Economie
Les Douze Commandements d’Elon Musk
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Le texte le plus marquant du moment n’a sans doute pas été écrit dans un centre de recherche ou par un grand écrivain. C’est un dossier boursier de 400 pages qui propose une allocation de ressources historiques pour apporter un bouleversement civilisationnel. L’ancien président d’Eutelsat nous aide à comprendre. |
Concertation – Conclave sur la lutte anti-corruption
Un atelier multi-acteurs sur le renforcement de la lutte contre la corruption se tient à Ivato. Les membres du système anti-corruption, de la société civile, du secteur privé et de l’administration publique y sont représentés.

Renforcer la lutte contre la corruption. Ce sont les objectifs de l’atelier multi-acteurs qui a démarré hier, au Mining Business Center, à Ivato. Durant deux jours, les participants cogitent sur la formule idoine afin de mettre en place des dispositifs dissuasifs et d’obtenir des résultats probants dans la lutte contre la corruption. « Il s’inscrit dans le processus de concertations thématiques sectorielles initié dans le cadre de la Refondation de l’État », indique le Comité pour la sauvegarde de l’intégrité (CSI).
Les entités au sein du Système anti-corruption (SAC), le secteur privé, les organisations de la société civile et des représentants de l’administration prennent ainsi part aux discussions. Il est initié par le Comité de pilotage de la Stratégie nationale de lutte contre la corruption (SNLCC), en collaboration avec le Groupement du patronat malgache et l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF).
« Le but est d’identifier les obstacles qui nous empêchent d’avoir des résultats satisfaisants dans la lutte contre la corruption et d’y apporter des solutions sur les plans légal, structurel et opérationnel », explique Jean-Louis Andriamifidy, président du CSI.
Hifantohana ny fanenjehana ny « trondro vaventy ! » hoy ny minisitra
Plus d’efficacité
Agriculture: La société civile réclame plus de transparence sur l’accord de partenariat économique avec l’Union Européenne

Plusieurs organisations de la société civile dénoncent l’opacité de ces APE et réclament davantage de transparence sur les engagements pris par Madagascar. Elles demandent l’ouverture d’un débat national associant agriculteurs, organisations professionnelles, chercheurs et acteurs de la société civile avant toute mise en œuvre des nouvelles dispositions relatives aux semences et à la propriété intellectuelle.
Neuf organisations de la société civile dont le CRAAD-OI ont déjà adressé avant la signature de l’accord une lettre à l’ambassadeur de l’Union Européenne, Roland Kobia et au ministre de l’agriculture, Gaetan Ramindo pour faire preuve de transparence en particulier sur le volet alimentation, semences et droits de propriété intellectuelle.
Zo Randriamaro, présidente de CRAAD OI, une organisation malgache qui défend la souveraineté alimentaire et les droits des paysans craint surtout la signature de ce qu’on appelle l’UPOV 91 par Madagascar. L’UPOV 91 est un traité international visant à protéger la propriété intellectuelle des créateurs de nouvelles variétés. Cela aurait un impact potentiellement dévastateur sur les droits des paysans à l’alimentation, notamment sur leur droit d’utiliser, de sélectionner, de protéger et d’échanger la semence de leur choix, soutient Zo Randriamaro.
Taxe sur les véhicules à moteur : Échéance reportée suite à une demande massive du public

Face à la vive réaction des automobilistes et à l’afflux des demandes émanant du public, l’Administration fiscale a finalement décidé de repousser l’échéance de paiement de la Taxe sur les véhicules à moteur (TVM), initialement fixée au 15 juillet. Une mesure de souplesse intervient alors que cette nouvelle taxe, instaurée par la Loi de finances initiale 2026, suscite de nombreuses interrogations et critiques. Introduite cette année, la TVM s’inscrit dans une logique environnementale fondée sur le principe du « pollueur-payeur ». Selon Liva Rajoelison, directeur de la législation fiscale et du contentieux auprès de la Direction générale des impôts (DGI), le montant dû varie en fonction de plusieurs critères : la puissance du véhicule, le type de carburant utilisé ainsi que son année de mise en circulation.
Appel au patriotisme
Au-delà de sa dimension écologique, la TVM vise également à renforcer les recettes publiques afin de soutenir les ambitions de Refondation portées par l’État. D’après la DGI, cette taxe concerne l’ensemble des propriétaires de véhicules à moteur immatriculés, à l’exception de certains cas spécifiques, comme les ambulances ou les véhicules de lutte contre les incendies. Si l’Administration fiscale souligne que les montants exigés restent relativement modestes et que le paiement s’effectue sur une base annuelle, cet argument n’a pas suffi à apaiser le mécontentement. Dès l’annonce de la date limite du 15 juillet 2026, de nombreux usagers ont exprimé leur inquiétude et leur désapprobation, jugeant la mesure difficile à supporter dans le contexte économique actuel.
Confrontée à cette contestation grandissante et à une demande massive de report, la DGI a choisi de faire preuve de flexibilité. Elle a ainsi annoncé, hier, le report de l’échéance de paiement de la TVM. Les autorités fiscales devraient communiquer prochainement la nouvelle date limite ainsi que les modalités pratiques de cette prolongation.
(source: Antsa R. – Midi M/kara)
«Plus une goutte d’eau ne coulera dans les années qui viennent» : l’Inde confirme son intention de couper l’eau des fleuves qui alimentent le Pakistan
La semaine dernière, le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères avait reproché à New Delhi deux projets d’aménagement du bassin du fleuve Chenab qui, selon lui, vont affecter son débit en aval.
L’Inde a confirmé qu’elle voulait priver le Pakistan de l’eau des fleuves qui prennent leur source sur son territoire, un an après avoir dénoncé unilatéralement un traité de partage des eaux en représailles à un attentat attribué à Islamabad. «C’est une évidence, plus une goutte d’eau ne coulera (au Pakistan) dans les années qui viennent», a affirmé le ministre indien de l’Eau, CR Patil, dans un entretien accordé mardi à l’agence de presse ANI.
«Nous y travaillons activement», sur «directive» du Premier ministre Narendra Modi, a ajouté M. Patil. La semaine dernière, le porte-parole du ministère pakistanais des Affaires étrangères avait reproché à New Delhi deux projets d’aménagement du bassin du fleuve Chenab qui, selon lui, vont affecter son débit en aval.
Un «acte de guerre»
«Ces projets confirment que l’Inde veut transformer en arme la question de l’eau», a affirmé devant la presse Tahir Andrabi, «ce qui aurait de dangereuses conséquences non seulement pour le Pakistan mais aussi sur la stabilité régionale et la paix et la sécurité internationales». Islamabad répète que toute tentative de modifier le débit des fleuves serait considérée comme un «acte de guerre». Lire la suite »
Livraison d’hydrocarbures – Un accord avec le Nigéria en vue
Le Chef de l’État est rentré de ses déplacements au Gabon et au Nigéria. Face à la presse, à son arrivée à l’aéroport d’Ivato, hier, il a notamment fait part de la signature prochaine d’un accord d’approvisionnement en hydrocarbures avec le Nigéria.

Ce sera pour bientôt. À entendre le colonel Michaël Randrianirina, Chef de l’État, la signature d’un accord d’approvisionnement en hydrocarbures entre Madagascar et le Nigéria n’est plus qu’une question de formalités. Il indique que les négociations ont été bouclées durant sa visite officielle sur place.
Le locataire d’Iavoloha est rentré de ses déplacements au Gabon et au Nigéria, hier, tôt dans la matinée. L’imminence de la signature d’un accord avec les autorités nigérianes pour la fourniture de carburant à la Grande Île a été l’une des informations dont il a fait part à la presse à son arrivée à l’aéroport d’Ivato. « La raison de mon voyage au Nigéria est importante pour notre pays, puisqu’il a été question d’un accord de partenariat sur l’approvisionnement en carburant», déclare-t-il alors.
Durant sa visite officielle en terres nigérianes, le colonel Randrianirina a eu un tête-à-tête avec son homologue, le président Bola Ahmed Tinubu, à Abuja, capitale du Nigéria, lundi. Peu d’informations ressortent de cet entretien entre les deux Chefs d’État. Toutefois, durant le résumé de sa tournée africaine face à la presse, à Ivato, l’officier supérieur a assuré que la conclusion de cet accord d’approvisionnement en hydrocarbures a déjà le feu vert des autorités nigérianes.
« Il ne reste plus que la signature du contrat, qui sera pour bientôt, puisque nous avons finalisé les négociations là-bas. Le Nigéria procédera donc à l’approvisionnement en hydrocarbures sous peu », affirme le président de la Refondation de la République. Le Nigéria est le plus grand producteur de pétrole en Afrique. Une grande partie de sa production est exportée vers les États-Unis. Il exporte également vers d’autres pays africains. Lire la suite »
The triumph of Kim Jong-un

By Choe Sang-Hun
During the coronavirus pandemic, the North Korean leader, Kim Jong-un, made a teary-eyed apology on national television.
“I am really sorry,” he said. “My efforts and sincerity have not been sufficient enough to rid our people of the difficulties in their life.”
The apology shocked observers. This was North Korea, after all, where the supreme leader is traditionally revered as an infallible, godlike figure.
But times were dire, even in a country used to hardship. The coronavirus, food shortages and international sanctions were all taking a toll. Around this time, reports began emerging from North Korea of a nation sinking into despair — citizens who, as one analyst with internal contacts put it, “saw no way forward, didn’t know how they were supposed to live on.”
Today, Kim is in a very different mood. At his Workers’ Party congress this year, he triumphantly declared that North Korea was in a glorious and prosperous new era, a far cry from his weepy apology in 2020. People can now hope to have “both sweets and bullets,” the party said, referring to its policy of seeking both economic recovery and military prowess. North Korea is a de facto nuclear power, and Kim is viewed as the country’s most powerful leader to date.
And he couldn’t have done it without the war in Ukraine.
A surprising opportunity
The economic tailspin of the pandemic era was partly the result of Kim’s own actions.
Kim used the pandemic to tighten his grip on North Korean society. He shut down the border with China, clamping down on trade and smuggling. He targeted the informal markets where many once eked out a living trading Chinese goods and foreign entertainment smuggled in on thumb drives; the penalties for those consuming and distributing what he deemed anti-socialist content included execution by firing squad.
These moves helped stamp out foreign influence. They also meant that what few economic opportunities ordinary North Koreans had disappeared.
“We were not allowed to make money,” one defector, who fled to South Korea in 2023, told me. “He tightened the noose on his people, as if he didn’t want them to have a better life.” Lire la suite »
Le nouvel ordre multipolaire selon Vladimir Poutine

Au Forum de Saint-Pétersbourg, le président russe a longuement exposé sa vision du nouvel ordre géopolitique mondial, en occultant son échec en Ukraine entre récit de souveraineté et dépendance croissante à la Chine.
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Ce 5 juin, Vladimir Poutine a prononcé son discours annuel lors de la réunion plénière du Forum économique international de Saint-Pétersbourg, un événement qui se tient chaque été depuis 1997. Des représentants de dizaines de pays se rassemblent alors dans la capitale du Nord pour discuter des perspectives de développement économique et des possibles partenariats avec la Russie.
Depuis 2022, année où cette rencontre s’est réduite à peau de chagrin, les visiteurs occidentaux ont en grande partie déserté le Forum — du moins s’attachent-ils, lorsqu’ils s’y rendent, à faire preuve d’une plus grande discrétion. Vladimir Poutine annonçait cette année des représentants de 130 pays, suggérant ainsi que ce qu’on appelait jadis le « Davos russe » était pleinement ressuscité. On ne comptait cependant que quelques dizaines de représentants officiels d’États étrangers, le reste de la cohorte évoquée se composant d’acteurs privés, généralement des hommes d’affaires et des experts, présents à titre individuel. Cette année, la présence d’une importante délégation de l’AfD a suscité des débats en Allemagne. Le vice-président du groupe au Bundestag et porte-parole pour les affaires étrangères Markus Frohnmaier a affiché à Saint-Pétersbourg sa proximité avec les élites russes et les sphères économiques, en posant aux côtés de Kirill Dmitriev et du PDG de Gazprom pour des publications sur son compte X.
Au cours de cette session plénière, Vladimir Poutine était entouré du président de l’Ouzbékistan, Shavkat Mirziyoyev, et de la présidente de la Tanzanie, Samia Suluhu Hassan. L’invité le plus prestigieux dont pouvait se targuer la Russie était le vice-président de la République populaire de Chine, Han Zheng, dont la présence, quelques semaines après la visite de Vladimir Poutine à Pékin, signale la poursuite du partenariat économique — et, jusqu’à un certain point, politique — entre la Chine et la Fédération de Russie.
Depuis que les entreprises occidentales s’en sont distancées, le Forum de Saint-Pétersbourg s’est largement resserré sur l’une de ses fonctions traditionnelles : celle de vitrine du président russe lui-même et de ses annonces en matière de politique économique et de sécurité. Vladimir Poutine a ainsi profité de cette tribune pour démontrer une fois de plus sa maîtrise de la posture de chef populiste. En véritable chef d’orchestre, il appelait l’assistance à lancer des salves d’applaudissements. Son intervention comprend huit occurrences de l’expression « je demande au gouvernement » — autrement dit, « j’ordonne » — et même à la Douma d’État, au mépris des attributions constitutionnelles du président de la Fédération de Russie. L’un des moments importants de cette intervention a été l’annonce du report d’une mesure fiscale impopulaire, pourtant préparée par son propre gouvernement, posant Vladimir Poutine en protecteur des petits entrepreneurs face aux pesanteurs et aux excès de la bureaucratie russe. En d’autres termes, son discours comprenait deux volets indissolublement liés : d’une part je suis à votre écoute et comprends vos doléances ; de l’autre, de ma main de fer, je plie l’administration aux volontés du pays.
Sur le fond, le ton triomphaliste de Vladimir Poutine dissimule assez mal les difficultés réelles que connaît l’économie du pays, même si les technocrates et le « bloc économique » de la Russie en guerre ont effectivement déjoué tous les pronostics d’effondrement. À chaque indicateur avancé, on pourrait objecter d’autres chiffres moins reluisants. Par ailleurs, on remarque qu’au cours de ce discours fleuve, Vladimir Poutine ne mentionne la guerre en Ukraine qu’à une seule reprise. Ce fait suffit à lui seul à invalider l’ensemble de ses raisonnements : prétendre rendre compte de l’état d’une économie nationale en omettant complètement qu’il s’agit d’une économie de guerre condamne à ne présenter qu’une image trompeuse de la réalité.
Enfin, le thème de la « plateformisation » de la Russie, répété comme un nouveau mantra par le président russe, renvoie à la fois à une réalité confirmée — l’existence d’un écosystème numérique non négligeable en Russie, avec des plateformes comme Yandex, Ozon, VKontakte, Wildberries ou les systèmes de paiement de Sberbank — et à une sorte d’optimisme numérique contradictoire, compte tenu des récentes perturbations provoquées par la prise en main d’Internet en Russie et de la dépendance réelle du pays vis-à-vis des semi-conducteurs occidentaux, des composants et des technologies d’origine chinoise.
Au-delà des déclarations tonitruantes de « souveraineté » recouvrée, prononcées devant le vice-président de la République populaire de Chine, les dynamiques en cours suggèrent plutôt que la Russie restera, certes, un pôle de puissance, mais de second rang, subordonné à un centre autrement dominant : la Chine. Lire la suite »