Famille

Jules Razafimbahiny: an outstanding malagasy Public servant

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In our #historytime series: Jules Alphonse Razafimbahiny, the second Ambassador of Madagascar to the United Kingdom from 1965 to 1967.

Jules Alphonse Razafimbahiny was born on April 19, 1922 in Mananjary, where his parents lived for a while.

A former student at the Institute for High Political Studies of the University of Paris, he graduated from the Institute of business law at the Law School of Paris then became one of the first Malagasy PhD graduates in Economics. His thesis was about semi-public companies in developing countries. Thereafter he was seconded to the Office de la Recherche Scientifique et Technique Outre-mer (O.R.S.T.O.M.), now called Institute of Research for Development (IRD).

As a union leader in the mid-50’s, he was a member of the French Confederation of Christian Workers. He has joined the administrative service in 1956 as an Attaché in the office of René Coty, then President of the Assembly of the French Union. From 1958 to 1960 he was the President of the commission of African countries associated with the Economic and Social Council of Common Market and EURATOM.

After the independence, he was appointed as the technical counsellor of his personal friend Jacques Rabemananjara, then State Minister in charge of National Economy. He was also appointed as the chairman of the board of the company “Energie de Madagascar” in May 1961

From September 1961 to September 1964, he became the first Secretary-General of the Organisation Commune Africaine et Malgache (OCAM), grouping French-speaking African territories created in september 1961. He was the Director-General of the Ministry of Foreign Affairs led by Albert Sylla from 1964 to 1965

On April 2, 1965 he was appointed as the Ambassador to Britain – the position was vacant since 1964 – and was also accredited in Italy, Greece and Israel. Two years later, he became the State Secretary of Foreign Affairs in charge of African and External economic affairs (1967-1970). In Italy, he has contributed to the creation of the « Association de l’Amitié Italo-Malgache » in 1970.

SEM l’ambassadeur Jules Razafimbahiny reçu dans les locaux de la Communauté Economique Européenne à Bruxelles

Afterwards, he was appointed as the second Malagasy Ambassador to the United States in February 1970, succeeding to Louis Rakotomalala. After the political crisis of 1972, he became a senior adviser of the Foreign Ministry in June 1972, then led by Capt. Didier Ratsiraka. In November 1973, he became the Malagasy Ambassador to Belgium and the Permanent Representative to the European Economic Community in Bruxelles, also accredited to Luxemburg, Netherlands, Switzerland, Holy See and the German Democratic Republic. He held this position until 1978, then became a top international civil servant once again.

After being an Interregional Adviser at the UN Department of Co-operation (DTCD, New York) and a Director at the World Food Programme in 1979, he became the UNDP Representative in Burundi from 1979 to 1983, assuming the Coordination of the UN System’s activities in 1981.

A renowned analyst of international relations, he was a member of the Editorial board of the Society for Institute Development (Washington, D.C.), and of the College of Economic and Social Studies, Institut d’Etudes de Développement Economique et Social of Paris. A member of the “Club of Dakar”, he was also part of the economic council of the ORSTOM. During the mid-80s, he created an international foundation called FIDAEM (based in London) in order to support the economic development of Madagascar.

Also a leader of the liberal and catholic wing of the Social Democratic Party (PSD) of Philibert Tsiranana, he has represented Madagascar at the 56th Congress of the French Section of the Workers’ International (SFIO, which later became the Socialist Party) in 1967.

A great pianist, he was the son of Marguerite Ramasinoro and Alphonse Razafimbahiny. The latter was shot on Mey 8, 1947 for his participation to the insurrection of March 1947 and was a descendant of Ambassador Andriantsitohaina and King Andriambelomasina.

#UKMadagascar #history #internationalrelations

Photo: https://buff.ly/38lwnTa

Chevening Alumni Madagascar

Tiana Razafindralambo: promu Docteur en Informatique de l’Université de Limoges

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Ce 24 Novembre 2016, le jeune malgache de 28 ans, Tiana Razafindralambo a brillamment soutenu – intégralement en anglais svp., système de pool mondialisé oblige!- sa Thèse de Doctorat à la Faculté des Sciences et Techniques de l’Université de Limoges avec un thème très pointu dans le domaine des NTIC, intitulé: sécûrité des microprocesseurs embarqués: des cartes à puces aux appareils mobiles, à l’issue de laquelle il a obtenu la mention « Très honorable » de la part d’un jury chevronné dont voici le rapport officiel:

 

Le candidat Tiana Razafindralambo face au Jury
L’heureux candidat avec sa famille

Voici un autre lien pour mieux connaitre les origines du jeune docteur

Madagascar championne d’Afrique 1970 de Basket-Ball féminin à Lomé (Togo)

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En souvenir de la grande épopée africaine de nos basketteuses sacrées Championnes d’Afrique en 1970 en battant la grande équipe de l’Egypte en Finale, (à l’époque dénommée R.A.U. ou République Arabe Unie, comprenant l’Egypte, la Syrie et le Yemen), performance jamais égalée, ni rapprochée depuis!. Et qui demeure une belle émulation pour nos jeunes! Ci-dessous, 5ème à partir de la droite, la jeune étudiante en Médecine, et benjamine de cette équipe nationale, Lalao Ralaivao (Lili pour les intimes) devenue Mme Ramilamintsoa quelques années plus tard.

De gauche à droite: Oliva (Antsirabe), Lala kely (Tana) Lily be (Tamatave), Clara (Tana), Norolala (Tana), Crescente (Tana), Eléonore (Tana), Jeanine (CAF – Fianarantsoa), Lalao (Tana), Josette (Tana), Mme Tsakanias (« chaperonne » de la FMBB). Yock Line (Sambava). Absents sur la photo: Arlette (Tamatave). Jean Raelison (entraîneur national), Gérard Ranaivoson (arbitre international).

Cliquer pour connaître  Lalao Ralaivao, Clara et Lala Ratsimbasoa du Lycée Rabearivelo.

Lalao Ralaivao et Jeanine, à l’extrême gauche sur la photo

Accueil triomphal de nos vaillantes championnes à l’Aéroport International d’Ivato

Gérard Ranaivoson arbitre international (extrême gauche), suivi d’Arlette Law Kwan, en costard Gabriel Ramalanjaona, Secrétaire d’État aux Affaires Culturelles chargé de la Jeunesse et des sports, et à l’extrême droite le DTN Jean Raelison.


De g. à d.: Mme Thérèse Tsakanias, Eléonore Randrianovona et Lalao Ralaivao
Mme Tsakanias, Jean Raelison, Gérard Ranaivoson arbitre international
Réception au MJS

Sur le même registre de l’environnement sportif de l’époque, voici quelques anciennes vedettes sportives d’Air Madagascar – Finale inter-services (1976) au Gymnase de l’Académie Nationale des Sports à Ampefiloha:

En détente Lavis Ranarivelo et Mamy Ravelomanantsoa, de face Moise Ramilamintsoa. A gauche Aimé Rasoarahona et Henri Roger
En détente Lavis Ranarivelo (g.) et Mamy Ravelomanantsoa (d.), de face Moise Ramilamintsoa. A gauche Aimé Rasoarahona (2) et Henri Roger Naturel (en blanc)
Le regretté Directeur Général Adjoint d'Air Madagascar Marcel Ramarozaka remettant le trophée à Lavis Ranarivelo sur les épaules de Mamy Ravelomanantsoa
Le regretté Directeur Général Adjoint d’Air Madagascar, Marcel Ramarozaka, remettant le trophée à Lavis Ranarivelo (ex-CAF, Club Athlétique de Fianarantsoa)  sur les épaules de Mamy Ravelomanantsoa, applaudi sportivement par M. Ramilamintsoa

Les « anciens » reconnaitront quelques figures du monde économique , mais également sportif, lors du régime socialiste rigoureux de la RDM (République Démocratique de Madagascar, 1975-1992): Toussaint Raharison, Moïse Ramilamintsoa, Madeleine Ramanandraibe Ramaholimihaso, Rahaga Ramaholimihaso, Jean Paul Randriambeloma, Marcel Ramarozaka, Jean Pierre Ravelomanantsoa, Herifidy Rajaonah, … (crédit: Urbain « Baba » Ramarozaka)

* Lycée J.J. Rabearivelo: quelques grandes figures sportives des années ’68

* Les 1ers Jeux Africains de Brazzaville – 1965

* Jean Louis RAVELOMANANTSOA – « La légende malgache des Jeux Olympiques »

Jeudis de l’IMA – Histoire des relations entre Juifs et Musulmans des origines à nos jours

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Depuis les premiers liens entre les tribus juives d’Arabie et le Prophète Muhammad jusqu’aux récents conflits du Proche-Orient, en passant par les civilisations de Bagdad et de Cordoue — sans oublier l’Empire ottoman, le monde perse et même l’espace européen –, les relations tour à tour fécondes ou tumultueuses entre juifs et musulmans sont ici exposées et analysées en toute impartialité par les coordinateurs de cette encyclopédie – Histoire des relations entre Juifs et Musulmans, des origines jusqu’à nos jours (Albin Michel) – qui réunit quelque cent vingt auteurs de tous pays

R.R. Majunga: Olo-malazan’ny kalo fahiny

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Raymond Razafimbahiny (1919 – 1963): Souvenrs d’antan, l’idole de plusieurs générations et grande célébrité artistique de la Première république malagasy.

[Click to read his biography on Wikipedia]

Ci-dessous également les autres grands succès de sa génération pour votre plaisir:

Rainandriamampandry: 120ème anniversaire de son exécution sommaire par le Général Galliéni

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15 octobre 1896 – 15 octobre 2016
120ème anniversaire de son exécution

RAINANDRIAMAMPANDRY, UN MODÈLE POUR LES FRANCOPHONES

Méconnu voire inconnu pour la grande majorité. Avec un nom difficilement prononçable en français. Plutôt anglophone de surcroît !

Qu’à cela ne tienne, cet enseignant-historien-écrivain résolument engagé dans le dialogue des cultures et l’articulation entre la tradition et la modernité, pasteur-évangéliste grand serviteur de Dieu, et gouverneur-chef militaire-ministre du Royaume de Madagascar mérite de figurer parmi les modèles à suivre pour les francophones du monde entier aujourd’hui !

Mieux que le Gouverneur général qui l’a fait exécuter au terme d’une mascarade de procès, Joseph Simon Galliéni, grand serviteur de cet ersatz officiel de Dieu pour son pays qu’est la France, traumatisé par la défaite de 1870 lui ayant valu personnellement six mois d’humiliation en tant que prisonnier de guerre avant de faire oublier cet affront national et personnel en devenant plus tard le légendaire colonial !

Mieux que les autres interlocuteurs français durant les années de conflit entre la France et le Royaume précédant le protectorat puis l’annexion, comme l’amiral Miot, l’amiral Galiber, l’émissaire Baudais, le Résident Général Le Myre de Vilers et d’autres.

Les Le Myre de Vilers, Galliéni et autres souffraient du « mal français » – forme radicale d’une crise majeure en Occident – propagé depuis le 18ème siècle, l’adoption voire l’adoration d’un sacré laïc, la Nation, à la place de Dieu. Et le fait d’avoir jeté vigoureusement le bébé avec l’eau du bain, le Christ avec l’Église !

Cet affligeant rejet dû à une malheureuse confusion entre le Christ, le christianisme et le cléricalisme s’est traduit concrètement par un relativisme de fait et la multiplication de modèles à suivre faute de trouver une femme ou un homme pouvant remplacer Le Modèle absolu suivi pendant des siècles subitement récusé, le Christ !

Cela explique l’engouement ou l’envoûtement exercé en France par des maîtres éphémères, des étoiles jetables, des sophistes de haut vol, des gourous cupides et autres fourbes! Les difficultés actuelles face à l’islam devenu une des toutes premières religions dans l’ancienne fille aînée de l’Église s’inscrivent également dans ce cadre.

Par le biais de la colonisation et de sa suite, ce « mal français » a également atteint à des degrés divers la plupart des pays francophones. Causant partout une triple crise de repères, d’identité et de sens sans précédent et sans issue certaine jusque-là.

Une piste pour en sortir ou tout au moins pour en atténuer les méfaits se trouve chez Rainandriamampandry. Une méditation sur sa vie et ses œuvres nous apprendra que, sans être parfait, il s’était avéré beaucoup plus civilisé que celles et ceux qui se prétendaient « investi de la mission civilisatrice en son temps ! »
Beaucoup de descendants et autres héritiers spirituels de ces derniers sont même devenus des néo-barbares aujourd’hui. Et le meilleur hommage que nous puissions justement rendre à Rainandriamampandry est de marcher sur ses traces pour remettre ces néo-sauvages sur le droit chemin !

Un exemple de l’actualité de Rainandriamampandry

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LA CONJURATION ANTICHRÉTIENNE

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LA  C O N J U R A T I ON  A N T I C H R É T I E N N E

Le Temple Maçonnique
voulant s’élever sur les ruines de
l’Église Catholique

Les puissances de l’enfer ne prévaudront
pas contre Elle.
(MATTH , x v i . Ï8.)

TOME I

Société Saint-Augustin
Desclée, De Brouwer et 0
LILLE, 41 , Rue du Metz

NIHIL OBSTAT
Insulis, die 11 Novembris 1910.
II. QUILLIET, s. th. d.
librorum censor.

IMPRIMATUR
Cameraci, die 12 Novembris 1910.
A. MASSART, vic. gen.
Domus Pontificiae Antistes.

(Ce livre, écrit avant la première guerre mondiale, n’a rien perdu, ni de son acuité, ni de son actualité )

->  Cliquer pour lire, Tome I, 319 pages.)

Cliquer pour lire, Tome II, 443 pages.)

Cliquer pour lire, Tome III, 595 pages.)

Jean Louis Ravelomanantsoa: la légende malgache des Jeux Olympiques nous a quitté!

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Le plus grand athlète malagasy de tous les temps s’en est allé ce mardi 26 Septembre 2016 à Lyon, France, à l’âge de 73 ans. Il fut le seul malgache, et aussi à notre connaissance le seul africain, à avoir couru le Sprint au cours de 3 Jeux Olympiques consécutifs 1964 à Tokyo, 1968 à Mexico City, et en 1972 à Munich. On le voit ci-dessous en 1964 lors des J.O de Tokyo, du haut de ses 1,65m pour 68 kg.

Jean Louis (2ème à.p. de la droite) lors de éliminatpoires aux J?O. de Tokyo
Jean Louis (2ème à.p. de la droite) lors des éliminatoires du 100m plats aux J.O. de Tokyo

 

Jean Louis (3ème à.p. de la droite) derrière l'américain Charlie Greene (275) lors de la 4ème série des éliminatoires.
Jean Louis (3ème à.p. de la droite) derrière l’américain Charlie Greene (275) lors de la 4ème série des éliminatoires à Mexico-City.

Jim Hines, Charlie Greene et Ronnie Ray Smith (lire l’article « Night of Speed ») furent les premiers américains  à être descendus sous les 10″  au 100m plat (en 9″9) au cours de la mémorable journée des Championnats des Etats-Unis à Sacramento, Californie en 1968.

En Australie, Jean Louis Ravelomanantsoa s’est également fait un nom dans l’histoire en devenant le premier athlète à remporter la prestigieuse course de Stawell Gift en 1975 (une course à handicap) après avoir parcouru la distance complète de 120m sans handicap et dépassant ses adversaires (en 12″0).


Jean Louis Ravelomanantsoa (cliquer pour voir l’arbre généalogique), finaliste olympique lors des J.O de Mexico en 1968, co-détenteur du record du monde du 60 yards dash en 5″ 9 établi le 22 janvier 1971 à Kansas City dans le Missouri, détenteur du record d’Afrique et de Madagascar du 100 m en 10″ lors des Jeux du monde disputés à Helsinki en novembre 1971. Il fut de la même fournée que les autres grands noms du sprint mondial: les américains Bob Hayes et Mel Pender, le français Roger Bambuck, le russe Valery Borzov…

La finale 100m des J.O. de Mexico-City en 1968
La finale 100m des J.O. de Mexico-City en 1968 (Credits photos: Maurizio Billo)
Jean Louis, classé 6ème en demi-finales des J.O. de Munich
Jean Louis, classé 6ème en demi-finales des J.O. de Munich

Serge Ramiandrasoa: ‘⚡ Prends bien soin de tes souvenirs ♥’ »

Benja Emadisson à l’IFM: un tour du monde mélodieux de concert classique

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Un pianiste talentueux et jeune par son expérience sur la scène. Benja Emadisson a transcendé le public venu l’écouter hier après-midi avec son épopée musicale.

Entre poésie et romantisme, c’est un soixante-onzième concert classique de midi aussi bien entraînant qu’enchanteur qui s’est tenu sur la scène de l’Institut français de Madagascar (IFM), hier. Tantôt gracieux, tantôt énergique dans sa manière de jouer de son instrument de prédilection, le piano, Benja Emadisson, polytechnicien de formation, a alors su charmer avec toute sa modestie le public de l’IFM. En toute simplicité, lui seul, laissant se balader aisément ses doigts sur son piano, enivre ainsi la salle, tout au long de ce qui s’annonce comme un tour du monde enchanteur et mélodieux qui regorge d’histoire.

Le virtuose Benja Emadisson

De Madagascar à la Hongrie, en passant par la Turquie pour se terminer en Pologne, Benja Emadisson transporte littéralement les spectateurs qui se laissent transporter par les notes qui fusent de son piano. Constamment en quête de nouveaux talents à valoriser, Madagascar Mozarteum, organisateur de ces concerts classiques de midi, a ainsi, une fois encore, ravi le public avec ce talent exceptionnel qu’il a mis à l’affiche. Au programme donc, une ribambelle d’interprétations que le pianiste maîtrise et joue aisément à sa manière, à travers lesquelles il relate l’historique de quelques danses populaires du monde. Avec son amie Valérie Raveloson à la narration précédant chaque composition, le public se laisse facilement bercer.

Éloquent
Près d’une dizaine de compositions de renom ont garni le répertoire du pianiste pour son concert.
« C’est là pour moi, la toute première fois que je joue devant un public. J’avoue que c’est très difficile, mais c’est tout aussi plaisant et satisfaisant et j’en suis ravi », confie Benja Emadisson.
Son piano et lui se trouvent dans le coin gauche de la scène, avec la lumière tamisée et des images projetées sur l’écran géant de la salle illustrant chaque composition. Le concert a alors débuté tambour battant, où dans ce cas-ci, un piano remplace le tambour, avec une interprétation du « Afindrafindrao » de Razafindriantsoa, de quoi mettre vivement le public dans l’ambiance. S’ensuit une épopée vers l’Europe où, entre autres, avec « Tango tzigane » de Jacob Gade et « My wild irish rose » de Keith Jarett, le pianiste se découvre en douceur et frénésie en conjuguant les notes graves et aigües.

Son interprétation de «Tanisa» de Naly Rakotofiringa a notamment marqué le public, une mélodie folklorique malgache que Benja Emadisson a fait sienne, le temps d’un concert. Adoubé d’un « bis » son interprétation n’a rien à envier à celles des grands compositeurs qu’il idolâtre. Sa reprise de « Tanisa » d’une manière classique a fait vibrer le tout IFM du début jusqu’à la fin. Pour finir justement, le pianiste a interprété la « Polonaise héroïque » de Frédéric Chopin avec fougue et vivacité, en accompagnant en musique les fresques du peintre polonais Marek Langowski projetés sur scène.
Benja Emadisson est actuellement professeur de piano à temps plein au Cercle germano-malgache (CGM), après avoir fait ses études musicales au Centre national de l’enseignement de la musique (CNEM).

Andry Patrick Rakotondrazaka

(L’Express de Madagascar)