Politique

La Suisse accusée de fermer les yeux sur les espions russes agissant sur son territoire

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L’organe de contrôle du Parlement helvétique déplore la passivité inquiétante du gouvernement face à la guerre hybride menée par Moscou.

Devant l’ambassade de Russie à Berne (Suisse), le 17 mars 2024. JULIEN GRINDAT/EPA/MAXPPP

L’histoire se passe un peu plus de deux ans avant l’invasion à grande échelle de l’Ukraine, et alors que tous les services de renseignement occidentaux ont les yeux rivés sur la montée en puissance des services russes. Un jour de l’été 2019, la police du canton alpin des Grisons interpelle deux individus suspects à Davos. Ils se disent plombiers, parlent anglais avec un fort accent d’Europe de l’Est, ne parviennent pas à expliquer la nature précise de leur travail sur place. Quand soudain, coupant court à l’échange, l’un d’eux exhibe un passeport diplomatique russe. L’hypothèse qui prévaut alors est que le duo effectuait des repérages en vue d’une opération pendant le Forum économique mondial, qui a lieu chaque année en janvier dans la station grisonne. Le Service de renseignement de la Confédération (SRC) est saisi de l’affaire, mais comme aucune preuve formelle ne peut être opposée aux suspects, ils sont relâchés.

La Suisse en fait-elle assez contre la guerre hybride menée en Europe par le régime russe ? La réponse est négative et elle figure dans un rapport dévastateur de la Délégation des commissions de gestion du Parlement suisse, un organe de contrôle des services de l’Etat. Rendu public jeudi 29 janvier, le document est à ce jour la charge la plus documentée et la plus virulente contre l’étrange passivité de Berne face à l’activisme des services secrets russes sur son territoire. En 2022 déjà, le contre-espionnage helvétique estimait qu’un agent russe sur cinq opérant en Europe était basé en Suisse.

Plus précis encore, il évaluait qu’« un tiers au moins des personnels russes diplomatiques, consulaires ou techniques présents en Suisse se livre à des activités d’espionnage sous couverture ».

(source: lemonde.fr)

L’Iran et les Etats-Unis sont convenus de « poursuivre les négociations », annonce le chef de la diplomatie iranienne

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Tensions en Iran : Tsahal ne change rien aux consignes à la population * Tsahal a frappé des « infrastructures terroristes » à Gaza

L’envoyé spécial américain Steve Witkoff serre la main du ministre des Affaires étrangères d’Oman, Badr bin Hamad al-Busaidi, sous le regard de Jared Kushner, lors d’une réunion à Mascate. (Photo fournie par le ministère des Affaires étrangères d’Oman/AFP)

L’Iran doit renoncer « à être une puissance déstabilisatrice », exhorte le chef de la diplomatie française

L’Iran doit renoncer « à être une puissance déstabilisatrice », a exhorté vendredi le chef de la diplomatie française, citant son programme nucléaire et son soutien aux groupes « terroristes » qui représentent une menace pour les pays du Proche et du Moyen-Orient et les pays européens.

Jean-Noël Barrot, en visite dans la région, a en outre appelé « les groupes soutenus par l’Iran », dont le Hezbollah libanais, à exercer « la plus grande retenue » en cas d’escalade militaire entre Téhéran et les Etats-Unis.

(source: fr. timesofisrael.com) 

États-Unis : catholicisme, pouvoir et polarisation politique

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De retour à la Maison-Blanche depuis un an, Donald Trump gouverne une Amérique profondément polarisée. Dans ce contexte, et pour la première fois dans l’Histoire, le Pape est natif des États-Unis. Cela fait-il pour autant de Léon XIV un pape « étatsunien » ?


Notre invitée, Blandine Chélini-Pont est professeure d’histoire contemporaine à l’université d’Aix-Marseille et spécialiste des religions aux États-Unis. Elle décrypte les enjeux de l’Église catholique américaine : entre les récentes nominations d’évêques, la présence croissante de catholiques conservateurs au sein de l’administration Trump et les prises de position d’une partie de l’épiscopat sur les politiques étrangères et migratoires du pays.

Transition : la communauté internationale verrouille l’échéance des 24 mois

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(©madagascar-tribune.com)

Le compte à rebours est désormais enclenché pour la transition. Dans les capitales partenaires comme dans les couloirs des institutions électorales, un message s’impose avec une netteté inhabituelle : la transition ne devra pas s’éterniser. Vingt-quatre mois, pas davantage. Dans ce délai maximal, la communauté internationale attend que Madagascar soit ramené à l’ordre constitutionnel par une élection présidentielle jugée libre, transparente et crédible.

Vingt-quatre mois, c’est le délai que la Haute Cour Constitutionnelle (HCC) a accordé au régime de la Refondation sous la présidence du Colonel Michaël Randrianirina pour mener à bien la “Refondation de la République”. Aujourd’hui, la communauté internationale s’aligne aussi derrière ce principe.

Le ton a été donné à la fois par l’Union Africaine et l’Union Européenne, dans une séquence diplomatique resserrée qui ne laisse guère de place aux interprétations. À l’issue d’une rencontre à Ivandry avec le chef de l’État, l’envoyé spécial de l’Union africaine, Mohamed Idriss Farah, a explicitement parlé de « Transition » (appelé « pouvoir intérimaire » par les émissaires de la SADC à l’Assemblée nationale, selon le VPAN Fidèle Razara Pierre) et fixé le cap : un processus de vingt-quatre mois débouchant sur la présidentielle. L’expression, en elle-même, acterait déjà la nature exceptionnelle de la période actuelle, au-delà des débats internes sur sa qualification politique.

Du côté européen, le cadrage est tout aussi clair. Après un échange avec Thierry Rakotonarivo, président de la Commission électorale nationale indépendante (CENI), l’ambassadeur Roland Kobia a rappelé que l’organisation d’élections libres et transparentes constitue une priorité commune, à la fois pour les autorités de la Refondation et pour l’Union européenne. Surtout, il a insisté sur une exigence de méthode : le travail doit être soutenu à tous les niveaux pour être prêt dans les vingt-quatre mois. Lire la suite »

Burkina Faso : Le régime militaire met fin aux partis politiques

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Au Burkina Faso, le régime militaire du président Ibrahim Traoré met fin aux partis politiques. On en parle avec Ahmed Newton Barry, journaliste et opposant burkinabè.

Transport aérien – Sinaly Silué prend les commandes de l’ASECNA

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Le transport aérien africain entre dans une nouvelle phase. Sinaly Silué, a été élu ce week-end président du Conseil d’administration de l’ASECNA.

Sinaly Silué le Nouveau Président du Conseil d’administration de l’ASECNA

Ancien directeur général de l’Autorité nationale de l’aviation civile (ANAC) de Côte d’Ivoire, Sinaly Silué prend la tête ddu Conseil d’administration  de l’ASECNA, l’agence responsable de la sécurité de la navigation aérienne dans 19 États africains et à Madagascar. Il succède à Rolland Herintseheno Ranjatoelina, qui s’était distingué par son expertise et son engagement pour la sécurité aérienne.

Ingénieur général des Travaux publics formé à l’École nationale supérieure des Travaux publics (ENSTP) et spécialisé dans l’aéronautique civile, Sinaly Silué a suivi des formations sur des bases aériennes en France et sur les aéroports Charles-de-Gaulle et Orly. Pilote privé et détenteur d’un brevet de préparation militaire, il allie expérience technique et connaissance concrète du ciel.

Son parcours professionnel inclut des postes stratégiques à l’ANAM, Air Afrique, Air Ivoire et la CAFAC, en Côte d’Ivoire comme à l’international. Sous sa direction, l’ANAC a obtenu d’excellents résultats aux audits de l’UEMOA et de l’OACI, et a décroché la certification TSA américaine pour l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny, ouvrant la voie aux vols directs vers les États-Unis.

Expertise

Élu pour trois ans, Sinaly Silué aura pour mission de renforcer la sécurité et la sûreté aériennes dans tous les États membres de l’ASECNA, de superviser les inspections techniques et financières et de coordonner les différentes commissions de contrôle. À ce sujet, il a déclaré : « Mon engagement est simple : que chaque vol en Afrique soit sûr, efficace et reconnu dans le monde entier.» Lire la suite »

Ministre Hanitra Razafimanantsoa – « 2026 l’année de la Concertation, 2027 l’année des élections »

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(©laverite.mg)

Ministre d’État auprès de la Présidence chargée de la Refondation, Maître Hanitra Razafimanantsoa revient avec nous sur le processus de concertation nationale inclusive prévu pour 2026. Elle y précise le calendrier menant aux élections de 2027, les thématiques prioritaires comme la décentralisation et le rôle de médiateur confié au FFKM. Entretien.

La Vérité (+) : Madame la ministre d’Etat, que recouvre exactement la notion de Refondation de la République et pourquoi ce terme plutôt qu’un autre aujourd’hui à Madagascar ?

MEPCR (-) : Ces dernières années, l’on a constaté que la République a été malmenée, les Institutions rongées par la corruption et le non-respect de la séparation des pouvoirs étaient au centre de la mauvaise gouvernance.

Les abus de pouvoir, le népotisme, le favoritisme, le monopole de l’économie entre les mains d’une minorité, la confiscation de l’État, la corruption, le manque de transparence, le mépris du peuple, l’achat des voix lors des élections, les fraudes électorales, le détournement de deniers publics, l’enrichissement illicite, l’utilisation de l’argent de l’État pour des fins personnelles, la culture de l’impunité, la priorisation de la médiocrité, l’absence de la démocratie, la violation des droits et des libertés fondamentaux etc… ont fait que Madagascar devenait un État de non droit. Il y a eu également crise de confiance et un écart énorme entre les Gouvernants et les Gouvernés. Qu’il s’avère que tout est à refonder.

C’est dans ce sens que les Dirigeants actuels, principalement le Président de la Refondation de la République, ont opté pour le terme « Refondation ». L’idée est de fortifier les fondations, consolider le socle de la République mais surtout de redonner espoir aux Malagasy que tout est encore possible et qu’il y a un grand chantier à faire ensemble pour relever Madagascar, le sortir de la pauvreté et que nous puissions bénéficier de nos richesses.

(+) : En quoi cette concertation nationale se distingue-t-elle des concepts déjà évoqués par le passé — forums, assises nationales ou dialogue politique ?

(-) : C’est vrai qu’il y avait eu toute une sorte de Médiations pour une sortie de crise politique en 2009, des Assises Nationales des Dialogues nationaux, des Réconciliations nationales et autres mais tout cela n’a pas pour autant résolu les maux et problèmes en profondeur. Les crises politiques récurrentes et cycliques se sont de plus en plus rapprochées. Si auparavant c’était entre 15 à 20 ans, ces derniers temps cela se passait entre 5 à 7ans. Aucun Président de la République n’a pas pu aller ou finir son deuxième mandat. Il y avait eu une tendance à ne résoudre que les problèmes politiques et que les résolutions se résumaient en un partage de sièges selon un quota exclusif et un Accord politique biaisé.  Lire la suite »

Journal Gen Z TV – Édition n°9 : Justice, méthode et passage à l’action

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Dans cette nouvelle édition du Journal Télévisé de Gen Z TV, nous revenons sur trois sujets au cœur de l’actualité et du débat public à Madagascar.

🔹 00:01:36 Une justice sous observationArrestations, signaux politiques, annonces fortes. Mais au-delà de l’agitation, une question demeure : la justice s’exerce-t-elle de manière équitable ou ciblée ?

🔹 00:03:24 Les pré-Assises de la Génération ZUn temps de structuration, de débat et de préparation. La jeunesse s’organise pour penser collectivement les décisions à venir.

🔹 00:06:14 De la Charte à l’actionLa Génération Z met en œuvre concrètement sa Charte et sa Feuille de route, avec un principe fort désormais en pratique : la rotation indépendante des porte-paroles à travers toutes les régions du pays.


La Jeunesse ignorée?

Madagascar traverse un moment de bascule.Une jeunesse qui refuse l’effacement.Une économie qui vacille.Deux signaux d’alerte qui convergent vers une même question centrale : qui décide, pour qui, et avec qui ?