Coordinatrice p.i de l’Observatoire de la Vie Publique (SEFAFI), s’intéresse beaucoup aux faits sociaux à Madagascar et se demande en quoi la psychologie pourrait éclairer le mal être que ressent le pays en ce moment. Avec cette vidéo, les faits et les comportements vus dernièrement sont expliqués par une psychologue.
« Le gouvernement actuel est anti-constitutionnel en étant un Etat de facto unilatéral, alors qu’il devrait être un Etat de jure », dixit Monja Roindefo, président national du parti MONIMA.
L’impartialité et l’existence même de ces organes sont mises en cause. L’ensemble des mesures prises soulève des questions légitimes sur le déroulement régulier de l’élection présidentielle du 9 Novembre 2023.
« Tsy ara-dalàna ny fanesorana azy tsy ho kandidà. Nametraka fitarainana any amin’ny filohan’ny SADC ny antoko pôlitika Monima »
L’adhésion de l’Union africaine au « G21 » est une victoire diplomatique notable pour le premier ministre indien, Narendra Modi, hôte du G20.
Narendra Modi et le dirigeant actuel de l’Union africaine, le président comorien Azali Assoumani, le 9 septembre lors du sommet du G20. LUDOVIC MARIN / AFP
Le premier ministre indien et hôte du G20 a annoncé, samedi 9 septembre, l’adoption de la déclaration finale du sommet. « Grâce au travail acharné de notre équipe et à votre soutien, un consensus s’est dégagé sur la déclaration du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du G20 de New Delhi », a déclaré Narendra Modi. « J’annonce l’adoption de la déclaration. »
L’Union africaine nouveau membre permanent
L’Union africaine a par ailleurs officiellement pris place en tant que nouveau membre du G20, à l’invitation de l’hôte du sommet à New Delhi. L’élargissement de l’Union africaine au « G21 » est une victoire diplomatique notable pour M. Modi, qui devrait briguer un nouveau mandat lors des élections nationales de l’an prochain, redorant le blason du chef d’Etat indien à l’étranger.
« L’Inde a proposé d’accorder le statut de membre permanent du G20 à l’Union africaine. Je crois que nous avons l’accord de tous sur ce point », a déclaré M. Modi dans son discours d’ouverture du sommet.
« Crise de confiance »
Le premier ministre indien, Narendra Modi (au centre), salue le ministre de l’économie français, Bruno Le Maire, lors de la première session du sommet des dirigeants du G20 à New Delhi, le 9 septembre 2023. LUDOVIC MARIN / AFP
Avant son discours, M. Modi avait donné une chaleureuse accolade à Azali Assoumani, président des Comores, à la tête de l’Union africaine. M. Assoumani a ensuite pris place parmi les dirigeants du groupe à l’invitation du ministre indien des affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar.
Les membres du G20 sont en revanche confrontés à de profondes divisions notamment sur la guerre en Ukraine. « Le monde connaît une énorme crise de confiance », a déclaré M. Modi. « La guerre a aggravé ce déficit de confiance. Si nous parvenons à vaincre le Covid, nous pourrons également vaincre cette crise de confiance mutuelle. »
Les Jeux des îles se sont terminés en apothéose hier au stade Barea Mahamasina. Madagascar aura été le grand gagnant.
Sensationnel
Le mot n’est pas trop fort pour qualifier le succès obtenu par la XIe édition des Jeux des îles de l’océan Indien. D’aucuns avaient ri sous cape quand le président de la République Andry Rajoelina affirmait dans une émission télévisée qu’on allait faire dix fois plus que les Mauriciens en 2019. Les doutes s’amplifiaient quand à trois semaines de l’ouverture des Jeux, les infrastructures étaient encore en travaux, la cérémonie d’ouverture une grande incertitude. On craignait beaucoup que l’organisation allait être une catastrophe. La préparation des athlètes n’était pas parfaite. Tout était réuni pour que les Jeux soient un fiasco. Des politiciens prédisaient même que Madagascar ne pourrait jamais organiser les Jeux. Mais une magie allait s’opérer dont seul le président de la République a le secret. Tout était bien ficelé en fait dans un chronogramme serré. Le gymnase d’Ankatso, le stade d’Alarobia, le gymnase de Mahamasina, le gymnase d’Ankorondrano, la piscine d’Ampefiloha… ont été rénovés et modernisés. Les Jeux ont laissé de très belles infrastructures aux sportifs et on peut gager qu’ils vont progresser davantage.
Exploit
La cérémonie d’ouverture se préparait dans la discrétion. Elle sera de toute beauté et splendide avec l’apport de nouvelles technologies. La mort de douze personnes voulant coûte que coûte entrer au stade où il n’y avait plus de places, a failli ternir la tenue des Jeux mais la compétition a vite pris le dessus. Le jour J, tout était prêt. Si les premiers jours ont été laborieux au niveau de l’hébergement et de la restauration, tout s’est arrangé très vite. Les premières médailles commençaient à tomber dans l’escarcelle malgache. Très vite, l’écart allait se creuser. Au fil des jours on sentait qu’un exploit allait se produire. À l’arrivée, les prévisions ont été confirmées. Madagascar a nettement battu son propre record en médailles d’or passant de cent trois en 2007 à cent vingt-et-une. Un record que l’on mettra du temps à battre malgré le progrès fulgurant des autres îles.
Excepté le volleyball et le handball, en perte de vitesse depuis longtemps faute justement d’infrastructures, les disciplines collectives ont été l’apanage des Malgaches. Il en va de même des sports de combat sauf la boxe, sur le déclin depuis plusieurs années. En revanche, le cyclisme a été le maillon faible de l’ensemble. Côté affluence, la popularité des Jeux n’a jamais été démentie et certains matchs ont dû être déplacés pour satisfaire le maximum de spectateurs. Bien qu’assez courts, les Jeux ont permis au secteur hôtelier et restauration de se relancer et de faire ses preuves. Il n’est pas facile de préparer cinq mille couverts trois fois par jour. Le transport a également tiré un bénéfice important des Jeux.
Tout compte fait Madagascar a gagné son pari d’organiser les meilleurs Jeux de tous les temps. Un succès programmé depuis 2020 quand le CIJ avait accordé l’organisation des Jeux suite au retrait des Maldives. Le président de la République en avait fait une affaire personnelle conformément au velirano numéro 13 concernant les sports. Ces victoires portent indubitablement ses empreintes. C’est dans cette dynamique qu’il va entamer un autre challenge sur un autre terrain.
Une unité que l’on peut légitimement interpeller par deux questions essentielles : d’où venons-nous, peuples de l’océan Indien ? Et qu’avons-nous en commun ?
Mahamasina : 13 morts, 80 blessés dans une bousculade
Une fois de plus, l’entrée au stade de Mahamasina a coûté la vie à plusieurs personnes. Hier, vers 17 heures, les gens se sont bousculés devant le grand portail, pourtant sécurisé par les forces de sécurité. « Je ne suis pas sûr de l’origine exacte de l’agitation. Je me souviens d’une forte poussée de la foule au point où les forces de l’ordre n’arrivaient plus à maîtriser la situation ; la serrure du portail s’est cassée. Plusieurs personnes ont été piétinées, dont des enfants », a témoigné un jeune parmi les victimes de la bousculade. Il en est sorti avec quelques égratignures sur le corps.
Ce n’est malheureusement pas le cas pour ceux qui se trouvaient à l’avant de la foule au moment de l’incident. Ce sont principalement eux qui ont subi les conséquences de la bousculade. À l’heure où nous mettons sous presse, on dénombre au moins 11 morts à l’Hôpital Joseph Ravoahangy Andrianavalona (HJRA). Les secouristes et plusieurs véhicules d’État continuaient d’évacuer les blessés du stade Mahamasina vers l’HJRA. Une enquête a été immédiatement ouverte pour tenter de déterminer la cause de cette panique qui a entraîné des décès. « Les gens avaient pourtant respecté la longue file d’attente depuis le matin jusqu’à ce qu’une bousculade éclate en fin d’après-midi », a expliqué un journaliste sur place. En quelques secondes, l’entrée du stade de Mahamasina est passée en état de chaos complet. Des cris provenaient de partout, des gens en détresse, et ceux qui perdaient conscience étaient emmenés sous la tente des secouristes pour recevoir des premiers soins. Tout ce scénario désolant s’est déroulé à quelques minutes de la cérémonie d’ouverture officielle des Jeux des Îles de l’Océan Indien. Cette bousculade mortelle n’est pas la première à se produire à Mahamasina. La dernière en date remonte au 26 juin 2019, avant la cérémonie de commémoration de la journée de l’indépendance. Cette situation avait également coûté la vie à 15 personnes et blessé 75 autres. Une enquête approfondie s’impose, étant donné qu’il y a eu des pertes humaines et que ce problème devient récurrent. Hier soir, des individus étaient toujours transportés à l’HJRA pour des soins médicaux d’urgence. La salle de réanimation était débordée par cet incident, sans pour autant perturber la tenue de la cérémonie d’ouverture des Jeux à Mahamasina.
Présidentielle 2023 : L’opposition appelle la population à faire obstacle à la candidature de Rajoelina
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Fidèle à ses principes, la grande famille de l’opposition ne compte pas lâcher l’affaire. La naturalisation française d’Andry Rajoelina continue d’occuper tous les esprits au niveau des partis de l’opposition.
Hier, ils se sont donné rendez-vous à l’Espace Yandy By-Pass, pour une déclaration commune qui a pour objectif de faire obstacle à l’éventuelle candidature de l’actuel chef de l’Etat. C Lera, Rodoben’ny mpanohitra ho an’ny demokrasia eto Madagasikara (RMDM), PANORAMA, ou encore le parti MMM ont été vus sur les lieux.
Contre toute attente, les forces de l’ordre ont joué les trouble-fête. En effet, des éléments de la force de l’ordre ont investi l’Espace Yandy By-pass où les partis d’opposition ont donné rendez-vous à leurs partisans pour une grande déclaration. Occasionnant ainsi des heures d’accrochage. Siteny Randrianasoloniaiko, Rivo Rakotovao, Rina Randriamasinoro, Rija Rakotomalala, ou encore Vonison Andrianjato ont été vus sur les lieux.
L’arrêt de la HCC est décisif sur la candidature de Andry Rajoelina
La veille de l’ouverture du dépôt de candidature pour la prochaine présidentielle, la Haute cour constitutionnelle se prononce sur la nationalité malgache du président de la République.
L’arrêt de la cour constitutionnelle mettra-t-il un terme au débat sur la nationalité du président de la République. En effet, hier, et faisant suite à la saisine de Fanirisoa Ernaivo, la Haute cour constitutionnelle a publié un arrêt concernant la nationalité étrangère de Andry Rajoelina. L’opposante a demandé à cette cour de se prononcer sur le sujet et le verdict est clair. Sans surprise, la cour d’Ambohidahy a mis droit dans ses bottes le président de la République concernant l’impact de son acquisition de nationalité française sur sa carrière politique. Dans son arrêt 04-HCC/AR du 22 août 2023, les juges constitutionnels affirment que « la Haute Cour Constitutionnelle n’est pas compétente pour dire et juger que Rajoelina Andry Nirina a perdu la nationalité malagasy ». La défense du président de la République, représentée par l’avocate Christiane Andriamampiandra, soutient, d’ailleurs, « que la Cour a validé la candidature de Andry Nirina Rajoelina suite à un contrôle de l’exhaustivité des pièces dont la production d’un certificat de nationalité, preuve intangible de la possession de la nationalité malagasy ».
Tsy dia maro loatra fa mafonja ny hevi-baventy novoizin’ireo boky nosoratan’ny manampahaizana malagasy tato anatin’ny taona vitsivitsy farany mikasika ny toerana misy ny Firenena ankehitriny. Anisan’ireny ny:
« Histoire des régions de Madagascar » (Professeur Frédéric Randriamamonjy),
« Histoire de la construction d’une Nation« : Professeurs Manassé Esoavelomandroso, Helihanta Rajaonarison, RP Sylvain Urfer, …
Madagascar, « le défi de l’avenir »: Serge Zafimahova
Toa voafintina ato anatin’ity fandaharana hivahinianan’Atoa Tabera Andriamanantsoa, izay minisitra teo aloha ity ireo hevi-dehibe ireo.