Education

Instrumentum Laboris: « Les jeunes, la foi et le discernement vocationnel ».

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SYNODE DES ÉVÊQUES
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XVème ASSEMBLÉE GÉNÉRALE ORDINAIRE

LES JEUNES, LA FOI
ET LE DISCERNEMENT VOCATIONNEL

INSTRUMENTUM LABORIS

Cité du Vatican

2018

 

TABLE DES MATIÈRES

PRÉSENTATION

INTRODUCTION
Les objectifs du Synode
La méthode du discernement
La structure du texte

Ière PARTIE
RECONNAÎTRE :
L’ÉGLISE À L’ÉCOUTE DE LA RÉALITÉ

Chapitre I : être jeunes aujourd’hui
Une variété complexe de contextes
Face à la globalisation
Le rôle des familles
Les relations intergénérationnelles
Les choix de vie
éducation, école et université
Travail et profession
Jeunes, confessions et religions

Chapitre II: Expériences et langages
Engagement et participation sociale
Spiritualité et religiosité
Les jeunes dans la vie de l’Église
La transversalité du continent numérique
La musique et les autres formes d’expression artistique
Le monde du sport

Chapitre III: Dans la culture du déchet
La question du travail
Les jeunes migrants
Les différentes formes de discrimination
Maladie, souffrance et exclusion

Chapitre IV: Défis anthropologiques et culturels
Le corps, l’affectivité et la sexualité
Nouveaux paradigmes cognitifs et recherche de la vérité
Les effets anthropologiques du monde numérique
La déception institutionnelle et les nouvelles formes de participation
La paralysie décisionnelle dans la surabondance des propositions
Au-delà de la sécularisation

Chapitre V: À l’écoute des jeunes
L’effort d’écouter
Le désir d’une « Église authentique »
Une Église « plus relationnelle »
Une communauté « engagée pour la justice »
La parole des séminaristes et des jeunes religieux

IIème PARTIE
INTERPRÉTER :
FOI ET DISCERNEMENT VOCATIONNEL

Chapitre I: La bénédiction de la jeunesse
Le Christ « jeune parmi les jeunes »
L’appel universel à la joie de l’amour
Vigueur physique, force d’âme et courage de risquer
Incertitude, peur et espérance
Chute, repentir et accueil
Disponibilité à l’écoute et nécessité de l’accompagnement
Maturation de la foi et don du discernement
Projet de vie et dynamique vocationnelle

Chapitre II: La vocation à la lumière de la foi
La vie humaine dans la perspective vocationnelle
La vocation à suivre Jésus
La vocation de l’Église et les vocations dans l’Église
Les différents parcours vocationnels

Chapitre III: Le dynamisme du discernement vocationnel
La demande de discernement
Le discernement dans le langage ordinaire et dans la tradition chrétienne
La proposition du discernement vocationnel
Reconnaître, interpréter, choisir
Le rôle de la conscience
La confrontation avec la réalité

Chapitre IV: L’art d’accompagner

« Accompagnement » se dit de multiples manières
Les qualités de ceux qui accompagnent
L’accompagnement des séminaristes et des jeunes consacrés

IIIème PARTIE
CHOISIR :
CHEMINS DE CONVERSION PASTORALE ET MISSIONNAIRE

Chapitre I: Une perspective intégrale
Le discernement : style d’une Église « en sortie »
Peuple de Dieu dans un monde fragmenté
Une Église qui engendre

Chapitre II: Plongés dans le tissu de la vie quotidienne
L’accompagnement scolaire et universitaire
Économie, travail et soin de la maison commune
Dans la trame des cultures de la jeunesse
Proximité et soutien dans le malaise et la marginalisation
Accompagnement et annonce

Chapitre III: Une communauté évangélisée et évangélisatrice
Une idée évangélique de communauté chrétienne
Une expérience d’Église familiale
L’attention pastorale pour les jeunes générations
La famille, acteur privilégié de l’éducation
À l’écoute du Seigneur et en dialogue avec Lui
À l’école de la Parole de Dieu
Le goût et la beauté de la liturgie
Nourrir la foi dans la catéchèse
Accompagner les jeunes vers le don gratuit d’eux-mêmes
Communauté ouverte et accueillante pour tous

Chapitre IV: Animation et organisation de la pastorale
Le protagonisme des jeunes
L’Église sur le territoire
L’apport de la vie consacrée
Associations et mouvements
Réseaux et collaborations au niveau civil, social et religieux
Le projet pastoral
Le rapport entre événements extraordinaires et vie quotidienne
Vers une pastorale intégrée
Séminaires et maisons de formation

CONCLUSION
La vocation universelle à la sainteté
La jeunesse, un temps pour la sainteté
Jeunes saints et jeunesse des saints
Prière pour le Synode

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ABRÉVIATIONS

AL Amoris laetitia
DC Deus caritas est
CE Conférence(s) Épiscopale(s)
CL Christifideles laici
DP Document préparatoire
DV Dicastère du Vatican
EG Evangelii gaudium
EN Evangelii nuntiandi
JMJ Journée Mondiale de la Jeunesse
GE Gaudete et exsultate
GS Gaudium et spes
IE Iuvenescit ecclesia
LF Lumen fidei
LG Lumen gentium
LS Laudato si’
NMI Novo millennio ineunte
PD Placuit Deo
PdV Pastores dabo vobis
PO Presbyterorum ordinis
PP Populorum progressio
QoL Questionnaire en ligne pour les jeunes proposé par la Secrétairerie du Synode
RFIS Ratio Fundamentalis Institutionis Sacerdotalis
RP Réunion pré-synodale (19-24 mars 2018)
SI Séminaire international sur la situation des jeunes (11-15 septembre 2017)
USG Union des Supérieurs Généraux
VC Vita consecrata
VG Veritatis gaudium
VD Verbum Domini

Changement de Civilisation ? Une interview de Marc Luyckx Ghisi

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Marc Luyckx Ghisi was born 20 April 1942 in Louvain, Belgium. He lives with his wife Isabelle near Brussels. Initially, he studied mathematics, philosophy and theology (Ph.D.) and became a Catholic priest. He presented a doctorate in Rome (Pontifical Oriental Institute), in Russian and Greek theology, on Nikolai Berdyaev’s early writings in Russian, since his discovery of Marxism until his conversion to orthodoxy » (Pontifical Oriental Institute, Rome). After his marriage, he was for ten years (1990-1999), member of the Forward Studies Unit of the European Commission, created by Jacques Delors, where he focused on the meaning of European integration and created the programme The soul of Europe.[1][2] He had the opportunity to travel a lot and meet worldwide government officials and advisors in Europe, the U.S., China, Japan, or in India. Some were aware of the shift of civilization in which we are engaged globally, but these visionaries were a minority.

In the Forward Studies Unit he invited many thinkers such as US sociologist Paul H. Ray (cultural creatives), Edgar Morin (a leading French philosopher of the paradigm shift), Hazel Henderson (author of numerous books on the win-win economy and the new green sustainable economy), Rinaldo Brutoco (CEO of World Business Academy), Avon Mattison[3] (founder of Pathways to Peace), Harlan Cleveland, (President of the World Academy of Art and Science), Prof. Ziauddin Sardar.

He was Dean of the Cotrugli Business School[4] in Zagreb and Belgrade (2005-2009). For 8 years he has also been a member of the Auroville International Advisory Council[5] in South India. He is a Fellow of the World Business Academy,[6] a member of the Club of Rome-EU, [7] a member of the World Futures Studies Federation and is Honorary President of Eurotas, European Transpersonal Association. [8]

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Feux de l’Esprit Saint: miracle annuel à Jerusalem

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Le Saint Sépulcre; tombeau de Jésus-Christ, à Jérusalem, est l’objet d’évènements miraculeux qui s’y produisent chaque année et ce, depuis des siècles. Les Feux du Saint-Esprit s’y propagent parmi les pèlérins comme du temps des Apôtres.

George Clooney to Parkland students: ‘You make me proud of my country again’

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Today, our staff at the Eagle Eye, the student newspaper at Marjory Stoneman Douglas high school in Parkland, Florida, is taking over the Guardian’s website to run coverage of the March for Our Lives. We hope to use the Guardian’s platform to heighten awareness of the issue of gun control and school safety to such an extent that the federal government can no longer ignore us.

As part of this project with the Guardian, we requested interviews with a number of politicians and celebrities, including Bernie Sanders (he said yes!), Marco Rubio (another yes) and George and Amal Clooney, who gave $500,000 to support the march. They turned us down on the interview, but we loved the letter George sent us back.

– Emma Dowd, Lauren Newman and Rebecca Schneid, co-editors-in-chief of the Eagle Eye


George Clooney to the Parkland students: ‘Amal and I are 100% behind you and will be marching in DC’. Photograph: Sundholm Magnus/Action/Rex/Shutterstock

When student journalists from the Parkland high school newspaper requested an interview with George and Amal Clooney, this is what he wrote back

 

Dear Emma, Lauren and Rebecca,

Thank you for your note and congratulations on the incredible work you and all of your fellow students are doing to make the country a safer place.

It’s terrific that you’re editing the Guardian. It’s a stellar newspaper and they must feel honored to be working with you.

Amal and I are 100% behind you and will be marching in DC on the 24th, but we both feel very strongly that this is your march. Your moment. Young people are taking it to the adults and that has been your most effective tool. The fact that no adults will speak on the stage in DC is a powerful message to the world that if we can’t do something about gun violence then you will. The issue is going to be this, anyone you ask would feel proud to be interviewed by you but it’s so much more effective if it’s young people.

You could talk to a dozen kids like the young kids from Chicago and LA that Emma met with. You could take over the Guardian and make it tell the stories of children by children. It’s a once in a lifetime opportunity to point to this moment and say it belongs to you. You certainly should do what you want but that would be my hope for you.

Amal and I stand behind you, in support of you, in gratitude to you.

You make me proud of my country again.

Thank you.

All the best,

George

(source: The Guardian)

David Reich Unearths Human History Etched in Bone

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The geneticist at Harvard Medical School has retrieved DNA from more than 900 ancient people. His findings trace the prehistoric migrations of our species.

David Reich in his office at Harvard. He and his colleagues have sequenced the genomes of more than 900 ancient individuals, shedding light on how humans spread across the globe. (Photo credit: Kayana Szymczak for The New York Times)

In less than three years, Dr. Reich’s laboratory has published DNA from the genomes of 938 ancient humans — more than all other research teams working in this field combined. The work in his lab has reshaped our understanding of human prehistory.

“They often answer age-old questions and sometimes provide astonishing unanticipated insights, said Svante Paabo, the director of the Max Planck Institute of Paleoanthropology in Leipzig, Germany.

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Bernard Ramanantsoa: l’homme a changé HEC

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Pour lui, manager rime avec exceller. Eduqué à être toujours le numéro un, Bernard Ramanantsoa a fait de HEC la première business school européenne. Attention de ne pas la déconnecter de la société.

Bernard Ramanantsoa, directeur général de HEC. @Challenges

Sur les smartphones qui filment la scène, on aperçoit son visage. L’homme n’a pourtant rien d’une rock star. Mâchoire carrée, regard fixe, cheveux ras, le directeur de HEC prononce, ce dimanche 9 septembre, son discours de bienvenue à la promotion 2012 sur le campus de Jouyen Josas. Dans le hall d’honneur, un bon millier d’étudiants, leurs parents (dont Henri de Castries, président d’Axa, Augustin de Romanet, ancien directeur de la Caisse des dépôts, François Lenglet, de France 2) et les professeurs de prépas sont assis en rangs serrés, graves et attentifs, comme à une messe.

Accents messianiques

De sa voix grave, Bernard Ramanantsoa – prononcez « ramanantsou » – a commencé son allocution dans un silence de cathédrale. Un prêche, littéralement, où il est question « du respect incorruptible de la vérité et de résistance à l’oppression ». Où la dérive des marchés financiers s’apparente à l’adoration du veau d’or. « Souvenez-vous de cette femme qui sculptait la passion du Christ sur un noyau de pêche, assène-t-il. Puis enchaîne: Fixez-vous d’être digne d’admiration. Et on ne l’est pas parce qu’on intègre une grande école. » Dans la salle, les visages se sont figés, comme sidérés.

Reçus à HEC, les impétrants se croyaient dans l’antichambre de L’Oréal ; ils ont droit à une harangue prophétique qui invoque une « divine insurrection de l’âme contre les idoles ». « Du pur Ramanantsoa », lui a soufflé lorsqu’il s’est rassis Jean-Paul Vermès, vice-président en charge de l’enseignement à la chambre de commerce et d’industrie de Paris (CCIP), tutelle de l’école. Un sourire s’est esquissé sur son visage. « Merci », a-t-il simplement répondu tandis qu’éclatait un tonnerre d’applaudissements.

Peu de directeurs, pourtant, incarnent à ce point leur école

Il n’y a pas eu d’été indien. Le 10 octobre, Librio sortait en poche J’ai fait HEC et je m’en excuse, de Florence Noiville. Trois ans après la publication de cette diatribe contre les business schools, la critique littéraire du Monde y a ajouté une postface où elle devise avec son mari, Martin Hirsch, lui-même coprésident de la chaire Entreprise et pauvreté de HEC. A l’époque, Bernard Ramanantsoa avait dû écourter ses vacances pour faire front. « Ce n’était pas approfondi, je n’étais pas d’accord à 90% », dit-il.

Et voici que cela recommence. Selon Florence Noiville, rien n’a changé. Malgré les scandales financiers, « l’écrasante majorité des enseignements arbore le même type de discours qu’avant la crise, légitimant à outrance la doxa en vigueur à l’école: « Apprends à rechercher ton intérêt propre et tu réussiras dans le monde tel qu’il est. » Une véritable invitation à la rapacité et à la cupidité », écrit-elle. A mille lieues des valeurs chrétiennes et humanistes célébrées un mois plus tôt par Bernard Ramanantsoa.

Peu de directeurs, pourtant, incarnent à ce point leur école. HEC, c’est lui. Archétype de l’élitisme français, il ne s’intéresse qu’aux têtes bien faites. Celle des professeurs, qu’il fait venir à prix d’or de l’autre bout de la planète. Celle des étudiants, bien sûr, qui se doivent d’être brillants ; y compris ses enfants, auxquels il n’a cessé de répéter: « Fais ce que tu veux, mais sois le premier. » Mission accomplie: Marc et Aude sont diplômés de HEC. « Jusqu’en terminale, mon père nous aidait à faire nos devoirs, aussi à l’aise en latin qu’en maths ou en philo », se souvient son fils.

Un tempérament de chef

L’excellence, voilà ce qui a toujours guidé ce fils d’un médecin d’origine malgache, officier de l’armée française comme son oncle, Gabriel Ramanantsoa, qui deviendra président de Madagascar en 1972. « Je me souviens du général de Gaulle devant la foule en liesse à Tananarive, où mon père était en poste, raconte-t-il. J’étais en sixième au lycée Gallieni. C’est mon professeur de musique qui a composé l’hymne national. » Le directeur de HEC se rappelle aussi sa mention très bien décrochée au baccalauréat comme l’un des plus beaux jours de sa vie. « J’ai reçu en récompense une Mobylette que j’ai toujours dans ma maison de vacances. »

Puis ce sera, naturellement, maths spé au lycée privé Sainte-Geneviève à Versailles (Ginette), où il a été imprégné de la pensée jésuite. Le jeune Ramanantsoa a déjà un tempérament de chef. Elu par ses camarades, il est le Z, chargé des relations avec les enseignants et l’administration. « Z comme Zident ou président », précise-t-il. Son professeur de littérature d’alors, devenu son ami, Pierre Cahné, actuel recteur de l’Institut catholique de Paris, mettrait sa main à couper qu’il était Rab, diminutif de rabbin, le responsable des relations avec l’aumônerie. « C’est un spirituel, dit-il. Pas un matérialiste. »

Son CV est plus parlant qu’un test ADN. Bernard Ramanantsoa additionne les diplômes comme d’autres cumulent les mandats: sorti premier de Supaéro, il est major du MBA de HEC et titulaire d’un DEA en sociologie, d’un autre en philosophie – obtenu à 45 ans! -, sans oublier son doctorat en sciences de gestion à Dauphine. « Je voulais être médecin, confesse-t-il. Mon père m’en a dissuadé. » Jeune ingénieur, il intègre la division marketing grandes lignes de la SNCF. A 29 ans, il fait partie du club très fermé des cadres « hors statut », dit sa biographie. On l’envoie suivre un MBA à HEC qui s’appelle encore l’ISA, l’Institut supérieur des affaires.

La passion de la transmission

C’est le tournant, la révélation pour l’enseignement. « Il avait choisi Churchill pour analyser les clés du leadership. J’ai eu un choc devant l’intelligence de sa présentation », se souvient Roland Reitter, son professeur de stratégie, avec lequel il vient de signer un livre, Confiance et Défiance dans les organisations (éd. Economica). Une autre clé pour comprendre l’homme. « Il n’y a pas de leader sans idéal du moi élevé », y lit-on. Devenu professeur de stratégie à HEC, puis doyen de l’école, Bernard Ramanantsoa est passé maître dans l’étude de cas, chère aux business schools. « Il avait rédigé un cours mémorable sur Knoll, ce fabricant de mobilier alors en panne de stratégie car trop replié sur lui-même », raconte le navigateur Jean-Pierre Dick, qui a suivi le MBA de HEC en 1997.

Lorsque Ramanantsoa décide de prendre une année sabbatique, il la passe au cabinet de conseil américain McKinsey. Une plongée parmi des partners, dont il a livré ce témoignage instructif: « Pourquoi sont-ils aussi appréciés? Bien sûr parce qu’ils cautionnent parfois le point de vue du directeur général, mais, selon moi, surtout parce qu’ils apportent le modèle d’un monde idéal: on est bien chez McKinsey et avec McKinsey parce qu’il n’y a pas de problème sans solution. »

Cette conviction, Bernard Ramanantsoa l’a érigée en dogme à HEC. Depuis dix-sept ans qu’il en a pris la direction – une longévité exceptionnelle -, Rama a transformé l’école franco-française en une business school mondialement réputée. Triplement couronnée par les labels internationaux AACSB, Equis et AMBA qui font la réputation des meilleures ; première en Europe dans le classement global du Financial Times depuis 2006, numéro un mondial des Global Masters in Finance, toujours selon le quotidien britannique. « Della Bradshaw est la deuxième femme la plus importante après mon épouse », s’amuse-t-il à propos de la papesse de ce fameux ranking. « Elle est aux business schools ce que Robert Parker est au monde vinicole. Tout le monde fait du vin boisé. Ramanantsoa, lui, singe les universités américaines », fustige un de ses anciens adjoints.

En douze ans, le budget de HEC a triplé

Sa stratégie est limpide comme une présentation PowerPoint. Point A, faire de HEC une marque puissante en réunissant toutes les entités du groupe, de la grande école aux masters spécialisés en passant par le MBA. Pour y parvenir, il faut un talent de diplomate qui a son revers. « Il est prudent, très politique pour ne heurter personne », décrypte un ancien élève. Point B, parier sur la mondialisation et s’entourer des meilleurs professionnels, comme au sein de l’International Advisory Board qui regroupe la crème des doyens, ceux de l’IMD de Lausanne, de la London Business School et de l’Instituto de Empresa de Madrid.

« C’est la parabole des talents », s’amuse Pierre Cahné. Point C, investir dans l’incroyable mercato mondial de l’enseignement supérieur, quitte à faire exploser la masse salariale de l’école. « 60% du corps professoral est étranger, tout comme 85% des élèves du MBA », se félicite-t-il. Des professeurs-chercheurs payés jusqu’à 200.000 euros par an qui publient dans des revues prestigieuses, mais dont certains n’enseignent quasiment pas. « Un argument fabuleux pour augmenter les frais de scolarité », note malicieusement Roland Reitter.

En douze ans, le budget de HEC a triplé et atteint 123 millions d’euros, dont 85% proviennent de ses recettes propres, le reste étant financé par la CCIP. « Certains enseignants aujourd’hui donnent des cours de marketing sans avoir jamais passé une seconde dans une entreprise », s’émeut Robert Papin, qui a créé en 1977 la pédagogie innovante HEC Entrepreneurs, avant de se fâcher avec Ramanantsoa. « Les écoles de commerce forment des analystes sélectionnés sur des tests logicomathématiques, comme le GMAT, alors qu’il faudrait privilégier les qualités de leadership avec des mises en situation concrètes. »

Amour de la performance

Les Anglo-Saxons saluent la performance du bon élève français à travers leurs classements, alors qu’en France Florence Noiville et d’autres reprochent à HEC de former des managers sans éthique. « Elle n’a rien compris, grogne Jean-Luc Allavena, associé du fonds américain Apollo Management, l’un des anciens présidents de l’association des diplômés, listés dans un annuaire qui sert de bible aux chasseurs de têtes. Bernard Ramanantsoa est l’idole des étudiants, il est d’une légitimité absolue. Un jour, il aura sa statue à l’entrée du campus. »

Le directeur de HEC n’en demande pas tant. Mais avec sa logique d’ingénieur, qui excelle dans la maîtrise de la complexité, il a sans doute un peu de mal à s’inscrire dans les débats de société. A l’inverse d’un Richard Descoings, le défunt directeur de Sciences-Po Paris. Pas question, par exemple, de créer une filière pour les élèves brillants des zones d’éducation prioritaire. Encore moins de supprimer la culture générale au concours, comme l’an prochain rue Saint-Guillaume. Quant aux frais de scolarité, 35.700 euros pour trois ans, ils ont augmenté de 16% depuis 2008 sans afficher l’imaginatif barème de contribution progressive mis au point par SciencesPo. Alors il y a bien les bourses, permises par le formidable élan de la Fondation HEC, mais elles profitent autant aux « boursiers en Porsche » (des candidats au MBA qui ont la cote) qu’aux élèves qui en ont vraiment besoin. « On s’est attaqué aux gènes, mais on n’a pas changé l’ADN », revendique-t-il.

Il y a six ans, un incubateur d’entreprises a été créé, qu’il appelle « le bac à sable » des premières années. Une centaine de start-up y ont déjà vu le jour. Il a aussi développé les académies, ces stages obligatoires, comme au Samu social, pour confronter les jeunes aux réalités du monde. Et, désormais, une centaine d’élèves participent avant chaque rentrée à un stage de guérilla urbaine avec des officiers de Saint-Cyr Coëtquidan. Un moment à part où l’intellectuel Rama prend du plaisir à partager avec eux un chili con carne froid.

(source: challenges.fr-19.10.12)

Messe à San Giovanni Rotondo: le Pape invite à imiter l’humilité de Padre Pio

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Cyprien Viet – Cité du Vatican

Les plaies du Christ chez Padre Pio

«La prière, la petitesse, la sagesse» : c’est sur ces trois axes que le Pape François a développé sa réflexion, enracinée sur le modèle de dépouillement assumé par Padre Pio tout au long de sa vie. La prière tout d’abord, car «si nous voulons imiter Jésus, nous commençons nous aussi par là où Il commençait, c’est-à-dire par la prière». Les prières ne sont pas des «tranquillisants à prendre à doses régulières, pour être un peu soulagé du stress, non, la prière est un geste d’amour, pour être avec Dieu et lui apporter la vie du monde : c’est une œuvre indispensable de miséricorde spirituelle», a martelé le Saint-Père.

Deuxième critère, la petitesse. «Les petits sont ceux qui ont besoin des grands, qui ne sont pas autosuffisants, qui ne pensent pas se suffire à eux-mêmes. Les petits sont ceux qui ont le cœur humble et ouvert», a expliqué le Pape, leur cœur est «comme une antenne qui capte le signal de Dieu. Parce que Dieu cherche le contact avec tous, mais celui qui se fait grand crée une énorme interférence : quand on est plein de soi-même, il n’y a pas de place pour Dieu», a remarqué François, soulignant une nouvelle fois l’importance de protéger les petits contre les prophètes de mort, qui sont nombreux aujourd’hui aussi dans une société qui, comme dans l’histoire de Sparte, sacrifie les enfants et les vieux, considérés comme faibles et anormaux, inutiles car non productifs. François a une nouvelle fois invité à lutter contre la «culture du déchet».

Enfin, troisième critère, la sagesse. «Celui qui se montre fort n’est pas sage, et celui qui répond au mal par le mal n’est pas fort. L’unique arme sage et invincible est la charité animée par la foi, parce qu’elle a le pouvoir de désarmer les forces du mal», a expliqué François, tirant dans les œuvres de Padre Pio (les groupes de prière, la « Casa Sollievo » et le confessionnal) des illustrations concrètes de ces trois notions.

Avant la messe, le Pape avait rencontré la communauté franciscaine de San Giovanni Rotondo, et il a également visité la Casa Sollievo della Sofferenza, la Maison du Soulagement de la Souffrance, un hôpital inauguré par Padre Pio en 1956.

Physicist Stephen Hawking, who unlocked the secrets of space and time, dies at 76

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LONDON (Reuters) – Stephen Hawking, who sought to explain some of the most complicated questions of life while working under the shadow of a likely premature death, has died at 76.

He died peacefully at his home in the British university city of Cambridge in the early hours of Wednesday.

“We are deeply saddened that our beloved father passed away today,” his children Lucy, Robert and Tim said in a statement.

Hawking’s formidable mind probed the very limits of human understanding both in the vastness of space and in the bizarre sub-molecular world of quantum theory, which he said could predict what happens at the beginning and end of time.

His work ranged from the origins of the universe, through the tantalizing prospect of time travel to the mysteries of space’s all-consuming black holes.

“He was a great scientist and an extraordinary man whose work and legacy will live on for many years,” his family said. “His courage and persistence with his brilliance and humor inspired people across the world.”

The power of his intellect contrasted cruelly with the weakness of his body, ravaged by the wasting motor neuron disease he developed at the age of 21.

Hawking was confined for most of his life to a wheelchair. As his condition worsened, he had to resort to speaking through a voice synthesizer and communicating by moving his eyebrows.

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Stephen Hawking, une vie dédiée à la passion de la science

Le célèbre astrophysicien britannique est décédé ce mercredi matin à l’âge de 76 ans. Il était membre de l’Académie pontificale des Sciences depuis 1986. Il est prévu d’être enterré à l’Abbaye de Westminster, aux côtés des deux célèbres savants: Isaac Newton et Darwin.

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Jean-Pierre Domenichini: Un monument de l’Histoire de Madagascar disparait de nos yeux

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Engagement en faveur de l’éducation :

Son engagement en faveur de l’éducation était entier et sans concession. Nous lui devons, notamment, d’avoir œuvré en faveur de la Francophonie en finançant, dans sa région de prédilection qu’était Andramasina, des cours particuliers hebdomadaires de la langue française.

Ayant poursuivi durant sa retraite active à Andramasina un enseignement de l’histoire de Madagascar au lycée d’Andramasina,  il se sera également employé, au cours de la dernière décennie, à collecter à l’instar du Révérend  Père Callet avec le « Tantara ny Andriana » et ce avec le concours de ces élèves, l’ensemble des traditions tant historiques qu’anthropologiques du district d’Andramasina.

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L’Inde dans une bataille identitaire

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Avec l’arrivée au pouvoir en 2014 du nationalisme hindou, l’idée d’une nation séculière célébrée par Nehru semble vivre ses derniers jours. Enquête, à l’occasion de la visite d’Etat de Macron jusqu’au 12 mars.

Qu’est-ce qu’être indien ? Dans un pays peuplé de 1,3 milliard d’habitants qui ne parlent pas la même langue et qui n’ont ni la même histoire ni la même religion, la question fait à nouveau débat. « Tous les Indiens sont hindous », a tranché, fin février, Mohan Bhagwat, le chef du Rashtriya Swayamsevak Sangh (RSS), l’organisation nationaliste hindoue dont est issu le premier ministre indien, Narendra Modi. Soixante et onze ans après l’indépendance, l’idée d’une Inde séculière vit sans doute ses derniers jours.

Aux yeux des étrangers, l’identité indienne a longtemps été une énigme. Rien de ce qui définit les vieilles nations européennes ne peut s’appliquer à l’Inde – ni la langue ni la religion, encore moins l’ethnicité. Pour John Strachey (1823-1907), ancien gouverneur général des Indes sous l’Empire britannique, il n’y avait pas l’ombre d’un doute. « Il n’y a pas, il n’y a jamais eu d’Inde, ni même de pays indien possédant, selon les critères européens, une forme quelconque d’unité physique, sociale ou religieuse ; pas de nation, pas de “peuple de l’Inde” dignes de ce nom. » Une idée reprise en 1931 par Winston Churchill : « L’Inde n’est pas plus une nation unie que ne l’est l’équateur terrestre. »

Une idée plus qu’une identité ?Comment imaginer ce pays si fragmenté, qui s’étire des chaînes de l’Himalaya aux mers chaudes de l’océan Indien, devenant un jour une nation ? Comment penser l’unité de cette contrée qui, avant son indépendance, était morcelée en Etats princiers et hiérarchisée en castes ? « Chacune de ces castes forme une petite nation à part, qui a son esprit, ses usages, ses lois, son gouvernement à part, observait déjà, au XIXe siècle, Alexis de Tocqueville. C’est dans la caste que s’est renfermé l’esprit national des Indous. La patrie, pour eux, c’est la caste, on la chercherait vainement ailleurs, mais là, elle est vivante. »

(… lire l’intégralité dans le journal Le Monde)