TICAD VI: le Japon consacre $30 milliards à l’Afrique en 3 ans

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Lors de la 6ème conférence TICAD -Tokyo International Conference on African Development), le Premier Ministre japonais, Shinzo Abe, s’est engagé dans son discours à Nairobi (Kenya), devant 32 Chefs d’Etats africains et les Secrétaires Généraux de la Banque Mondiale et du PNUD, à ce que son pays investisse 10 milliards de dollars d’ici à 2018, avec le soutien de la Banque africaine de développement (BAD), dans le développement d’infrastructures, notamment dans le secteur énergétique, et le renforcement de capacités des ressources humaines.

Le secteur privé nippon contribuera aussi à hauteur de 20 autres milliards de dollars pour soutenir cet ambitieux effort pour rendre bien visible et efficace la politique japonaise sur le continent, par la création d’un Forum économique public-privé nippo-africain. Cette institution, appelée à siéger de façon permanente, réunira ministres et patrons d’entreprises et d’autres organisations économiques, « pour que les compagnies japonaises et africaines travaillent davantage ensemble ».

La part de Madagascar peu volumineuse pour le moment

Vue du Port de Toamasina (Tamatave)
Vue du Port de Toamasina (ex-Tamatave)

La délégation malgache, conduite par le Président Hery Rajaonarimampianina, s’est vue confirmer à cette occasion l’octroi de 370 millions de dollars pour l’extension du Port de Toamasina pour devenir un port d’éclatement de l’Océan Indien. Ce projet prévu de longue date a été suspendu à cause du coup d’état de 2009.

Qu’est-ce que la TICAD ?

Biographie: Saint Augustin, Docteur de l’Eglise

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Qui était Augustin, Evêque d’Hippone?

Saint Augustin, né le 13 novembre 354, est l’un des trois enfants de Patrice et Monique, petits exploitants agricoles à Thagaste (aujourd’hui Souk Ahras, aux confins de l’Algérie et de la Tunisie). Augustin, son frère et sa sœur vécurent là une enfance heureuse. Il n’aimait pas l’école et ses brutalités. Mais son intelligence y brilla rapidement ; et ses parents firent tout ce qu’ils pouvaient pour favoriser sa réussite, dont ils espéraient profiter eux aussi. Il fit donc d’excellentes études primaires, secondaires, et finalement universitaires à Carthage ; et il devint bientôt professeur de lettres.

Saint Augustin dans son cabinet de travail (Botticelli, Ognissanti) (vers 1480).

Sa mère, la future sainte Monique, était une bonne chrétienne. Son père, Patrice, était quant à lui un païen qui ne fit pas obstacle à ce que la mère donnât une éducation chrétienne aux enfants. Bébé, Augustin reçut le sacrement des catéchumènes : le signe de la croix sur le front, les grains de sel sur les lèvres, ce qu’on appelait naguère les «rites préliminaires» du baptême. Plus tard, vers sept ans, il tomba gravement malade ; en danger de mort, il réclama instamment le baptême. Mais il se rétablit et on différa la cérémonie. Il y avait, en effet, à l’époque, deux catégories de chrétiens, les «fidèles», qui avaient reçu le baptême et promis de vivre en chrétiens, et les «catéchumènes» qui préféraient se tenir confortablement sur le seuil, en se disant qu’il serait toujours temps de faire le nécessaire plus tard.

Augustin fut donc toujours chrétien : il avait bu, dit-il dans ses Confessions, le nom de son Sauveur avec le lait de sa mère et il le retenait au fond de son cœur d’enfant. Mais il est bien probable qu’il n’y pensa guère au cours des années un peu folles de son adolescence.

Entre sagesse et passion

A 17-18 ans, étudiant à Carthage, il se lia à une compagne qui lui donna un enfant. Ils le prénommèrent Adéodat, «Dieudonné». Adéodat reçut le baptême à 15 ans, en même temps que son père, dans la nuit pascale de 387. Mais il mourut prématurément vers l’âge de 18 ans.

Entre temps, enthousiasmé par un dialogue philosophique de Cicéron, tiraillé entre son amour de la Sagesse (la philosophie) et ses passions de jeune homme ardent et ambitieux, Augustin se lança dans une longue quête de la Vérité. Il tenta de lire la Bible, mais fut rebuté par le mauvais latin de vieilles traductions. Il lisait tout ce qu’il trouvait d’ouvrages philosophiques, séduit tantôt par le scepticisme, tantôt par l’épicurisme. Il était en recherche.

Il fut ensuite séduit par la secte des manichéens, qu’il fréquenta pendant presque neuf ans.Le manichéisme était une religion orientale, fondée par Mani, qui professait un dualisme radical: l’opposition du Bien et du Mal, de la Lumière et des Ténèbres etc… Cette secte qui prétendait offrir une explication rationnelle du monde, eut une grande influence sur les cercles aristocratiques du IVè siècle en Afrique du Nord. Après sa conversion, à travers les Confessions et dans les autres ouvrages, saint Augustin s’attacha à combattre vivement le manichéisme dans et hors de l’ Eglise.

A l’âge de 29 ans (en 383), il quitte Carthage pour Rome, puis pour Milan, résidence impériale, où il obtient une chaire. Il devient fonctionnaire : c’est le sommet de sa carrière ! Jeune, ambitieux, Augustin court après les honneurs, la richesse, le mariage. Il voudrait obtenir un poste de gouverneur de province pour commencer, puis entrer dans l’ordre sénatorial… Sa mère l’a rejoint à Milan et s’entremet pour lui trouver une riche épouse : il faut (déjà) de l’argent pour entrer en politique ! Augustin se résigne à répudier celle qui est sa compagne depuis seize ans : il dit que son cœur en fut déchiré…

La conversion et le baptême

Dès son arrivée à Milan, Augustin avait fait une visite de courtoisie à l’évêque, Ambroise, qui le reçut paternellement. Il prit l’habitude d’aller l’écouter le dimanche, d’abord pour évaluer le talent de l’orateur. Mais son coeur s’ouvrit peu à peu à la vérité du discours. Il découvrit le sens spirituel de l’Ancien Testament. Ce fut un événement de première importance : Augustin pouvait se trouver désormais chez lui dans la Bible.

A la lecture des philosophes platoniciens qui lui conseillaient de se retourner de l’extérieur vers l’intérieur, autrement dit de se «convertir», il entra en lui-même, sous la conduite de Dieu, et découvrit la pure spiritualité de l’âme et de Dieu, son créateur.

Mais Augustin s’interrogeait toujours sur la personnalité du Christ. Il l’imaginait comme un homme d’une éminente sagesse, qui, au témoignage des Évangiles, avait mangé et bu, dormi et marché, s’était réjoui et attristé, avait conversé avec ses amis, avait donc mené une vraie vie d’homme. Mais il n’avait aucune idée du mystère du «Verbe fait chair», jusqu’à ce que Simplicien, un grand intellectuel chrétien, lui présentât le Prologue de l’Évangile de Jean comme un condensé de la doctrine chrétienne : le Christ est à la fois le Verbe, la Parole de Dieu en Dieu, et la Parole faite chair, l’homme Jésus Christ, Médiateur de Dieu et des hommes. Ce fut un autre moment important : Augustin découvrit la cohérence de la pensée chrétienne.

Mais il lui restait encore à mettre sa vie en conformité avec le christianisme. Ce ne fut pas sans mal ! Vint un jour un crise décisive dans le jardin de sa résidence à Milan. Après un moment de forte agitation, il s’abattit sous un figuier et laissa libre cours à ses larmes. C’est alors qu’il entendit une voix d’enfant qui chantonnait : «Prends, lis ! prends, lis !» Il se saisit du livre des lettres de Paul, l’ouvrit au hasard et lut : «Pas d’orgies et de beuveries, pas de coucheries et de débauches, pas de disputes et de jalousies ; mais revêtez-vous du seigneur Jésus-Christ ; et n’ayez souci de la chair pour en satisfaire les convoitises» (Romains 13, 13-14). Cela suffit pour dissiper les ténèbres du doute.

A la fin de l’année universitaire, Augustin, sa famille et deux jeunes disciples firent retraite dans une villa, dans les collines au nord de Milan, qui était mise à leur disposition par un collègue. Ils passèrent là des mois paisibles, s’adonnant à des entretiens philosophiques, à des méditations personnelles, à des prières aux accents des Psaumes qui enthousiasmaient Augustin.

En mars 387, ils revinrent à Milan pour l’inscription sur le registre des candidats au baptême. Augustin, un de ses amis et son fils Adéodat suivirent la catéchèse d’Ambroise. Au cours de la nuit pascale du 24-25 avril 387, comme les autres, Augustin fut baptisé par Ambroise dans la piscine baptismale.

La retraite anticipée

Augustin n’avait désormais plus rien à faire en Italie. Il prit le chemin du retour avec sa famille. En automne 387, ils étaient à Ostie, en attente d’embarquement pour l’Afrique. C’est là qu’Augustin et Monique, accoudés à une fenêtre, connurent ensemble un moment de bonheur mystique, l’«extase» ou la «contemplation» d’Ostie. Cinq jours après, Monique fut prise de fièvre et mourut au bout de neuf jours, à l’âge de cinquante-six ans.

De retour au pays, en 388, Augustin et ses compagnons s’installèrent dans la maison familiale à Thagaste. De retour en Afrique du Nord, il fonde une petite communauté contemplative. Il est appelé comme prêtre, puis comme évêque à Hippone. Il combat continuellement les déviations de la foi chrétienne. Il meurt en 430, pendant le siège de sa ville Hippone par les Vandales. Docteur de l’Église, il est l’un des quatre «Pères de l’Église d’Occident» avec saint Ambroise, saint Jérôme et Grégoire Ier.

Ses oeuvres majeures

Clôture du 10ème exercice militaire Africa Endeavour à Madagascar

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L »ambassadeur des Etats-Unis, Robert Yamate, a lancé un appel à l’union et à la mobilisation générale des 40 pays et organisations internationales participants à cet exercice militaire, qui s’est déroulé à Madagascar, et qui s’est focalisé sur la transmission et la communication au sein de l’Armée.

Robert Yamate, ambassadeur des USA à Masagascar.
Robert Yamate, ambassadeur des USA à Masagascar.

« Les ennemis et les défis que nous surmontons aujourd’hui sont souvent de nature transnationale et asymétrique, telle qu’il existe dans le cyber espace, les famines, les inondations, les insurrections, les attaques terroristes et les missions de maintien de la paix post-conflit. Les Etats-Unis ne peuvent pas faire face seuls à ces défis ; Madagascar ne peut pas faire face seule, à ces défis ; et aucun des pays réunis ici ne le peut » , a-t-il souligné en démontrant les précieux avantages reçus au cours des 5 jours de symposium accompagnant ces exercices, dont le partage d’expériences, la standardisation des procédures opératoires en matière de transmission pour relever les immenses défis du continent, lors de son discours de clôture du 10è exercice militaire Africa Endeavor dans le camp du 1er Régiment des Transmissions et de Service (RTS) à Fiadanana.

« Amoris Laetitia »: Exhortation apostolique du Pape François sur la Famille

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L’exhortation apostolique Amoris Laetitia sur la famille a été présentée aux Nations-Unies à Genève ce jeudi 23 juin par Mgr Vincenzo Paglia, Président du Conseil pontifical pour la Famille. Devant les représentants de l’ONU, le prélat est revenu sur le contenu de ce document très dense qui fait la synthèse des deux Synodes sur la famille convoqués par le Pape François en 2014 et 2015. Un document qui peut tout à fait devenir un outil par l’ONU pour atteindre les dix-sept objectifs de développement durable pour 2015-2030, selon Mgr Paglia.

Mgr Paglia a structuré son propos en plusieurs thèmes. Dans un premier temps, il souligne que la famille est au cœur de l’attention de l’Église. Le Pape clarifie dans ce texte, «la nouvelle relation que l’Église doit avoir avec les familles d’aujourd’hui, dans leur réalité concrète». Malgré de profonds changements qui touchent la famille depuis des décennies, poursuit l’archevêque italien, le Pape continue de poser un regard de «grande sympathie» sur les familles, pour les «aider à vivre la joie de leur vocation et leur mission».

Ce n’est pas une définition de la famille que donne le Pape, prévient-il, mais au contraire il propose d’accepter la réalité que les familles «ne tombent pas du ciel parfaitement formées mais ont besoin de grandir et mûrir constamment dans leur capacité à aimer» comme l’écrit le Pape dans l’exhortation. Face aux nouvelles réalités de la famille aujourd’hui, «le Pape demande à l’Église de la regarder dans une nouvelle lumière» car la famille n’est pas qu’une question d’individus mais de l’histoire réelle du monde», un changement qui doit aussi s’appliquer à l’Église pour qu’elle forme, elle aussi une famille.

Le Pape ne veut aucun malentendu, précise Mgr Paglia devant l’assemblée de l’ONU. «L’Église n’est pas une cour de justice, n’accuse pas, n’enregistre pas les transgressions sans prendre en compte la souffrance», insiste-t-il en expliquant les propos du Saint-Père.

(RV)

Cliquer pour lire ou télécharger l’Exhortation Amoris Laetitia

(document PDF de 264 pages: veuillez patienter!)

China’s New Silk Road unveils $46 billions deal with Pakistan!

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« The fortunes of both China and the US depend on robust world economy ».

Pakistan is trying to fit in and use the New Silk Road as a « game changer » with its key asset: the port of Gwadar.

 

(Click to read full analysis from former Pakistan Prime Minister with Huffington Post)

Orange lance Facebook Flex à Madagascar

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L’opérateur en Télécommunications, Orange Madagascar, annonce le lancement de Facebook Flex, en partenariat avec le leader mondial des réseaux sociaux, Facebook. Facebook Flex permet aux utilisateurs d’accéder à une version allégée de Facebook, sans frais de données supplémentaires.

Avec Facebook Flex, les utilisateurs pourront choisir de rester connectés en mode gratuit pour chater et commenter sur Facebook, et pourront à tout moment, en un seul clic,  voir leurs images en revenant en mode payant. Cette flexibilité permet à l’utilisateur de rester connecté à Facebook à son propre rythme, tout en maîtrisant son budget de communication.

Facebook est également désormais disponible en langue malgache, afin de faciliter encore plus son utilisation. La langue malgache est parlée par plus de 18 millions de personnes dans le pays.

Facebook Flex est une initiative qui fait partie de la volonté de Facebook de « connecter le monde » et de réduire la fracture numérique.

Benja Arson, Directeur Général d’Orange Madagascar p.i. a déclaré : « Nous sommes heureux de collaborer avec Facebook afin de mettre Facebook Flex à la disposition de l’ensemble de nos clients à Madagascar ».

Chris Daniels, vice-président de Internet.org à Facebook, a déclaré: « Orange est un partenaire clé pour nous permettre de connecter les gens à internet à Madagascar. Nous sommes ravis de travailler avec Orange pour offrir Facebook Flex et Free Basics, et de faire en sorte qu’internet soit accessible au plus grand nombre».

André Neypatraiky Rakotomamonjy, ministre malgaches des Postes, des Télécommunications et du Développement Numérique : « L’Etat malgache se félicite du partenariat entre Orange Madagascar et Facebook, qui ne peut être que bénéfique pour l’ensemble de la population. L’accès au numérique est l’un des défis majeurs de mon ministère, et les deux parties y contribuent fortement ».

COI: le nouveau SG, Hamada Madi Boléro, prend ses fonctions

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La passation de pouvoirs entre le Secrétaire Général sortant de la Commission de Océan Indien (COI), Jean Claude de l’Estrac, et son successeur, Hamada Madi Boléro, a eu lieu ce 13 juillet, à Port Louis. Le Président de la République de Madagascar a participé à la cérémonie aux côtés notamment de ses homologues respectifs de l’Ile Maurice et de l’Union des Comores.

Crédits photos: PRM.
Crédits photos: PRM.

Dans son discours lors de la cérémonie de passation de pouvoirs, le Président de la République de Madagascar, Hery Rajaonarimampianina, a tout d’abord félicité Jean Claude de l’Estrac pour son dévouement et sa conviction qui ont marqué sa mission en tant que Secrétaire Général de la COI. Le Chef de l’Etat malagasy a tenu ensuite à rappeler le rôle et l’appui apporté par la COI au processus de sortie de crise à Madagascar avant de mettre l’accent sur les grands chantiers en cours tels que le programme régional de sécurité maritime, le programme régional de sécurité alimentaire et nutritionnel où Madagascar, qui possède les 90% des terres arables de l’Indianocéanie, est appelé à devenir le grenier de la région. Le Chef de l’Etat malagasy a aussi évoqué le soutien apporté par la COI au désenclavement de certaines régions agricoles de la Grande Île.

(…lire l’intégralité de l’article sur le site de la Présidence)

Drones : une révolution militaire

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Les drones, ces avions sans pilote, discrets et économiques, font la fierté d’une trentaine d’armées dans le monde. Mais ces vaisseaux télécommandés sont également critiqués à cause des dommages collatéraux occasionnés sur le terrain. Nos reporters aux États-Unis vous proposent un reportage exceptionnel tourné dans une base de l’armée américaine au Nouveau-Mexique.

Historiquement, il y a certaines armes dont l’apparition a changé en profondeur la façon qu’ont les hommes de faire la guerre. L’invention de la poudre et les premières armes à feu font partie de ces grandes révolutions de l’art de la guerre. Ensuite, l’arme atomique, bien entendu, a considérablement modifié les stratégies. Et de nos jours, les drones, à leur manière, marquent sans doute une nouvelle révolution dans les conflits armés.

Quasi absents des terrains de combat au début des années 2000, ces appareils sans pilote sont devenus, avec les guerres en Irak et en Afghanistan, une pièce centrale du jeu militaire, d’abord pour les Américains, puis à travers le monde.

Les États-Unis disposent aujourd’hui de plus de 8 000 drones, selon plusieurs estimations. Des chiffres difficiles à vérifier, puisque l’US Air Force, l’US Army ou encore la Navy ont chacun leur propre flotte — sans oublier, bien sûr, la CIA, qui communique très peu sur son programme de drones.

Sur la base d’Holloman, au Nouveau-Mexique, où nous nous sommes rendus pour tourner ce reportage, nous avons pu constater que 700 pilotes de drones sont en train d’être formés pour l’US Air Force. Les États-Unis forment désormais plus de pilotes de drones que de pilotes embarqués !

 

 

Diplomatie: la Turquie renoue avec la Russie et menace les Etats-Unis

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Des relations turco-américaines très tendues

« Si Gülen n’est pas extradé, les Etats-Unis sacrifieront les relations (bilatérales) à cause de ce terroriste », a déclaré Bekir Bozdag à l’agence de presse progouvernementale Anadolu, soulignant que le sentiment antiaméricain au sein de la population turque avait atteint un pic en raison de ce différend entre les deux alliés de l’Otan. « Il appartient à la partie américaine d’empêcher que ce sentiment se transforme en haine », a poursuivi le ministre.

erdogan-poutine
A l’évidence, les deux présidents « jouent » avec l’Occident

Fethullah Gülen est un prédicateur exilé aux Etats-Unis depuis 1999. Ankara l’accuse d’avoir fomenté le putsch raté du 15 juillet dernier. L’ancien imam nie pour sa part toute implication.

Cette tentative de coup d’Etat, qui a fait 273 morts et 2.000 blessés, a brutalement envenimé les relations turco-américaines. Un ministre turc n’avait pas hésité à affirmer que « les Etats-Unis sont derrière la tentative de coup », tandis qu’un ancien chef d’état-major accusait la CIA d’avoir été à la manœuvre.

(…suivre l’intégralité de l’article)