Société

Le CFCM annonce travailler à la formation des imams et à un plan anti-radicalisation

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Une semaine après la décapitation de Samuel Paty, le Conseil français du culte musulman «entend participer à la refondation du culte musulman».

Par Le Figaro avec AFP

Le recteur de la Grande mosquée de Paris Chems-Eddine Hafiz, membre du CFCM, reçu à l’Elysée le 19 octobre. Ludovic Marin/AFP

Le Conseil français du culte musulman (CFCM) a annoncé samedi travailler à l’élaboration d’un «programme commun de formation des imams» et d’un «plan de lutte» contre le radicalisme, une semaine après la décapitation d’un professeur à Conflans-Sainte-Honorine.

Le CFCM, principal interlocuteur des pouvoirs publics sur l’islam, est «conscient de ses responsabilités» et «entend participer à la refondation du culte musulman en prenant en considération ses implications culturelles et sociales», a expliqué son président Mohamed Moussaoui dans un communiqué.

Dans cette optique, l’instance annonce qu’elle va «élaborer un plan de lutte contre toutes les formes de radicalisme et d’extrémisme à même d’immuniser la jeunesse française face à la propagande des prêcheurs de la haine et de la division». Le CFCM compte réunir le 1er novembre sa «commission de prévention contre le radicalisme» à ce sujet.

Bâtir «un Islam des Lumières»

Jeudi, l’instance avait fait parvenir aux imams de France une proposition de texte dont ils pouvaient s’inspirer pour leur prêche, dénonçant l’irruption du «radicalisme (…) se réclamant de l’islam» et «l’assassinat horrible» de Samuel Paty, décapité après avoir donné un cours sur la liberté d’expression.

Dans son communiqué, l’institution acte également la mise en place d«une commission chargée d’élaborer un programme commun de formation des imams et aumôniers de France», qui se réunira pour la première fois dans une semaine, selon le communiqué.

 

Israël et le Soudan ont accepté de normaliser leurs relations – Maison Blanche

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Dans ce contexte, Donald Trump va retirer le Soudan de la liste des Etats soutenant le terrorisme, a annoncé la Maison Blanche.

« Le président a annoncé que le Soudan et Israël étaient convenus de normaliser leurs relations, une nouvelle étape majeure vers la paix au Moyen-Orient », a tweeté Judd Deere.

Le Premier ministre soudanais Abdallah Hamdok a aussitôt remercié le président américain dans un tweet.

Donald Trump « a informé le Congrès de son intention d’annuler formellement la désignation du Soudan comme Etat parrain du terrorisme », a indiqué l’exécutif américain, qualifiant ce développement de « moment charnière » pour le Soudan et les relations entre Washington et Khartoum.

Le président américain Donald Trump annonce que le Soudan normalisera ses relations avec Israël, à la Maison Blanche à Washington, le 23 octobre 2020. (Crédit : Alex Edelman / AFP)

Cette annonce intervient après que le Soudan a « accepté de résoudre certaines demandes des victimes américaines du terrorisme et leurs familles. Hier, en application de cet accord, le gouvernement de transition du Soudan a transféré 335 millions de dollars sur un compte séquestre pour ces victimes et leurs familles », a précisé la Maison Blanche.

Il s’agit notamment des attentats perpétrés en 1998 par la nébuleuse jihadiste Al-Qaïda contre les ambassades des Etats-Unis au Kenya et en Tanzanie, et qui avaient fait plus de 200 morts.

Le Soudan, jadis paria de la communauté internationale pour avoir accueilli le chef d’Al-Qaïda Oussama Ben Laden dans les années 1990, a été condamné à verser de telles indemnisations par la justice américaine.

L’accord ouvre la voie à « un nouvel avenir de collaboration et de soutien à la transition historique en cours » au Soudan, selon la Maison Blanche, qui a salué les autorités de transition du pays.

L’exécutif a enfin appelé le Congrès américain à adopter la loi nécessaire pour mettre en œuvre l’accord.

Le Soudan est depuis 1993 sur cette liste noire américaine, synonyme d’entrave aux investissements pour ce pays pauvre.

Les Etats-Unis ont renoué avec Khartoum déjà sous l’ex-président démocrate Barack Obama, lorsque l’ex-président soudanais Omar el-Béchir a commencé à coopérer dans la lutte antiterroriste et joué le jeu de la paix au Sud-Soudan.

La révolution qui a balayé Omar el-Béchir n’a fait qu’accélérer le mouvement.

Par AFP

 

Léon Razafitrimo n’est plus: disparition d’un grand homme des médias

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Léon Razafitrimo, Directeur de publication du Groupe Ultima Média

La mauvaise nouvelle est tombée comme un couperet. Léon Razafitrimo, Directeur de publication du Groupe Ultima Média (Groupe An­driantsitohaina), membre et formateur au sein du Grou­pement des Editeurs de Presse d’Information et Mul­timédias de Madagascar (Gepimm), a définitivement déposé sa plume hier.
Difficile de trouver les mots justes en de telles circonstances. Dire qu’il y a encore quelques mois, ce chroniqueur émérite des journaux Les Nouvelles et Taratra lançait encore de nouvelles rubriques, «Lo­kan­ga sy Valiha», «Mercredi des idées en goguette», re­layées sur les ondes d’Al­liance 92. Mais le destin en a décidé autrement : Léo Raz, cette grande signature, s’en est allé.
Diplômé de Droit, de Sciences de l’information de l’Institut français de Presse, Léon Razafitrimo était un vrai homme de médias. Sortant du Studio école de l’Ocora (Office de coopération radiophonique), rédacteur-présentateur, documentariste à la TVM, ainsi qu’en France. Depuis 2005, il officie en tant que chroniqueur et responsable au sein de divers organes de presse à Antananarivo. De 2010 à 2014, il était notamment Directeur de publication chez Madagascar Matin. Il retrouve en 2014 une de ses premières amours en prenant activement part à la mise en place de la station radio Alliance 92, appartenant au Groupe Ultima Média.

DP, comme l’appelaient affectueusement les journalistes d’Ultima Media, était adepte d’un style de rédaction élaborée. Et ses écrits, ses idées toujours empreints de bon sens. Ecrire le passionnait. Partager aussi. Léon Razafitrimo faisait par exemple partie des formateurs du «Passeport vers le journalisme» initié par le Gepimm et Africamédias en octobre 2019. Et, dans tout ce qu’il faisait, sa bienveillance n’avait d’égal que sa fran­chise.
Ultima Média a perdu un des siens. Les Nouvelles s’associe à la douleur de la famille et proches dans cette épreuve.

La Rédaction

(Source: News Mada )

 

Israël: le ressentiment contre les Haredim marquera les prochaines élections

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Les villes ultra-orthodoxes fâchent, ce qui marque un « tournant » pour Israël et sa politique, selon Yohanan Plesner, ex-député qui dirige l’Institut israélien pour la démocratie.

Des policiers s’affrontent avec des hommes ultra-orthodoxes lors d’une manifestation contre l’application des restrictions dues au coronavirus dans le quartier de Mea Shearim à Jérusalem, le 4 octobre 2020. (Nati Shohat/Flash90) Shohat/Flash90)

Le ressentiment suscité par la désobéissance des ultra-orthodoxes devant les règlements du COVID-19 pèsera lourdement les prochaines élections en Israël, qui seront probablement caractérisées par une campagne communautaire laide, a prédit le président de l’Institut israélien pour la démocratie.

Yohanan Plesner a déclaré que la réalité actuelle était à l’opposé du plan « feux de circulation » proposé par le responsable de la gestion du coronavirus Ronni Gamzu, pour instituer un verrouillage strict des zones « rouges » où les taux de contamination sont élevés, et permettre une vie quasi normale dans les zones « vertes », où les taux sont faibles. Les politiciens issus de la communauté ‘haredi se sont opposés à ce plan plus tôt cet été, car il aurait fortement affecté leur circonscription.

Au lieu de cela, a déclaré Plesner, la violation par les haredim des règles relatives aux virus est devenue si grave qu’il existe actuellement une « situation de feux de circulation inversés », dans laquelle les zones les plus virales, au lieu d’intensifier le respect des règles, sont enclines à la désobéissance alors que les règles ont tendance à être rigoureusement suivies dans les régions à faible taux de virus (on peut bien sûr débattre de la cause et de la conséquence dans cette situation).

Des juifs haredim de la secte hassidique Shomrei Emunim assistent aux funérailles du Rav Refael Aharon Roth, 72 ans, décédé du coronavirus, à Bnei Brak, Israël, le 13 août 2020. (AP Photo/Oded Balilty)

Plesner, un ancien député, s’est exprimé lors d’un briefing aux journalistes et a accordé une interview avec le Times of Israël mercredi, alors même que les médias font état de nombreuses vidéos de violations d’ultra-orthodoxes pendant la saison des Fêtes et qu’il est apparu que même après une baisse, les taux de tests positifs des ‘haredim sont toujours deux fois plus élevés que la moyenne nationale.

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Fin du bilan Covid-19 – la Professeure part soulagée mais inquiète

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Bravo Professeure Vololontiana Marie Danielle !

La Professeure Vololontiana Hanta Marie Danielle (photo: l’Express de Madagascar)

C’est, désormais, à l’université d’Antananarivo à Ankatso et à l’hôpital Befelatànana, que la professeure Vololontiana passe plus de son temps. A la fin de l’émission journalière sur l’évolution de l’épidémie de coronavirus, dont elle a été la porte-parole, elle se concentre sur ses autres responsabilités : doyenne de la Faculté de Médecine et Chef du Service de la Médecine interne à Befelatànana. « Je ne cache pas que j’étais soulagée à l’annonce de la fin de l’émission. Toutefois, l’inquiétude du relâchement pèse sur moi », indique-t-elle. Elle encourage le respect des mesures sanitaires. Le virus de Covid-19 continue à circuler.

Durant ces sept mois d’épidémie, elle était devant le poste de notre télévision, tous les jours. Elle a raté des repas en famille, des évènements familiaux, pour nous rapporter les bilans du coronavirus. Une mission qu’elle a prise à cœur. Elle a déjà versé des larmes, lors de l’une de ses émissions en direct. « C’était dur pour moi d’annoncer le premier décès, les six cent nouveaux cas, et surtout le décès de dix personnes, en 24 heures. J’ai versé quelques larmes. Heureusement, j’ai pu me ressaisir, rapidement », se souvient-elle. Elle s’inquiétait plus sur ce qu’elle allait dire, que sur son apparence. « Je n’ai mis de maquillage qu’une seule fois. Pour les vêtements, je n’ai pas d’habilleur. Si vous avez remarqué, il y a des vêtements que j’ai porté plus d’une fois », indique cette femme qui apparait toujours classe et élégante.

Hanta Marie Danielle affirme qu’elle n’a pas été sous pression de quiconque, en effectuant la mission de porte-parole du Centre de Commandement opérationnel (CCO) Covid-19. « Il y a eu des erreurs. Nous allons voir comment rattraper ces erreurs, aux émissions hebdomadaires », reconnaît-elle.

(source: l’Express de Madagascar)

Le Pape propose un nouveau modèle éducatif mondial

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Une nouvelle alliance éducative se dessine dans le «Pacte éducatif mondial» dévoilé virtuellement par le Pape, jeudi 15 octobre. Le Souverain pontife en a présenté dans un message vidéo les sept points transversaux: dignité de la personne, écoute des enfants, généralisation de l’instruction des petites filles, importance de la famille, éducation à l’accueil, autre appréhension des enjeux économiques et politiques, et sauvegarde de la Création; le tout de manière subsidiaire, polyédrique et solidaire, selon la méthode François.

Partant des conséquences du confinement dans le monde de l’éducation, le Pape François dresse un constat sans appel. «La covid a accéléré et amplifié nombre des urgences que nous rencontrons et en a révélé beaucoup d’autres. Les systèmes éducatifs du monde entier ont souffert de la pandémie aussi bien au niveau scolaire qu’académique».

Le confinement, catastrophe éducative

Selon le Souverain Pontife en effet, les plates-formes pédagogiques informatisées employées durant les confinements de part et d’autres «ont révélé non seulement une forte disparité des opportunités éducatives et technologiques, et de nombreux enfants et adolescents sont restés en arrière dans le processus naturel du développement pédagogique». Une «catastrophe éducative»: 10 millions d’enfants qui pourraient être obligés d’abandonner l’école à cause de la crise économique liée au coronavirus, selon les données d’agences internationales.

«Le pouvoir transformant de l’éducation»

Une crise globale, estime le Pape, qu’il faudra accompagner par «un nouveau modèle culturel».

En effet, «nous connaissons le pouvoir transformant de l’éducation: éduquer, c’est faire un pari et donner au présent l’espérance qui brise les déterminismes et les fatalismes par lesquels l’égoïsme du fort, le conformisme du faible et l’idéologie de l’utopiste veulent s’imposer souvent comme unique voie possible», relève l’évêque de Rome, s’interrogeant de la sorte: «Si les espaces éducatifs se conformaient aujourd’hui à la logique de la substitution et de la répétition et étaient incapables de générer et de montrer de nouveaux horizons dans lesquels l’hospitalité, la solidarité intergénérationnelle et la valeur de la transcendance fondent une nouvelle culture, ne serions-nous pas en train de manquer le rendez-vous avec ce moment historique?»

L’éducation, antidote à l’individualisme

«L’éducation est l’une des voies les plus efficaces pour humaniser le monde et l’histoire», a ensuite affirmé le Saint-Père.

«Elle est surtout une question d’amour et de responsabilité qui se transmet dans le temps, de génération en génération. L’éducation se propose comme l’antidote naturel à la culture individualiste, qui quelquefois dégénère en un véritable culte du « moi » et en un primat de l’indifférence. Notre avenir ne peut pas être la division, l’appauvrissement des facultés de pensée et d’imagination, d’écoute, de dialogue et de compréhension mutuelle

Pour cela, le Pape appelle de ses vœux une nouvelle époque d’engagement éducatif.

Un pacte audacieux, pensé pour la société civile

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Ambohijatovo: Kianjan’ny Demokrasia sy sarivongan’i Profesora Zafy Albert

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La cérémonie officielle d’inauguration de la stèle commémorative de l’ancien président de la République, Albert Zafy, a eu lieu ce mardi 13 Octobre 2020 au jardin d’Ambohijatovo en présence des proches de l’ancien chef de l’Etat et de plusieurs personnalités politiques, mais en l’absence du Chef de l’Etat qui était pourtant attendu selon le programme officiel.

L’installation de la stèle en mémoire de l’ancien président à Ambohijatovo n’est pas fortuite. Albert Zafy est considéré comme le père de la démocratie et le jardin d’Ambohijatovo a été rebaptisé lors de la crise de 2009 comme place de la démocratie. Trois ans après le décès de cet ancien président, ce stèle lui est destiné pour se souvenir de ses actions pour la démocratie.

« Bien qu’il ne soit plus parmi nous aujourd’hui, il a pu réaliser un grand pas vers la réconciliation nationale et la démocratie, en réunissant aujourd’hui des personnalités issues de différents partis politiques », a indiqué Manoro Régis, un grand ami du Pr Albert Zafy, lors de son discours hier.

 

Israel approves plan for immigration of 2,000 Ethiopian Jews

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JERUSALEM: Israel’s government on Monday approved immigration plans for 2,000 Ethiopians whose desire to move to the Jewish state has stirred controversy and faced extended delays. The group are members of the Falash Mura, descendants of Ethiopian Jews who converted to Christianity — many under duress — in the 19th and 20th centuries.

They are not recognized as Jews by Israel’s Orthodox rabbinical authorities, but claim the right to immigrate under family reunification rules.

The government approved about 9,000 claimants in 2015 but then rescinded the decision the following year, citing budgetary constraints.

Some groups in Israel, including members of the Ethiopian community, have opposed immigration of the Falash Mura, citing doubts over their claim to be Jewish.

Netanyahu told his cabinet on Monday that it was time to bring “2,000 of our people, our brothers and sisters from Ethiopia.”
“We will also act to bring all of the rest,” he said.

Integration Minister Pnina Tamano-Shata, the first Ethiopian Jewish woman elected to Israel’s parliament, praised the government’s “unanimous vote to bring 2,000 people to Israel who are waiting in Ethiopia to be united with their families.”
The bulk of Ethiopia’s Jewish community was brought to the country between 1984 and 1991 under the Law of Return, which guarantees Israeli citizenship to all Jews.

The Ethiopian-Israeli community has since grown to 140,000-strong, including 50,000 born in Israel.

Many say they faced racial discrimination, notably abuse by Israel’s police.


Prime Minister Benjamin Netanyahu spoke with his Ethiopian counterpart Abiy Ahmed on Friday, apprising him of Jerusalem’s plans of airlifting 2,000 Ethiopian Jews to Israel.

« I updated Prime Minister Abiy that I intend to immediately bring some 2,000 people from Addis Ababa and Gondar, as part of our commitment to continuing the Aliyah of Jews to Israel, » Netanyahu tweeted.

About 8,000 Ethiopian Jews Waiting to Immigrate to Israel