Famille
Le 29 mars 1947 à travers les yeux d’un témoin
Clémence Ramahavalisoa, fille d’Emmanuel Ramahavalisoa, victime de l’événement du 29 mars 1947 à Mananjary se souvient de l’arrestation de ses parents.
Au cours de la Semaine Sainte de 1947, un commissaire est venu arrêter Emmanuel Ramahavalisoa – membre du MDRM (Mouvement Démocratique pour la Rénovation de Madagascar) à Mananjary – chez lui, sous les yeux de sa femme et de ses deux filles (Clémence et Florence, NDLR). Pour quel motif ? Personne ne le sait, mais le fait qu’il ait été membre du mouvement aura probablement constitué un motif suffisant. Il a été isolé au Bureau du Trésor qui a servi de prison. Le même commissaire est venu demander l’avis des ses filles si elles veulent partir ou rester. Elles ont choisi de rester. Quelques jours après, la mère, Gabrielle Rafaraharimavo, a été également arrêtée et placée au Bureau de la Douane. Les deux filles, dépouillées de leurs biens n’avaient que ce qu’elles portaient sur elles. Leur oncle leur a donc offert son hospitalité, mais ce dernier a connu le même sort que les parents des deux jeunes filles.

Le 27 mars, la fille aînée a été appelée au chevet de sa mère, victime d’une hémorragie et ce fut le dernier jour où elle l’a vue. Le lendemain, les sœurs de l’Eglise de leur village ont exigé que tout le monde s’abrite dans l’église. « Cette nuit-là, c’est-à-dire le jour de la Pâques, nous avons entendu des rafales de mitrailleuses autour de l’église. La sœur nous a dit qu’il faut nous préparer puisque nos parents ne sont plus », raconte Clémence Ramahavalisoa. Elles ont quitté Mananjary le lendemain du carnage pour rejoindre leur tante et leur cousine. Leur grand-père a plus tard lancé un Sos à l’endroit des deux filles pour qu’elles reviennent dans la Capitale.
« Le jour de notre arrivée, on nous a convoqué à Ambohitsirohitra où ma sœur a fait l’objet d’une enquête. Il lui a été formellement interdit de révéler quoi que ce soit, sinon nous risquions une grosse peine », a-t-elle poursuivi. Vers 1979, les deux filles se sont rendues à Mananjary pour ramener les dépouilles de leurs parents qui se reposent actuellement en paix aux Mausolées.
(Sources: “Le Quotidien” – Madagascar, et le Journal Témoignages de l’île de La Réunion)
Les massacres de Madagascar par la France en 1947
Le pardon de l’Oubli
« Le pardon de l’oubli« , est un témoignage poignant de ces évènements, vécu dans sa chair, et écrit par feu Rodolphe Razafimbahiny (frère cadet de R.R. Majunga) en 1995.
(Exposition semaine de la Francophonie (Œuvres de Rodolphe Razafimbahiny – Alliance française de Majunga, Mars 2010)
Biographie de Benoît de Nursie: Saint patron de l’Europe
Nom et Prénom : Benedictus (= Benoît), ce qui veut dire béni de Dieu.
Date de naissance : entre 480 et 490
Lieu : à Nursie dans les Apennins, en Ombrie.
Nourrice : Cyrilla
Fratrie : une petite sœur du nom de Scholastique.
Sa fête est le 11 Juillet
Adolescent, il est envoyé à Rome pour poursuivre ses études. Mais écoeuré par la vie de décadence qui l’entoure, il décide un beau jour de quitter la ville, à la recherche de Dieu.
Après une rencontre avec un moine du nom de Romain, il se retire dans la solitude dans une grotte de Subiaco. Par la suite, il est rejoint par des hommes qui veulent devenir ses disciples. Alors Benoît commence à organiser une petite communauté.
Puis, il est amené à quitter Subiaco pour aller au Mont Cassin. Il en deviendra Père Abbé et c’est là qu’il rédigera sa « Règle » pour préciser comment l’expérience spirituelle du moine doit être vécue au quotidien.
La vie de St Benoit
Il y eut un homme de sainte vie, Benoît – BENEDICTUS – béni par la grâce et par le nom.
Dès le temps de sa jeunesse, il portait en lui un cœur digne de celui d’un vieillard (par la sagesse). Issu d’une bonne famille de Nursie, on l’envoya à Rome pour s’y livrer à l’étude des lettres. Mais il s’aperçut que c’était l’occasion de tomber dans l’abîme des vices. Méprisant donc l’étude des lettres, il se mit en quête d’un genre de vie sainte. Il se retira donc, savamment ignorant et sagement inculte.
Alors aussitôt, il consola sa nourrice avec tendresse et lui remit en bon état le crible qu’il avait emporté en morceaux. La chose fut connue de tout le monde. Pendant bien des années l’objet demeura là sous les yeux de tous suspendu à l’entrée de l’église jusqu’à l’époque des Lombards.
Benoît, plus désireux de se fatiguer dans les travaux de Dieu que d’être loué en ce monde, gagna une retraite dans un lieu désert, « Subiaco », à 40 milles de Rome.
Un moine, Romain, le voit et l’interroge. Benoît lui confie son désir. Romain garde le secret et l’aide à réaliser son vœu. Il lui donne l’habit et lui rend tous les services possibles. L’homme de Dieu, Benoît, gagne une grotte où il demeure pendant 3 ans inconnu des hommes sauf du moine Romain.
Romain vivait dans un monastère non loin de là. Il portait le pain qu’il pouvait soustraire à sa propre portion à Benoît. Il n’y avait pas de chemin de la grotte au monastère de Romain, car un rocher très élevé la surplombait. Romain avait l’habitude de descendre le pain à l’aide d’une très longue corde sur laquelle il avait mis une petite sonnette attachée par une ficelle. Entendant la clochette, l’homme de Dieu était averti que Romain lui apportait du pain, alors il sortait pour le prendre.
Le Dieu tout-puissant résolut désormais que Romain se reposerait de son labeur et que la vie de Benoît serait offerte en exemple aux hommes afin que brille la lumière posée sur le chandelier pour tous ceux qui sont dans la maison (cf. Matthieu 5,15).
Il daigna apparaître en vision à un prêtre qui demeurait un peu plus loin. – « Toi, tu te prépares un délice et mon serviteur, en ce lieu, est torturé par la faim ». Il se leva, en ce jour de Pâques, avec le repas qu’il s’était préparé et se mit en quête du serviteur de Dieu à travers les monts abrupts, les vallées encaissées et les terres défoncées. Il le trouva enfin caché dans la grotte. Ils prièrent ensemble, bénirent le Seigneur et s’assirent pour échanger de doux entretiens spirituels. Ensuite le prêtre dit :
– « Mangeons ensemble car c’est Pâques aujourd’hui ».
L’homme de Dieu répondit : – « Je sais que c’est Pâques puisque j’ai la grâce de te voir ».
Vivant loin des hommes, Benoît ignorait qu’on fêtait en ce jour la solennité de Pâques. Le prêtre affirma : – « Oui vraiment c’est aujourd’hui le jour pascal de la Résurrection du Seigneur. Il ne convient pas de jeûner aujourd’hui. Le Seigneur m’a envoyé pour que nous partagions ses dons ».
Alors, ayant béni Dieu, ils prirent de la nourriture. Puis, ayant achevé le repas et l’entretien, le prêtre revint à l’église.
Le Père d’une communauté monastique à proximité mourut. Toute la communauté se rendit auprès du vénérable Benoît pour le supplier de venir diriger la communauté. Il refusa longtemps, prédisant qu’il ne pourrait s’accommoder de leurs mœurs. Un jour, vaincu par leurs prières, il consentit.
Néanmoins, comme il prenait garde à la vie régulière dans le monastère et qu’il n’accordait licence à personne comme auparavant de poser des actes illicites en déviant à droite ou à gauche du droit chemin, les frères devinrent fous de colère. Ils voyaient qu’avec Benoît l’illicite n’était plus licite. La vie des bons est toujours un poids pour les dépravés.
Ils cherchèrent ensemble un bon moyen pour le faire mourir. Ils mélangèrent du poison au vin. Le verre contenant le poison fut présenté au Père afin qu’il le bénisse selon la coutume du monastère. Benoît fit un signe de croix et le récipient tenu à distance se brisa à ce signe : le vase de la mort fut mis en pièces comme s’il avait reçu une pierre au lieu du signe de croix.
– « Que le Dieu Tout-puissant ait pitié de vous, frères ! Pourquoi avez-vous essayé de me tuer ? Ne vous avais-je pas dit dès le début que vos mœurs ne pourraient s’accommoder avec les miennes ? Allez donc trouver un père selon vos mœurs. Ne comptez plus sur moi. »
Il revint alors au lieu de sa chère solitude et, seul sous le regard de Celui qui voit d’en-haut, il habita avec lui-même.
Il veillait sans cesse à sa propre garde, se voyant toujours sous les yeux de son Créateur. Il se maintint lui-même dans le cloître de sa pensée.
Le saint homme croissait en vertus et en miracles et beaucoup furent attirés et se rassemblèrent pour servir le Dieu Tout-puissant.
Un jour, Placide sortit pour puiser de l’eau dans le lac. Il fit avec son seau un geste imprudent et tomba dans l’eau. Aussitôt le courant l’entraîna vers le large. L’homme de Dieu, à l’intérieur de sa cellule, eut aussitôt conscience de ce qui s’était passé et appela Maur en toute hâte :
– « Cours ! Placide est allé puiser de l’eau, il est tombé dans le lac ! »
Chose admirable et qui ne s’était pas reproduite depuis l’apôtre Pierre ! Maur demande la bénédiction de Benoît et court. Se croyant toujours sur la terre ferme, il continue sa course sur l’eau jusqu’à l’endroit où était l’enfant. Il le saisit par les cheveux et revint toujours en courant. A peine eut-il touché terre et repris ses esprits qu’il jeta un regard derrière lui… Étonné et tout tremblant, il vit quel miracle avait été accompli !
De retour chez le Père, il lui rendit compte de cet exploit. Le vénérable homme de Dieu, Benoît, lui, se mit à attribuer la chose non à ses propres mérites mais à l’obéissance de son disciple. Maur, au contraire, disait que c’était dû uniquement à son ordre : il était bien conscient que cela ne venait pas de sa propre vertu puisqu’il avait agi inconsciemment.
Dans cet assaut d’humilité réciproque et amical, l’enfant sauvé intervint comme arbitre.
– « Moi, lorsque j’étais retiré de l’eau, je voyais au-dessus de ma tête le capuchon du Père Abbé, c’était lui qui me tirait hors de l’eau. »
Le feu de l’amour de notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ grandissait. Beaucoup de gens quittaient la vie du siècle et se mettaient sous le joug du Rédempteur. Il est courant que les méchants jalousent le bien spirituel des autres.
Un prêtre de l’église voisine, se mit à envier les vaillantes entreprises du saint homme, à vilipender son genre de vie et à barrer la route à ceux qui lui rendaient visite. La jalousie l’aveugla au point qu’il fit parvenir au serviteur du Dieu Tout-puissant un pain farci de poison sous couleur d’offrande bénite ! L’homme de Dieu le reçut avec action de grâce, mais la peste que recelait ce pain n’eut pas de secret pour lui.
A l’heure du repas, un corbeau avait coutume de venir prendre du pain dans sa main. Il vint comme d’habitude. L’homme de Dieu jeta devant lui le pain que le prêtre lui avait fait parvenir :
« Au nom de notre Seigneur Jésus-Christ, prends-moi ce pain et jette-le là où personne ne puisse le retrouver ».
Alors, ouvrant la bouche, étendant les ailes, le corbeau se mit à sautiller autour du pain et à émettre de petits croassements. Il voulait bien obéir mais ne pouvait accomplir cet ordre.
– Va, sois tranquille, jette ça dans un endroit impossible à trouver ».
Après de longues hésitations, le corbeau prit ce pain empoisonné dans son bec, il s’envola et s’éloigna. Au bout de trois heures, le pain ayant été jeté, le corbeau revint et l’homme de Dieu lui donna sa pitance accoutumée.
Le roi Totila avait entendu dire que le saint homme avait l’esprit de prophétie. Il fit annoncer son arrivée au monastère. Comme il avait l’esprit retors, il voulut tester si Benoît avait vraiment l’esprit de prophétie. Il revêtit un de ses soldats de ses habits royaux et lui donna l’ordre de se présenter à l’homme de Dieu. Il lui donna une escorte pour faire croire que c’était lui le roi Totila.
Totila, roi des Goths, règne 10 ans (542-552) Quand l’homme de Dieu le vit venir, il dit :
– « Mon fils, quitte ces vêtements qui ne sont pas à toi ! »
Ils retournèrent tous au plus vite vers Totila épouvantés et lui racontèrent en tremblant avec quelle rapidité ils avaient été découverts.
Totila n’osait pas approcher de l’homme de Dieu. Il demeurait prosterné à distance. Benoît, serviteur du Seigneur Jésus-Christ, s’approcha en personne, le releva et lui fit des reproches sur son inconduite.
– « Tu fais beaucoup de mal, tu en as fait déjà beaucoup. Maintenant tâche de mettre un frein à l’injustice. Tu entreras dans la ville de Rome, tu traverseras la mer, tu régneras 9 ans encore et tu mourras la 10ième. »
A ces mots, le roi fut terrifié. Il demanda une prière de bénédiction et s’en alla. Il fut désormais moins cruel. La prophétie de Benoît se réalisa, il mourut la 10ième année.
Benoît avait une sœur, Scholastique, consacrée au Dieu tout-puissant depuis son enfance. Elle rendait visite à son frère une fois par an et l’homme de Dieu descendait à sa rencontre, dans la propriété du monastère.
Une fois, elle vint comme d’habitude et son vénérable frère, accompagné de ses disciples, descendit à sa rencontre. Ils passèrent la journée à parler de Dieu et à le louer. Le soir ils prirent ensemble leur nourriture en prolongeant leurs entretiens spirituels. Soudain Scholastique demanda :
– « Je t’en prie, reste cette fois jusqu’au matin pour que nous puissions parler encore des délices de la vie céleste.
-« Que dis-tu là, ma sœur ? Impossible ! «
Le ciel était serein, aucun nuage dans l’air…
Devant le refus de son frère, la sainte femme joignit les doigts, posa les mains sur la table et s’inclina pour prier le Seigneur Tout-puissant. Quand elle releva la tête, éclairs et tonnerre éclatèrent avec une telle force et l’inondation fut telle que ni le vénérable Benoît, ni les frères qui l’accompagnaient ne purent mettre le pied dehors pour remonter au monastère.
Scholastique avait répandu sur la table des fleuves de larmes qui avaient attiré un déluge de pluie ! Au milieu des éclairs, du tonnerre et du déluge de pluie, Benoît, contrarié, commença à se plaindre :
-« Que le Dieu Tout-puissant te pardonne ! Ma sœur, qu’as-tu fait ? »
– « Je t’ai prié et tu n’as pas voulu m’écouter. J’ai prié mon Seigneur et lui m’a entendu. Eh bien sors si tu peux ! Rentre dans ton monastère. »
La Légion d’Honneur française pour Mmes Madeleine Ramaholimihaso et Maria Raharinarivonirina
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Allocution de M. Jean-Marc Châtaigner,
Ambassadeur de la République française auprès de la République malgache à l’occasion de la remise de décoration de Mme Madeleine RAMAHOLIMIHASO et de Mme Maria RAHARINARIVONIRINA
Antananarivo, le 19/10.2010

Mesdemoiselles, Mesdames et Messieurs,
Tompokolahy, Tompokovavy,
Tonga soa eto amin’ny Résidence de France.
C’est pour moi un grand honneur que de pouvoir décorer ce soir deux très grandes personnalités de la société civile malgache, deux femmes de tête et de cœur, deux citoyennes de Madagascar et du monde, au caractère bien trempé et à l’engagement civique inattaquable. Je veux bien entendu rendre hommage à Madeleine RAMAHOLIMIHASO et à Maria RAHARINARIVONIRINA. Miala tsiny raha diso ny filazako azy.
Avant de vous retracer les carrières et les engagements personnels de Madeleine RAMAHOLIMIHASO et de Maria RAHARINAVONIRINA, avant de vous rappeler leurs exceptionnelles qualités humaines et professionnelles, je désirerai vous faire part de quelques remarques préliminaires.
Je voudrai tout d’abord dire que cette remise de décoration a un sens particulier, car Madeleine RAMAHOLIMIHASO et Maria RAHARINAVONIRINA font toutes deux partie d’une promotion singulière, celle du 14 Juillet 2010, sur un contingent personnellement proposé par le Président de la République Française, Nicolas SARKOZY, pour honorer et fêter le 50ième Anniversaire des Indépendances Africaines et Malgache.
Je souhaiterai ensuite vous indiquer que la remise de décorations de ce soir est faite en l’honneur de Madeleine RAMAHOLIMIHASO et Maria RAHARINAVONIRINA pour les actions inlassables que vous avez toutes deux conduites et menées en faveur de l’Etat de Droit, des valeurs démocratiques et du développement de leur pays. Je sais que cet engagement n’a pas toujours été facile, que vous avez toutes deux parfois subi des menaces ou des tentatives d’intimidation. On peut ne pas toujours être d’accord avec les idées que vous défendez l’une ou l’autre, je sais que parfois même vos amis se disputent avec vous ou contestent certains de vos choix, mais l’essentiel est bien votre refus commun d’abdiquer vos valeurs ou votre intégrité au nom de principes ou d’une raison d’Etat prétendument supérieure. J’entends beaucoup de discours, ici et là, qui remettent en cause ou plus pernicieusement cherchent à relativiser le caractère universel de la démocratie et des droits de l’homme. Pourtant, il s’agit bien de valeurs communes qui appartiennent à l’humanité toute entière et qui sont énoncées dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948. Nul ne peut se les approprier. Nul ne peut contester le droit à d’autres d’en disposer. L’action que vous avez conduite toutes deux, chacune dans votre domaine, pour la liberté, pour la dignité, pour le droit de tous et toutes de vivre sans peur et hors du besoin ne peut qu’être saluée. Elle vous honore. Elle honore le pays dont vous êtes les citoyennes.
Je désirerais enfin préciser, à l’attention de ceux et celles qui auraient pu avoir un doute, que cette décoration, aucune des deux n’est venue la demander ou la réclamer à l’Ambassade de France. Aucune des deux n’a fait intervenir auprès de cette Ambassade tel ou tel ami pour obtenir cette décoration. L’hommage que nous vous rendons ce soir n’a pas d’autre sens que celui de reconnaître l’exemplarité de vos parcours respectifs, de faire en sorte que des engagements tels que les vôtres soient salués à leur juste valeur. Ils peuvent, ils doivent servir de modèles à d’autres, en particulier aux jeunesses de nos pays qui sont souvent en perte de repères ou de références.

Chère Madeleine,
Permettez-moi de faire un bref retour, qui sera inévitablement succinct au regard de votre curriculum vitae impressionnant, tellement il est difficile de résumer votre carrière professionnelle, votre engagement militant courageux et votre parcours exemplaire. Vous avez su nouer une relation amicale et chaleureuse avec tous vos partenaires français, qu’ils soient vos homologues professionnels ou vos amis de la société civile ou religieuse, ou qu’ils soient même diplomates à l’Ambassade de France à Tananarive. Vous les avez tous connus, ou presque, stimulés et poussés à accompagner l’émergence d’un mouvement citoyen, attaché à la démocratie, en des temps où cela n’était pas nécessairement facile. Votre brillant parcours est marqué par la fidélité à vos engagements, votre chaleur et votre dynamisme inébranlable.
J’aborderai tout d’abord votre carrière professionnelle qui a été exceptionnellement bien remplie et placée sous le sceau d’un professionnalisme reconnu par tous. Je sais notamment que vous avez été très fière d’avoir été élève au Lycée Jules Ferry de Tananarive, et plus encore d’avoir été major à l’Ecole de Haut Enseignement Commercial pour les Jeunes Filles (HECJF) de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Paris. Vous y avez noué des liens d’amitié solides, qui motivent des visites et des retrouvailles régulières, dont la dernière en mars cette année pour le cinquantenaire de votre promotion (1960). Devenue expert-comptable membre de l’Ordre malgache, vous avez créé en 1963 le Cabinet Ramaholimaso (CABRAM) qui, grâce à votre compétence et votre énergie, est devenu le plus grand Cabinet de la place, repris lors de votre départ par Price WaterHouse Coopers. Elue Présidente de l’Ordre des Experts-comptables de Madagascar en 1979, vous avez poursuivi une coopération étroite avec l’Ordre français, participant à tous ses Congrès annuels. Vous m’avez utilement rappelé que de ces échanges fructueux noués avec l’Ordre français des experts-comptables, ainsi qu’avec le Conseil français de la Comptabilité, a résulté l’adoption à Madagascar des normes comptables internationales et des standards internationaux d’audit. Cela peut paraître austère et incompréhensible aux yeux des profanes que beaucoup d’entre-nous sommes en matière de comptabilité. C’est pourtant un élément clé de la fiabilité des comptes et, partant, de l’internationalisation de l’économie d’un pays. Enfin, je ne peux que rappeler que vous êtes l’une des fondatrices en 1981 et l’une des Présidents d’Honneur de la Fédération internationale des Experts comptables Francophones (FIDEF).
A côté de cette vie professionnelle particulièrement riche et dense, je ne peux pas manquer de faire état de votre engagement dans l’Eglise catholique romaine de 1965 à 2007 dont vous avez été la Présidente de l’Action Catholique des Milieux indépendants malgaches, la Coordinatrice de la Commission Episcopale pour l’Apostolat des Laïcs, la Présidente de la Commission Développement de Caritas Madagascar, la Secrétaire générale de la Commission Episcopale de la Pastorale Sociale et Caritative. De 1977 à 2008, vous avez été membre du Conseil Pontifical pour les Laïcs, membre du Groupe Mixte de travail entre l’Eglise Catholique Romaine et le Conseil Œcuménique des Eglises, et vous avez exercé trois mandats de Membre du Conseil des Auditeurs Internationaux auprès du Saint Siège.
Vous êtes cependant encore plus connue du grand public pour votre engagement citoyen militant au service de la démocratie et des valeurs démocratiques. Vous avez créé le Comité national d’Observation des Elections (KMF-CNOE), qui a joué un rôle important dans l’observation et l’analyse critique des élections, depuis la fin des années 90. Vous en avez été la Secrétaire générale de 1989 à 2002. Vous en êtes désormais la Présidente d’Honneur. Vos commentaires publics courageux, en défense des droits des citoyens et de la démocratie, au titre du KMF-CNOE, puis dans la présentation des publications lucides, et souvent dérangeantes pour le pouvoir et les bailleurs de fonds, du SEFAFI, vous ont valu de solides inimitiés qui sont aussi la preuve de votre indépendance et de votre courage. Si je sais que certains ont parfois pu vous reprocher, y compris dans la période récente, vos entêtements ou votre caractère pas toujours facile, ce qu’on ne peut manquer de relever, c’est la capacité que vous avez eu à chaque fois de vous retirer et de passer la main lorsqu’il le fallait. En vraie militante de la démocratie, vous ne vous êtes jamais accrochée à vos fonctions ou à des titres pompeux.
Votre « action exemplaire au service de la paix et de la démocratie » avait été saluée par notre ancien Ministre français de la Justice Robert Badinter, dont je voudrais rappeler brièvement le rôle éminent dans l’abolition de la peine de mort en France. C’est les termes mêmes, toujours d’actualité, qu’il avait employé lorsqu’il vous avait invitée, avec le Père Pedro et deux autres militants à participer à la commémoration du cinquantenaire de la Déclaration universelle des Droits de l’Homme à Paris en 1998. Vous avez su aussi mettre cette expertise au service de l’Organisation internationale de la Francophonie en matière d’observation d’élections et de pratique de la démocratie, notamment à Dakar.
Je n’aurais pas fait justice à l’ensemble de vos activités si je n’évoquais pas le volet micro-finance. Vous êtes la Présidente de l’Association pour la Promotion de l’Entreprise à Madagascar (APEM), fondée en 1987 par des membres du GEM. L’on retrouve là plusieurs de vos partenaires :
– le CCFD, qui à travers la SIDI (Société d’Investissement pour le Développement international), a œuvré avec l’APEM à la création de la SIPEM (Sté d’Investissement et de Promotion des Entreprises à Madagascar), institution de micro-finance qui vise à devenir une banque territoriale ;
– le CIDR, qui mène avec l’APEM des actions de promotion dans le sud-ouest de Madagascar ;
– le Service de Coopération et d’Action culturelle de cette Ambassade, qui a appuyé le Programme d’Appui aux Initiatives de Quartiers (PAIQ), soit des activités de micro-finance menées par l’APEM au bénéfice des plus démunis dans la région Analamanga ; vous m’avez dit et je vous en félicite que ce projet est en cours d’institutionnalisation.
Les besoins de micro-financement pour le secteur productif sont tels, ils ont d’ailleurs été soulignés lors de la Conférence nationale, que je ne peux que saluer cette initiative démultipliée désormais, grâce à votre entregent et à votre opiniâtreté. Je saisis l’occasion pour dire toute l‘importance que la France attache à ce levier de développement, au plus près des gens qui en ont un besoin vital.
Chère Maître Maria,

Je me réjouis de vous remettre les insignes de Chevalier de la Légion d’Honneur. Vous aussi, vous incarnez avec brio la société civile malgache, dans son dynamisme et sa détermination à faire avancer une série de causes en parallèle, combinant compétences professionnelles et engagement personnel exigeant, au service d’un combat social et citoyen.
Vous êtes Maître Maria, depuis 1983, avocate à la Cour, spécialisée en Droit des Affaires et Juriste, expert en Droits de l’Homme. Vous êtes également Membre associée du Cabinet RAHARINARIVONIRINA, cabinet d’Avocats formé d’intervenants pluridisciplinaires, Avocats et Conseillers d’Entreprises ayant de solides formations et expérience juridiques. Je sais qu’à ce titre vous avez parfois pris en charge des dossiers politiquement sensibles qui ne vous ont pas valu, notamment après 2002, que des amis dans les allées du pouvoir…
De 1991 à 2006, vous avez été Consultante pour les bailleurs internationaux, notamment le système des Nations Unies (PNUD) sur les Droits de l’Homme. Je voudrais saluer vos travaux de recherche et vos publications, qui constituent des synthèses opérationnelles et des instruments de référence pour Madagascar, élaborés en coopération avec diverses organisations des Nations-Unis, notamment sur les Droits des Femmes : Guide juridique de la Femme malgache, avec l’UNICEF et l’Association des Femmes juristes pour la Primauté du droit (95) ; rédaction sous mandat UNICEF de certains volets du Rapport national du Programme d’Action de la Conférence de Pékin (99) ; rapport sur la violence à l’égard des Femmes (avec la Fondation Friedrich Ebert, 2000), mais également dans le cadre de vos travaux en tant que consultante du PNUD sur les Droits de l’Homme, certains centrés sur l’approche Genre et la CEDAW. Je n’oublie évidemment pas vos travaux sur les Droits des Enfants (cf. votre premier opus : Plan quadriennal d’Action pour l’Enfance pour l’UNICEF, 91). Et pour mesurer l’extrême sensibilité de ce sujet, je tiens à singulariser la réflexion que vous avez impulsée sur la lutte contre les discriminations, en coopération avec ONUSIDA, qui a permis la conception de la loi sur l’interdiction de la stigmatisation et de la discrimination des malades atteints du VIH/SIDA.
Alors que vous auriez pu poursuivre une brillante carrière en restant dans votre domaine d’excellence, vous vous êtes mise au service d’autrui en vous impliquant dans de multiples actions caritatives et humanitaires.
L’enfance tout d’abord, puisque vous œuvrez avec énergie et détermination pour l’ONG « SOS Villages d’Enfants de Madagascar », dont vous êtes la Présidente depuis 1991. Vous avez su donner un vrai souffle à cette ONG devenue une référence à Madagascar, s’occupant de plusieurs centaines d’enfants, leur donnant ou redonnant un sens à leur vie. Les structures d’accueil d’enfants orphelins ou abandonnés, que vous avez réussi à implanter dans 5 provinces de Madagascar, sont des havres de paix et de reconstitution psychologique, de formation scolaire et de réinsertion sociale.
Les femmes, ensuite, en étant membre de l’association « Femme et Développement » ou en ayant des responsabilités dans l’association des femmes juristes. Votre compétence vous a valu d’être consultante du PNUD pour les Droits de l’Homme, sur les questions de genre et de lutte contre la violence faite aux femmes. Vous avez notamment rédigé le Rapport National sur le Développement Humain relatif au cadre juridique genre à Madagascar (RNDH). Vous vous êtes également impliquée activement sur le thème de la lutte contre le SIDA, et vous présidez l’association « SISAL » qui emploie 25 personnes depuis 2001. Je connais la difficulté de mobiliser les bonnes volontés sur ce thème, stigmatisant et parfois tabou. Cette association fait un travail énorme en termes de prise en charge psychologique et d’intégration sociale des personnes victimes du SIDA, tant à Tananarive qu’à Tuléar.
Votre engagement en faveur des Droits de l’Homme est exemplaire. Outre des stages à l’étranger (aux Nations Unies en 1993 par exemple), votre implication forte à Madagascar vous a conduite à devenir Présidente de l’association « ACAT MADAGASCAR » militant pour l’abolition de la torture, notamment en milieu carcéral dans votre pays où les conditions de détention, nous le savons, sont souvent difficiles. Le travail de plaidoyer que vous faites à la direction de l’ « ACAT » (Association des Chrétiens contre la Torture) est central. Il reste beaucoup à faire partout, ici comme ailleurs, y compris en France, pour protéger les Droits de l’Homme ; pour lutter contre la banalisation de la violence, voire du recours à la torture, comme de la résignation devant des conditions carcérales dégradantes, il faut pouvoir replacer la dignité et le respect de l’Homme, de l’autre au cœur de nos préoccupations quotidiennes.
Institution non-gouvernementale, plutôt qu’ONG, je n’oublie pas la mission que vous avez acceptée au sein de la Commission électorale nationale indépendante. Cette dernière, la CENI, a un grand rôle à jouer dans la promotion des droits des citoyens, leur droit à être représenté dans leur diversité, à voir leur voix entendue et respectée, sans distorsion illégitime. Le défi est grand, c’est la base de la démocratie, de la gouvernance démocratique et d’avancées réelles sur la voie du développement économique et social au bénéfice de tous, et du plein respect des Droits de l’Homme et des Libertés fondamentales de chacun.
Maître Maria, une question me vient à l’esprit, comment arrivez-vous à conjuguer toutes ces activités ? Il semble en effet que vous le fassiez avec beaucoup de calme et de détermination, sans jamais vous laissez affoler, ni intimider. Saltimbanque, vous jonglez avec vos téléphones portables qui sonnent sans répit du fond de votre sac, vos mails, vos réalités familiales et professionnelles. Vous faîtes toujours face avec beaucoup d’aplomb, d’aisance et de bonheur à toutes les sollicitations. Vous gérez les choses paisiblement sans jamais vous laisser mener en bateau et comme me l’a confié un de vos amis, « on ne vous fait pas prendre des vessies pour des lanternes… ».
Comment faîtes-vous ? Ou c’est un secret, et vous n’êtes pas obligé de nous l’avouer aujourd’hui, ou c’est de la magie, et vous me pardonnerez cette déclaration d’affection, mais ce qui est sûr, Maître Maria, c’est que trois mots vous résument:
Sagesse, Force et Beauté :
- beaucoup de Sagesse dans les tourments de la vivacité du temps et des éléments,
- beaucoup de Force pour porter et partager les valeurs humaines que vous défendez, sans vous poser la question de savoir si vous gênez, si vous dérangez. Vous avez une vision d’un monde Malgache et d’un monde universel qui vous amène à vous battre, à combattre pour une justice sociale et une paix qui permettent de développer les consciences,
- beaucoup de Beauté extérieure et surtout intérieure, à travers les sentiments altruistes et positifs qui vous animent./.
Sainte Faustine: Apôtre de la divine Miséricorde
Helena Kowalska, en religion Maria Faustyna Kowalska (Głogowiec, 25 août 1905 – Cracovie, 5 octobre 1938) est une religieuse de Notre-Dame de la Miséricorde et mystique polonaise, dite Apôtre de la Miséricorde Divine.
L’Église catholique lui reconnaît une « vie mystique d’une extrême richesse ». Béatifiée en 1993, canonisée en 2000 par le Pape Jean Paul II, elle est fêtée le 5 octobre.
Pour lire le « Petit Journal » que Jésus Christ lui a commandé de tenir, cliquer sur le lien.
La Miséricorde vue par la mystique Ste Faustine
Le Dimanche de la Miséricorde suit le Dimanche de Pâques (Pape Jean-Paul II)
PDS niala: Edgar Razafindravahy, totoafon’ny mpanao gazety…
Raha tsiahivina dia kandidà tamin’ny fifidianana ho Filoham-pirenena tamin’ny 2013 Atoa Edgar Razafindravahy, nifaninana tamin-dry Hery Rajaonarimampianina, Camille Vital praiministra teo aloha, Jean Louis Robinson minisitry ny Fahasalamana tamin’ny fitondran-dRavalomanana, Hajo Andrianinarivelo praiministra lefitry ny Filohan’ny Tetezamita Andry Rajoelina, Sarah Georget Rabeharisoa vehivavy tokana nilatsaka, sy ny maro hafa koa…
Ny fikambanana noforoniny antsoina hoe « Arche de Noé » no nanohana azy tamin’izany (iray amin’ireo anarany ihany io, prénoms: Edgar Marie Noé!). Rahefa tsy lany izy dia notendren’ny Fitondran’ny Filoha vaovao Hery Rajaonarimampianina ho PDS-n’Antananarivo. Ka mialoha indrindra ny fifidianana izay ho Ben’ny Tanàna voafidim-bahoakan’Antananarivo indray ity resadresaka mahaliana ho raiketin’ny Tantara tao amin’ny fahitalavitra ity:
…Dia teraka ny antoko politika vaovao « Arche de la Nation » (ADN ihany, na Antoka sy Dinan’ny Nosy) manolotra ny sedra ho hatrehana sy ny vava asa miandry.
R.M.
TANIKO – Poopy sy Naivo (tantara sy tononkira)
Après sa surprenante conversion à la foi hébraïque, on peut la suivre en 2013 dans l’émission « Coulisse on Tv » ici…
Io no gasikara tsy atakalonay
Efa io no anjara efa io no lovanay
Tsy ilaozana ela fa tanindrazana
Ary tsy avela ho tany ngazana
Androy any, misy ny aloalo
Ny toerana any dia midadasika
Tsy misy rano fa mosarena any
Tsy mampaninona
Andrefana any andro mafana lava
Ka lambahoany no isalorana
Mavana mainto ala sy ravinala
Any atsinanana
Korana lava ny tsena ao Iarivo
Maro ny lapa azo tsidihina
Mahantamana ny moron-dranomasina
Any an-tseranana
Ou simplement connaître la famille de Josée Helihanta Ramahavalisoa, ici…
Foi et raison: aux frontières de la connaissance humaine

Prologue : Genèse
Qui sommes-nous ?
Que sommes-nous ?
Pourquoi sommes-nous sur cette planète, la Terre ?
D’où vint ce monde qui est le nôtre ?
Comment tout cela commença-t-il ?
Y a-t-il d’autres vies ailleurs ?
Sommes-nous un cas unique ?
Sommes-nous seuls ?
Voilà des questions qui ont toujours existé. Pour un astronaute
posant le pied sur la lune, pour Jules Verne qui, lui, y alla de
toute son imagination, pour les astronomes de la NASA
analysant les données fournies par les sondes spatiales enfin
arrivées au voisinage des planètes les plus lointaines, pour
Copernic fouillant les cieux, pour Hamlet face à un crâne
humain, pour les philosophes grecs dissertant sur l’eau, le feu,
la terre et l’air, pour Nostradamus prédisant le futur de l’humanité,
pour les prophètes hébreux annonçant la parole de Dieu,
pour les pharaons d’Égypte à la poursuite de la vie éternelle,
pour une mère au premier cri de son enfant, pour vous, et aussi
pour moi dans ces longues nuits où ces réflexions me tinrent en
éveil…
Chaque jour apporte une nouvelle réponse des savants; en
apparence tout au moins, car ces réponses ne font que relancer
plus avant les questions. Nous avons appris, par les recherches
sur le code génétique propre à tous les hommes, que l’humanité
toute entière descend d’une seule femme qui vivait il y a
300.000 ans; mais qui était-elle ? Les plus récentes études
confirment que toutes les langues sont dérivées d’une source
unique; mais quelle est-elle ? Nous lisons que toutes les formes
de vie sur notre planète ont évolué à partir du même germe
génétique; mais quand ce germe fit-il son apparition sur Terre ?
Et maintenant, pourquoi toutes ces découvertes nous semblent-elles
si familières ?
N’avons-nous pas déjà lu cela ? Assurément,… dans la Bible.
D’une incroyable manière, plus s’accroît notre savoir sur la
Terre et tout ce qui y vit, plus la science moderne corrobore ce
que le livre de la Genèse nous a toujours conté… Lire la suite »