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« Les pays riches du monde accaparent ces vaccins » : la colère du président d’Afrique du Sud à Davos

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Officiellement, le pays le plus touché du continent, l’Afrique du Sud, paiera ses premiers vaccins 2,5 fois plus cher que les pays de l’Union européenne.

Fustigeant les pays riches qui « accaparent » les vaccins anti-Covid, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a mis en garde mardi 26 janvier, lors du sommet économique mondial de Davos, contre tout « nationalisme » dans les stratégies d’acquisition des précieuses doses.

A la morgue de l’agence de Pretoria de la société sud-africaine Avbob, spécialisée dans les services funéraires, le 22 janvier 2021. MARCO LONGARI / AFP

« Les pays riches du monde accaparent ces vaccins. Nous les appelons à mettre à disposition les doses excédentaires commandées et thésaurisées », a-t-il déclaré via un message vidéo depuis Pretoria adressé au sommet de Davos, qui se déroule sous un format virtuel cette année. Les pays pauvres sont mis à l’écart par ceux qui ont les moyens d’acquérir « jusqu’à quatre fois ce dont leur population a besoin », a-t-il ajouté.

Cet appel fait écho à des avertissements répétés de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) contre le « nationalisme vaccinal ». Le directeur de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, avait appelé les pays riches à ne pas « couper la file » et mettre à disposition des pays pauvres leurs doses excédentaires par le biais du mécanisme Covax, pour un accès équitable aux vaccins.

Jusqu’à 2,5 fois plus cher qu’en Europe

Ce dispositif de l’OMS doit permettre de vacciner 10 % de la population du continent africain dans le courant de l’année. D’autres vaccins doivent également être fournis par l’intermédiaire de l’Union africaine (UA), qui s’est engagée à procurer 270 millions de doses aux pays du continent. Mais, selon Cyril Ramaphosa, qui a lui-même lancé l’initiative alors qu’il était président de l’UA, celle-ci ne connaît jusqu’ici qu’un « succès marginal ».

Officiellement, le pays le plus touché du continent, l’Afrique du Sud, paiera ses premiers vaccins, acquis par le biais de négociations directes entre le gouvernement et le laboratoire AstraZeneca, 2,5 fois plus cher que les pays de l’Union européenne. L’UE a récemment expliqué avoir dès le début soutenu financièrement le développement de ce vaccin, avant même d’avoir la garantie qu’il serait efficace.

Relativement épargnés par la première vague de la pandémie, la plupart des pays africains sont désormais sous le coup d’une seconde vague plus virulente. L’apparition de nouveaux variants du virus, dont celui découvert en Afrique du Sud et réputé plus contagieux, a aussi accéléré la ruée vers les vaccins.

Selon les estimations, l’Afrique aura besoin de 1,5 milliard de vaccins pour immuniser 60 % de son 1,3 milliard d’habitants, pour un coût qui oscille entre 5,8 et 8,2 milliards d’euros.

Le Monde avec AFP

Covid-19 : pourquoi l’Institut Pasteur a abandonné son principal projet de vaccin

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La décision fait suite à des premiers essais chez l’homme dont les résultats ont été peu convaincants. Pour le fleuron de la recherche française sur les maladies infectieuses, la déconvenue est immense.

A l’Institut Pasteur, à Paris, le 21 janvier 2021. CHRISTOPHE ARCHAMBAULT / AFP

Le communiqué publié lundi 25 janvier par l’industriel Merck est lapidaire : « La compagnie cesse le développement de ses deux candidats-vaccins contre le SARS-CoV-2/Covid-19. » Parmi eux, le projet-phare de l’Institut Pasteur, fleuron de la recherche française sur les maladies infectieuses et la mise au point de vaccins.

Certes, on savait que le candidat-vaccin de Pasteur avait pris du retard, en particulier sur les deux vaccins aujourd’hui disponibles, celui de Pfizer-BioNTech et celui de Moderna, fondés sur la technologie très innovante de l’ARN messager. Mais le projet pastorien, conçu sur le principe des « vaccins vecteurs viraux », semblait prometteur et toujours dans la course.

Las. Lundi, quinze minutes après l’annonce de Merck, l’Institut Pasteur actait à son tour l’abandon du développement de « son » bébé-vaccin. Pourquoi ce coup d’arrêt brutal ? « Cette décision fait suite à l’examen par Merck des résultats des essais de phase 1 qui évaluaient ces candidats-vaccins, explique la firme. Les réponses immunitaires obtenues étaient inférieures à celles observées après une infection naturelle, et à celles reportées pour les autres vaccins développés contre le SARS-Cov-2/Covid-19. »

Chez l’animal, ce candidat-vaccin avait pourtant montré des résultats convaincants, tant en matière d’innocuité que d’efficacité. Il était donc évalué chez 90 patients dans des essais visant à prouver sa bonne tolérance et à mesurer les réponses immunitaires. Un de ces essais, dont l’Institut Pasteur était promoteur, était mené à l’hôpital Cochin (AP-HP, Paris) et en Belgique ; et un autre, en Autriche et en Allemagne. Merck était chargé d’analyser les résultats. Or, selon les données communiquées à Pasteur, « les réponses immunitaires ne sont pas à la hauteur de nos attentes, admet Stewart Cole, directeur général de l’Institut Pasteur. C’est une déception. Mais les arguments contre la poursuite du projet sont trop forts ».

(source: Le Monde)

Mifanome tànana ny Manam-pahaizana: Famadihana ranomasina ho ranomamy vita Malagasy 100%

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Crédit photo: Malagasy ve ianao (FB)

👉Famadihana ranomasina ho ranomamy vita Malagasy 100%

Noho ny fivoaran’ny teknolojia dia afa nifampidinika ny Profesora, Mpampianatra, Mpikaroka ary Teknisianina Malagasy ny @ hanomezana rano fosotro madio avy @ alalan’ny ranomasina, hamatsiana angovo vita avy @ ranomasina ny mponina mipetraka amoron-tsiraka manerana an’i Madagasikara.

Tsy fikarohana intsony moa ny dingana eto fa fanambaràna ny teknolojia izay efa ananan’ny manam-pahaizana Malagasy avy @ lafy valon’i Madagasikara. Tapaka t@ izany fa :

▪︎Ao @ Centre Universitaire Régional d’Androy, UniT no hasiana ny toerana hanaovana ny fanambaràna ny milina ary HDR Paubert Mahatante no hisahana izany miaraka @ mpianatra mianadahy avy ao @ Université de Tuléar.

▪︎Ny fikarohana efa mahomby nataon’ny Profesora Ramarson, École Supérieure Polytechnique d’Antsiranana /UNA, izay mamadika ny ranomasina ho électricité no hampihodinana 100% ny milina sy ny fandaniana angovo ao @ laboratoire d’assemblage.

▪︎Mpianatra avy ao @ Ecole Nationale d’Informatique, Université de Fianarantsoa, tantanan’i HDR Michel Razafindrandriatsimaniry, no hisahana ny momba ny régulation & automatisation.

▪︎Ny fandrindrana ara-teknika ny fanatambarana sy ny himasoana sehatra indostrialy dia andraiketin’Atoa Patrick Raharimanana, Ijeniera sady mpandraharaha matihanina.

▪︎Ny fandaminana ara-materialy sy ara-pihariana dia raisin-dRamatoa Tefy Raoelivololona, Doctoresse es Sciences & technologies, an-tànana.

▪︎Ny namolavola ny hevitra sy fandrindrana iraisam-pirenena @ mpamatsy vola moa dia ny tenako, Rija Rakotozanakajy, Ramosé Poubelle, no misahana azy.

Araka ny kajikajy dia resin’ity milina vita Malagasy 100% ity ireo milina mpamadika ranomasina ho rano fisotro vitan’ny vazaha, eo @ lafiny ekolojika, rendement, coûts d’exploitation ary matières premières.

Ny fahalalana dia fitaovam-piadiana mahery vaika.

Rija Rakotozanakajy

Covid-19: Biden restaure l’interdiction d’entrée aux États-Unis pour de nombreux pays

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Les voyageurs en provenance de la plupart des pays européens, du Brésil et d’Afrique du Sud notamment ne pourront plus entrer sur le territoire américain.

Face à la nouvelle flambée épidémique du covid-19 aux États-Unis, le nouveau président Joe Biden a décidé d’interdire l’entrée sur le territoire américain à de nombreux voyageurs (photo d’illustration prise pendant les fêtes à l’aéroport d’Arlington, en Virginie).

CORONAVIRUS – Le président Joe Biden va réimposer, ce lundi 25 janvier, une interdiction d’entrer aux États-Unis à la plupart des citoyens non américains qui se sont rendus au Royaume-Uni, au Brésil, en Irlande et dans une grande partie de l’Europe, a déclaré un responsable de la Maison Blanche. Une mesure qui vise à faire face à la reprise de l’épidémie de covid-19.

Joe Biden étendra également cette interdiction aux voyageurs qui se sont récemment rendus en Afrique du Sud en raison des informations selon lesquelles de nouveaux variants du coronavirus plus transmissibles apparaissent aux États-Unis, a ajouté le responsable.

Des projections dramatiques

Cette décision du président démocrate fait partie du plan de lutte de la nouvelle administration contre l’épidémie de Covid-19 qui flambe dans le pays le plus touché au monde, tant en termes d’infections (25,1 millions) que de décès (plus de 419.000). Il avait estimé vendredi que le nombre de morts dus à la maladie aux États-Unis “devrait atteindre beaucoup plus que 600.000”.

Dès les premiers jours après son entrée en fonction mercredi dernier, Joe Biden a durci les règles de port du masque et ordonné la mise en quarantaine des personnes se rendant aux États-Unis par avion.

Au cours de ses derniers jours au pouvoir, Donald Trump avait annoncé que l’interdiction d’entrer aux États-Unis pour les voyageurs en provenance d’une grande partie de l’Europe et du Brésil serait levée, mais l’administration Biden a déclaré qu’elle annulerait immédiatement cet ordre qui devait entrer en vigueur le 26 janvier.

Donald Trump avait annoncé le 31 janvier 2020 une interdiction initiale des voyageurs non américains entrant en provenance de Chine pour arrêter la propagation du coronavirus. L’interdiction a été étendue aux pays européens le 14 mars.

 

Rajoelina à Toamasina pour la construction du Grand Séminaire, de l’Hôpital et de la première Station Radio-Télévision catholiques

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Le Cardinal Tsarahazana devant la plaque commémorative (crédit Lakroa)

Premier service de Transplantation rénale à Madagascar

Samedi 23 Janvier 2021, le président Andry Rajoelina a honoré de sa présence une série d’inaugurations et de pose de première pierre dans l’Archidiocèse de Toamasina (Tamatave).

Il était invité spécialement par le Cardinal Mgr Tsarahazana Désiré et le Nonce Apostolique, Mgr Paolo Rocco Gualtieri pour la cérémonie de bénédiction de la pose de première pierre du Grand Séminaire de l’Archidiocèse à Analamalotra, du Foyer Filles Mères, ainsi que de l’Hôpital Catholique « Le Bon Samaritain » à Betainomby.

L’Etat Malagasy et l’Église catholique entretiennent depuis toujours des relations excellentes, entre « Zanaka et Raiamandreny », le président Andry Rajoelina étant lui-même un fidèle pratiquant de l’EKAR.

Il a tenu à souligner le rôle historique majeur que joue l’Église catholique dans le développement du pays, notamment à travers les domaines de l’éducation, la santé et les œuvres sociales. C’est certainement la raison de l’appui de l’État qui prendra en charge le budget de construction, ainsi que l’équipement de l’hôpital à travers le CCPREAS.

Cet hôpital comportera entre autres, un service de médecine générale, une radiographie numérique, un bloc chirurgical, et d’autres services comme la neurologie, la pneumologie, la cardiologie, ainsi que le premier service de transplantation rénale à Madagascar.

Message du Pape François

De son côté, le Nonce Apostolique a transmis un message de salutations du Pape François à l’endroit du président Andry Rajoelina. Le Souverain Pontife a notamment fait part des bons souvenirs de l’accueil chaleureux du peuple malgache lors de son séjour à Madagascar au mois de septembre 2019. Le chef de l’État a aussi assisté à l’inauguration de la Radio-Télévision Catholique Masôva à Androranga Toamasina qui est la première station de télévision appartenant à l’Église Catholique à Madagascar.

Vie associative : Jean Michel Rajaonarivony investi à l’Andriamben’Imerina

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La cérémonie d’investiture de Jean Michel Rajaonarivony, en tant qu’exécutif de l’Andriamben’Imerina. (crédit: Midi)

Un jour à marquer d’une pierre blanche, lors de l’investiture de l’Andriamben’Imerina selon le statut signé en 2017 de l’Antenimieran’ny Andriana an’Imerina (AAM) hier dans l’après-midi à l’auditorium Manarintsoa d’Ambohijanaka. Le temps est à l’urgence pour ces dignitaires de la noblesse du groupe humain Merina. « La culture étrangère reste encore un guide au sein de la société malgache, qui n’est pas adaptée à son identité. Un simple exemple, la décentralisation n’est pas encore bien effective, parce que personne ne se fait confiance, personne ne s‘entraide », avance Jean Michel Rajaonarivony, l’Andriamben’Imerina.

L’objectif principal est d’unir, pour vraiment rendre sa dignité au peuple malgache. « Nous constatons que le chacun pour soi a atteint les dignitaires de la noblesse malgache. Le but est maintenant d’unir, il est temps d’organiser notre société. Pas pour donner des leçons, ni pour se prendre de haut, il est temps maintenant de partir depuis la base pour le bien-être du peuple », ajoute Jean Michel Rajaonarivony. La cérémonie d’hier a été donc de le placer pour un mandat exécutif de l’Andriamben’Imerina. Il faut rappeler que cette chambre de l’Antenimieran’ny Andriana an’Imerina, est en étroite relation avec l’Antenimieran’ny Olobe an’i Madagasikara (AOM), rassemblant tous les dignitaires royaux de la Grande Île.

(source:Maminirina Rado – Midi M/kara

Campagne de reboisement 2021 – 75 000 hectares à couvrir d’arbres !

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Une ambition révisée à la hausse. Le lancement de la campagne nationale de reboisement pour cette année 2021 sonne le glas d’un nouvel objectif pour faire de Madagascar une île verte. Ainsi, 75 millions d’arbres sont prévus être mis en terre pour cette année contre 60 millions d’arbres l’année dernière. « Celui qui plante un arbre est un patriote, celui qui brûle la forêt brûle la terre des ancêtres », tel est le thème retenu pour la campagne de cette année qui a été officiellement lancée par le Président Andry Rajoelina, au domaine La Cascade Plantation Lansargues Manatantely, Commune de Soanierana, à Taolagnaro. A entendre le Chef de l’Etat, ce coup d’envoi n’est que le début d’une longue campagne puisque la campagne s’étendra sur plusieurs mois. Pour effectuer le reboisement, le Président a fait près de 40 minutes de marche dans le domaine afin de constater de visu les dégâts dans la forêt de Manantantely.

75 000ha incluant les mangroves et les forêts naturelles seront ainsi prévues être recouvertes d’arbres selon le ministre de l’Environnement, Baomiavotse Vahinala. « L’année dernière, l’objectif fixé était de 40 000 hectares mais nous sommes arrivés à 45 000 hectares. C’est pour cette raison que nous avons fixé ce nouvel objectif », a – t – elle déclaré.

Promesse présidentielle

Dans l’une de ses promesses de campagne, plus précisément dans son « Velirano » n°10, le Président Andry Rajoelina s’est engagé à agir pour la reforestation du territoire national et à protéger l’environnement.

Rappelons que la situation de déforestation à Madagascar était à un niveau alarmant ces dernières années. Un rapport publié par le WWF, la Grande île est classée parmi les 24 « fronts de déforestation » au niveau mondial. D’après le même document, Madagascar a perdu 700 000 hectares de forêts sur la période entre 2004 et 2017. Entre 2002 et 2019, 1,3 million d’hectares ont été brûlés, avec une tendance à la hausse chaque année. La situation ne s’arrange pas en 2020 à en croire les chiffres publiés par le ministère de l’Environnement et du Développement durable qui font état de 67 351 points de feu localisés dans les zones forestières de Madagascar.

Membres du Gouvernement, représentants d’association, les partenaires, écoliers, religieux ont participé au reboisement hier aux côtés du Président de la République qui n’a pas manqué d’appeler à la prise de responsabilité de chaque citoyen.

La Rédaction – la Vérité

Les six Sénateurs de Madagascar désignés par le président Rajoelina

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Il s’agit de:

– Imbiky Herilaza
– Landy Randria­manantenasoa
– Hajaniaina Tahiana Andrianandrasana, tous trois des magistrats de métier.

– Jean André Ndremanjary
– Victor Tsiebo Mahaleo
– Richard Baryjohn Ramanambitana.

Cette liste complète celle des douze autres issus des élections par les grands électeurs et proclamée par la HCC en début de mois.

Il convient de rappeler qu’un article de la décision numéro 10 du 25 mai 2019 de la Haute cour constitutionnelle stipule « que les sénateurs nommés doivent être issus des forces économiques, sociales et culturelles, ou choisis en raison de leurs compétences particulières, que leur décret de nomination devra respecter à la lettre ces critères exigés par la Constitution, qu’en tout état de cause, ils ne doivent pas être choisis en raison de leur appartenance politique ».


	

Nucléaire : «il est urgent de dire à l’Iran que cela suffit», explique Jean-Yves Le Drian

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Le ministre français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian. LUDOVIC MARIN / AFP

L’Iran est en train d’acquérir l’arme nucléaire et «il est urgent de dire que cela suffit», a estimé dimanche le ministre français des Affaires étrangères, plaidant pour un retour à l’accord de Vienne que Donald Trump avait brutalement quitté.

Dans une interview au Journal du Dimanche, Jean-Yves Le Drian a exprimé ses inquiétudes sur les activités nucléaires de la République islamique, appelant à une réaction immédiate. «L’Iran – je le dis clairement – est en train de se doter de la capacité nucléaire», a estimé Jean-Yves Le Drian. «Il y a également une élection présidentielle en Iran à la mi-juin. Il est donc urgent de dire aux Iraniens que cela suffit et de prendre les dispositions pour que l’Iran et les Etats-Unis reviennent dans l’Accord de Vienne». Cet accord prévoit une levée partielle des sanctions internationales contre l’Iran, en échange de mesures destinées à garantir que ce pays ne se dotera pas de l’arme atomique. Mais Donald Trump en était sorti unilatéralement en 2018.

Mécanique

«En sortant de cet accord, l’administration Trump a choisi la stratégie qu’il a appelée de la pression maximale contre l’Iran. Le résultat, c’est que cette stratégie n’a fait que renforcer le risque et la menace. Il faut donc enrayer cette mécanique», a estimé le chef de la diplomatie française. «Cela ne suffira pas», a-t-il toutefois ajouté. «Il faudra des discussions difficiles sur la prolifération balistique et les déstabilisations par l’Iran de ses voisins dans la région. Je suis tenu par le secret sur le calendrier de ce genre de dossier, mais il y a urgence».

L’Iran avait indiqué mercredi à l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) avancer dans sa production d’uranium métal pour servir de carburant à un réacteur. Le sujet est sensible car l’uranium métal peut être utilisé comme composant pour des armes nucléaires et l’accord de 2015 comporte une interdiction de 15 ans sur «la production ou l’acquisition de métaux de plutonium ou d’uranium ou leurs alliages».

(source: Le Figaro)