Évènements Fraîchement Actualisés

Refondation : Militarisation des rouages du pouvoir

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Les participants lors des deuxièmes assises militaires lancées le lundi 26 janvier dernier.

De la Présidence aux établissements publics, des ministères aux agences stratégiques, l’administration se restructure autour d’un noyau militaire dur.

Le pouvoir se redessine, en treillis. Depuis la prise de pouvoir d’octobre dernier, la militarisation des rouages de l’État s’accélère et se structure à tous les niveaux de l’appareil institutionnel. Au sommet, le chef de l’État, Michaël Randrianirina, colonel de l’armée, gouverne aux côtés de quatre hauts conseillers militaires, dont deux généraux de brigade et deux autres colonels, formant le noyau dur du nouveau centre de décision. Une architecture du pouvoir clairement marquée par l’empreinte des forces armées. Lire la suite »

Prolongation de l’Agoa : Volte-face du Sénat américain

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(©newsmada.com)

Revirement de la situation. Alors que la Chambre des représentants des Etats-Unis avait approuvé, le 12 janvier, la prolongation de l’African Growth and Opportunity Act (Agoa) pour une durée de trois ans, le Sénat américain en a décidé autrement, en adoptant une prolongation d’une année seulement. 7.000 emplois sont menacés.

Face à cette volte-face du Sénat américain, le Grou­pement des entreprises franches et partenaires (GEFP) est dans la tourmente et ne cache pas ses inquiétudes, lors d’une con­férence organisée dans ses locaux à l’ex-Village des Jeux Ankorondrano.
« Cette dépendance au marché américain expose les grandes entreprises et leurs salariés à une fragilité accrue où 7. 000 emplois directs sont menacés à court terme », indique-t-il.
Ce groupement a également précisé que le secteur textile, pilier de l’économie malgache avec près de 180.000 emplois en 2025, traverse une crise majeure liée au retard du renouvellement de l’Agoa depuis 2025.

« Les conséquences sociales et économiques sont lourdes : chômage technique inévitable, suppression progressive de milliers de postes, impact sur les sous-traitants et ralentissement des exportations », souligne-t-il.
Il a ajouté que la baisse des devises rapatriées, va fragiliser l’ariary, tandis que l’expansion du secteur informel et l’insécurité croissante à Antananarivo, ne font que rendre la situation préoccupante.

En effet, l’équilibre économique et social est menacé. Et le Gefp lance un appel pour des mesures immédiates, à savoir le remboursement des crédits de TVA, l’assouplissement des procédures relatives au de chômage technique. L’implication des plus hautes autorités pour renforcer la coopération bilatérale avec les Etats-Unis, est aussi réclamée. Ce groupement a également demandé à rencontrer au plus vite le président de la Refondation de la République de Madagascar.
Autant dire, les efforts diplomatiques et économiques menés à Washington par une délégation malgache de haut niveau, réunissant acteurs publics et privés depuis l’adoption du projet de loi par la Chambre des représentants, ne semblent pas avoir porté leurs fruits.
En l’état, le texte devra être de nouveau soumis au processus législatif américain. Sauf revirement de dernière minute, le Sénat devrait se prononcer d’ici le 31 janvier dans le cadre de l’examen du projet de loi budgétaire.

(source: newsmada.com

SADC-atra (« embarrassé »)

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(©madagascar-tribune.com)

Dix-sept ans après avoir été invitée par Marc Ravalomanana à agir en médiateur au début de la crise de 2009, la SADC est de nouveau dans nos murs pour tenter de résoudre les problèmes créés par une nouvelle crise politique, elle-même générée par un autre changement anticonstitutionnel de gouvernement. En dépit des artifices de langage utilisés par les nouvelles autorités et leurs partisans, aucune disposition de la Constitution en vigueur ne prévoit que des officiers de l’armée ne prennent le pouvoir, quelles que soient les circonstances, en dehors d’un cadre électoral.

On se demande avec curiosité ce que pense la SADC du cas malgache. Dix-sept ans après le coup d’État de 2009, la présence d’une délégation lourde, menée par un ancien chef d’État en la personne de la malawite Joyce Banda, montre que le pays n’a toujours pas réussi à se libérer des démons de son instabilité politique. Ce serait une solution facile de dire que la SADC a mal géré la médiation, mais ce serait une conclusion plus raisonnable de dire que les Malgaches sont incapables de tirer les leçons du passé.

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Iraky ny SADC ho an’ny fandaminana eto amintsika: ireo dingana harahan’i Madagasikara

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Marc Ravalomanana : « Madagascar se trouve hors du cadre constitutionnel »

« Un intérim est censé être de courte durée et ne peut excéder 60 jours », a rappelé Marc Ravalomanana.

Alors que la Grande Île s’enfonce dans une incertitude institutionnelle persistante, Marc Ravalomanana n’a pas mâché ses mots lors de sa rencontre avec la délégation de la SADC.

« Sommes-nous en période d’intérim ou de transition ? » C’est la question soulevée par l’ancien président de la République, Marc Ravalomanana, à l’issue de sa rencontre avec la délégation de la SADC, hier, à son domicile de Faravohitra. Une interrogation qui reflète, selon le président national du parti Tiako i Madagasikara (TIM), le flou persistant entourant la gestion actuelle des affaires nationales. D’emblée, Marc Ravalomanana affirme que Madagascar ne se trouve plus dans un cadre constitutionnel normal. « Les dirigeants actuels doivent reconnaître que Madagascar n’est plus régi par un régime légal tel que défini par la Constitution », a-t-il déclaré devant les représentants de la Communauté de développement de l’Afrique australe. Pour l’ancien chef de l’État, la situation en cours ne relève ni d’un véritable intérim ni d’une transition clairement établie.

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Sepp Blatter suggests fans should not travel to US for World Cup

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  • Ex-Fifa boss shows support for boycott calls
  • Security concerns over tournament have risen
Sepp Blatter gave his support to comments from a lawyer who has called for fans to boycott the World Cup. Photograph: Urs Flüeler/EPA

Former Fifa president Sepp Blatter on Monday suggested he supports fans boycotting World Cup matches in the United States this year due to security concerns.

Blatter gave his support to comments from Swiss anti-corruption lawyer Mark Pieth, who worked with Fifa on potential reforms when Blatter was president, saying fans should stay away from the US for the tournament.

“I think Mark Pieth is right to question this World Cup,” Blatter said on social media.

Pieth cited the killing of protester Renee Good by an American immigration agent in Minneapolis earlier this month as one reason for supporters not to travel to the US. Blatter’s endorsement of Pieth’s comments comes in the wake of the death of a second US citizen, Alex Pretti, last weekend.

The World Cup is due to be hosted by the US, Canada and Mexico from 11 June to 19 July.

“What we are seeing domestically – the marginalisation of political opponents, abuses by immigration services, et. – hardly encourages fans to go there,” Pieth said in an interview with Swiss daily Tages-Anzeiger last week.

“For fans, just one piece of advice: avoid the United States! You’ll get a better view on television anyway. Upon arrival, fans should expect that if they don’t behave properly with the authorities, they will be immediately sent home. If they’re lucky …”

Blatter stepped down as Fifa president in 2015 amid several scandals and was replaced by Gianni Infantino, who has forged close ties with Donald Trump.

Blatter and former Uefa chief Michel Platini were last year acquitted definitively on charges stemming from a delayed payment of 2m Swiss francs ($2.5m) Fifa made to Platini in 2011 for consultancy services.

Former France star Platini said earlier this month that Infantino has “become more of an autocrat” and “he likes the rich and power. (source: theguardian.com)

(source: theguardian.com)

Développement et Vie politique – L’armée veut être un acteur à part entière

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Le chef d’état-major, le général Démosthène Pikulas, annonce que l’armée ne se taira plus face à la situation dans le pays. Sans remettre en cause les lois ni les institutions, il affirme que l’armée compte désormais être un acteur à part entière dans la gouvernance nationale.

Le général Démosthène Pikulas, chef d’état-major des armées, durant son discours, hier, au CCI Ivato.

L’armée sort de sa réserve. À entendre le discours du général Démosthène Pikulas, chef d’état-major des armées, hier, c’en est terminé de la Grande muette. Selon lui, dorénavant, l’armée ne compte plus fermer les yeux, ni rester indifférente, ni garder le silence. Elle a l’intention de jouer pleinement sa partition dans la vie de la nation, notamment sur le plan politique.

“On dit souvent que l’armée est sourde, muette et aveugle. (…) L’armée s’exprime aujourd’hui dans ce pays. Elle ne se considère pas comme un simple acteur réclamant sa part, mais comme un véritable copropriétaire de la nation, détenteur d’une part légitime de responsabilité. Ainsi, il faut écarter l’idée que l’Armée resterait silencieuse à l’avenir. Elle aura son mot à dire sur toutes les situations à venir, elle ne restera ni passive, ni indifférente, ni muette”, déclare le général Pikulas, en abordant la rubrique “l’armée et la nation”, en ouverture des assises militaires, au Centre de conférences international (CCI) d’Ivato, hier.

Les propos du récemment promu général de corps d’armée marquent un tournant dans la posture, vis-à-vis des affaires nationales, de celle qui pourrait alors se départir de l’indicatif Grande muette. Un concept qui veut que l’armée soit une institution qui ne s’exprime pas sur les affaires politiques. Qui lui impose une neutralité politique et un devoir de réserve. Il y a aussi la subordination de l’armée au pouvoir civil légalement établi. À Madagascar, comme dans la plupart des pays du monde, le Président ou le Chef de l’État est érigé par la Constitution comme le Chef suprême des Forces armées.

De tradition, par ailleurs, il y a aussi l’idée que les militaires exécutent les ordres sans poser de questions. À écouter l’allocution du général Pikulas, ce concept de Grande muette n’a donc plus lieu d’être. Comme argument pour défendre sa position, il sort le principe de l’intérêt supérieur de l’État.

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Une stèle pour le 90e anniversaire du Lycée Rabearivelo : le STM apporte sa pierre à l’édifice

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(©newsmada.com)

Une stèle sera érigée à l’occasion du 90e anniversaire du lycée Jean Joseph Rabearivelo (1936-2026), célébrée dignement vendredi Analakely. Le groupe Sakaizan’ny Teatra Malagasy (STM) de l’établissement, a annoncé sa contribution à ce projet, en organisant une exposition éphémère rétrospective, retraçant ses dix années de scène et de création théâtrale.

«Une stèle commémorant le centenaire du Lycée Rabea­rivelo, sera installée dans l’enceinte de l’établissement. Et, nous souhaitons apporter notre contribution, à travers une série de représentations théâtrales. Une manière pour nos membres, d’exprimer leur gratitude et reconnaissance envers leur école», souligne Michèle Razafimahay, coordinatrice du groupe théâtral.

Dans cette optique, plusieurs événements artisti­ques sont programmés cette saison. Une première représentation est prévue lors de la Journée des écoles, le 20 février, avec la présentation de « Kolosaina », une compilation d’œuvres créées par le groupe au cours des dix dernières années. Le programme se poursuivra au mois de mars, dans le cadre du Mois du théâtre à l’IFM Analakely et à l’AFT Andavamamba. Lire la suite »

« Madagascar – Une approche de l’Histoire par les documents »: présentation officielle de l’ouvrage au Café histoire

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(©newsmada.com)

Après une première présentation à Paris en novembre de l’année écoulée, l’ouvrage collectif « Madagascar – Une approche de l’Histoire par les documents » (Editions Hémisphères) a été lancé officiellement samedi au Musée de la Photographie de Madagascar à Anjohy, lors d’un café histoire éponyme animé par l’historienne Faranirina Rajaonah. Un rendez-vous qui, comme d’habitude, a rassemblé de nombreux passionnés d’histoire.

Faisant suite à « L’Histoire de Madagascar : la construction d’une nation » en 2022, cet ouvrage conçu par une équipe pluridisciplinaire composée de Sylvie Andriamihamina-Ravoniharoson, Philippe Beaujard, Didier Nativel, Nicolas Pesle, Chantal Radimilahy, Raivolala Rahelison, Faranirina Rajaonah, Bako Rasoarifetra et Samuel F., apporte de nouveaux éclairages sur l’histoire de Madagascar, depuis son peuplement initial jusqu’à la période contemporaine.
« Ce livre est le fruit de trois années de recherches, d’écriture et d’harmonisation », explique Faranirina Rajaonah, docteure d’État et agrégée d’histoire, dont les travaux portent principalement sur l’histoire sociale et culturelle de Madagascar, durant l’époque coloniale.

(source: Joachin Michaël – newsmada.com)

Toamasina : un projet de création de 5000 emplois annoncé

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Faritra Atsinanana: Asa 5000 foronina


Offrir 5 000 opportunités professionnelles à des jeunes de la région Atsinanana sur deux ans, c’est l’objectif du projet pilote « Asa 5000 ho an’ny Tanora ». Officiellement lancé à Toamasina par le président de la Refondation, le colonel Michael Randrianirina, cette initiative entre dans la lutte contre le chômage des jeunes, en misant sur des solutions concrètes et adaptées aux réalités locales.

Mis en œuvre par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Fonction Publique (MTEFOP), les futurs bénéficiaires de ce projet, de 18 à 25 ans, sans distinction de niveau d’études ou de lieu de résidence, seront accompagnés vers l’emploi ou l’auto-emploi.

Le projet dispose d’un budget global estimé à 12,5 millions de dollars, soit un investissement moyen de 2500 dollars par jeune. Ces ressources serviront à financer la formation, l’encadrement technique et le suivi individualisé nécessaires pour sécuriser les parcours professionnels. Les autorités entendent ainsi limiter les abandons précoces et favoriser des activités économiquement viables.

Contrairement aux programmes centrés exclusivement sur le salariat, « ASA 5000 ho an’ny Tanora » adopterait une approche mixte. À l’issue de la phase pilote, trois jeunes sur quatre seront orientés vers la création d’activités génératrices de revenus, notamment dans l’agriculture, l’artisanat ou les initiatives innovantes. Le quart restant intégrera des entreprises structurées. Les secteurs ciblés couvrent les principaux moteurs économiques de la région : agriculture, élevage, mines, tourisme durable, transport, logistique, énergies renouvelables et BTP.

Chaque bénéficiaire suivra un parcours progressif et personnalisé, débutant par une évaluation de son profil et de ses aspirations, selon les autorités. Des formations pratiques renforceront ensuite les compétences techniques, comportementales et entrepreneuriales, avant un accompagnement continu assuré par le mentorat et le coaching.

La mise en œuvre opérationnelle est confiée à la Maison de l’Emploi et de la Formation de la Région Atsinanana (MEFRA), avec l’appui du MTEFOP. Selon les responsables du programme, cette phase pilote permettra d’ajuster les mécanismes de soutien à l’emploi avant un éventuel déploiement à l’échelle nationale.

(source: madagascar-tribune.com)