Economie

Hôtellerie – Le Carlton contraint au chômage technique

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Photo de l’hôtel Carlton.

L’Hôtel Carlton de Madagascar, ancien Hilton et premier établissement 5 étoiles du pays, connaît une crise sans précédent. Depuis ce mercredi, le personnel a entamé une grève pour protester contre une mise en chômage technique décidée par la direction.

Cette décision, justifiée par la direction par des difficultés financières importantes, pourrait concerner près de la moitié du personnel si la situation ne s’améliore pas.

Selon les employés, la direction actuelle « manque d’expérience pour redresser l’hôtel et préserver sa réputation ». Ils demandent par ailleurs son départ immédiat.

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Patrick Ratsimba Rajaonary, politicien et homme d’affaires malgache : « Madagascar n’a pas eu les dirigeants qu’il lui fallait »

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« Dans notre culture malgache, on est fataliste, on dit qu’on attend que Dieu nous éclaire et guide nos dirigeants qui, eux, ont toujours joué sur cette manière de penser. » « On ne peut pas développer un pays comme Madagascar en laissant de côté 80% de sa population. » « Est-ce que si Mamy n’avait pas atterri à Maurice en quittant Madagascar, les autorités mauriciennes auraient ouvert une enquête contre lui ? »

(©lemauricien.com)
Notre invité de ce dimanche est Patrick Ratsimba Rajaonary, businessman, politicien et observateur de la vie politique malgache. En vacances à Maurice pour les fêtes de fin d’année, il a accepté de répondre à nos questions sur l’évolution de la situation politique dans la Grande Ile et, forcément, sur l’arrestation de son compatriote, l’homme d’affaires Maminiaina Ravatomanga, alias Mamy .

O Commençons par les présentations : qui êtes-vous, Patrick Ratsimba Rajaonary ?
— Un Malgache né et élevé en France qui a choisi, à l’adolescence, de revenir vivre à Madagascar. J’étais heureux de revenir à Madagascar, d’une part, parce que comme beaucoup de jeunes Africains à l’époque en France, j’avais subi le racisme et j’estimais que je serais mieux chez moi, et j’ai juré de ne jamais prendre la nationalité française, et j’ai tenu parole, au grand dam de ma famille. J’ai fait une partie de mes études à Madagascar, puis je suis reparti en France pour faire HEC, après je suis rentré en France et je me suis lancé dans le business.

O En commençant par le papier puisque vous avez racheté les Papeteries de Madagascar que vous avez développées.
— Entre autres. J’ai toujours voulu être dans le monde des affaires, tout en étant mon propre patron parce que j’ai un esprit assez rebelle qui ne supporte pas qu’on lui dise quoi faire. J’ai pu racheter cette société étatique malgache et américaine grâce à l’aide d’un ami mauricien que je ne nommerai pas et qui est parti, qui avait une vision pour le développement de cette partie de l’océan Indien. Les papeteries de Madagascar, Pap Mad, sont devenues la seule industrie de ce genre de la région et le fournisseur de papier pour le pays. Par la suite, j’ai eu et réalisé d’autres projets, parfois en collaboration avec Maurice où j’ai siégé sur différents boards. J’ai failli – avec l’appui de sociétés mauriciennes et le soutien de banques de la Malaisie – racheter la cimenterie de Madagascar, mais le projet a capoté parce que le président Didier Ratsiraka n’était pas d’accord avec le fait qu’en tant que président du syndicat des industries de Madagascar, je critiquais sa politique économique.

O Comment est-ce que vous êtes arrivé en politique à Madagascar ? 
— À l’époque, je n’étais pas entré en politique, malgré le fait que j’ai été conseiller du Premier ministre de l’époque. Disons que j’étais beaucoup plus un opérateur qui s’intéressait à la vie publique. L’un des gros problèmes de Madagascar c’est que ceux qui ont fait des études – je n’aime pas utiliser le terme intellectuel –, qui ont des valeurs, des idées, une vision du pays et doivent intervenir dans la vie publique, ne le font pas, ne s’expriment pas de façon permanente. Sans être méchant, je dirais que de par notre culture, les Malgaches ont une personnalité cynique qui respecte les aînés, ceux qui détiennent l’autorité et sont dans un louvoiement permanent. La preuve, en 60 ans d’Indépendance, on a eu des crises politiques tous les 15 ans. Lire la suite »

Université d’Antananarivo – Le Dr Alain Mérieux honoré du titre de Docteur Honoris Causa

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(©laverite.mg)

L’Université d’Antananarivo a remis, ce lundi, le titre de Docteur Honoris Causa au Professeur Alain Mérieux, fondateur de la Fondation Mérieux, lors d’une cérémonie solennelle dans la salle des Présidents à Ankatso. Cette distinction salue plus de cinquante années d’engagement dans la lutte contre les maladies infectieuses et un partenariat durable avec Madagascar. . Cette distinction vient couronner un engagement de longue haleine : avec plus de 250 publications et des centaines de projets soutenus, le Dr Alain Mérieux s’est imposé comme une figure majeure de la santé publique mondiale.

Depuis 2007, la Fondation Mérieux déploie dans le pays une action de terrain visant à renforcer le système de santé. Son premier axe consiste à améliorer l’accès au diagnostic médical grâce à la mise en réseau et à la réhabilitation des laboratoires de biologie, permettant des analyses fiables jusque dans les régions les plus reculées. La formation et la recherche occupent également une place centrale, en particulier à travers des programmes menés en partenariat avec l’Université d’Antananarivo.

L’inauguration, en 2025, du nouveau bâtiment du Centre d’Infectiologie Charles Mérieux (CICM) symbolise cette dynamique, offrant un espace moderne dédié à l’enseignement et à la recherche. Sur le plan de la santé publique, la Fondation renforce la surveillance épidémiologique, notamment contre la tuberculose et les infections respiratoires, et soutient la recherche locale dans des domaines tels que l’épidémiologie tropicale et la lutte contre l’antibiorésistance. Son approche inclut également des initiatives sociales, comme le partenariat avec l’association Akamasoa pour l’éducation et la santé mère-enfant. Par ailleurs, la Fondation organise des échanges internationaux et des transferts de compétences, intégrant Madagascar dans un réseau mondial de santé. Lors de la cérémonie, le recteur de l’Université d’Antananarivo, Professeur Ranaivoarison, a salué « un scientifique d’exception » et « un partenaire fidèle » dont l’action a contribué à renforcer les capacités locales en microbiologie et infectiologie. Après avoir reçu la toge universitaire et son diplôme, le Dr Alain Mérieux a réaffirmé que la coopération internationale et le partage du savoir constituent « le meilleur rempart contre les fléaux infectieux », tout en exprimant sa volonté de poursuivre ses actions aux côtés des équipes malgaches.

0source: Nikki Razaf – laverite.mg)

Maduro’s capture exposed – The Traitors who Opened door for US Delta Force

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The capture of Venezuela’s President Maduro wasn’t just a military operation—it was the result of systematic betrayal from within his own government. This deep-dive analysis exposes the shocking truth behind Operation Absolute Resolve and the traitors who made it possible.

While mainstream media focuses on US military superiority, we investigate the uncomfortable questions nobody’s asking: Why did 8,000 Venezuelan soldiers stand down? How did CIA operatives gather intimate details about Maduro’s daily life for five months without detection? Who inside the presidential palace drew the map for Delta Force?


This video reveals the chilling evidence of internal conspiracy: Vice President Delcy Rodriguez’s suspicious denial, generals who chose silence over loyalty, and the calculated decision by Venezuela’s military elite to sacrifice their president in exchange for survival. We examine the phone calls, the secret negotiations, and the moment Venezuela’s power structure decided Maduro was expendable.

But the implications go far beyond Venezuela. This sets a dangerous precedent for global sovereignty. When a nuclear-armed superpower can openly declare they’ll « administer » a nation and « exploit resources to recover costs, » what does that mean for Cuba, Nicaragua, or any country that opposes Washington? Why did Russia and China—Venezuela’s supposed allies—issue only statements instead of action?

Coopération – Des émissaires de Trump à Madagascar

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Une délégation dépêchée par le locataire de la Maison-Blanche serait à Madagascar. Une rencontre avec le président de la Refondation de la République serait prévue.

Donald Trump, président des États-Unis.

Des émissaires de Donald Trump. Il n’en fallait pas plus pour attiser la curiosité des journalistes. L’information sur leur présence à Madagascar a circulé depuis le week-end. D’autant plus qu’il se chuchote que cette délégation dépêchée par le président des États-Unis devrait rencontrer prochainement le colonel Michaël Randrianirina, chef de l’État.

Du côté de la présidence de la République, les responsables de la relation avec la presse indiquent qu’ils n’ont pas encore été avisés d’une quelconque information officielle sur ce sujet. Contactée par e-mail, l’ambassade des États-Unis n’a pas répondu jusqu’à l’heure. La procédure pour les réponses à la presse serait relativement fastidieuse à la représentation américaine. Des sources diplomatiques confirment néanmoins l’information.

La sortie de l’information sur la visite des émissaires de Donald Trump dans la Grande Île coïncide avec un contexte où les actualités internationales sont dominées par les États-Unis et son président. Ceci, en raison des bombardements américains au Venezuela et de la capture du président Nicolás Maduro et de son épouse. Un événement qui a déclenché une avalanche d’hypothèses et de théories sur de probables redéfinitions des règles du jeu de la géopolitique.

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US’ U-turn on Venezuela control after Maduro’s capture? Secy of State going against Trump’s claims?

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Just days after Trump’s « we’re running Venezuela » claim following Maduro’s capture, the Secretary of State now backs Venezuela’s Supreme Court installing Delcy Rodríguez as interim leader. Is this diplomatic backpedaling, internal Trump admin rift, or strategic pivot from direct occupation to regime transition?

En Direct, enlèvement de Maduro au Venezuela : le président vénézuélien est arrivé sur le sol américain

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Une vidéo montre un homme cagoulé et menotté, sous escorte du FBI, sortant d’un avion à l’aéroport Stewart International, près de New York, où le président vénézuélien devrait être inculpé pour trafic de drogue. Donald Trump affirme que les Etats-Unis vont « diriger » le Venezuela et y installer des compagnies pétrolières américaines.

Après l’enlèvement de Nicolas Maduro, les dirigeants d’Amérique latine partagés entre dénonciation d’une « agression » et célébration d’une « nouvelle ère de liberté »

Selon qu’ils se situent à gauche ou à droite de l’échiquier politique, les leaders des pays du continent ont exprimé leur indignation ou, au contraire, le soutien à l’opération ordonnée par Donald Trump.

Le président cubain Miguel Diaz-Canel prononce un discours en brandissant un drapeau vénézuélien en signe de soutien au dirigeant Nicolas Maduro, à La Havane, le 3 janvier 2026. ADALBERTO ROQUE / AFP

L’Amérique latine s’est réveillée en état de choc, samedi 3 janvier au matin, avec les images des bombardements américains dans la nuit sur le Venezuela, et l’annonce de la capture du président Nicolas Maduro. « C’est un moment historique, que l’on n’avait pas vu depuis l’enlèvement de l’ex-président [Manuel] Noriega au Panama en 1989 par les Etats-Unis, a réagi Carlos Perez Ricart, professeur en relations internationales au Centre de recherche et d’enseignement économiques, à Mexico. Aussi illégitime et répressif que fut le président Maduro, rien ne peut justifier son enlèvement ni une intervention militaire des Etats-Unis. »

La vice-présidente vénézuélienne se voit confier temporairement les pouvoirs de Maduro par la Cour Suprême

La Cour suprême du Venezuela a ordonné à la vice-présidente, Delcy Rodriguez, d’assurer l’intérim du pouvoir, après la capture par les Etats-Unis du président Nicolas Maduro.

La chambre constitutionnelle de la Cour a statué « que Rodriguez assume et exerce en tant que responsable toutes les attributions, devoirs et pouvoirs inhérents à la fonction de présidente de la République bolivarienne du Venezuela afin de garantir la continuité administrative et la défense intégrale de la nation ».

Les juges n’ont pour le moment pas déclaré M. Maduro définitivement absent, ce qui aurait entraîné la convocation d’élections anticipées dans les trente jours.

Delcy Rodriguez a exigé, lors d’une conférence de presse, la libération de Nicolas Maduro, le qualifiant d’« unique président du Venezuela », avant d’assurer que son pays « ne sera la colonie de personne ». Donald Trump avait pourtant affirmé, lors de sa conférence de presse, que Mme Rodriguez avait dit au secrétaire d’Etat américain être prête à coopérer avec les Etats-Unis après l’éviction de Nicolas Maduro.

(source: lemonde .fr)

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Pillage au port de Toamasina – 14 véhicules du Groupe Sodiat emportés

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(©laverite.mg)

Même en pleine veille du Nouvel An, les mauvaises nouvelles continuent pour le groupe Sodiat. Mercredi dernier, un groupe d’individus cagoulés et armés a fait main basse sur plusieurs véhicules importés par Autodiffusion, filiale du groupe Sodiat, revendeur agréé de marques comme Toyota à Madagascar. Selon les premières informations, 14 véhicules ont été emportés. Il s’agit de 4 Toyota Séquoia, de 2 Toyota Tacoma et de 8 Leapmotor. Des modèles haut de gamme, soigneusement sélectionnés et destinés à la vente aux clients du groupe.

Comment des individus ont-ils pu sortir ces véhicules du port sans aucun document officiel ? Certains témoins affirment que les responsables présents sur le site auraient été mis en joue pendant l’opération. Des scènes qui auraient pu virer au drame et qui soulignent l’ampleur du danger auquel font face les équipes de Sodiat. Où sont passés ces véhicules et qui en bénéficie aujourd’hui ? Une question qui reste sans réponse à ce stade.

Ce n’est malheureusement pas la première fois que le groupe Sodiat est ciblé depuis le changement de régime, il y a moins de trois mois. Beaucoup ont encore en mémoire les cas les plus médiatisés notamment la «perquisition» qui s’est tenue à Borosy Talatamaty au sein des installations du groupe justement, où plusieurs véhicules avaient déja été emportés dans des circonstances particulières par des hommes armés également.

Au-delà de la solidarité envers le groupe Sodiat, il est légitime de se demander comment ces opérations illégales peuvent se dérouler en toute impunité. Comment se fait-il que les autorités, censées garantir la sécurité des biens et des citoyens, laissent faire ou ferment les yeux sur de tels pillages ? Les responsabilités politiques et administratives sont ici clairement interrogées, et la population est en droit de s’inquiéter de la tolérance des nouvelles autorités face à de telles pratiques.

(source: laverite.mg)

Avancer vers le futur en tirant (enfin) les leçons du passé

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Place 13 Mai 72

Si elle fut sans conteste l’évènement majeur de l’année 2025 à Madagascar, il n’en reste pas moins que l’alternance au pouvoir que le pays a connue en octobre dernier était une demi-surprise. D’un côté, le clan Andry Rajoelina filait un mauvais coton dont on ne pouvait que deviner l’issue, à l’expérience des crises précédentes. De l’autre, la rapidité a été surprenante : moins d’un mois après la fameuse manifestation du 25 septembre, Andry Rajoelina a dû s’enfuir piteusement en exil. Cela a démontré le caractère factice et illusoire de tout ce sur quoi il prétendait asseoir une assise populaire : rassemblements publics, comptes fake sur les réseaux sociaux, Parlement et pouvoir judiciaire aux ordres, sans compter la maîtrise de l’armée. Rappelons ces mots prémonitoires, extraits d’éditoriaux passés, et qui sont à la fois une autopsie du passé et un avertissement pour le futur.

« Aveuglé par sa mégalomanie narcissique mais prisonnier de son entourage, Andry Rajoelina s’enferme de plus en plus dans une cloche qui le coupe des réalités, et qui le fait vivre dans des illusions alimentées par ses courtisans qui lui disent ce qu’il aime entendre. Difficile pour lui d’être lucide dans ces conditions, d’autant plus que sa propension au populisme et au werawera ne l’a pas préparé à être raisonnable ». (Législatives le dérapage de trop, Ndimby A., Patrick A. – 3/6/2024)

« (…) les gouvernants se font une illusion en pensant que le pouvoir peut se maintenir indéfiniment par l’arrogance, la corruption et la répression. (…) Rajoelina, qui est le moins instruit, le moins cultivé, le moins intelligent, le moins compétent et le moins bien entouré des dirigeants malgaches qui l’ont précédé depuis 1960, espère-t-il à faire mieux qu’eux juste parce qu’il est celui qui a le moins de scrupules ? » (De Tana à Katmandou, le bonheur n’est pas là, Ikala Paingotra – 11/09/2025)

Alors que l’année 2025 s’achève, une question se pose : Lire la suite »