangs meurtriers, chaos des haredim… ces dérives trouvent leur origine dans un Premier ministre ayant privilégié le pouvoir aux intérêts nationaux

Des images montrent une voiture en feu et un graffiti sur un mur où l’on peut lire « Revenge » (Vengeance) sur un mur, à la suite d’une attaque présumée de résidents d’implantations dans le village palestinien de Turmus Ayya, en Cisjordanie, le 18 avril 2026. (Crédit : Captures d’écran/X, utilisées conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Dans le village de Jalud, près de Naplouse, lundi, un groupe de résidents d’implantations extrémistes aurait incendié un bâtiment et passé à tabac un adolescent palestinien de 14 ans, un épisode qui, aujourd’hui, est presque considéré comme mineur dans le flot croissant des violences juives en Cisjordanie.

Selon la radio de l’armée, une douzaine de résidents d’implantations auraient pris part à l’attaque, tandis que des soldats israéliens seraient restés sur place sans intervenir pendant plusieurs minutes. Toujours selon Galei Tzahal, les soldats (non) impliqués appartenaient à une unité de réservistes formée à la gestion des menaces nucléaires, biologiques et chimiques, abach en hébreu, et non à la lutte contre le terrorisme, palestinien ou juif. Ils avaient été déployés en Cisjordanie en raison de la pénurie chronique d’effectifs de Tsahal.

Dans un communiqué, Tsahal a confirmé qu’un Palestinien avait été blessé lors de l’incident « et évacué pour recevoir des soins médicaux ». L’armée a ajouté que les soldats « étaient intervenus pour disperser le rassemblement à l’aide de mesures de contrôle des foules, avaient interrogé les civils présents et arrêté un civil israélien, qui sera remis à la police pour la suite de la procédure ».

Et c’est vrai. Un Israélien a bien été arrêté. … Il a été présenté à un tribunal et remis en liberté dès le lendemain.

Le correspondant militaire de la station a ajouté mercredi matin que nombre des assaillants n’avaient pas cherché à dissimuler leur visage, manifestement peu préoccupés par la possibilité d’être arrêtés, et moins encore d’être poursuivis. Il a également indiqué que l’identité de nombreux résidents d’implantations extrémistes impliqués dans une recrudescence d’attaques contre des civils palestiniens ces dernières semaines est connue du Shin Bet, qui s’est pourtant abstenu de toute action concertée à leur encontre.

Ainsi, alors que le terrorisme juif en Cisjordanie reste largement impuni, l’organisation de défense des droits de l’Homme Yesh Din a recensé en avril 378 incidents de violences commises par des résidents d’implantations contre des Palestiniens et leurs biens au cours des près de six semaines de la guerre contre la République islamique d’Iran, entre le 28 février et le 8 avril, période durant laquelle l’attention nationale était ailleurs. Huit Palestiniens ont été abattus et 200 autres blessés.

(…lire la suite)

Guerre en Iran : Trump a trouvé une parade (contestée) pour éviter d’obtenir l’aval du Congrès

Publié le

La guerre contre l’Iran est terminée depuis le cessez-le-feu, a estimé le président américain dans une lettre envoyée au Congrès.

Deux mois tout juste après le début de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran, le président américain a estimé dans une lettre au Congrès que les hostilités étaient « terminées », le dispensant de solliciter l’aval du pouvoir législatif.

« Le 7 avril 2026, j’ai ordonné un cessez-le-feu de deux semaines. Le cessez-le-feu a depuis été prolongé. Il n’y a pas eu d’échange de tirs entre les forces des États-Unis et l’Iran depuis le 7 avril 2026. Les hostilités qui ont commencé le 28 février 2026 sont terminées », a-t-il écrit.

Selon la Constitution, seul le Congrès a le pouvoir de « déclarer » la guerre. Une loi adoptée en 1973 permet cependant au président de déclencher une intervention militaire limitée pour répondre à une situation d’urgence créée par une attaque contre les États-Unis.

Trump s’affranchit de la limite des 60 jours

Le même texte exige que le président, s’il engage des troupes plus de 60 jours, obtienne une autorisation du pouvoir législatif, différente d’une déclaration de guerre.

Le conflit avec l’Iran a débuté le 28 février, mais la notification officielle de la Maison Blanche au Congrès concernant le début des hostilités n’est intervenue que deux jours après. Le 1er mai représentait donc la date limite de 60 jours pour obtenir l’autorisation des parlementaires.

Depuis le déclenchement du conflit, les démocrates ont tenté à plusieurs reprises de faire adopter un texte prévoyant de limiter les pouvoirs militaires de Donald Trump contre l’Iran, en vain. Lire la suite »

Conjoncture – Le FFKM sonne l’alerte

Publié le Mis à jour le

Dans une déclaration publiée jeudi, le FFKM alerte sur la dégradation du climat social et politique dans le pays. Face aux tensions et aux divisions, les Églises appellent à la responsabilité collective et à l’apaisement.

La déclaration publiée jeudi est signée par les quatre chefs des Églises au sein du FFKM.

Le pays est gravement malade.» Des mots avec lesquels le Conseil oecuménique des Églises chrétiennes de Madagascar (FFKM) fait part de ses préoccupations sur la situation nationale.

Dans une déclaration publiée jeudi, les Églises tirent la sonnette d’alarme sur le fait que le pays se trouve sur une pente glissante.

Elles appellent ainsi à la vigilance, à l’apaisement et à une responsabilité collective. « Nous reconnaissons ensemble que le pays est gravement malade et a besoin d’un traitement et d’une guérison urgents », affirme sans ambages le texte signé par les quatre chefs des Églises au sein du FFKM.

Le message du Conseil oecuménique évoque un climat d’inquiétude face à la recrudescence de la tension politique et la persistance de la pauvreté. « L’Église constate que le Fihavanana, valeur fondamentale qui unit les Malgaches, est menacé. Les tensions sociales et politiques se multiplient, accompagnées de provocations à travers les discours, les médias et les réseaux sociaux, visant à diviser les citoyens », regrette le FFKM.

« En tant que voix prophétique et sentinelle au sein de la nation, les Églises réunies au sein du FFKM ne peuvent rester silencieuses face à cette situation », ajoutent-elles. La déclaration signée par les quatre chefs d’Églises pointe notamment du doigt la multiplication des discours clivants. Des propos jugés de nature à mettre en danger l’unité nationale.

« Madagascar est riche de sa diversité, mais celle-ci ne doit pas être une source de division. Malgré les différences d’origine, nous formons un seul peuple, avec une histoire commune et un avenir partagé. Il convient d’éviter toute instrumentalisation des différences ethniques ou régionales à des fins de division », soutiennent les Églises.

« Tandindomin-doza ny Firenena ! ». Antson’ny FFKM ho an’ny Malagasy rehetra


Assemblée générale

Elles appellent ainsi à ce que cessent les discours haineux, les comportements clivants et toutes formes de provocation, « car il ne peut y avoir de développement durable sans paix et sans unité ».  Lire la suite »

En Afrique du Sud, comment Geordin Hill-Lewis veut faire tomber le tout-puissant ANC

Publié le

Geordin Hill-Lewis. WALDO SWIEGERS/ Bloomberg via Ge

Dans une Afrique du Sud encore profondément marquée par la question raciale, l’opposant doit relever un défi que personne n’a jamais réussi avant lui :dépasser des clivages hérités de l’apartheid.

L’Afrique du Sud est l’une de ces démocraties où la victoire d’un même parti à chaque élection présidentielle depuis trente ans cesse de surprendre. Elle est en revanche la seule, contrairement au Japon, où l’hégémonie d’un camp sur l’autre s’explique principalement par un marqueur racial. Geordin Hill-Lewis aimerait sans doute incarner l’espoir d’une alternative. Il n’a pas encore 40 ans, mais le maire de Cape Town vient d’être élu à la présidence de son parti, la Democratic Alliance (DA) – deuxième formation politique du pays après le mastodonte ANC.

Malgré ses dix ans d’expérience en tant que député, il a d’ores et déjà choisi de ne pas intégrer le gouvernement, où son parti jouit d’une douzaine de postes, arrachés à l’ANC, qui a dû faire coalition après la perte de sa majorité absolue au Parlement en 2024. Son objectif aujourd’hui : garder les deux mains sur le volant de son parti, avec les yeux rivés sur les prochaines élections. D’abord les élections municipales en novembre, puis…

(la suite dans: lefigaro.fr)

Face à Trump, le réveil des Européens ?

Publié le

Plus une semaine ne passe sans que Donald Trump s’en prenne aux Européens, accusés d’avoir « lâché » les États-Unis face à l’Iran. Au point où l’Otan ne serait plus qu’une coquille vide, un « tigre de papier » que se plaît à moquer le président américain pour mieux faire cavalier seul. Et si, cette fois, il joignait le geste à la parole et se désengageait de l’Alliance ? Les Européens vont-ils finir par faire le deuil du lien presque filial qui les unit aux États-Unis ?

Mines – Sumitomo quitte le projet Ambatovy

Publié le

Sumitomo Corporation, actionnaire majoritaire d’Ambatovy, met les voiles. La firme japonaise a annoncé hier son désengagement du projet minier. Elle cède l’intégralité de ses actifs à une compagnie de droit britannique, Ambatovy Mineral Resource Investment (AMRI). Une annonce qui a fait l’effet d’un séisme sur les marchés financiers.

La firme japonaise Sumitomo Corporation était présente dans le projet Ambatovy depuis 2005.

C’était à prévoir. Sumitomo Corporation, actionnaire à hauteur de 54,17 % dans le projet Ambatovy, se retire de l’exploitation. L’annonce, validée hier par son conseil d’administration, a provoqué une onde de choc à la Bourse de Tokyo.

Quelques heures après la nouvelle, le cours de l’action a atteint un record. Les titres cotés à Tokyo ont bondi de plus de 17 %, pour s’établir à 6 840 yens, leur plus haut niveau historique. « L’action a progressé alors que les investisseurs ont salué le retrait stratégique d’un actif problématique qui a pesé sur les résultats ces dernières années », confirme Zonebourse, plateforme de suivi des transactions boursières.

Concrètement, les investisseurs ont poussé un ouf de soulagement après la cession de ces parts, dans un contexte d’incertitude persistante sur les marchés du nickel et du cobalt. Les analyses disponibles indiquent que la transaction comporte une valeur négative de 418 millions de dollars, soit environ 66,9 milliards de yens. La société s’attend également à enregistrer une perte d’environ 70 milliards de yens dans ses résultats du trimestre avril-juin.

Perte immédiate

Shingo Ueno, directeur général de Sumitomo Corp, a déclaré lors d’un point de presse que le groupe avait identifié un acquéreur disposant d’une expertise dans le nickel, après avoir conclu que la vente constituait la meilleure option pour l’avenir du projet. Il a reconnu que la série d’incidents opérationnels, culminant avec les dégâts majeurs causés par le cyclone Gezani en février 2026, avait pesé lourdement dans la décision.

Selon un communiqué, Sumitomo Corp prévoit de finaliser le transfert au cours du premier semestre de l’exercice clos en mars prochain. Le groupe précise que l’impact de cette cession Lire la suite »

La nomination de nouveaux membres de la CENI officialisée

Publié le

Les nouveaux membres de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) sont désormais connus. Après la démission en bloc des huit des neuf membres du bureau permanent au mois de mars, la Présidence de la Refondation a officialisé hier la désignation de leur successeurs.

Les membres du Bureau permanent du CENI sont désignés par différentes entités. Pour la Haute Cour Constitutionnelle, Abraham Rajafetra Setraniana Solomanjaka (HCC) a été élu, Rambina Danielle Omega pour la Cour suprême, Rabetokotany Mamy au titre de l’Ordre des avocats. À ces noms s’ajoute Razafimanantsoa Anitra Soanjanahary pour l’Ordre des journalistes, ainsi que deux représentants de la société civile impliquée dans l’observation électorale, Rabenandrasana Cyrille et Andriatsimiala Lanjaniony Sariaka.

Cette configuration complète permet désormais à la CENI de fonctionner dans son format institutionnel prévu par les textes. Les nouveaux membres devront achever le mandat en cours en remplacement de leurs prédécesseurs, conformément à la loi régissant la structure et le fonctionnement de la CENI. Le décret abroge au passage les dispositions antérieures de 2021, actant ainsi une recomposition officielle de la commission. Lire la suite »

Le dilemme américain : arriérés de cotisations à l’OMS

Publié le

Les États-Unis toujours en retard dans leurs cotisations à l’OMS, un enjeu crucial pour la santé mondiale.

Les États-Unis étaient le principal donateur de l’OMS et plusieurs autres pays ont aussi réduit leur soutien à l’aide internationale. © Crédit photo : wikimedia commons

Le directeur général de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Tedros Adhanom Ghebreyesus, a fait savoir que les États-Unis n’ont toujours pas réglé leurs cotisations, un prérequis essentiel pour que le retrait du pays soit validé. Cette situation se complexifie à l’approche de la réunion de l’Assemblée mondiale de la santé à Genève.

En janvier 2025, peu après sa réélection, le président américain Donald Trump a signé un décret annonçant le retrait des États-Unis de l’OMS, effectif depuis le 22 janvier. Toutefois, l’OMS ne peut approuver ce retrait tant que les arriérés, s’élevant à environ 220 millions d’euros (260 millions de dollars), ne seront pas payés, selon les données de l’organisation.

« Le retrait américain est conditionné par la notification, faite un an à l’avance, et par le paiement des arriérés », a précisé Ghebreyesus lors d’une conférence de presse. Il a exprimé l’espoir que les États-Unis se conformeront à ces obligations, mais aucune communication n’a encore été reçue de leur part. Lire la suite »