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Quel avenir pour les sanctuaires arméniens du Haut-Karabakh?

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Après la signature d’un accord de cessation des hostilités, entré en vigueur le 10 novembre après six semaines de guerre entre forces arméniennes et azerbaïdjanaises dans le Haut-Karabakh, des inquiétudes et des interrogations naissent sur l’avenir des églises et monastères arméniens situés dans les zones qui passeront sous le contrôle direct de l’Azerbaïdjan.

Des familles arméniennes visitent, probablement pour la dernière fois, le monastère de Dadivank, le 12 novembre 2020. (AFP or licensors)

Les monastères sont des signes vivants des racines chrétiennes d’une terre, et après la signature de l’accord entre l’Arménie et l’Azerbaïdjan, la population s’interroge sur le destin futur des églises et monastères situés dans les territoires qui passeront sous la juridiction de Bakou.

Ce compromis signé lundi soir entre le Premier ministre arménien Nikol Pashinyan et le président azerbaïdjanais Ilham Aliev, sous l’égide du président russe Vladimir Poutine, a permis un arrêt immédiat des combats qui faisaient rage depuis le 27 septembre dans le Haut-Karabakh, une région montagneuse de peuplement arménien mais rattachée à l’Azerbaïdjan, selon les frontières administratives établies à l’époque soviétique.

L’accord prévoit une partition de la région selon la ligne de front de la nuit du 9 au 10 novembre, avec une zone de souveraineté azerbaïdjanaise directe, essentiellement au sud, alors que dans le reste du territoire, le déploiement d’une force d’interposition de la Fédération de Russie est censé permettre le retour de la population arménienne.

Des interrogations qui subsistent sur la préservation du patrimoine

À la différence des trois précédentes tentatives de cesssez-le-feu, cet accord semble pleinement respecté, mais il continue à susciter des incompréhensions et des questionnements en Arménie, comme le gouvernement d’Erevan lui-même le reconnaît. «Nous sommes actuellement dans l’incertitude quant au sort du patrimoine culturel de l’Artsakh» (nom arménien du Haut-Karabakh), a déclaré à l’AFP Nariné Toukhinian, la vice-ministre arménienne de l’Éducation, de la Science et de la Culture, qui précise que l’accord n’établit aucune disposition au sujet des lieux de culte.

«Nous sommes extrêmement préoccupés car on a déjà vu la profanation et la destruction des khachkars (des croix traditionnelles arméniennes en pierre ornementées) par les Azéris», explique-t-elle. Des exemples de l’histoire récente font en effet craindre des exactions contre le patrimoine religieux: ainsi, les traces de la présence arménienne dans la République autonome du Nakhitchevan, qui appartient à l’Azerbaïdjan mais qui est détachée du reste du territoire, ont été progressivement détruites après le départ des derniers Arméniens, dans les années 1980. «Des prêtres arméniens resteront où restera la population arménienne. Mais il est peu probable que nos ecclésiastiques pourront rester dans les territoires cédés à l’Azerbaïdjan», a précisé la vice-ministre du gouvernement d’Erevan.

L’Église apostolique arménienne, très majoritaire dans le pays, ne s’est pas encore directement exprimée sur la question mais son Patriarche Karékine II a néanmoins demandé aux autorités de la République d’Arménie et du Haut-Karabakh, après la signature de l’accord, de «donner immédiatement des explications compréhensibles et convaincantes au peuple (…) sur ces décisions et leur impact sur le futur de notre patrie».

Les adieux au monastère de Dadivank

Un article de La Croix évoque les pèlerinages d’Arméniens venus faire ces jours-ci leurs adieux au monastère de Dadivank, situé dans une province qui doit être transférée à l’Azerbaïdjan d’ici à ce dimanche 15 novembre. Quand la région était contrôlée par le régime soviétique, les lieux avaient été abandonnés au bétail, avant le rétablissement du culte dans les années 1990.

Pour le père Hovhannes, qui a continué cette semaine à accueillir et à baptiser des pèlerins, l’attachement des Arméniens à ce monastère devrait justifier une poursuite du culte et des pèlerinages, malgré l’accord sur le transfert de souveraineté. «Les gens ont perdu des proches, leurs maisons. Ils ne veulent pas perdre Davidank. (…). Nous devons prier pour la sauvegarde de notre monastère», explique-t-il.

La cathédrale de Chouchi, symbole de l’identité arménienne

La perte de la ville de Chouchi (Choucha pour les Azerbaïdjanais) suscite également une vive inquiétude dans la population arménienne. Elle abrite une cathédrale construite au XIXe siècle, qui fut abandonnée après les massacres de 1920.

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Iza(h)o no misy: « Teny amin’ny Rovan’Antananarivo aho »

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Nasolo Valiavo Andriamihaja – VANF (FB)

Rovan’Antananarivo, Rovan’Ambohimanga, Rovan’Ilafy, Rovan’Antsahadinta, Rovan’ Ambohidratrimo : tamin’ny Tendrombohitra Roambinifolo teto Imerina, dia izy dimy ireo sisa no nisy ho jerena, sy nahavantana ho tsidihina, mialoha ny nahamay (indray) ny Rovan’Ambohidratrimo farany teo.

«Eny amin’ny Rova» hoy isika mponin’Antananarivo rehefa hanondro ny faritra ambony misy azy, indrindra rahateo ny lapan’i Manjakamiadana taza-maso manodidina ary lavitra. Ilay fiteny hoe «Rovan’i Manjakamiadana», izay zary nahazatra loatra ny maro, dia fitenenana diso: ny Rova mantsy dia Lapa maromaro na vitsivitsy mano­trona ny fasan’Andriana.

Ny Rovan’Antananarivo nahazatra, talohan’ny nahamay azy ny 6 novambra 1995, dia nahitana ny Lapa isany: Besakana, Mahitsielafanjaka, Tranovola, Manjakamiadana, Manampisoa, ny Fiangonana tranovato, ary indrindra ry Fitomiandalana sy ny Fasan’ny Lahy ary ny Fasan’ny Vavy.

Mpanjaka merina hatramin’ny andron’Andrianjaka, izay eken’ny lovantsofina fa naha Antananarivo an’Antananarivo tamin’ny 1610, no nafenina amin’ireo Fasana voatanisa ireo.

Roanjato taona taty aorian’Andrianjaka, rehefa vita ny fifanarahana iraisam-pirenena voalohany, tamin’ny 23 oktobra 1817, no nisalotra ny anaram-boninahitra hoe «Mpanjakan’i Madagasikara» Radama, zanak’Andria­nampoinimerina.

Andriamasinavalona (taonjato faha-17) sy Andrianampoinimerina (1792-1810), samy tsy mpanjakan’i Madagasikara fa nahavory kosa an’Imerina. Rehefa niamboho Andriamasinavalona dia nafenina tao amin’ny Fitomiandalan’ny Rovan’Antananarivo. Andrianampoinimerina kosa dia nafenina teny amin’ny Rovan’Ambohimanga, satria teny rahateo no nanandratra azy voalohany fony mbola Ramboasalama.

Radama (1810-1828), Ranavalona (1828-1861), Radama II (1861-1863), Rasoherina (1863-1868), Ranavalona II (1868-1883), Ranavalona III (1883-1897): ireo no Mpanjaka nampilomano an’i Madagasikara tamin’ny sehatra iraisam-pirenena. Neken’ny firenena tandrefana (United Kingdom, United States, Deutschland, Italia, France) ho «Mpanjakan’i Madagasikara» izy ireo na dia tsy tomombana tanteraka aza ny famorian-tany hoe «Ranomasina no valam-paria». Hatramin’ny mason’andro anio tokoa mantsy, dia izao isika miresaka izao, mbola misy foko manao indro kely amin’ny naha Mpanjakan’i Madagasikara tokoa, na tsia, ireo Mpanjaka Merina ireo. Anontanio anie ny Sakalavan’i Menabe, anontanio ny any Ankarana…

Raha ny Rovan’Antananarivo manokana, ankoatra ireo Mpanjaka dia misy ihany koa ny fianakaviany akaiky nomena voninahitra afenina tao amin’ny Fitomiandalana. Fasana ny Rova, Fasam-pianakaviana, ary Fasampianakaviana merina raha mbola eto Imerina Enin-Toko.

Anontanio anie ny Betsileo, anontanio ny Sihanaka, anontanio ny Antemoro, sy ny havana hafa, fa fantany, ary ekeny, fa fasam-pianakaviana merina ireo Rova voatanisa tery am-piandohana: Rovan’Antsahadinta, Rovan’Ambohidratrimo, Rovan’Ilafy, Rovan’Ambohimanga, Rovan’Antananarivo.

(source: l’Express de Madagascar, 7-11-20)

—> Tohiny

Fitokanana ny « Rovan’i Madagasikara »

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6 Novambra 2020: Lanonana ofisialy nitokanana ny Lapan’ny « Besakana » sy « Manjakamiadana » nohavaozina ao Anatirova izay nomen’ny Filoha Andry Rajoelina anarana vaovao hoe: « Rovan’i Madagasikara ».


Patrimoine: « Rovan’i Madagasikara, socle de l’unité nationale »

Le président Rajoelina a rebaptisé le Rovan’Antananarivo. Désormais Rovan’i Madagasikara, le monument nouvellement restauré est le symbole de souveraineté, érigé en socle de l’unité nationale.

Mme Fenosoa Harivola Ralandison, représentant la famille royale, remercie le couple présidentiel lors de la cérémonie.

« Le Rova est le liant qui unira, qui unit tous les Malgaches », déclare le chef de l’État. L’unité nationale a été l’un des points sur lesquels Andry Rajoelina a insisté dans son discours d’inauguration du Rova nouvellement restauré, hier. Discours prononcé devant le palais de Besakana, l’un des deux principaux palais au sein du « Rovan’i Madagasikara ». Besakana, le palais du roi Andrianampoini­merina, au sein duquel ses successeurs recevaient l’onction les légitimant comme monarques.

(… lire l’intégralité)


Fihilanan’ny Ampanjaka Zafisoro (namoy ny ainy) tao amin’ny Rovan’i Madagasikara

Niamboho tao Anatirova tamin’ny andro nitokanana an’ito farany ny 6 Novambra 2020 ny Ampanjaka zafisoro Zafimbelo Sylvestre, mpikambana ao amin’ny CRN (Comité pour la Réconciliation Nationale) izay natsangan’ny Filoha teo aloha Zafy Albert. Nasain’ny fandaharana hitondra fanazavana misimisy momba an’io Atoa Tabera Christian zanaky Tabera Randriamanantsoa, izay nanatrika ny lanonana..

Na dia mety ho fifandrifian-javatra mpahazo ny fiainan’ny zanak’olombelona ihany aza ny tranga toy izao, dia mety mahalasa fisainana ny maro ihany noho ny finoana raiki-tapisaka mahazatra an-dRamalagasy, indrindra manoloana ny fisian’ny tsikera marobe sy fampitandremana natao mikasika ny « Colisée – Kianja Masoandro » ao an-dRova, avy amin’ny sokajin’olona sy fikambanana tsy tambo isaina.

Lanonana nandraisana ny fiverenan’ny satroboninahitry ny tatarom-piandrianan’ny Mpanjaka Ranavalona III

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110 taona katroka taorian’ny nampidirana azy io tany amin’ny Mozean’ny Tafika frantsay ao amin’ny « Hotel des Invalides » any Paris ny faha-5 Novambra 1910 ny namerenana indray ny satroboninahitry ny tatarom-piandrianan’ny Mpanjaka Ranavalona III tato amin’ny Lapan’ny Manjakamiadana tao Anatirova.

Kabary nataon’ny Masoivoho frantsay Christophe Bouchard, sy Ramatoa Lalatiana Andriatongarivo Minisitry ny Serasera sy ny Kolontsaina , ary Djakoba Tehindrazanarivelo Minisitry ny Raharaham-bahiny no nanamarika ny lanonana.


Midika inona io? Manazava Atoa Julien Rakotonaivo, Mpandalina Tantara sady Mpikambana ao amin’ny Akademia Malagasy.

 

Interview – Révérend Dr. Ndriana Rabarioelina: Mpanjaka, Fiombonamben’ny Ampanjaka eto Madagasikara

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Mety manaitra ny maro ny vaovao ambaran’ny Pasitora Ndriana Rabarioelina tato amin’ity fanadihadiana ity, sy izay mety ho fiantraikany eo amin’ny rafi-pisainana sy fiaraha-monina malagasy.

Fizahantany: Ankadimanga, Sambaina (RN2)

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Santionan’ireo « Circuit Trekking » maro karakarain’ny ORTANA atao Tolotra ho an’ny Fizahantany. Tanàna misy ny Dobo sy Fasan-dRamiangaly izay iray amin’ireo vadin’ny Mpanjaka Andrianampoinimerina sy tena notiaviny no hita ato.

Protégé : Ampefy-2

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Protégé : Escapade à Ampefy – 31 Oct’20

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Protégé : Ampefy-3

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Vieillir musclé et lutter contre la sarcopénie

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La sarcopénie est un syndrome gériatrique se caractérisant dans un premier temps par une diminution des capacités musculaires due à l’âge et qui en s’aggravant sera à l’origine d’une détérioration de la force musculaire et des performances physiques. La sarcopénie observée chez la personne âgée est imputable au processus de vieillissement mais peut être accélérée par des facteurs pathologiques et comportementaux tels que la dénutrition et la sédentarité

L’avancée en âge s’accompagne d’une modification de la composition corporelle. On constate une augmentation de masse grasse et une diminution de masse maigre (masse osseuse, organes, tissu musculaire). Le terme « sarcopénie » a initialement été défini par Irwen Rosenberg en 1989 pour désigner la diminution de la masse squelettique au cours du vieillissement. Ce mot provient du grec sarx pour « chair » et penia pour « manque ». Depuis 1989 la définition purement quantitative a évolué pour intégrer les notions de force et de qualité musculaire. En 2010, un groupe de travail européen sur la sarcopénie des populations âgées (European Working Group on Sarcopenia in Older People) a travaillé sur l’établissement d’une définition consensuelle de la sarcopénie. Il a insisté sur la nécessité de prendre en compte à la fois la perte de masse et la perte de fonction musculaire : ainsi la sarcopénie se définit maintenant comme la diminution de la masse et de la force musculaire, associées à une baisse des performances physiques.

Ce groupe suggère d’utiliser trois degrés conceptuels :

  1. la présarcopénie, qui est définie par une diminution de la masse musculaire uniquement,
  2. la sarcopénie, qui associe une baisse de la masse musculaire et la diminution soit de la force musculaire, soit de la performance,
  3. la sarcopénie sévère, associant la baisse de la masse, de la force et de la performance.

En 2019, le même groupe a actualisé son schéma de diagnostic de la sarcopénie3.

La sarcopénie est à l’origine d’une détérioration générale de l’état physique se traduisant par une augmentation du risque de chutes, une incapacité progressive à effectuer des gestes du quotidien, une perte d’autonomie et conduit fatalement à une augmentation du taux de morbidité et de la mortalité