Economie
Tourisme et hôtellerie: l’INTH se modernise

Le secteur tourisme est non seulement pourvoyeur de devises, mais aussi d’emplois. C’est pourquoi l’Institut national du tourisme et de l’hôtellerie (INTH) à Ampefiloha veut moderniser ses infrastructures et la qualité de la formation pour s’adapter aux besoins du marché de l’emploi.
A titre de rappel, ce projet est financé à hauteur de 2 millions d’euros par l’Agence française de développement (AFD), et l’ambassade de France. La réalisation du projet s’étale sur 15 mois sous la supervision de l’Office national du tourisme de Madagascar (ONTM). Le chantier de modernisation qui a débuté au mois de mai affiche dorénavant un taux de réalisation de 35% et la réhabilitation quant à elle affiche 5%. La ministre du Tourisme et de l’artisanat, Lily Rafaralahy a effectué une visite sur le chantier hier pour constater de visu l’avancement des travaux, mais aussi de faire en sorte d’accélérer la cadence.
A la base, il fallait attendre que la construction du nouveau bâtiment soit achevée avant d’entamer la réhabilitation, mais comme les travaux ont pris du retard, il a fallu faire les travaux en parallèle. « Tout doit satisfaire des normes de qualité strictes et alors que la qualité du sol n’est pas parfaitement adaptée à la construction d’un bâtiment R+1. C’est pourquoi les travaux ont pris du retard au niveau de la fondation », a déclaré la ministre. Néanmoins, elle a indiqué qu’avec la vitesse à laquelle les travaux avancent, ils devraient être terminés dans les temps.
(source: Jean Riana – newsmada.com)
Mamy Ravatomanga : Retrait de sa carte bleue de Consul

Le président directeur général du Groupe SODIAT redevient un citoyen ordinaire et ne bénéficie plus ni de son statut ni de ses privilèges et avantages en tant que Consul Honoraire.
« Suite aux poursuites juridiques dont vous faites récemment l’objet, il a été décidé de procéder au retrait, avec effet immédiat, de l’exequatur établi en votre nom le 10 mai 2019, vous conférant la qualité de Consul Honoraire de Serbie à Antananarivo. En conséquence, nous vous prions de bien vouloir restituer votre carte bleue ainsi que les plaques vertes qui vous ont été attribuées, et de suspendre l’usage des fanions de la Serbie sur les véhicules concernés ». Ce sont les termes d’une note émise le 14 novembre dernier par la ministre des Affaires étrangères (MAE) Christine Razanamahasoa, adressée à Maminiaina Ravatomanga. C’est donc désormais officiel. Le président directeur général du Groupe SODIAT redevient un citoyen ordinaire et ne bénéficie plus ni de son statut ni de ses privilèges et avantages en tant que Consul Honoraire de ce pays.
La même décision a également été prise à son encontre par rapport à son statut de Consul Honoraire de la Côte d’Ivoire établi le 27 juin 2023. Suite au retrait de ses exequaturs par le MAE, le ministère de la Justice a réagi en annonçant hier sur sa page Facebook officielle que le statut qui lui a permis d’exercer ces fonctions, et de bénéficier des prérogatives et avantages y afférents, est désormais entièrement révoqué. Cette révocation confirme la levée de la protection et de l’immunité diplomatique pour Mamy Ravatomanga. Le ministère de la Justice affirme d’ailleurs que désormais ce dernier sera soumis à la juridiction des tribunaux de droit commun. Certainement, les autorités malgaches ont pris cette initiative pour contrecarrer une éventuelle intervention des autorités ivoiriennes qui prévoient de dépêcher à Maurice leur ambassadeur accrédité en Afrique du Sud pour suivre de près cette affaire concernant leur Consul Honoraire à Antananarivo.
Repos
Alors que Mamy Ravatomanga est poursuivi par le Financial Crimes Commission (FCC) et par la Justice mauricienne pour une affaire de blanchiment d’argent, son cas connaît un énième rebondissement et prend aussi une tournure diplomatique et politique importante. La comparution du PDG du Groupe SODIAT prévue se dérouler le 13 novembre devant la Cour de Port-Louis a été reportée au 20 novembre en raison de son état de santé préoccupant. À rappeler qu’il a subi une angioplastie lundi dernier à l’île Maurice. Aux dernières nouvelles, ses médecins traitant lui ont accordé un repos de deux semaines. En tout cas, à l’allure où vont les choses, tous les dossiers judiciaires lancés par les autorités malgaches à l’encontre du PDG du Groupe SODIAT vont s’accélérer dans les jours qui viennent. Force est de rappeler toutefois que même pendant la période où son statut de Consul n’a pas encore été levé, les sièges de ses entreprises au pays ont déjà subi de nombreuses perquisitions. La question est aussi de savoir comment un homme immobilisé sur un lit d’hôpital à Maurice pourrait restituer sa carte bleue et ses plaques vertes.
(source: Davis R – Midi M/kara)
Affaire SMGD : l’ancien DG de la CNaPS incarcéré et plusieurs responsables placés sous contrôle judiciaire

Les décisions des juges du Pôle anti-corruption (PAC) sont tombées ce vendredi matin concernant l’affaire SMGD. Après avoir entendu les concernés depuis la fin de la journée de jeudi et durant toute la nuit, le tribunal a décidé de placer en détention provisoire l’ancien directeur général de la CNaPS, Mamy Rakotondraibe, et de mettre sous contrôle judiciaire la Harilala Ramanantsoa, maire de la Commune urbaine d’Antananarivo, Claudia Andriantsitohaina, épouse de l’ancien maire Naina Andriantsitohaina, Thierry Andriamananony, actuel DG du SMGD, ainsi que trois autres personnes.
Ces décisions font suite à une audition marathon qui a débuté jeudi après-midi et s’est prolongée jusqu’au petit matin. Une vingtaine de personnes étaient convoquées pour répondre aux interrogations des magistrats dans ce dossier lié au prêt de 11 milliards d’ariary accordé par la CNaPS à la SMGD. Autour du PAC, une foule composée de soutiens, d’employés municipaux et de proches s’était rassemblée, signe de l’importance politique et médiatique de l’affaire. Malgré une convocation à 14 heures, les auditions n’ont démarré qu’en fin d’après-midi, après l’arrivée d’un véhicule du Bianco escorté par les forces de l’ordre.
Parmi les personnes entendues figurent Harilala Ramanantsoa, Claudia Andriantsitohaina, plusieurs administrateurs de la SMGD, d’anciens responsables de la CNaPS et la conseillère municipale Clémence Raharinirina, à l’origine de la plainte déposée en 2022. Cette dernière a rappelé que sa démarche visait directement l’ancien maire Naina Andriantsitohaina et les personnes impliquées, selon elle, dans la gestion de la SMGD. Les magistrats se sont particulièrement penchés sur les responsabilités que la maire actuelle aurait assumées au sein de la SMGD et de la Société municipale d’investissement (SMDI) après le départ de son prédécesseur. De son côté, Claudia Andriantsitohaina, placée en garde à vue depuis dimanche à la suite d’une perquisition à son domicile, a été réentendue au cours de la nuit.
Le dossier porte sur un emprunt contracté auprès de la CNaPS pour financer des projets numériques municipaux, montant qui fait également l’objet d’une procédure distincte devant le tribunal du commerce concernant son non-remboursement. Alors que les auditions devraient encore se poursuivre, l’ancien maire Naina Andriantsitohaina, demeure introuvable.
(source: Mandimbisoa – madagascar-tribune.com)
A Toulouse, Emmanuel Macron veut « sonner le tocsin » sur les risques des réseaux sociaux

Au lancement d’un cycle de débats citoyens avec la presse quotidienne régionale, le président Emmanuel Macron a voulu mercredi à Toulouse « sonner le tocsin » sur le risque que font peser les réseaux sociaux sur la démocratie française.
« Il n’y a pas de liberté sans responsabilité », a-t-il martelé, n’hésitant pas à comparer les réseaux sociaux au « far west« devant 300 personnes réunies au siège de La Dépêche du Midi, avant un prochain débat similaire, le 19 novembre, à La Voix du Nord.
« L’objectif, c’est d’aller vers des décisions concrètes au début de l’année 2026 », a souligné le président de la République, le jour où la suspension de sa réforme phare des retraites doit être entérinée à l’Assemblée nationale.
A la manière des débats de l’époque des gilets jaunes, le chef de l’Etat, au centre d’un cercle de six rangées de sièges, a même admis qu’il n’excluait pas de sortir de certains réseaux, dont X, mais précisé qu’il ne le ferait pas « demain matin » car « la priorité c’est d’abord de mener la bataille en interne ».
A l’occasion de cette visite, le président Macron a ensuite reçu une délégation d’agriculteurs occitans, qui exigent de lui « des engagements clairs et fermes en faveur de l’agriculture française » suite à ses déclarations sur l’accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur.
« Ce sera le feu »
Quelque 250 agriculteurs à bord d’une soixantaine d’engins agricoles sont rassemblés depuis le matin, à l’appel de la FNSEA et des JA. Lire la suite »
Ecoles doctorales de Madagascar: les nominations du Conseil des Ministres du 12 Novembre 2025
Conseil des ministres : 27 nominations aux directions d’écoles doctorales
Le Conseil des ministres tenu avant-hier a procédé à 27 nominations aux directions des écoles doctorales dans les 6 provinces de Madagascar. Ces désignations, réparties dans toutes les provinces, s’inscrivent dans le cadre du renforcement de la gouvernance académique et viennent entériner les résultats des élections universitaires du 11 mars dernier. Les nouveaux responsables exerceront un mandat de trois ans, renouvelable une fois.
À Toliara, ont été nommés : Théodore Razakamanana (École doctorale de Géosciences, Physique, Chimie de l’Environnement et Systèmes Hôtes-Pathogènes), Bernard Koto (Lettres, Humanités et Indépendance Culturelle), Lily Arison René de Rolland (Biodiversité et Environnements Tropicaux) et Thierry Lavitra (Institut Halieutique et des Sciences Marines). Pour Fianarantsoa, figurent Karyl Danielson Raniriharinosy (Modélisation Informatique), Jean Claude Razaraniaina (Gouvernance et Sociétés en Mutations), Harinosy Hanitriniala Ratompomalala (Problématiques de l’Éducation et Didactique des Disciplines), Hasina Nirina Randrinaly (Sciences de la Terre et de l’Évolution), Danielle Aurore Doll Ranoromalala (Sciences de la Vie et de l’Environnement), Gaëtan Duval Solofomalala (Sciences de la Vie et de la Santé), Dominique Tiana Razafindratsimba (Sciences Humaines et Sociales), Manda Vy Rvonimanantsoa Ndaohialy (Sciences et Techniques de l’Ingénierie et de l’Innovation) et Herilala Léa Rasoanaivo (Valorisation des Ressources Naturelles Renouvelables). À Mahajanga, ont été désignés Jeanne Angélphine Rasoamananjara (Nutrition, Environnement et Santé), Elia Béatrice Assoumacou (Génie des Vivants et Modélisation) et Hery Lisy Tiana Ranarijaona (Écosystèmes Naturels). Du côté de Toamasina, Andrianasy Angelo Djistera dirigera l’École doctorale Sciences, Cultures, Sociétés et Développement, tandis qu’Ioclin Dahy prendra la tête de la Diversité et Développement Durable. À Antsiranana, les nouveaux directeurs sont Odilon Tiankavana (Glocalisme, Environnement et Sécurité des Sociétés Indianocéaniques), Nirinarison Jean Razafinijaka (Énergies Renouvelables et Environnement), Cécile Manorohanta (Langue, Littérature, Civilisation étrangère et Dynamique de la Modernisation) et Frédéric Asimananana (Nature, Structure de la Matière et Métrologie Nucléaire). Enfin, à Antananarivo, figurent Richard Fortuné Randriana Nambinina (Génie des Procédés et des Systèmes Industriels, Agricoles et Alimentaires), Ramarolanonana Josoa Randriamalala (Gestion des Ressources Naturelles et Développement), Eddy Harilala Rasolomanana (Ingénieries et Géosciences), Princy Randriambololondrantomalala (Mathématiques et Applications) et Solofonirina Dieudonné Ravelomanantsoa (Physiques et Applications).
(source: Nadia R. – Midi M/kara)