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Parker Solar Probe, la sonde qui ira flirter avec le solei
La nouvelle sonde de la Nasa, la Parker Solar Probe, doit décoller, dimanche, pour un voyage sans précédent au plus près du soleil.
Elle ira là où aucune sonde n’est jamais allée avant elle. Initialement prévu ce samedi 11 août à 9 h 33 (heure française), le lancement de la Parker Solar Probe a été repoussé au dimanche 12 août en raison d’un problème de pression d’hélium gazeux qui s’est révélé quelques minutes avant le décollage. Si tout se passe bien dimanche, le plus puissant lanceur jamais utilisé par la Nasa devrait propulser le petit engin vers le soleil. La Parker Solar Probe va se placer à un peu plus de six millions de kilomètres de la surface de notre étoile. Aucune sonde ne s’était jamais approchée si près du soleil.
Censée atteindre sa destination en novembre 2018, elle deviendra alors le premier objet créé par l’homme à pénétrer la couronne solaire (une partie de l’atmosphère du soleil). Pour y parvenir, elle devra supporter des températures extrêmes, allant de -235°C à +1 500°C.
La sonde de la NASA la plus rapide de l’histoire: 700.000 km/H
The truth about today’s Amish
The Pennsylvania Dutch left Germany hundreds of years ago and are a fascinating subculture of the United States. Many people have heard of the Amish, but might not completely understand what exactly this community is, beyond the fact that they wear strange clothing and don’t have TVs. Which is understandable given how closed-off this community can be.
However, I am SO lucky to be able to know Doug Madenford, a member of the Pennsylvania Dutch community and while he isn’t Amish and will claim to not be an « expert » (though I would challenge that assertion), he knows a LOT about the Amish.
Join me as I talk to Doug Madenford about The Pennsylvania Dutch and the Amish so that we can better understand this group of people beyond their clothing and the ridiculous reality tv shows in which they’ve been featured.
Kelly
[Hi! I’m Kelly and I am an American who lived in Germany for 18 wonderful months. While I lived abroad before in Turkey and had done quite a bit of traveling beforehand, those 18 months in Germany definitely broadened my perspective of Germany, Europe, and even the US in so many different ways!
I wanted to share my perceptions with you guys through YouTube so that maybe you can gain context to things you’ve heard about, or learn new information or a different perspective, or maybe this is everything you’ve heard before and further confirms your world view. No matter what the reason, I hope that you enjoy my videos!
Don’t forget to subscribe to my channel and turn on notifications so that you always know when I’m posting new content 🙂 ]
Meet the Amish 4 of 4 – Night club and pagan festival
Fanirisoa Ernaivo: ho fidiana Filoham-pirenena
Fantatra tamin’ny maha-Filohan’ny Sendikan’ny Mpitsara eto Madagasikara azy, niady amin’ny karazan-javatra maro izay raiki-tapisaka sy fahalovana eto amin’ny Firenena..
Mpanao gazety: Andry Raharison (Kolo-Tv), Sybella Randriamazava sy Abrahama Razafy (Tv-Plus)
Lilindraza: Tsimihety
« Jiosy avy any Israely ny ankabeazan’ny razambe niavian’ny mponin’i Sofia », hoy Atoa Jaosera Irénée, solombavambahoakan’i Madagasikara voafidy tao Analalava. Mbola misy ny Mpanjaka: tsy fidiana fa ny fianakavian’ny mpanjaka no mametraka izay hitondra ny Doany sy ny Firazanana, hoy ny Mpanjakabe Andriamanjaka, Milamanana André Mouroir.
Ao amin’ny Faritra Sofia no misy ny Foiben’ny fikambanan’ireo Sojabe eto Madagasikara ary manana Birao mpitantana sy mitandro ny fiarahamonina..
Comédie musicale Tsimihety
Ny Angolan’ny Omaly: Inona moa no ifandrafirafiana
Hira noforonin’i J.J. Tseheno
Toniny:
Mgr Pierre Dalmond: celui qui a consacré Madagascar à « l’Immaculée conception » de la Vierge Marie le 1er Août 1844
Né à Cambieu, près de Villefranche (Tarn) il fit ses études secondaires à la Fage et entra au grand séminaire de Montpellier. Ordonné prêtre à Albi en 1824.
Après avoir été vicaire à Gaillac et un an curé à Marnaves, il part en 1826 pour la Guadeloupe où il passe quatre ans. Mais le climat l’oblige à revenir en France.
Une rencontre avec l’abbé Henri de Solages, originaire lui aussi du diocèse d’Albi, et qui vient d’être nommé Préfet Apostolique de Bourbon (La Réunion), Madagascar et des îles de l’Océan Indien, le décide à partir porter l’Évangile dans ces terres lointaines. Il arrive à Bourbon en janvier 1831.

D’abord vicaire à Saint-Paul, puis à Saint Denis, il est nommé Vice-Préfet Apostolique pendant que M. de Solages tente de pénétrer à Madagascar.
Après l’échec de ce dernier qui meurt de misère à Andovoranto, sur la côte Est malgache, le 8 décembre 1832, M. Dalmond se sent appelé à aller, à son tour, évangéliser Madagascar. Il apprend la langue malgache et, en 1837, se rend à l’île Sainte Marie, à proximité de la côte est de Madagascar, qui, depuis le 30 juillet 1750, relève de la France. Il en repart le 5 octobre suivant, après y avoir conféré 180 baptêmes, « dont un tiers d’adultes, » a-t-il précisé. Il refit deux nouveaux séjours à Sainte Marie, l’un de six mois en 1838, l’autre de huit mois en 1839. A son départ, il laisse dans les 1 500 baptisés.
En 1840 nous le retrouvons à Nosy Be, île près de la côte nord ouest de Madagascar, où la principale reine de l’île, Tsiomeko, alors âgée d’une quinzaine d’années, le prie de se fixer dans son village. Il y ouvre une école, et la reine prend place parmi ses élèves pour apprendre à lire et à écrire. Après un séjour de huit mois, il retourne à Bourbon (octobre 1840), laissant « environ une cinquantaine d’adultes disposés pour le baptême. »

A Bourbon, où il doit remplir à nouveau les fonctions de Vice-Préfet Apostolique pendant un voyage en France du titulaire de la charge, M. Poncelet, il compose en malgache un livre de prières, un catéchisme, un recueil de cantiques et un Abrégé d’Histoire Sainte, de l’Ancien et du Nouveau Testament. Dans les années qui suivent, il fera paraître, en 1842, un Vocabulaire et grammaire pour les langues malgaches Sakalave et Betsimisara (sic), et en 1844 un Vocabulaire malgache-français pour les langues Sakalave et Betsimisaraka.
En décembre 1841, il apprend que Rome a fait de Madagascar une préfecture apostolique détachée de Bourbon, et qu’il en est le premier titulaire.
L’année suivante, après un rapide passage à Nosy Be, il débarque à la baie de Saint-Augustin, sur la côte sud-est de Madagascar. Mais il ne fait que prendre un premier contact avec les habitants de la « Grande Ile, » et repart le 13 novembre pour Nosy Mitsio, au large de la côte nord-ouest. « Je baptisai douze personnes, a-t-il noté; il y avait environ cent cinquante adultes disposés au baptême, mais étant seul et devant faire un voyage en France pour chercher des missionnaires je n’osai les baptiser. »
En effet, il est à Rome en mai 1844. Après avoir pu exposer la situation de la mission dont il a la responsabilité à Grégoire XVI, il s’adresse au Père Roothaan, Général de la Compagnie de Jésus, qui lui promet des aides. A Paris, le Père Libermann, fondateur de la Société du Saint Cœur de Marie, lui donne les mêmes assurances.
Le 24 décembre 1844, il est de retour à Bourbon avec deux missionnaires du Saint Cœur de Marie, MM. Webber et Richard, et six Jésuites: quatre Pères et deux Frères Coadjuteurs. Les premiers sont destinés au nord de Madagascar et aux îles voisines; les seconds au sud.
Madagascar a été placé sous la protection de l’Immaculée Conception de la Vierge Marie le 1er août 1844, par l’Abbé Pierre Dalmond. 10 ans plus tard, plus exactement le 8 décembre 1854, le Pape Pie IX promulgue le dogme de l’église Catholique déclarant que la Sainte Vierge est préservée du péché originel dès sa naissance. Ce dogme a été révélé ensuite par l’apparition de la Mère de Dieu à Bernadette Soubirous à Lourdes le 11 février 1858, lors de laquelle elle dit : « Je suis l’Immaculée Conception. » Depuis la promulgation de ce dogme, le 8 décembre est devenue une journée pour se rappeler de la destinée unique de cette « femme juive choisie par Dieu. » chez les catholiques.
Sans retard M. Dalmond exécute ce plan qui annonce la réalisation de ses plus chers désirs. Mais Mayotte, dans l’archipel des Comores, vient d’être choisie comme siège de l’administration française des « Petites Iles. » M. Dalmond en fait le centre de la mission confiée aux missionnaires du Saint Cœur de Marie, et dès janvier 1845, il y conduit MM. Richard et Webber. A peine revenu à Bourbon, il s’embarque avec les Jésuites pour la baie de Saint Augustin (embouchure de l’Onilahy) où ils arrivent le 17 juin. L’accueil chaleureux de la population tourne à l’hostilité après l’arrivée sur les lieux d’un baleinier dont le capitaine se dit américain. Les missionnaires ne peuvent rester et profitent du passage d’un navire français pour rejoindre Bourbon (9 novembre). Ils y retrouvent M. Webber dont la santé a été fortement éprouvée par le climat de Mayotte.
Abattu par ces difficultés, M. Dalmond traverse alors une période de découragement. Il suggère à la Congrégation de la Propagande de confier la mission de Madagascar aux seuls Jésuites, et demande à entrer lui-même dans la Compagnie de Jésus. S’adressant au provincial des Jésuites de Lyon, il écrit: « Depuis vingt ans que je suis dans les colonies, mes forces physiques n’ont pas diminué … mais les forces morales sont très affaiblies. » Il signe sa lettre: « Préfet apostolique de force, Jésuite de cœur. »
Ses désirs ne sont pas exaucés. Il continuera à porter le poids de ses responsabilités. Le 25 décembre 1845, il repart pour Nosy Be, de là à Mayotte où M. Richard est « dans un état désespéré. » De retour à Nosy Be, il y installe la mission d’une façon stable, et quand il en repart dans les derniers jours de 1846, il laisse dans l’île trois chapelles, deux écoles et « une soixantaine de personnes sachant la prière, » dont vingt-cinq baptisées.
Mais ses forces déclinent. Il remet pratiquement sa charge entre les mains du Père Jouen arrivé dans la mission le 4 juin 1846, en le nommant Vice- Préfet Apostolique.
Pourtant les néophytes de Sainte Marie–son premier champ d’apostolat–n’ont pas revu de prêtres depuis 1839. Trois Sœurs de Saint Joseph de Cluny résident dans l’île depuis le 1er novembre 1846, privées de tout secours religieux. Il y repart en janvier 1847. Un nouveau voyage le conduit à Mayotte dans les premiers jours de juillet. Il est de retour à Bourbon le 14 août. Il paraît épuisé. Son état alarme son entourage. Il estime qu’il est de son devoir de retourner à Sainte Marie.
Sur ces entrefaites, Pie IX a érigé la Préfecture Apostolique de Madagascar en Vicariat et l’a désigné pour en être le premier Préfet Apostolique. Mais celui qui fut le fondateur de la mission catholique à Madagascar, et dont la prudence et le sens de l’organisation ne semblent pas avoir été toujours à la mesure du zèle qui le dévorait, mourra sans avoir appris cette nomination. Il rendit le dernier soupir, loin de tous ses confrères, assisté par le frère Mazars et trois Sœurs de Saint Joseph de Cluny, le 22 septembre 1847.
Bibliographie:
« Madagascar et son premier vicaire apostolique, » Notice sur Mgr Dalmond, Versailles Beau jeune, 1862.
Mgr Maupoint, Notice sur Mgr Dalmond, dans l’Almanach religieux de l’Ile Bourbon, 1863.
P. de la Vaissière, Madagascar ses habitants et ses missionnaires, 1884, .t. I.
A. Boudou, Les Jésuites à Madagascar au XIXe siècle, t. I.
Cet article, réimprîmé ici avec permission, est tiré d’Hommes et Destins: Dictionnaire biographique d’Outre-Mer, tome 3, publié en 1977 par l’Académie des Sciences d’Outre-Mer (15, rue la Pérouse, 75116 Paris, France). Tous droits réservés.
» Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit. «
« L’esprit siège dans la tête et dans le coeur; c’est là qu’il accomplit toutes ses opérations, dans la tête par les idées, dans le coeur par les pensées. »
Evangile de Jean 3, 8: « Le vent souffle où il veut et tu entends sa voix, mais tu ne sais pas d’où il vient ni où il va. Ainsi en est-il de quiconque est né de l’Esprit. «

De l’union de l’âme avec le corps. Comment l’âme est la vie du corps. Union des puissances de l’âme. Du rôle de chaque faculté dans la constitution du péché.
Monsieur le Curé,
Le Sauveur Jésus m’a donné un jour un enseignement que je viens vous soumettre. Voici comment il m’a parlé, et comment j’ai retenu ses paroles.
» Ma fille, me dit-il, je veux vous expliquer ce qu’on ne vous a jamais expliqué, savoir : l’union de l’âme avec le corps, la manière dont l’âme anime et vivifie le corps, et les rapports qui existent entre les puissances de l’âme. »
» L’âme est un être spirituel, qui n’a ni corps, ni figure, ni couleur, de telle sorte qu’elle ne peut tomber sous les sens. Elle est indivisible, parce qu’elle est spirituelle; elle est le principe vital du corps : séparé de l’âme, le corps est sans vie. Or, comme Dieu est le vivificateur de toutes choses et que tout ce qui a vie l’a reçue de lui, l’âme vient de Dieu. Elle est donc éternelle dans son principe, puisqu’elle vient de Dieu; elle est éternelle aussi dans sa fin, car elle ne finira jamais.
» Dieu a fait l’âme à son image et l’a douée de qualités en rapport de ressemblance avec ses attributs divins. L’âme pense, juge, connaît, veut, parce que Dieu veut, connaît, juge et pense. Elle a reçu une imitation de l’immensité de Dieu par son agilité qui lui fait parcourir en un clin d’œil toute l’étendue de la terre, et lui permet de se transporter de la terre au ciel, et du ciel au plus profond des enfers.
» L’âme est un esprit doué de facultés, Dieu a donné à cet esprit un instrument pour l’exercice de ses facultés, c’est le corps dans lequel elle habite, qu’elle vivifie, qu’elle anime, qu’elle met en mouvement comme il lui plaît.
Le corps a plusieurs membres qui ont chacun un usage particulier et qui sont tous animés par l’âme. L’âme est indivisible. Elle est aussi bien dans la plus petite partie du corps que dans la plus grande; elle y est toute entière. Cependant il n’y a pas plusieurs âmes dans un seul corps; il n’y a qu’une, bien que le corps ait plusieurs parties.
» Voilà pourquoi quand un homme perd un de ses membres, un bras, une jambe, un œil ou une partie de lui-même, à moins que cette partie ne soit une partie essentielle, comme le cœur ou la tête, l’âme demeure tout entière dans le corps, bien qu’elle n’agisse plus dans la partie qui a été enlevée. Elle agirait en l’homme sur ce membre enlevé, s’il n’était point enlevé; si elle n’agit plus, c’est qu’il n’est plus uni avec le corps, et par conséquent sous l’action de l’âme.
« L’âme habite dans tout le corps, mais elle a pour siège particulier la tête et le cœur. C’est de là qu’elle répand sa vitalité dans tout le corps, qu’elle se rend présente dans toutes ses parties, qu’elle les vivifie toutes, qu’elle les met toutes en mouvement, qu’elle commande à toutes. Voilà pourquoi si on enlève la tête ou le cœur à un homme l’âme qui n’a plus son siège principal se sépare du corps qui demeure sans vie.
» L’âme, pour user d’une comparaison, est comme un cercle, dont les rayons appartiennent au cercle et ne font qu’un avec le cercle; toutes les facultés appartiennent à l’âme et ne font qu’un avec elle.
Les diverses facultés de l’âme sont : l’imagination, la mémoire, l’entendement, la volonté et la raison.
L’imagination est la faculté de l’âme par laquelle elle se représente les choses ou les objets, ce qui vous montre combien l’ouïe et la vue ont un grand rapport avec elle. L’imagination jette à la mémoire, avec qui elle a une union intime, les objets qu’elle a vus ou les choses qu’elle a entendues.
L’entendement est comme la chambre du conseil de ce qui se passe dans l’âme. Il voit les choses, les considère, les examine et les présente à la volonté, selon le jugement qu’il en fait. Il a pour conseiller et pour flambeau la raison.
l faut que la raison et l’entendement soient d’accord, sans cela on ne fait point le bien. La raison sans l’entendement ne peut rien, et l’entendement sans la raison ne marche point dans la voie droite. L’entendement reçoit les lumières de la raison et celles de Dieu.
Lorsque les lumières de Dieu sont plus grandes, plus apparentes ou plus claires que celles de la raison, l’entendement doit toujours les préférer. Quand Dieu laisse l’entendement aux lumières de la raison, c’est d’après ces lumières qu’il doit se diriger.
» Quand l’entendement a jugé une chose, il la présente à la volonté comme à la reine et à la supérieure des autres facultés. Si ce qui lui est proposé lui plaît, la volonté l’agrée; s’il en est autrement, ou qu’elle s’en défie, elle le renvoie à l’entendement et demande un second conseil. L’entendement scrute de nouveau dans la mémoire et l’imagination et tâche de faire agréer ce qu’il présente.
Le démon accourt toujours dans le conseil qui se forme parmi les facultés de l’âme, il cherche à répandre ses ténèbres et à faire réussir le plaidoyer selon ses vues.
Mais la volonté a un censeur, un témoin de ses actes, une voix qui lui dit qu’ils sont bons ou mauvais, qu’elle peut agréer ou refuser ce qui lui est présenté; c’est la conscience.
Si la volonté agit contre le sentiment de sa conscience, celle-ci élève la voix qui n’est autre que la voix de Dieu, et qui est chargée de reproches amers et incessants. Si la volonté agit selon le sentiment de la conscience, tout se conserve en bonne harmonie et en paix parmi les facultés de l’âme, parce qu’elles sont réglées selon le bien. Quand la conscience est satisfaite, toutes les facultés sont dans la jouissance de la paix et de la tranquillité; quand elle fait entendre des reproches, tout est dans le trouble, parce que la conscience fait germer le remords dans l’âme.
Ainsi donc, quand l’entendement consulte la volonté, la volonté doit écouter la voix de la conscience et agir d’après cette voix.
» Telle est l’union des facultés.
« Je veux maintenant vous parler de l’esprit. L’esprit est la partie la plus subtile et la plus spirituelle de l’imagination. C’est le souffle qui met en mouvement toutes les autres facultés de l’âme »
L’esprit est ce qui fatigue le plus la volonté, ce qui lui donne le plus de peine; car malgré ses soins et sa vigilance, souvent elle n’en est point maîtresse, il lui échappe, elle ne peut le retenir. Il se transporte où il veut, sans que les distances, les portes ou les murailles soient pour lui un obstacle; il va dans le ciel et dans les enfers; il pénètre même le coeur d’une personne; il est toujours en mouvement, il n’a jamais un moment de repos. Quand il est en dehors des facultés, elles sont calmes et tranquilles; s’il revient dedans, il les met toutes en mouvement, il les occupe toutes; il leur donne à toutes travail et activité.
La volonté est plus ou moins maîtresse de l’esprit, selon qu’elle lui donne plus ou moins de liberté.
« Il y a diverses sortes d’esprits. Les uns sont turbulents, inconstants ou légers, les autres pesants et assoupis; ceux-ci vifs et pénétrants, ceux-là réfléchis et avisés. Tous ont en eux cette partie spirituelle et subtile de l’imagination, mais tous ne l’ont pas au même degré; de là leur diversité.
« Si l’esprit, comme je vous l’ai dit, met toutes les facultés en mouvement, c’est de lui que procèdent, comme d’un premier principe intérieur, tous les actes de ces facultés. »
L’esprit siège dans la tête et dans le coeur; c’est là qu’il accomplit toutes ses opérations, dans la tête par les idées, dans le coeur par les pensées.
» Quand une idée est formée dans l’esprit, celui-ci la présente à la mémoire qui la communique à l’entendement. Celui-ci consulte la raison, et puis il juge selon les lumières qu’il reçoit de Dieu, de la raison et de l’esprit. Quand il a jugé, il présente son jugement à la volonté; la volonté le présente à la conscience qu’elle consulte comme son censeur.
La conscience, par les lumières qu’elle reçoit de l’entendement et le rapport intime qui est entre eux, fait connaître son sentiment à la volonté, et la volonté agit selon le sentiment de la conscience pour avoir la paix, ou bien elle en appelle à un second conseil.
Celui qui a présenté l’idée à l’esprit et l’a formée en lui préside à ce conseil, savoir Dieu, le démon ou l’esprit lui-même, « chacun tâchant de faire réussir sa cause. »
» Toutes les idées qui viennent de Dieu sont bonnes; celles qui viennent du démon sont mauvaises ou tendent au mal; celles qui viennent de l’esprit sont indifférentes. Elles n’ont point toutes la même intensité dans le bien ni dans le mal, parce que l’esprit qui les élabore n’a pas en tout la même force, la même vigueur, le même souffle.
L’esprit tire sa force de Dieu qui la lui donne, mais il l’augmente avec les connaissances qu’il acquiert par l’étude et l’application.
Quand l’esprit cherche à augmenter sa force, toutes les facultés lui prêtent secours, et puis, à son tour, il leur fait part des connaissances qu’il a acquises pour les perfectionner elles-mêmes.
» L’esprit prend son origine dans l’imagination et siège par conséquent dans la tête où réside cette faculté de l’âme. Il siège aussi dans le coeur par les pensées.
Les pensées, comme les idées, ont plusieurs principes. Elles viennent de Dieu, du démon, de la nature corrompue ou de l’esprit lui-même.
Que les pensées viennent de l’un ou de l’autre de ces principes, elles sont présentées à la volonté qui les livre à l’entendement, afin qu’elles soient jugées comme les idées. Ce commerce intérieur s’appelle réflexion, considération, méditation.
« Puisqu’il y a plusieurs principes, il doit y avoir plusieurs sortes de pensées. Celles qui viennent de Dieu étant formées par le souffle de sa grâce, sont toutes bonnes. Celles qui viennent du démon, de la nature corrompue ou de la partie inférieure de l’âme, sont mauvaises ou tendent au mal; celles qui viennent de l’esprit sont indifférentes, elles deviennent bonnes si elles sont saisies par Dieu, sa grâce et son esprit; mauvaises, si le démon ou l’entraînement au mal prend empire sur elles.
« Or, pour toutes les pensées, comme pour les idées, il n’est pas nécessaire de tenir toujours conseil; la volonté seule, par les lumières et les connaissances qu’elle reçoit de l’entendement, les accueille ou les rejette, selon qu’elle croit devoir le faire. Ce serait un travail trop pénible et trop fatigant qu’un jugement séparé et distinct formé par le conseil de toutes les facultés de l’âme, pour chaque idée et chaque pensée.
» Ce conseil n’a lieu que pour les grandes pensées, les pensées graves et importantes. Dans les autres cas, la volonté agit comme un avocat qui donne ses avis pour des affaires de peu d’importance, selon les lumières qui sont en son esprit, et qui ne fait un plaidoyer selon les règles que devant les juges et le tribunal de justice.
» L’esprit est indépendant de toutes les autres facultés, et la volonté les domine toutes. La volonté pourtant règne plus dans le cœur que dans la tête, parce que c’est dans le coeur qu’elle réside.
» La volonté est reine et maîtresse des autres facultés; mais il lui faut un maître à elle aussi, c’est Dieu ou Satan.
Dieu et Satan se la disputent, l’un et l’autre lui demandent la préférence. Tant que la volonté délibère, elle est en de rudes combats.
» Dieu et Satan plaident chacun leur cause devant la volonté, en montrant les avantages de leur parti respectif. Or, comme Dieu ne trompe jamais, il montre non seulement les avantages, mais aussi les peines et les difficultés qui se présenteront sous son drapeau.
Le démon, au contraire, montre les roses et cache les épines; il parle de plaisirs et de jouissances; il ne dit mot des peines et des tribulations dont il abreuve ceux qui l’écoutent.
» Dieu parle à la volonté par les mouvements de sa grâce, par les consolations de la vertu, par les avis et conseils des hommes sages et surtout de ses ministres.
» Satan parle à la volonté par le plaisir et les vanités du monde, les mauvais exemples, les paroles et les discours des hommes perverses, et leurs railleries contre la religion.
» La raison et la conscience viennent au secours de la volonté et la conseillent. La raison est la lumière de la volonté; la conscience, la voix qui lui dit de marcher selon cette lumière.
La conscience et la raison ont les rapports les plus intimes. Elles sont presque toujours du même avis. Voici les principes et les sentiments de la conscience : fais le bien, évite le mal. Ne fais point à autrui ce que tu ne voudrais point qu’il fit à ton égard; rends à chacun ce qui lui est dû. Si la volonté agit contre la conscience, celle-ci le lui reproche.
« La conscience est l’organe de Dieu, comme la nature corrompue est l’organe de Satan.« Aussi, quand la volonté agit selon la conscience, c’est-à-dire selon Dieu dont elle est l’organe, elle a pour ennemis le démon, le monde, la nature corrompue ou la partie inférieure de l’âme, mais Dieu lui donne grâce et secours pour la faire triompher de ses ennemis.
Dieu retire ses grâces à celui qui suit le parti du démon; il le poursuit par le remords, car il est écrit qu’il n’y a point de paix pour l’impie. Suivre le parti de la conscience, c’est marcher dans le chemin de la vertu, car la conscience est le germe merveilleux qui développe le bien en vous. Suivre la voie de la nature corrompue, c’est marcher dans le chemin du vice, car la nature corrompue est le germe déplorable qui développe le mal dans les âmes.
Telles sont les luttes et les combats des facultés en face de Dieu et de Satan. Malheur à l’âme qui s’habitue à donner la victoire à Satan contre Dieu! le dernier combat sera un combat de mort pour elle et de victoire pour Dieu.
Heureuse l’âme qui s’attache toujours à Dieu! elle aura vite affaiblie ses ennemis, et Dieu l’illuminera de sa lumière, la fortifiera par ses grâces et la verra toujours d’un œil de complaisance. Le démon cherchera, mais en vain, à la troubler : la paix se trouve dans le service de Dieu.
» Quand la volonté se révolte contre Dieu, la conscience devient le témoin de Dieu, et la mémoire, le livre où s’inscrit cette révolte, qui est plus ou moins coupable, selon que le consentement est plus ou moins parfait et la matière plus ou moins considérable. «
Vous penserez de ceci ce qu’il vous plaira. J’ai connu que le Sauveur aurait eu de bien plus grandes lumières à me donner là-dessus, et je confesse que, par moi-même, je suis non seulement incapable de les acquérir, mais même d’avoir su jamais ce que je viens d’écrire, s’il ne me l’avait appris lui-même.
Il me les a apprises lui-même avec bonté et je les ai retenues naturellement et sans difficulté comme pendant le jour mon œil reçoit et conserve la lumière du soleil, comme mon oreille reçoit et conserve, autant que cela est nécessaire, les paroles prononcées qu’elle entend.
Ses instructions se sont gravées aussi facilement en moi que l’empreinte des doigts de ma main sur une cire molle.
Comment cela s’opère-t-il? Je ne le sais point, mais il en est ainsi, et je me soumets à la volonté de Dieu comme je me soumets à votre volonté, qui ne peut et ne doit pas être différente de la volonté de Dieu, puisque vous êtes revêtu du caractère sacerdotal, selon l’ordre de Melchisédech, comme Jésus-Christ mon Sauveur.
« Je suis fille de Dieu par le baptême, je suis aussi votre fille en Dieu et vous me représentez l’autorité de Dieu lui-même. Je dois par conséquent me soumettre à votre volonté, attendre, écouter et suivre toutes vos décisions. Or, pour cela, je dois me montrer à vous telle que je suis et ne vous rien cacher; je le fais ainsi. »
Recevez, Monsieur le Curé, l’assurance de mes sentiments très respectueux avec lesquels je suis,
Votre très humble servante,
Marie
(Extrait des Lettres, LETTRE 7, de Marie Lataste [ 1822 – 1847 ] à son Confesseur, l’Abbé Pierre Darbins, Curé de la Paroisse de Mimbaste (dans les Landes – en Nouvelle-Aquitaine).
La Vierge Marie « Mère de l’Eglise » célébrée le Lundi de Pentecôte
Omer Beriziky : « Ce gouvernement faillira à sa mission d’organiser une élection libre, transparente et crédible »

Omer Beriziky, Premier ministre de consensus de la Transition, et non moins candidat à la prochaine élection présidentielle, livre ses impressions et analyse de la situation politique actuelle, et confie les raisons de sa candidature.
Science Physics: The Illusion of Reality
The most important scientific discovery of the twentieth century, the discovery of the atom is explored in The Atom. Presented by physicist Dr Jim Al-Khalili, the series will delve into the thrilling human drama at the heart of the most extraordinary scientific revolution of all time.
Notre Réalité n’est-elle qu’une Illusion ?
Nicaragua: que reste-t-il de la révolution promise?
Ortega désavoue les Evêques
« Cela m’a fait mal que mes évêques se soient comportés comme des putschistes, (…) ils se sont disqualifiés comme médiateurs, comme témoins (dans le dialogue), parce que leur message était le coup d’Etat », a déclaré, jeudi après-midi à Managua, le chef de l’Etat de 72 ans devant des milliers de partisans agitant des drapeaux rouge et noir du Front sandiniste de libération nationale (FSLN, gauche).
La Conférence épiscopale du Nicaragua (CEN), présidée par le cardinal Leopoldo Brenes, fait office de médiatrice dans la crise politique qui, depuis le 18 avril, a fait plus de 280 morts et quelque 2.000 blessées. Elle a proposé l’organisation d’élections générales anticipées en 2019 au lieu de 2021, date de la fin du mandat de Daniel Ortega. Ce dernier a rejeté ces propositions.