Les proches des victimes de l’intoxication alimentaire accourent auprès du service des urgences du CHUJRA.
Une fête vire au cauchemar : 12 morts confirmés à Antananarivo
Un anniversaire organisé dans un espace privé à Ambohimalaza, à proximité de la RN2, s’est transformé en tragédie. Selon les autorités sanitaires, douze personnes sont décédées des suites d’une intoxication alimentaire survenue entre le 14 et le 15 juin 2025. Parmi les victimes figurent la propriétaire du lieu de réception et plusieurs membres d’une même famille.
Intoxication alimentaire : des dizaines d’hospitalisations et des cas critiques
D’après le Centre hospitalier universitaire Joseph Ravoahangy Andrianavalona (CHUJRA), neuf décès ont été enregistrés parmi les 43 personnes hospitalisées. Trois autres personnes sont décédées dans d’autres établissements d’Antananarivo, dont le centre hospitalier Soavinandriana (CENHOSOA) et des cliniques privées.
Treize autres patients sont actuellement dans un état critique, selon le directeur adjoint technique du CHUJRA. Les symptômes observés incluent :
• maux de tête sévères
• douleurs abdominales
• vomissements verdâtres
• troubles de la vision
• difficultés respiratoires
• étourdissements et troubles neurologiques
Quels aliments sont en cause ? La donut sous les projecteurs
Les premiers éléments de l’enquête orientent les soupçons vers un aliment consommé lors de la fête, notamment la donate, un beignet local sucré. Selon le ministre de la Santé publique, le professeur Zely Randriamanantany, certaines victimes n’auraient consommé que ce produit avant de tomber malades.
Les invités avaient accès à un buffet en self-service, avec des petits fours, des crudités, des brochettes et de la salade de pâtes. Des aliments ont également été ramenés à domicile, entraînant des cas d’intoxication chez des personnes absentes de la fête.
Une enquête ouverte par les autorités malgaches
Le ministère de l’Industrialisation et du Commerce a immédiatement ouvert une enquête. Des analyses en laboratoire sont en cours pour identifier l’origine de l’intoxication. « Si des aliments avariés, périmés ou mal préparés sont à l’origine de cette intoxication alimentaire, l’État procédera à leur saisie », déclare Ando Ravelonarivo, directeur de la Protection des consommateurs (DPC).
Une crise de santé publique à Madagascar ?
Cet incident relance les questions sur la sécurité alimentaire à Madagascar, la surveillance des produits alimentaires artisanaux et les pratiques d’hygiène dans les événements privés. Le ministère de la Santé publique appelle à la prudence et rappelle les mesures de prévention pour éviter ce type de drame.
Mitohy ny asa fandikana ny baiboly amin’ny fitenim-paritra eto Madagasikara. Nasain’ny Akademia Malagasy hanatanteraka velan-kevitra momba izany asa izany ny mpandika teny ao amin’ny FJKM Zoara Fanantenana Ambohipo, omaly. Tafiditra ao anatin’ny fankalazana ny iray volan’ny teny malagasy izany.
Fitenim-paritra miisa 9 efa mandeha
Miisa telo ireo faritra efa manana boky manakaiky ny fomba fitenin’izy ireo ka nampahafantarina bebe kokoa omaly. Ao anatin’izany ny Betsileo, Sihanaka ary ny Tsimihety. Marihina moa fa ireo ao amin’ny FJKM Ambohipo ireo no manatanteraka izany. Hanampy ireo dia efa andalam-panatanterahana ny fandikana ny baiboly amin’ny fiteny miisa 9 hafa.
Ahitana ny Zafisoro, Betsimisaraka Avaratra, Betsimisaraka Atsimo, Antambahoaka, Antefasy, Antanala, Mahafaly, Antesaka ary Antemoro. Nanamarika ireo avy ao amin’ny mpandika teny fa andalam-panamafisana ireo asa ireo ary tsy maintsy hahazo ny anjarany avokoa ny Malagasy.
Tsara moa ny manamarika fa voadika avy amin’ny fiteniny avokoa, manomboka amin’ny Genesisy hatramin’ny Apokalipsy, izany hoe ny Testamenta roa samihafa. Literatiora goavana izy io, ary indrindra manamarika ny fahamaroan’ny fiteny eto Madagasikara, ka antony hampiroboroboana azy.
« Vontosy filazan-tsara i Madagasikara »
Tafiditra ao anatin’ny tanjon’ny Fiangonana FJKM amin’izao fotoana izao, dia ny hoe « Vontosy filazan-tsara i Madagasikara » ny famadihana ny baiboly ho amin’ny fitenim-paritra samihafa. Haparitaka manerana ny Nosy araka izany izy ireo mba hahafahan’ny mpino mandray ny hafatra entiny. « Zava-dehibe ny fandikana baiboly amin’ny fitenim-paritra hahafahan’ny rehetra mandray ny hafatra masina amin’ny alalan’ny tenin-drazany. Sarotra ho an’ny olona sasany mantsy ny mandray ny hafatra noho ny fahasarotan’ny fiteny ampiasain’ny baiboly », hoy i Ralinoro Nirina Harivelo, mpandika baiboly amin’ny fiteny Betsileo.
Isan’ny mety hampazoto ny mpino hamaky baiboly ihany koa, raha ny fanazavana ny fananany izany, voasoratra amin’ny fiteny manakaiky ny fony. « Izany rehetra izany no natao mba hamonjena fanahy maro », hoy hatrany ny fanazavana.
Le cinéaste iranien, auteur d’une œuvre clandestine, a été récompensé pour « Un simple accident », attaque virulente contre la République islamique. Le jury a par ailleurs donné deux prix à « L’Agent secret » du Brésilien Kleber Mendonça, qui évoque la dictature militaire des années 1970.
Le réalisateur iranien Jafar Panahi, Palme d’or pour « Un simple accident », au Festival de Cannes, samedi 24 mai 2025. VALERY HACHE/AFP
« Je me permets de demander à tous les Iraniens, en Iran et dans le monde : mettons tous les problèmes de côté. La question la plus importante, c’est la liberté de notre pays. Et que personne n’ose nous dire ce qu’il faut porter comme vêtements, ce qu’il faut dire, ce qu’il faut faire. De la même façon, le cinéma est une société et personne n’a le droit de nous dire ce qu’il faut dire et ce qu’il faut faire. ». Cette phrase, prononcée par le lauréat de la Palme d’or, l’Iranien Jafar Panahi, pour son film Un simple accident, fut sans doute la plus forte et la plus sentie de la cérémonie de clôture de la 78e édition du festival de Cannes, samedi 24 mai.
Emprisonné à plusieurs reprises dans son pays, interdit de tournage durant vingt ans, interdit de sortie de territoire depuis quatorze ans, ce très grand cinéaste, disciple et héritier d’Abbas Kiarostami, est l’auteur d’une œuvre exceptionnelle, en partie clandestine.
Son nouveau film met en scène la confrontation d’anciens détenus politiques qui retrouvent de manière fortuite leur bourreau, ainsi que le dilemme moral suscité par cette situation. Plus encore que les précédentes, cette œuvre est une attaque frontale contre la répression qui s’est encore durcie en Iran depuis la naissance du mouvement « Femme, Vie, Liberté » en 2022.
On peut encore toucher le rocher du Calvaire, là où se dressait autrefois la croix. En ce lieu sacré, le sang de Jésus a coulé sur la pierre. Le Golgotha, lieu de la crucifixion, se trouve au sein de l’église du Saint-Sépulcre à Jérusalem.
Dans cette vidéo, nous explorons le rocher sacré du Calvaire : visible derrière une vitre, sous l’autel et en contrebas, dans la chapelle d’Adam, le tout au sein de cette église sainte construite sur le site le plus important de l’histoire chrétienne. Les pèlerins viennent toucher la pierre, prier en silence et méditer sur la souffrance et l’amour du Christ. L’ancienne fissure dans la roche témoigne encore du moment où la terre a tremblé à sa mort. Ce lieu n’est pas un symbole. C’est une vraie pierre, une véritable histoire – et une terre sacrée.
Le Ministère de la Communication et de la Culture a réagi ce vendredi 2 mai au dernier classement mondial de la liberté de la presse publié par Reporters Sans Frontières (RSF), dans lequel Madagascar enregistre une chute de 13 places. Le pays se classe désormais à la 113è position, contre la 100è en 2024.
Dans son communiqué, le Ministère prend acte de ce recul tout en soulignant le contexte global préoccupant : plus de 60 % des pays évalués par RSF affichent une dégradation de leurs conditions d’exercice du journalisme. L’organisation note même que la liberté de la presse devient « difficile » à l’échelle mondiale, avec des conditions qualifiées de « graves » dans la moitié des pays analysés.
Face à ces constats, les autorités malgaches insistent sur leur engagement envers les libertés fondamentales. Le communiqué rappelle que la liberté d’expression et celle de la presse sont garanties par la Constitution, les conventions internationales ratifiées par Madagascar et la législation nationale. Le Ministère affirme qu’aucun journaliste n’est poursuivi ou condamné pour ses activités professionnelles, ni pour des délits de presse ou d’opinion.
Le Directeur Général de la Communication, Donald Judicaël Tavao Botomiarina, réaffirme ainsi l’attachement du gouvernement à ces libertés, tout en niant toute utilisation abusive des restrictions à la liberté d’expression.
Cependant, ce recul dans le classement de RSF pourrait renforcer les interrogations de la société civile sur la réalité de la liberté de la presse dans le pays, à l’heure où plusieurs voix dénoncent un climat médiatique de plus en plus sous pression
Une centaine de femmes entrepreneures malgaches participent actuellement à un événement majeur de l’entrepreneuriat féminin à Antananarivo.
Il s’agit du Comité Mondial des Femmes Chefs d’Entreprises, organisé pour la première fois dans le pays par le Groupement des Femmes Entrepreneures de Madagascar (GFEM), en collaboration avec les Femmes Chefs d’Entreprises Mondiales (FCEM). Cette rencontre, qui se tient au Novotel, s’achèvera demain, 30 avril, par l’adoption de résolutions visant à faire avancer l’entrepreneuriat féminin.
Unies face aux mêmes défis
Cette initiative rassemble des femmes entrepreneures malagasy venues des quatre coins de la Grande Île. Ce jour, lors de l’ouverture du comité, elles sont vêtues du blanc symbole d’unité et d’espoir, ainsi que du wax pour représenter l’entrepreneuriat en Afrique. Pendant trois jours, elles échangent autour des difficultés rencontrées dans leurs secteurs respectifs, du financement à l’accès aux marchés, aussi bien local qu’international avec l’ambition de trouver ensemble des solutions durables. A Savoir qu’elles sont issues de plusieurs secteurs d’activités, regroupées dans le GFEM.
Ces trois jours sont donc une grande occasion pour eux de découvrir ensemble les solutions adaptées aux défis de l’entrepreneuriat. « Ce comité représente une véritable opportunité pour Madagascar, car les échanges et ateliers porteront sur le développement de l’entrepreneuriat non seulement dans le pays, mais aussi à l’échelle mondiale », explique Fanja Razakaboana, Présidente Co-fondatrice du GFEM.
Une dimension internationale
La portée de l’événement dépasse largement les frontières de Madagascar. Ces défis sont communs dans le monde entier, non seulement pour les femmes entrepreneures mais pour tous les entrepreneurs. Une raison pour laquelle des femmes chefs d’entreprises venus du monde entier prennent part à ce comité. Il a entre autres, ceux venues de l’Argentine, Allemagne, Guinée Conakry, United Kingdom, Venezuela et beaucoup d’autres. Leur participation souligne l’importance de la coopération internationale pour promouvoir l’entrepreneuriat féminin.
Ce comité vise à mettre en lumière la contribution des femmes à l’économie mondiale, tout en encourageant la création et la gestion d’un plus grand nombre d’entreprises dirigées par des femmes dans les années à venir. Une dynamique collective qui donne tout son sens à cette mobilisation historique à Madagascar.