Société

Soirée spéciale Souccot depuis La Cité du Roi David

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Si tu ne viens pas à #Jérusalem, Jérusalem s’invite chez toi !

Souccot (hébreu : חַג הַסֻּכּוֹת Hag haSoukkot, « Fête des Cabanes », « des Huttes », « des Tentes » ou « des Tabernacles »), est l’une des trois fêtes de pèlerinage prescrites par la Torah, au cours de laquelle on célèbre dans la joie l’assistance divine reçue par les enfants d’Israël lors de l’Exode et la récolte qui marque la fin du cycle agricole annuel.

Elle est fêtée à partir du 15 tishri (qui correspond, selon les années, aux mois de septembre ou octobre dans le calendrier grégorien) et dure sept jours, outre le ou les deux jours de la fête suivante, Chemini Atseret. Seuls les premiers jours (le premier en terre d’Israël et dans le judaïsme réformé) sont totalement fériés.

Divers rites de commémoration de l’événement historique ou de propitiation pour obtenir l’abondance des pluies et des récoltes s’y rattachent, parmi lesquels la prescription pour les Juifs de résider (au minimum prendre leurs repas) dans une soukkah (une sorte de hutte, souvent décorée), et celle des quatre espèces végétales.

Melania Trump’s former friend reveals White House secrets

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Just as the world has never experienced a United States President quite like Donald Trump, it’s not seen a First Lady like Melania Trump either. Despite being one of the most photographed women on the planet, she remains virtually unknown.

But wealthy New York socialite Stephanie Winston Wolkoff is now controversially trying to change all that. She says she was “besties”” with Melania for 15 years, and because of their friendship was not only appointed a senior adviser to the First Lady, she was also asked to organise Trump’s presidential inauguration.

But two years ago the friendship between the two women soured. Stephanie claims she was the victim of an orchestrated political hit and was bitterly disappointed when Melania abandoned her. Many are calling it a despicable act of revenge, but Stephanie has now written a tell-all book about the First Lady and her secrets, and as she explains to Liam Bartlett in an exclusive interview, there are plenty of secrets to tell about Melania and the Donald.

Encyclique Fratelli Tutti du Pape François

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LETTRE ENCYCLIQUE
FRATELLI TUTTI
DU SAINT-PÈRE
FRANÇOIS
SUR LA FRATERNITÉ ET L’AMITIÉ SOCIALE

 

1. « Fratelli tutti »,[1] écrivait saint François d’Assise, en s’adressant à tous ses frères et sœurs, pour leur proposer un mode de vie au goût de l’Évangile. Parmi ses conseils, je voudrais en souligner un par lequel il invite à un amour qui surmonte les barrières de la géographie et de l’espace. Il déclare heureux celui qui aime l’autre « autant lorsqu’il serait loin de lui comme quand il serait avec lui ».[2] En quelques mots simples, il exprime l’essentiel d’une fraternité ouverte qui permet de reconnaître, de valoriser et d’aimer chaque personne indépendamment de la proximité physique, peu importe où elle est née ou habite.

2. Ce Saint de l’amour fraternel, de la simplicité et de la joie, qui m’a inspiré l’écriture de l’encyclique Laudato si´, me pousse cette fois-ci à consacrer la présente nouvelle encyclique à la fraternité et à l’amitié sociale. En effet, saint François, qui se sentait frère du soleil, de la mer et du vent, se savait encore davantage uni à ceux qui étaient de sa propre chair. Il a semé la paix partout et côtoyé les pauvres, les abandonnés, les malades, les marginalisés, les derniers.

Sans frontières

3. Il y a un épisode de sa vie qui nous révèle son cœur sans limites, capable de franchir les distances liées à l’origine, à la nationalité, à la couleur ou à la religion. C’est sa visite au Sultan Malik-el-Kamil, en Égypte, visite qui lui a coûté de gros efforts du fait de sa pauvreté, de ses ressources maigres, de la distance et des différences de langue, de culture et de religion. Ce voyage, en ce moment historique marqué par les croisades, révélait encore davantage la grandeur de l’amour qu’il voulait témoigner, désireux d’étreindre tous les hommes. La fidélité à son Seigneur était proportionnelle à son amour pour ses frères et sœurs. Bien que conscient des difficultés et des dangers, saint François est allé à la rencontre du Sultan en adoptant la même attitude qu’il demandait à ses disciples, à savoir, sans nier leur identité, quand ils sont « parmi les sarrasins et autres infidèles … de ne faire ni disputes ni querelles, mais d’être soumis à toute créature humaine à cause de Dieu ».[3] Dans ce contexte, c’était une recommandation extraordinaire. Nous sommes impressionnés, huit-cents ans après, que François invite à éviter toute forme d’agression ou de conflit et également à vivre une ‘‘soumission’’ humble et fraternelle, y compris vis-à-vis de ceux qui ne partagent pas sa foi.

4. Il ne faisait pas de guerre dialectique en imposant des doctrines, mais il communiquait l’amour de Dieu. Il avait compris que « Dieu est Amour [et que] celui qui demeure dans l’amour demeure en Dieu » (1Jn 4, 16). Ainsi, il a été un père fécond qui a réveillé le rêve d’une société fraternelle, car « seul l’homme qui accepte de rejoindre d’autres êtres dans leur mouvement propre, non pour les retenir à soi, mais pour les aider à devenir un peu plus eux-mêmes, devient réellement père ».[4] Dans ce monde parsemé de tours de guet et de murs de protection, les villes étaient déchirées par des guerres sanglantes entre de puissants clans, alors que s’agrandissaient les zones misérables des périphéries marginalisées. Là, François a reçu la vraie paix intérieure, s’est libéré de tout désir de suprématie sur les autres, s’est fait l’un des derniers et a cherché à vivre en harmonie avec tout le monde. C’est lui qui a inspiré ces pages.

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Les miracles de la Vierge à Hiroshima et Nagasaki

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Un groupe de Jésuites à miraculeusement survécu à la bombe atomique d’Hiroshima. Les prêtres jésuites Hugo Lasalle, Hubert Schiffer, Wilhelm Kleinsorge et Hubert Cieslik étaient dans le presbytère de l’église au moment de la déflagration.

Comment expliquer cela ? L’église se trouvait à peine à 1 km de l’explosion. Ils déclareront plus tard : « Nous pensons que nous avons survécu parce que nous vivions le message de Fatima. Nous avons vécu et prié le Rosaire quotidiennement dans cette maison. »

Découvrez aussi comment, dans les décombres de Nagasaki à proximité là aussi de l’explosion, la tête d’une statue en bois de la Vierge Marie a miraculeusement été préservée, alors que toutes les constructions ont été désintégrées et les cloches d’église fondues par +3.000° C de température .

Shigemi Fukahori, un des survivants de Nagasaki explique son lien avec cette statue.

Disparition de Germain Andriambololona, un technicien de « haut vol »

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Ce grand technicien malagasy de l’Aéronautique a mis ses compétences aux services du Ministère des Transports, de la Météorologie et de la Marine marchande depuis la Première République jusqu’aux suivantes. Il a grandement contribué, avec sa femme, et toute une « équipe de battants », à bâtir la réputation d’Air Madagascar comme « Compagnie de l’Océan Indien ».

Rappelons que son épouse, Danielle Rasoarahona, de son nom de jeune fille, était la première femme Directeur de la Compagnie Air Madagascar.

Des décennies après, ils ont continué leurs carrières à l’extérieur, notamment dans l’Hexagone et en Afrique.

A toute sa famille, nous présentons nos sincères condoléances attristées.

Soudan : accord de paix historique entre gouvernement et rebelles après 17 ans de guerre

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Après 17 années d’une guerre meurtrière, un accord de paix a été signé, ce 3 octobre, entre le gouvernement soudanais et des groupes rebelles à Juba, la capitale du Sud Soudan.

© Jok Solomun Source: Reuters
 Le chef du Conseil souverain, Abdel Fattah al-Burhan, le président sud-soudanais Salva Kiir et le président tchadien Idriss Deby, à la signature d’un accord de paix entre le gouvernement de transition et les groupes rebelles pour mettre fin à la guerre au Soudan, à Juba, au Soudan du Sud, 3 octobre.

Le gouvernement soudanais et des groupes rebelles ont signé, ce 3 octobre, à Juba, un accord de paix historique, qui doit mettre fin à 17 ans d’une guerre meurtrière. Des cris de joie ont salué chacun des représentants du gouvernement de transition soudanais et des rebelles venus signer, l’un après l’autre, un texte paraphé le 31 août, a constaté un journaliste de l’AFP. «Nous avons conclu aujourd’hui un accord de paix. Nous sommes heureux. Nous avons accompli notre mission», a déclaré peu avant la signature le Sud-Soudanais Tutkew Gatluak, un des médiateurs.

Sur Twitter, Abdalla Hamdok, Premier ministre soudanais, a pour sa part écrit : «La révolution accomplie par le peuple soudanais, avec toutes ses composantes et tous ses spectres, après patience et persévérance, nous rappelle à chaque instant notre engagement à préserver les acquis de la paix, de la liberté et de la justice qui ont été dotés des sacrifices de millions de personnes.»

Diplomates de l’Union africaine, de l’Union européenne et des Nations unies La cérémonie s’est déroulée à Juba, la capitale du Soudan du Sud, pays dont les dirigeants ont combattu durant environ trois décennies ceux de Khartoum avant d’obtenir leur indépendance en 2011 au terme d’une guerre qui a fait deux millions de morts et quatre millions de déplacés. Aujourd’hui, leurs rapports sont apaisés. Danseurs, chanteurs et musiciens avaient donné le ton des célébrations, tandis que des membres des groupes rebelles du Darfour (ouest), du Kordofan-Sud (sud) et du Nil Bleu (sud) ont défilé dans la matinée, en brandissant des pancartes à l’effigie de leurs chefs. Les autorités de Khartoum, un pouvoir hybride de militaires et de civils en place après une révolte populaire ayant mis fin en avril 2019 à 30 ans de pouvoir d’Omar el-Béchir, ont fait de la paix avec les rebelles leur priorité.

C’est le vice-président soudanais Mohamed Hamdan Daglo, un commandant de milice paramilitaire au Darfour plus connu sous le surnom de «Hemeti», qui a signé l’accord au nom de Khartoum.

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Il y a 55 ans, Paul VI à l’ONU: l’Eglise, « Experte en Humanité »

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VOYAGE APOSTOLIQUE
AU SIÈGE DE L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES
(NEW YORK, 4-5 OCTOBRE 1965)

DISCOURS DU PAPE PAUL VI
À L’ORGANISATION DES NATIONS UNIES
À L’OCCASION DU 20ème ANNIVERSAIRE DE L’ORGANISATION*

Lundi 4 octobre 1965

Au moment de prendre la parole devant cet auditoire unique au monde, Nous tenons à exprimer d’abord Notre profonde gratitude à Monsieur Thant, votre Secrétaire Général, qui a bien voulu Nous inviter à rendre visite aux Nations-Unies, à l’occasion du vingtième anniversaire de cette institution mondiale pour la paix et la collaboration entre les peuples de toute la terre.

Merci également à Monsieur le Président de l’Assemblée, Monsieur Amintore Fanfani, qui, dès le jour de son entrée en charge, a eu pour Nous des paroles si aimables.

Merci à vous tous, ici présents, pour votre bienveillant accueil. A chacun d’entre vous, Nous présentons Notre salut cordial et déférent. Votre amitié Nous a convié et Nous admet à cette réunion: c’est en ami que Nous Nous présentons à vous.

En plus de Notre hommage personnel, Nous vous apportons celui du Second Concile Œcuménique du Vatican, actuellement réuni à Rome, et dont les Cardinaux qui Nous accompagnent sont les éminents représentants.

En leur nom, comme au Nôtre, à vous tous, honneur et salut! Cette rencontre, vous en êtes tous bien conscients, revêt un double caractère: elle est empreinte à la fois de simplicité et de grandeur. De simplicité car celui qui vous parle est un homme comme vous; il est votre frère, et même un des plus petits parmi vous, qui représentez des Etats Souverains, puisqu’il n’est investi – s’il vous plaît de Nous considérer à ce point de vue – que d’une minuscule et quasi symbolique souveraineté temporelle: le minimum nécessaire pour être libre d’exercer sa mission spirituelle et assurer ceux qui traitent avec lui qu’il est indépendant de toute souveraineté de ce monde. Il n’a aucune puissance temporelle, aucune ambition d’entrer avec vous en compétition. De fait, Nous n’avons rien à demander, aucune question à soulever; tout au plus un désir à formuler, une permission à solliciter: celle de pouvoir vous servir dans ce qui est de Notre compétence, avec désintéressement, humilité et amour.

Telle est la première déclaration que Nous avons à faire. Comme vous le voyez, elle est si simple qu’elle peut paraître insignifiante pour cette assemblée, habituée à traiter d’affaires extrêmement importantes et difficiles.

Et pourtant, Nous vous le disions, et vous le sentez tous, ce moment est empreint d’une singulière grandeur: il est grand pour Nous, il est grand pour vous.

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L’UE sanctionne Minsk et met en garde Ankara

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Les Européens se donnent jusqu’à décembre «au plus tard» pour riposter aux provocations turques en Méditerranée orientale.

«Nous sommes crédibles», s’est félicité vendredi le président du Conseil européen, Charles Michel. POOL/REUTERS

Correspondante à Bruxelles

C’était un véritable imbroglio et beaucoup pariaient sur un désastre, mais les Vingt-Sept sont finalement parvenus à trouver un compromis sur la Biélorussie et surtout sur la Turquie.

Depuis vendredi, quarante personnalités, considérées comme responsables de la répression en Biélorussie, sont persona non grata sur le territoire de l’Union et ne peuvent plus avoir accès à leurs avoirs désormais gelés. L’homme fort de Minsk, Alexandre Loukachenko, passe à ce stade entre les gouttes, les Européens souhaitant donner toute sa chance au «dialogue inclusif» entre le pouvoir et l’opposition biélorusses qu’ils appellent de leurs vœux, mais aussi garder quelques «munitions» en cas d’échec.

Ces sanctions sont un soulagement pour les leaders européens. Le dossier, qui devait être réglé bien plus tôt, devenait, au fil des semaines, beaucoup trop encombrant pour l’Union. «Nous sommes crédibles», s’est félicité vendredi le président du Conseil européen, Charles Michel, à l’issue de ce sommet extraordinaire des Vingt-Sept consacré pour l’essentiel aux relations extérieures de l’UE.

Si un accord a pu être trouvé sur la question de la Biélorussie, c’est parce que les Vingt-Sept sont parvenus à convaincre Nicosie d’abandonner son veto. Il fallait pour cela trouver la bonne formule sur la Turquie, alors qu’Ankara poursuit ses forages illégaux des eaux chypriotes et que le président Nikos Anastasiades exigeait un message ferme de l’UE. Selon un haut responsable européen, les Vingt-Sept auront au final passé «8 à 9 heures» à identifier la voie de passage qui permettait d’afficher cette fermeté vis-à-vis d’Ankara sans, estiment-ils, ruiner totalement les avancées obtenues sur la Grèce au cours des dernières semaines.

Un cadre et un calendrier fixés

Le premier ministre grec, Kyriakos Mitsotakis, aurait joué un rôle important dans le dénouement, en affichant son soutien au président chypriote et, en l’invitant aussi de temps à autre, à une certaine modération dans ses demandes. Certes, il n’est pas encore question de dégainer de nouvelles sanctions contre Ankara, mais plutôt

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Décès de Frère Bruno Légaré (Frère Romain) S.C. à 95 ans (1925 – 2020) au Canada

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Au C.H.U.S.-Fleurimont de Sherbrooke, le mercredi 30 septembre 2020, est décédé à l’âge de 95 ans et 4 mois (77 ans de vie religieuse), le frère Bruno Légaré s.c. (Frère Romain). Il est décédé des suites d’une fracture du rameau du bassin causée par une chute. Notre confrère a oeuvré pendant soixante-cinq ans à Madagascar.

Outre ses confrères religieux, le frère Bruno Légaré laisse dans le deuil sa soeur Étiennette (feu Marcel Proulx) et son frère Yves, s.c., ainsi que des neveux et nièces. L’ont précédé dans la mort ses frères et soeurs Édith (feu Fernand Carignan), Laval (feu Marguerite Gagnon), Jacques, Jeanne d’Arc (feu Clément Poisson), Yvette (feu Jean-Marie Trépanier) et Valmont (feu Irène Morin).

La célébration des funérailles aura lieu à la Maison de Sherbrooke à une date indéterminée à cause de la pandémie. Ses cendres seront alors déposées dans le cimetière communautaire de Sherbrooke.

(source: journal de montréal)

Le Frère Romain Legaré a contribué grandement à la promotion de l’éducation à Madagascar. Il a entre autres mis en place des centres de Promotion Socio-économiques destinés aux jeunes vulnérables à Ambatolampy et à Toliara.

Romain Bruno Légaré, Frère du Sacré-Coeur qui a oeuvré à Madagascar

Sincères condoléances à sa famille et à tous ses proches.


L’homme et sa Vie

Enfance et formation

Romain Bruno Légaré est né à Princeville, province de Québec, le 4 juin 1925, fils de Rosaire Légaré et d’Alphonsine Perreault. Il est le cinquième d’une famille de 9 enfants. Une famille de paysans cultivant l’esprit traditionnel et catholique des pionniers du Québec.

Romain Bruno Légaré fit son école primaire dans une école appelée à l’époque «L’école du rang». A l’âge de 14 ans, il entra au juvénat des Frères du Sacré-Cœur pour préparer son entrée à l’école normale. Jeune, il obtint son brevet supérieur, indispensable dans les années 1940 si on voulait faire de l’enseignement. Sa décision était alors prise de devenir religieux enseignant.

Dès l’âge de 20 ans, enseignant à plein temps, il continuait les soirs à faire «ses humanités» . A un an de son Baccalauréat, ayant fait ses vœux perpétuels, il put réaliser le rêve de ses 15 ans : «être missionnaire», «Pour le royaume de Dieu, servir sans frontières !». En, 1950 il prit le bateau pour Madagascar.

Création de l’Ecole du Sacré Coeur (ESCA, 1951)

En 1947, Madagascar avait connu une période de violence qui avait laissé des rancunes profondes qui mettront des décennies à guérir. trois ans après ces événements, Bruno Légaré se retrouve dans le pays «betsileo», à Ambalavao, à 400 km d’Antananarivo, un des foyers de la rébellion. Son tempérament entier le plaça au cœur des revendications de ses élèves dont les pères de plusieurs d’entre eux étaient en prison. Bruno observa, mais il ne se tut pas.

Aussi en 1951 après une seule année passée à Ambalavao, ses supérieurs le placèrent près d’eux dans une école appelée «école européenne Sacré Cœur» (EESC). Comme responsable il ouvrit largement les portes de l’école aux élèves malgaches, ce qui fit de l’EESC, l’ESCA (l’école Sacré Cœur).

Madagascar étant une jeune nation mal préparée à l’indépendance, Frère Romain mit à son programme de donner des élites à l’île. L’Ecole du Sacré Coeur (ESCA) devint une porte d’entrée vers les formations universitaires. Ceci ne se fit pas sans difficulté, et le frère Romain a dû passer par la prison d’Ambohibao, où la « DGID », les partis politiques de Madagascar, envoyait les personnes oposées au régime.

Création d’une école à Tuléar

En 1980, mieux valait pour le frère Romain de prendre ses distances. Il fut décidé qu’il irait à Tuléar, faire pour le grand sud ce qu’il fit pour les Hauts Plateaux, c’est-à-dire créer une nouvelle école de haut niveau sur le modèle de l’ESCA.

Création du village de l’amitié » à Ambatolampy

Frère Romain, l’infatigable « pédagogue »

En l’an 2000, les Frères du Sacré Cœur, qui forment un institut papal, décidèrent pour les 33 pays où ils oeuvrent de continuer leur travail de formation des élites, mais aussi d’ouvrir une fenêtre sur le monde des plus pauvres : « Être à l’écoute de la clameur des jeunes pauvres et sans espérance » selon les termes de Bernard Couvillon, supérieur général de l’Institut. C’est ainsi que Madagascar, « province » indépendante dans l’organisation de l’Église, opta pour un centre de formation professionnelle. C’est-à-dire des ateliers pour personnes en difficulté les décrocheurs (alcooliques, drogués, filles mères, etc.). Frère Romain prit en main ce projet à Ambatolampy, village situé à 70km de la capitale Antananarivo.

« Le village de l’amitié » à Ambatolampy

  • Ateliers :
    • Menuiserie
    • Coupe et Couture
    • Promotion féminine
    • Mécanique et ouvrage métallique
    • Informatique
  • Orphelinat
  • Dentisterie et appareillage pour handicapés.
  • Aires de repos
  • Ferme école et complexe laitier
  • Pensionnat de 64 lits pour les cas difficiles
  • Complexe sportif complet pour les jeunes en difficulté

Décorations

L’action de Frère Romain fût reconnue par les autorités de plusieurs pays :

  • A Madagascar : le Grand Croix de l’Ordre national de Madagascar, la plus haute décoration du pays. Officier du sport malgache.
  • Au Canada : Membre de l’Ordre royal du Canada.
  • Au Vatican : Pro Deo et Ecclesia.

En France : Officier des Palmes académiques, officier du Mérite français et Chevalier de la Légion d’Honneur.

Mandria am-piadanana Frère Romain !


Le Sacré-Coeur et les Soeurs de la Visitation (Visitandines)


Mari-pahatsiarovana ao an-tanànan’ny Toliara