Société
Sainte Elisabeth de Portugal
Fille de Pierre III d’Aragon (vers 1239-1285) dit « le Grand », roi d’Aragon et de Sicile, et de Constance II de Sicile (1248-1302), connue aussi sous le nom de Constance de Hohenstaufen ou de Souabe (petite-fille de l’empereur Frédéric II du Saint-Empire), Élisabeth était la petite-nièce de sainte Élisabeth de Hongrie dont elle portait le prénom.
Elle épousa, le à Trancoso5, Denis Ier (1261-1325), sixième roi de Portugal (de 1279 à 1325), fils d’Alphonse III (1210-1279) et de Béatrice de Castille (1242-1303) surnommé « Le Grand« , roi compétent et musicien.
De cette union sont issus deux enfants :
- Constance (–) qui épousa en 1302 Ferdinand IV, roi de Castille (1285-1312) ;
- Alphonse (1291-1357), qui sera roi du Portugal (de 1325 à 1357), épouse en 1309 Béatrice de Castille (1293-1359).
Une reine modèle
La reine était un modèle d’humilité, elle s’attacha à être une bonne épouse, ne tenant pas rigueur à son époux de ses infidélités et se chargeant même de l’éducation de ses enfants illégitimes.
C’était une bonne mère, elle intervint lorsqu’à deux reprises son fils se révolta et prit les armes contre son père afin de les réconcilier.
C’était aussi une bonne reine, elle chercha continuellement à être aimée par ses sujets en pratiquant très généreusement la charité.
Le miracle des Roses
La reine fut dénoncée pour ces « dissipations du trésor royal » qu’elle dépensait en aumônes et soins auprès des indigents.
Bien que le roi, soucieux des finances de l’état, lui ait interdit de dépenser ainsi son argent, toute à ses devoirs de chrétienne, elle n’en continuait pas moins à secourir ceux qui avaient besoin de sa charité.
Surprise un jour d’hiver par le roi, elle n’eut que le temps de cacher sa bourse sous son manteau. Le roi lui demanda avec autorité ce qu’elle dissimulait sous son manteau. La reine répondit que c’était des roses pour garnir l’autel de la chapelle quelle avait fait construire.
Le roi répliqua qu’il n’y avait de roses en janvier et lui intima l’ordre de se découvrir immédiatement et de lui confier l’objet suspect. La reine subit sans ciller cette humiliation et devant la suite royale ouvrit son manteau laissant apparaître un magnifique bouquet de roses. Le roi, y reconnaissant un acte surnaturel, se repentit et laissa à sa femme toute liberté de gérer elle-même ses actes charitables.
Légendaire ou historique, cet épisode de la vie de la reine du Portugal sert surtout à montrer la générosité de la souveraine à une époque où les classes sociales étaient cloisonnées. Le même genre de récit se trouve dans la vie d’une souveraine qui elle aussi s’était attachée à saint François d’Assise, Élisabeth de Hongrie et à sainte Germaine Cousin.
Une fin édifiante
Après la mort de son mari, elle se retira dans un couvent de clarisses, second ordre franciscain, à Coimbra et y mourut en 1336 en odeur de sainteté. Depuis la création en 1819 du diocèse de San Cristóbal de La Laguna a également appelé diocèse de Tenerife (îles Canaries), Sainte Élisabeth est co-patrona de la cette cité et de la cathédrale du diocèse par une Bulle du pape Pie VII6.
Elle fut canonisée en 1625 par le pape Urbain VIII alors que le Portugal est rattaché à la couronne espagnole sous le règne de Philippe IV d’Espagne.
La reine Élisabeth est listée dans le sanctoral catholique romain, sous l’appellation « Élisabeth de Portugal ». Sa fête est fixée au 4 juillet.
Son illustre aïeule, la grande Aliénor d’Aquitaine, fut tour à tour reine de France et reine d’Angleterre, surnommée de nos jours « grand-mère de l’Europe ».
Aéroport Ataturk d’Istanbul: 47 morts et 239 blessés!
Le gouvernorat d’Istanbul fait état de 44 personnes tuées et de 239 blessées selon un dernier bilan, dont 130 toujours traités dans les hôpitaux de la ville. Parmi les morts figurent 19 ressortissants étrangers.
Le premier ministre turc Binali Yildirim a expliqué que les assaillants étaient arrivés à l’aéroport à bord d’un taxi. La nuit de mardi vers 22 heures locales, trois kamikazes ont ouvert le feu dans l’un des terminaux avec des fusils-mitrailleurs contre des passagers et des policiers en faction avant de se faire exploser. Les témoignages des personnes présentes laissent penser que deux d’entre eux se trouvaient dans le hall des arrivées et le troisième dans celui des départs.
Contrairement à l’aéroport de Bruxelles, fermé au trafic durant une semaine, lors d’une attaque similaire deux mois plus tôt, les vols ont repris vers 3 heures du matin ce mercredi. Mais malgré tout, et selon les tableaux d’affichage un tiers des vols étaient annulés et de nombreux autres retardés.
Autour de l’Hymne national malagasy
Ramboatiana Etienne,
jury de l’hymne national malagasy,
Ry Tanindrazanay Malala ô
par Mahefa Ramanana-Rahary
revu et corrigé par V. Andriamanday
Ry Tanindrazanay malala ô!
Ry Madagasikara soa
Ny Fitiavanay anao tsy miala,
Fa ho anao doria tokoa
Tahionao Ry Zanahary
’Ty Nosindrazanay ity,
Hiadana sy ho finaritra
He! Sambatra tokoa izahay.
Norbert Raharisoa
Pasteur Rahajason
Pour sélectionner l’hymne national malagasy, il a été nécessaire de mettre en place un concours qui a eu lieu avec le support de Radio Tananarive ( Radio Madagasikara d’après l’annexe II ), et s’est déroulé du 10 mars 1959 au 24 Mars 1959. « Ry Tanindrazanay Malala » a été déclaré hymne national malagasy le 24 Mars 1959 à 16h45 et la première chorale mixte ayant eu l’honneur de chanter l’hymne a été composée d’ élèves de l’Ecole Normale des Jeunes Filles d’Avaradrova et de l’Ecole Normale de Mahamasina.
Il serait très intéressant de regarder plus en détail les personnalités de chaque jury pour bien comprendre le choix final, mais de premier abord, il est évident que l’aspect politique de cet hymne n’a pas été pris à la légère, le nombre de députés dans le jury étant de six sur quinze, dont son président.
Parmi le jury, Victor Randzavola, qui a fait office de secrétaire du jury, est aussi un technicien, étant l’organiste de l’église d’Ambonin’Ampamarinana.
Parmi ceux désignés comme étant des techniciens choisis pour leurs talents particuliers en musique, Mr Bernarson Jean est un pianiste, professeur de musique qui enseignait rue Andriandahifotsy (anciennement rue Romain Desfossés). Mr Ramboatiana Etienne est donc professeur de musique, auteur et compositeur et Mr Rahoerson Georges jouant de plusieurs instruments comme le piano, les instruments à vents, le violon, la basse…). Il était aussi chef d’orchestre et compositeur, bassiste au sein de l’orchestre philharmonique de Tananarive dans les années 50.
Concernant les auteurs identifiés dans le compte-rendu, Mr Jérome RAKOTOMANGA, Chef de Musique du Gouvernement a présenté MADAGASIKARA MIFALIA IZAO pour le concours. Il était plus connu sous le nom de RAMANGAMANGA, et avait la particularité de quasiment danser quand il dirigeait la fanfare, du temps des colonies ou durant la première république.
Mr RAMIARISON Gilbert qui a présenté ZANAHARY O TAHIO NY TANINDRAZANAY pour le concours, a approfondi ses études de musique au Conservatoire de Paris . Il était professeur de musique et auteur-compositeur. Il sait jouer de plusieurs instruments. Le public le connaît plus sous le nom de Gilles Ramiarison, et pour les services rendus, il a reçu les distinctions honorifiques de « Chevalier de l’Ordre National » et « Officier de l’Ordre National » ( cf Annexe VII ).
Mr Charles RASOANAIVO a présenté ANDRIAMANITRA O pour le concours . Il était lauréat du Conservatoire de Montpellier . Il a été professeur de musique et a reçu le titre d’Officier d’Académie. En 1931, il a publié un livre sur l’apprentissage du Solfa.
Les derniers paragraphes veulent absolument montrer l’impartialité du jury quant au choix de cet hymne, mais les critères de sélection clairs manquent dans ce compte- rendu. Par exemple, quand le jury a décidé d’exclure d’emblée deux chants, « Misaora ny Zanahary » et le chant de la reine Ranavalona à Ambohimanga, ces exclusions ne sont pas du tout argumentées et laissent la porte ouverte à toutes supputations. De même, le compte-rendu évoque des vices de formes et le non -respect du règlement pour évincer dix chansons. Il aurait peut-être été judicieux de présenter succinctement les points importants de ce règlement ?
D’autres critères de sélection assez subjectifs apparaissent dans le compte-rendu comme des chants impossibles à chanter, ou ressemblant trop à des chants d’église ou zafindraony … et même avec un critère assez surprenant, «ne sont en aucune manière des hymnes nationaux ».
Un paragraphe a été consacré au critère de copie, qui a décidé le jury d’éliminer un chant ressemblant à un chant de l’Abbé Saurin. Deux critères musicaux apparaissent quand même vers la fin, le n°42, « Ry tanindrazanay malala » ayant eu la préférence du jury grâce à sa mélodie et son tempo lent. Ce paragraphe montre aussi que les critères de musicalités l’ont emportés face à la force des paroles, « Zanahary ô tahio ny tanindrazanay » et « Madagasikara tanindrazanay » n’ayant pas été retenus suivant ce critère.
La petite histoire, narrée par un historien dans « Norbert Raharisoa : L’oublié de la fête » de Solofo Ranaivo, dit d’ailleurs que ce chant « Zanahary ô tahio ny tanindrazanay » a obtenu la première place, mais que le compositeur Ramiarison Gilbert n’étant pas du même parti que le président Philibert Tsiranana, il a été décidé de prendre le chant en deuxième place ( Annexe III ). Mais l’auteur du compte-rendu, dans les derniers paragraphes, met toute son énergie à démontrer l’impartialité du jury et ainsi parer à toute éventualité de soupçon de favoritisme.
Un article non signé sur le site geniusofdesigners.com montre qu’à travers les interviews que Françoise Raison Jourde a eus avec Ralaimanamisata, président des anciens combattants en ce temps ( voir annexe II ), cet air composé par Norbert Raharisoa en 1946 a déjà servi d’indicatif à l’émission radiophonique des anciens combattants et « que cet air a été joué pour la première fois en public le 20 février 1946 par l’orchestre du 19è escadron du train des équipages français, à l’occasion de la présentation, au Foyer du rapatrié et du combattant ( à Paris ), des députés Raseta, Ravoahangy et Said Mohammed Cheik ».
Cet article précise aussi que cet air vient d’un hymne déjà joué du temps de Ranavalona. La biographie de Norbert Raharisoa dans le Dictionnaire des personnalités historiques de Dominique Ranaivoson abonde aussi dans ce sens. Une étude pourtant plus approfondie des mémoires du professeur Ratsimamanga détaillant cette partie (annexe VI), montre bien à la page 66 un ancien hymne national rénové par son ami Norbert Raharisoa qu’ils ont réussi à faire jouer par la prestigieuse Musique de l’Air lors de l’une de leur conférence sous l’égide de Jean de Lorme rue d’ Alésia, et qui deviendra par la suite l’hymne national malagasy. Cette conférence a eu lieu juste avant le 19 Avril 1946. Mais une vingtaine de pages après, il reprécise qu’un hymne national avait été chanté lors d’une conférence organisée par le même Jean de Lorme dans le cadre du Comité franco-malgache début 1946, et que cet hymne a été chanté.
Il indique que c’est Norbert Raharisoa qui, ayant découvert un hymne de guerre de Ranavalona I, l’a harmonisé. Et quelques lignes plus tard, il donne les paroles de cet hymne. Ce sontt bien des paroles de « Madagasikara tanindrazanay » dont il s’agit, les paroles de l’hymne du MDRM. Le professeur parlait-il bien du même hymne dans les deux cas ? ou s’agit-il de deux hymnes bien distincts tous les deux harmonisés par Norbert Raharisoa donc ?
« Madagasikara tanindrazanay » a été composé par Rahamefy Jacques père et fils, sur la mélodie du cantique Herinao Jeso, composé en 1937 par Rahamefy Jacques. Il se pourrait bien que « Madagasikara tanindrazanay » ait aussi été harmonisé par Raharisoa Norbert en France pour être facilement joué par un orchestre, d’où le terme harmonisation utilisé par le professeur Ratsimamanga ?
Pour le moment, je n’ai pas de certitude quant à la filiation de notre hymne national avec un hymne chanté du temps de Ranavalona Ière, mais si c’était vraiment le cas, quel gros pied de nez! Finalement, le chant choisi a été un hymne de la période royale honnie par le pouvoir mis en place après la colonisation … Une petite recherche s’impose auprès des chants recueillis par le R.P. E. Colin par exemple, et qui remontent au temps de Ranavalona I. Peut-être y trouverait-on des airs ressemblant à « Ry tanindrazanay malala », ou à « Madagasikara tanindrazanay » ?
Pour en revenir au compte-rendu, ce dernier narre très bien le déroulé des votes, mais pêche un peu par le manque de description des critères ayant conduit au choix final de notre hymne national.
Encore un grand merci à Patrice Ralitera pour m’avoir communiqué ce compte-rendu, mis à sa disposition par Mme Annie Rabetokotany, la fille de Mr Georges Rahoerson, qui figure parmi le jury du concours.
Annexe 1 : Compte-Rendu des séances pour la sélection de l’hymne national malagasy. ( traduction libre Mahefa Ramanana-Rahary )
AFT: Les Malgaches ignorent leur mémoire
Une alléchante conférence débat sur la mémoire a permis de soulever les plaies collectives chez les Malgaches. Idéale pour envisager l’avenir.

Sans équivoque pour Monique Rakotoanosy, enseignant chercheur à l’université d’Antananarivo. « La mémoire est un enjeu de pouvoir. Si vous voulez tuer un peuple c’est sa mémoire que vous tuez ». Hier, s’est tenu à l’Aft Andavamamba le cœur de l’évènement « Le cinéma malgache et son histoire ». Une conférence débat animée par Tsilavina Ralaindimby, ancien ministre de la Culture, a été organisée sur le thème « Que la mémoire vive ». Une sorte d’état des lieux du septième art malgache et de ses ramifications. Jusqu’au 31 octobre, une exposition thématique s’y tient.
Parmi les intervenants se trouvaient Monique Rakotoanosy, Séverine Berthet Blanchais, enseignante en Médiation culturelle à l’université d’Antananarivo, Laza, le président du festival Rencontres du film court, Sylvie Andriamiamina, directrice des archives nationales. Tous sont tombés d’accord sur un point. Les Malgaches ignorent leur mémoire historique au point de la perdre d’ici quelques décennies. Pourtant, c’est l’une des dynamiques identitaires avec lesquelles se font les enjeux mondiaux.
Mémoire en bug
Difficile pour Laza de définir la situation qui prévaut. « Je ne sais pas qui a intérêt à ce que les Malgaches soient coupés de leur mémoire … Peut être que les Malgaches sont occupés par autres choses ou on fait tout pour qu’ils soient occupés par autres choses ». Impossible de savoir qui ou quoi en est la cause. Mais quoi qu’il en soit, la ou les causes de cette indifférence à la mémoire collective par les Malgaches font partie des grands mystères de ce pays. Dans l’assistance se trouvaient l’ancienne ministre de la Culture, Elia Ravelomanantsoa. Il y avait également Thierry Raharison, président de l’office Malgache du Cinéma, qui a évoqué un cas de figure plus élargi.
« Notre histoire va plus loin que la période Andrianampoinimerina. Dès lors, notre mémoire se limite à ce qui peut générer des divisions ». Madagascar et son peuple remontent à des millénaires et la continuité historique est le garant de son avenir. La mémoire en est le moteur.
Maminirina Rado [sortiratana]
18 Octobre 2014 source lexpressmada.com
22 millions d’Euros pour la conservation des Aires Protégées de Madagascar
22 millions d’Euros pour la conservation des Aires Protégées de Madagascar

Ce 9 juin 2016 a eu lieu dans les locaux du Ministère des Finances et du Budget, à Antaninarenina, la signature d’une convention d’octroi de 22 millions d’Euros par la KFW (Allemagne) à la Fondation pour les Aires Protégées (FAPBM). Cette convention porte sur le financement à long terme des activités au sein des aires protégées malgache gérées par Madagascar National Parks.
Madagascar figure parmi les 12 pays dits à « mégadiversité » qui abritent en leur sein plus des ¾ de la diversité biologique de la planète. Le taux d’endémisme est, par ailleurs, très élevé sur l’île rouge : 95% des reptiles, 80% des plantes à fleur, 98% des palmiers, 99% des grenouilles et 100% des primates (lémuriens) sont endémiques à Madagascar.
L’érosion de ce capital naturel d’une grande richesse constitue, cependant, un risque latent malgré les efforts déployés par les acteurs de la conservation à Madagascar. Un risque que la Fondation pour les Aires et pour la Biodiversité de Madagascar cherche à amoindrir à travers le financement de la conservation des aires protégées de Madagascar.
Un mode de financement pérenne pour les aires protégées malgaches par la FAPBM
Cette contribution de la KFW au capital de la Fondation pour les Aires Protégées et pour la Biodiversité de Madagascar porte le capital de cette institution à un peu plus de 70 millions de dollars. Un capital investi sur les marchés des capitaux internationaux par des gestionnaires des fonds de réputation internationale et dont les revenus permettent le financement du coût de fonctionnement et la préservation des aires protégées à Madagascar.
La stabilité des financements alloués par la FAPBM permet aux gestionnaires des aires protégées bénéficiant de son financement de pleinement se concentrer sur leur cœur de métier, sans devoir se heurter aux préoccupations inhérentes aux financements courts, parfois non renouvelables.
Cet apport de la KFW permet à tout Madagascar de bénéficier des avantages consubstantiels à l’existence des aires protégées. Ces dernières qui assurent les fonctions écologiques essentielles garant de la durabilité, assurent, en effet, les sources de revenus pour la population environnante. Et, dans un cadre plus large, les aires protégées sont une solution naturelle contre les effets néfastes du changement climatique sur le pays.
(Communiqué)
14 Siècles d’Esclavage et de Traite Négrière Arabo-Musulmane
1400 ANS d’histoire de l’esclavage en terre d’Islam. Documentaire historique présentant des témoignages de chercheurs Africains spécialistes du monde arabo-musulman et de l’Afrique subsaharienne.
Où est aujourd’hui la descendance des millions d’esclaves capturés et déportés en Orient? La castration de l’homme noir était largement mise en oeuvre pour éviter le métissage dans le monde arabo-musulman.
… Routes de l’Esclave, une Vision Globale (documentaire de l’UNESCO)
Brésil: le calvaire de Dilma Roussef destituée
Dilma Rousseff a été éloignée du pouvoir à la suite du vote des sénateurs dans la nuit du 11 au 12 mai. Elle vit désormais recluse dans la résidence présidentielle de Brasilia, pendant les 180 jours de son procès, menacée de perdre son mandat si elle est finalement jugée coupable de « crime de responsabilité » par le Sénat.

Remplacée par Michel Temer, son vice-président, la successeure de Luiz Inacio Lula da Silva est accusée d’acrobaties comptables ayant aidé à sa réélection en 2014. Ses « pédalages budgétaires », auraient camouflé la réalité des finances publiques brésiliennes et creusé dangereusement le déficit en 2015.
Inquiétude en Amérique latine
Cet événement suscite l’émoi en Amérique latine. Le nouveau chef d’Etat argentin Maurico Macri, de centre droit, s’est dit préoccupé pour la stabilité politique du Brésil. Tandis que le président du Salvador refusait, samedi, de reconnaître la légitimité du président par intérim. Voix détonnante dans la région, l’écrivain péruvien, Mario Vargas Llosa, candidat à la présidence de son pays en 1990 à la tête d’une coalition de centre droit, jugeait l’événement « positif pour la démocratie », saluant la déroute de gouvernements populistes en Amérique latine, dont celui de Mme Rousseff.
« Pour les observateurs étrangers, la légèreté avec laquelle la destitution du président de la République – une véritable bombe atomique dans un régime présidentialiste – est minimisée ne manque pas d’étonner. Si tous les dirigeants impopulaires ou jugés incompétents dans les démocraties modernes étaient destitués, peu finiraient le mandat qui leur a été attribué par le suffrage universel », souligne l’historienne Armelle Enders auteure de Nouvelle histoire du Brésil (éditions Chandeigne, 2008) dans un article publié sur le site The Conversation.
Dans un éditorial titré « Make Brazil political crisis worse » (« Aggraver la crise politique au Brésil ») publié moins de 24 heures après l’ouverture du procès en destitution de Dilma Roussef, le New York Times estime lui aussi que la chef d’Etat brésilienne « paie un prix disproportionné » pour ses erreurs.
Introduction
MORCEAUX D’HISTOIRE & GENEALOGIE
« …Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement ! » (Mt 10, 8)
(Nangonin’i Moïse Ramilamintsoa)
Reconstitution des liens familiaux
Les traditions orales retraçant les données historiques de l’Imerina nous ramènent à une époque suffisamment reculée pour que celles-ci se mêlent aux contes et légendes perpetués au cours des siècles par les différentes populations de Madagascar, concernant en particulier les VAZIMBA, premiers habitants supposés de cette grande Ile qui, dit-on, avait déjà leurs « roitelets » et leurs « chefferies » avant l’arrivée des vagues de migrations successives..Dans tous les cas, la masse volumineuse des informations orales et écrites convergent pour nous donner un nom reconnu par tous pour désigner un incontournable Razamben’Imerina dénommé Andrianerinerina à partir de 1300 ap. J.C.. Précisons cependant que les dates (de naissance) données pour les Rois successifs concernent les dates approximatives de règne quand ces dernières n’ont pas pu être retenues avec exactitude à cause de l’absence d’écriture. D’autre part, du fait des difficultés entraînées par cette caractéristique non écrite de la civilisation malgache, mais fondée principalement sur la tradition orale, nous avons fait en sorte que les données recueillies et rassemblées ici proviennent essentiellement de sources écrites, notamment puisées dans les documents ci-après:
– Ny Tantaran’ny Andriana, du Révérend Père Callet, Ed. 1908;
– Les Firaketana de Mr Ravelojaona;
– Un homme d’Etat malgache: Rainilaiarivony, par G.S. Chapus et G. Mondain (*); Ed. 1952;
– Les notes du Diary de Mr Rakotovao; (« Bokin-dRakotovao », le Livre de Rakotovao)
– Histoire du Royaume Hova, du Révérend Père Malzac, Imprimerie catholique, Edition 1930;
– Ny Tantaran’Andrianteloray recueillie par Mr Razafimbelo Pierre, Gouverneur Principal à Antananarivo, Ed. 1911;
– Raombana l’historien, (1809-1855) de Simon Ayache. Editions Ambozontany, Fianarantsoa, 1976;
– Raombana: Madagascar sous Radama Ier, (1810-1828), de Simon Ayache. Editions Ambozontany, Fianarantsoa, 1976;
– Ny Fianakaviambe sy ny Taranak’Ambohimanga, Ed. Mai 2000.
– Tantaran’ny Anteony Antemoro, de Philippe Rombaka
– Tantara et Tetiarana, Taranak’Alasora sy Imamo, par un groupe de familles.
– Tetiaran’Andriantsilavonandriana par Mr Razanatseheno Henry, Ed. 2001
– Madagascar d’une République à l’autre, Tome1, par le Pr. Pierre Randrianarisoa et Lalao Razakamahefa, Ed. 1991
– Histoire de Madagascar, collection Mondes d’Outre-Mer, par Hubert Jules Dechamps, Ed. 1961
– Andrianampoinimerina sy Ilaidama, par Kasanga Fernand, 2è Ed. 1977
– Andriantsitohaina XV Voninahitra (Ambassadeur de Ranavalona Ière), par Mr Randrianarivelo Lucien Emmanuel et Mr Andriantsitohaina Charles, Ed. 2000
– Ingahy Rainizafimanga (1842-1912), Bokin’ny Taranaka, Taona 2001 par l’équipe familiale dirigée par Mr James Henri Robert Randriamifidy, Secrétaire Général de l’Association Rainizafimanga.
– Menabe: Fitampoha 98, par Kamamy Magloire
– Fifindrà-monina par Kasanga Fernand, Ed. 1963
– Ali-Tawarath sy Madagasikara (1495-1548), par Mahefamanana Mosa, 3è Ed.1977.
– Mey 1972, par Mr. Rémi Rahajarizafy, Ed. 1982.
– Tera-dRamiangola sy Rangita, Tetiarana Ed. 1998, par l’équipe familiale dirigée par Mr Robin Andrianasolo (Président de la commission Généalogie) et Mr Eugène Raharifidy (Président de l’Association TRR), préfacé par Mr Césaire Rabenoro (Président de l’Académie Malgache).
– Rakoto Ratsimamanga Albert, Ny Malagasin’ny taonjato faha-XX (1907 – 1931), Ed. 2000. – Randriamamonjy Fréderic, Histoire des Régions de Madagascar: des origines à la fin du XIXème siècle, Ed. 2008.
– Razafiarison, Aina Andrianavalona (2014). Apports des traditions dans les successions royales merina: Madagascar – XVIe – XIXe siècle. Antananarivo: Editions Tsipika. thèse de doctorat en Histoire à la Sorbonne, Paris.
– Histoire biologique d’une population du Sud-Est malgache, Thèse de Doctorat d’Anthropologie génétique, par Mélanie Capredon, Univ. de La Réunion, 25 Nov. 2011, Rapporteur: Pr. Narivelo Rajaonarimanana, Professeur à l’INALCO – Paris 13.
–Rainandriamampandry (1836-1896), Edisiona FJKM Rainandriamampandry (2020) nosoratan’ny Profesora Ranjatohery Harilala
(Note: *) Auteurs de plusieurs oeuvres qu’ils rédigèrent ensemble sur l’histoire et la religion de Madagascar du temps de la Monarchie et pendant la colonisation, G.S. CHAPUS, Docteur ès Lettres, était Membre titulaire de l’Académie Malgache et Membre correspondant de l’Académie des sciences coloniales, tandis que G. MONDAIN, ancien élève de l’Ecole Normale Supérieure, était Vice-Président de l’Académie Malgache et Président Honoraire de la Mission protestante française à Madagascar.
Ce travail est un essai qui ne se prétend pas être exhaustif, mais il est appelé à être mis à jour périodiquement suivant l’apport des descendants (ou ascendants survivants) ou encore par les « bonnes volontés » soucieux d »entretenir le précieux Fihavanana malagasy. Les pages qui suivent nous aident à (faire) connaître nos lointaines origines et à comprendre plus facilement l’Histoire de Madagascar d’un seul coup d’oeil par les noms qui y sont consignés et les annotations – relatant les évènements historiques ou les principaux traits de la personne – qui les accompagnent. Ceux qui souhaitent apporter leur contribution, tant pour les éventuelles corrections que pour la mise à jour des informations, anciennes ou nouvelles (naissance, décès, enterrement et autres mentions ou notes particulières, etc…) sont les bienvenus et peuvent envoyer leur courrier au webmaster.
Dans tous les cas, la légendaire sagesse de nos ancêtres veut bien nous persuader que le fameux « Fihavanana » malagasy a une vocation universelle.
Nous nous excusons par avance auprès des personnes dont les noms n’ont pas pu être complétés ou écrits avec exactitude. [les documents publiés ici sont rédigés en malagasy et/ou en français].
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Ban Ki-moon à Mada: points forts de ses discours et messages
En visite à Madagascar, le Secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a encouragé mercredi les autorités malgaches à instaurer un climat de confiance, de liberté et d’équité et a réitéré le soutien de l’ONU pour relever les nombreux défis auxquels est confronté le pays, notamment la malnutrition.

« Comme chacun sait, Madagascar se heurte à de nombreuses difficultés, notamment la pauvreté et la sous-nutrition. Le pays dispose pourtant d’importantes ressources naturelles et d’une diversité biologique extraordinaire », a dit M. Ban lors d’une conférence de presse conjointe avec le Président Hery Rajaonarimampianina dans la capitale Antananarivo.
Prix Charlemagne : les dirigeants européens saluent l’œuvre du Pape pour l’Europe
Les dirigeants de l’Union européenne se sont rendus à Rome, au Vatican, ce vendredi 6 mai, pour remettre le prix Charlemagne au pape François. Ils étaient tous là, ou presque : la chancelière allemande Angela Merkel, les présidents de toutes les institutions communautaires (le Polonais Donald Tusk, le Luxembourgeois Jean-Claude Juncker, l’Allemand Martin Schulz, l’Italien Mario Draghi), le premier ministre italien, Matteo Renzi, le roi d’Espagne. La République française était représentée à un moindre niveau par la ministre de l’éducation, Najat Vallaud-Belkacem.
«Envoyer un signal en faveur des fondements moraux et des valeurs humaines de l’Europe, continent où le respect et la miséricorde ne doivent pas être perdus» a commencé le maire d’Aix-la-Chapelle, où est habituellement remis le prix, Marcel Philipp, qui a ouvert la cérémonie. Le Président du Conseil européen Donald Tusk, a lui, salué le «Pape de l’espoir». Comme les présidents du Parlement et de la Commission européenne, il a évoqué la prise de conscience de la crise en Europe, mais aussi la confiance dans la force de collaboration, gardant à l’esprit l’appel du pape à un esprit humaniste européen.


