Évènements Fraîchement Actualisés
Autour de l’Hymne national malagasy
Ramboatiana Etienne,
jury de l’hymne national malagasy,
Ry Tanindrazanay Malala ô
par Mahefa Ramanana-Rahary
revu et corrigé par V. Andriamanday
Ry Tanindrazanay malala ô!
Ry Madagasikara soa
Ny Fitiavanay anao tsy miala,
Fa ho anao doria tokoa
Tahionao Ry Zanahary
’Ty Nosindrazanay ity,
Hiadana sy ho finaritra
He! Sambatra tokoa izahay.
Norbert Raharisoa
Pasteur Rahajason
Pour sélectionner l’hymne national malagasy, il a été nécessaire de mettre en place un concours qui a eu lieu avec le support de Radio Tananarive ( Radio Madagasikara d’après l’annexe II ), et s’est déroulé du 10 mars 1959 au 24 Mars 1959. « Ry Tanindrazanay Malala » a été déclaré hymne national malagasy le 24 Mars 1959 à 16h45 et la première chorale mixte ayant eu l’honneur de chanter l’hymne a été composée d’ élèves de l’Ecole Normale des Jeunes Filles d’Avaradrova et de l’Ecole Normale de Mahamasina.
Il serait très intéressant de regarder plus en détail les personnalités de chaque jury pour bien comprendre le choix final, mais de premier abord, il est évident que l’aspect politique de cet hymne n’a pas été pris à la légère, le nombre de députés dans le jury étant de six sur quinze, dont son président.
Parmi le jury, Victor Randzavola, qui a fait office de secrétaire du jury, est aussi un technicien, étant l’organiste de l’église d’Ambonin’Ampamarinana.
Parmi ceux désignés comme étant des techniciens choisis pour leurs talents particuliers en musique, Mr Bernarson Jean est un pianiste, professeur de musique qui enseignait rue Andriandahifotsy (anciennement rue Romain Desfossés). Mr Ramboatiana Etienne est donc professeur de musique, auteur et compositeur et Mr Rahoerson Georges jouant de plusieurs instruments comme le piano, les instruments à vents, le violon, la basse…). Il était aussi chef d’orchestre et compositeur, bassiste au sein de l’orchestre philharmonique de Tananarive dans les années 50.
Concernant les auteurs identifiés dans le compte-rendu, Mr Jérome RAKOTOMANGA, Chef de Musique du Gouvernement a présenté MADAGASIKARA MIFALIA IZAO pour le concours. Il était plus connu sous le nom de RAMANGAMANGA, et avait la particularité de quasiment danser quand il dirigeait la fanfare, du temps des colonies ou durant la première république.
Mr RAMIARISON Gilbert qui a présenté ZANAHARY O TAHIO NY TANINDRAZANAY pour le concours, a approfondi ses études de musique au Conservatoire de Paris . Il était professeur de musique et auteur-compositeur. Il sait jouer de plusieurs instruments. Le public le connaît plus sous le nom de Gilles Ramiarison, et pour les services rendus, il a reçu les distinctions honorifiques de « Chevalier de l’Ordre National » et « Officier de l’Ordre National » ( cf Annexe VII ).
Mr Charles RASOANAIVO a présenté ANDRIAMANITRA O pour le concours . Il était lauréat du Conservatoire de Montpellier . Il a été professeur de musique et a reçu le titre d’Officier d’Académie. En 1931, il a publié un livre sur l’apprentissage du Solfa.
Les derniers paragraphes veulent absolument montrer l’impartialité du jury quant au choix de cet hymne, mais les critères de sélection clairs manquent dans ce compte- rendu. Par exemple, quand le jury a décidé d’exclure d’emblée deux chants, « Misaora ny Zanahary » et le chant de la reine Ranavalona à Ambohimanga, ces exclusions ne sont pas du tout argumentées et laissent la porte ouverte à toutes supputations. De même, le compte-rendu évoque des vices de formes et le non -respect du règlement pour évincer dix chansons. Il aurait peut-être été judicieux de présenter succinctement les points importants de ce règlement ?
D’autres critères de sélection assez subjectifs apparaissent dans le compte-rendu comme des chants impossibles à chanter, ou ressemblant trop à des chants d’église ou zafindraony … et même avec un critère assez surprenant, «ne sont en aucune manière des hymnes nationaux ».
Un paragraphe a été consacré au critère de copie, qui a décidé le jury d’éliminer un chant ressemblant à un chant de l’Abbé Saurin. Deux critères musicaux apparaissent quand même vers la fin, le n°42, « Ry tanindrazanay malala » ayant eu la préférence du jury grâce à sa mélodie et son tempo lent. Ce paragraphe montre aussi que les critères de musicalités l’ont emportés face à la force des paroles, « Zanahary ô tahio ny tanindrazanay » et « Madagasikara tanindrazanay » n’ayant pas été retenus suivant ce critère.
La petite histoire, narrée par un historien dans « Norbert Raharisoa : L’oublié de la fête » de Solofo Ranaivo, dit d’ailleurs que ce chant « Zanahary ô tahio ny tanindrazanay » a obtenu la première place, mais que le compositeur Ramiarison Gilbert n’étant pas du même parti que le président Philibert Tsiranana, il a été décidé de prendre le chant en deuxième place ( Annexe III ). Mais l’auteur du compte-rendu, dans les derniers paragraphes, met toute son énergie à démontrer l’impartialité du jury et ainsi parer à toute éventualité de soupçon de favoritisme.
Un article non signé sur le site geniusofdesigners.com montre qu’à travers les interviews que Françoise Raison Jourde a eus avec Ralaimanamisata, président des anciens combattants en ce temps ( voir annexe II ), cet air composé par Norbert Raharisoa en 1946 a déjà servi d’indicatif à l’émission radiophonique des anciens combattants et « que cet air a été joué pour la première fois en public le 20 février 1946 par l’orchestre du 19è escadron du train des équipages français, à l’occasion de la présentation, au Foyer du rapatrié et du combattant ( à Paris ), des députés Raseta, Ravoahangy et Said Mohammed Cheik ».
Cet article précise aussi que cet air vient d’un hymne déjà joué du temps de Ranavalona. La biographie de Norbert Raharisoa dans le Dictionnaire des personnalités historiques de Dominique Ranaivoson abonde aussi dans ce sens. Une étude pourtant plus approfondie des mémoires du professeur Ratsimamanga détaillant cette partie (annexe VI), montre bien à la page 66 un ancien hymne national rénové par son ami Norbert Raharisoa qu’ils ont réussi à faire jouer par la prestigieuse Musique de l’Air lors de l’une de leur conférence sous l’égide de Jean de Lorme rue d’ Alésia, et qui deviendra par la suite l’hymne national malagasy. Cette conférence a eu lieu juste avant le 19 Avril 1946. Mais une vingtaine de pages après, il reprécise qu’un hymne national avait été chanté lors d’une conférence organisée par le même Jean de Lorme dans le cadre du Comité franco-malgache début 1946, et que cet hymne a été chanté.
Il indique que c’est Norbert Raharisoa qui, ayant découvert un hymne de guerre de Ranavalona I, l’a harmonisé. Et quelques lignes plus tard, il donne les paroles de cet hymne. Ce sontt bien des paroles de « Madagasikara tanindrazanay » dont il s’agit, les paroles de l’hymne du MDRM. Le professeur parlait-il bien du même hymne dans les deux cas ? ou s’agit-il de deux hymnes bien distincts tous les deux harmonisés par Norbert Raharisoa donc ?
« Madagasikara tanindrazanay » a été composé par Rahamefy Jacques père et fils, sur la mélodie du cantique Herinao Jeso, composé en 1937 par Rahamefy Jacques. Il se pourrait bien que « Madagasikara tanindrazanay » ait aussi été harmonisé par Raharisoa Norbert en France pour être facilement joué par un orchestre, d’où le terme harmonisation utilisé par le professeur Ratsimamanga ?
Pour le moment, je n’ai pas de certitude quant à la filiation de notre hymne national avec un hymne chanté du temps de Ranavalona Ière, mais si c’était vraiment le cas, quel gros pied de nez! Finalement, le chant choisi a été un hymne de la période royale honnie par le pouvoir mis en place après la colonisation … Une petite recherche s’impose auprès des chants recueillis par le R.P. E. Colin par exemple, et qui remontent au temps de Ranavalona I. Peut-être y trouverait-on des airs ressemblant à « Ry tanindrazanay malala », ou à « Madagasikara tanindrazanay » ?
Pour en revenir au compte-rendu, ce dernier narre très bien le déroulé des votes, mais pêche un peu par le manque de description des critères ayant conduit au choix final de notre hymne national.
Encore un grand merci à Patrice Ralitera pour m’avoir communiqué ce compte-rendu, mis à sa disposition par Mme Annie Rabetokotany, la fille de Mr Georges Rahoerson, qui figure parmi le jury du concours.
Annexe 1 : Compte-Rendu des séances pour la sélection de l’hymne national malagasy. ( traduction libre Mahefa Ramanana-Rahary )
AFT: Les Malgaches ignorent leur mémoire
Une alléchante conférence débat sur la mémoire a permis de soulever les plaies collectives chez les Malgaches. Idéale pour envisager l’avenir.

Sans équivoque pour Monique Rakotoanosy, enseignant chercheur à l’université d’Antananarivo. « La mémoire est un enjeu de pouvoir. Si vous voulez tuer un peuple c’est sa mémoire que vous tuez ». Hier, s’est tenu à l’Aft Andavamamba le cœur de l’évènement « Le cinéma malgache et son histoire ». Une conférence débat animée par Tsilavina Ralaindimby, ancien ministre de la Culture, a été organisée sur le thème « Que la mémoire vive ». Une sorte d’état des lieux du septième art malgache et de ses ramifications. Jusqu’au 31 octobre, une exposition thématique s’y tient.
Parmi les intervenants se trouvaient Monique Rakotoanosy, Séverine Berthet Blanchais, enseignante en Médiation culturelle à l’université d’Antananarivo, Laza, le président du festival Rencontres du film court, Sylvie Andriamiamina, directrice des archives nationales. Tous sont tombés d’accord sur un point. Les Malgaches ignorent leur mémoire historique au point de la perdre d’ici quelques décennies. Pourtant, c’est l’une des dynamiques identitaires avec lesquelles se font les enjeux mondiaux.
Mémoire en bug
Difficile pour Laza de définir la situation qui prévaut. « Je ne sais pas qui a intérêt à ce que les Malgaches soient coupés de leur mémoire … Peut être que les Malgaches sont occupés par autres choses ou on fait tout pour qu’ils soient occupés par autres choses ». Impossible de savoir qui ou quoi en est la cause. Mais quoi qu’il en soit, la ou les causes de cette indifférence à la mémoire collective par les Malgaches font partie des grands mystères de ce pays. Dans l’assistance se trouvaient l’ancienne ministre de la Culture, Elia Ravelomanantsoa. Il y avait également Thierry Raharison, président de l’office Malgache du Cinéma, qui a évoqué un cas de figure plus élargi.
« Notre histoire va plus loin que la période Andrianampoinimerina. Dès lors, notre mémoire se limite à ce qui peut générer des divisions ». Madagascar et son peuple remontent à des millénaires et la continuité historique est le garant de son avenir. La mémoire en est le moteur.
Maminirina Rado [sortiratana]
18 Octobre 2014 source lexpressmada.com
Arlette Ramaroson, Filoha Nasionalin’ny Association Nosy Malagasy (ANM)
Tokony ho fantatry ny vahoaka malagasy manontolo ny mikasika ireo nosy ireo!
Brexit: le « Oui » sort le Royaume Uni de l’Union Européenne!
C’est un tournant historique dans l’histoire du Royaume-Uni et de l’Union européenne. Le pays a choisi de quitter l’UE par référendum jeudi 23 juin. Un choix à 51,9% qui a révélé un Royaume-Uni divisé entre les partisans du maintien – l’Écosse, l’Irlande du Nord et Londres – et ceux de la sortie.
David Cameron, le Premier ministre anglais, a annoncé qu’il démissionnerait à l’automne pour laisser à son successeur le soin d’engager les négociations de sortie de l’Union européenne.
Les réactions n’ont pas tardé dans l’UE. Samedi 25 juin, les chefs de la diplomatie des six pays fondateurs de l’Union européenne se réunissent à Berlin pour évoquer les conséquences du Brexit. Les partis d’extrême-droite néerlandais et français ont, eux, appelé à un référendum sur le même modèle pour partir de l’Union.
Va-t-il y avoir un effet domino ? Compte tenu des énormes enjeux la réponse à cette question ne saurait tardern vraisemblablement avant la fin de l’année.
Notation financière abaissée?

Après l’agence de notation Standard & Poor’s vendredi matin, c’est au tour de l’agence Moody’s d’avertir le Royaume-Uni qu’il pourrait bientôt perdre la bonne note financière dont il jouit jusqu’à présent. Elle a ainsi abaissé de « stable » à « négative » sa perspective sur la note de la dette souveraine britannique, qui demeure à Aa1.
« Pendant les quelques années où le Royaume-Uni va devoir renégocier ses relations commerciales avec l’Union européenne, Moody’s s’attend à ce qu’un regain d’incertitude, une diminution de la confiance et des investissements moindres conduisent à une croissance plus faible » et un impact sur la dette du pays, justifie l’agence de notation. « L’impact négatif d’une croissance plus faible va dépasser les économies que le Royaume-Uni fera en ne contribuant plus au budget de l’Union européenne ».
Tourism in Paris expected more from Euro 2016

Tourism in Paris, does not usually need the Euro championship to attract visitors. However, after the terrible attacks of 2015, the spring strikes as well as the unpleasant weather of recent weeks, the French capital was waiting for the big football event with high hopes.
The Parc des Princes, which was entirely renovated for the occasion, and the Stade de France in Saint-Denis, are sold out during every match. The fans area of Champ de Mars, at the foot of the Eiffel Tow er is also packed during the matches
Sénateurs élus à la HCJ, la CENI, la HCC et le HCDDED

S »il y avait plusieurs candidats au départ, ils n’étaient plus que quatre du parti présidentiel HVM (Hery Vaovao ho an’i Madagasikara) à se présenter parmi leurs pairs du Sénat pour être élus et siéger au sein de la HCJ (Haute Cour de Justice). Les autres candidats se sont finalement désistés. Ainsi, deux titulaires, à savoir les sénateurs Bienvenu Manjany, magistrat et Luc Raparison, médecin et deux suppléantes en la personne des sénateurs Hanitra Ramahavalisoa, administrateur civil et Brigitte Rasamoelina, médecin, ont été élues à presque l’unanimité des votants.
Pour les autres institutions, ce sont des candidats Indépendants soutenus par le HVM et le GPP (Groupe Parlementaire Présidentiel) qui ont été largement élus. Il s’agit de: Maria Raharinarivonirina, avocate, qui siègera au sein de la CENI (Commission Electorale Nationale Indépendante). À la HCC (Haute Cour Constitutionnelle), deux magistrats feront leur entrée, Jaobe Hilton Tiandrazana et Sahondra Randriamorasata. Pour le HCDDED (Haut Conseil pour la Défense de la Démocratie et de l’Etat de Droit, l’élu des sénateurs est Pierre le Noble Navony.
22 millions d’Euros pour la conservation des Aires Protégées de Madagascar
22 millions d’Euros pour la conservation des Aires Protégées de Madagascar

Ce 9 juin 2016 a eu lieu dans les locaux du Ministère des Finances et du Budget, à Antaninarenina, la signature d’une convention d’octroi de 22 millions d’Euros par la KFW (Allemagne) à la Fondation pour les Aires Protégées (FAPBM). Cette convention porte sur le financement à long terme des activités au sein des aires protégées malgache gérées par Madagascar National Parks.
Madagascar figure parmi les 12 pays dits à « mégadiversité » qui abritent en leur sein plus des ¾ de la diversité biologique de la planète. Le taux d’endémisme est, par ailleurs, très élevé sur l’île rouge : 95% des reptiles, 80% des plantes à fleur, 98% des palmiers, 99% des grenouilles et 100% des primates (lémuriens) sont endémiques à Madagascar.
L’érosion de ce capital naturel d’une grande richesse constitue, cependant, un risque latent malgré les efforts déployés par les acteurs de la conservation à Madagascar. Un risque que la Fondation pour les Aires et pour la Biodiversité de Madagascar cherche à amoindrir à travers le financement de la conservation des aires protégées de Madagascar.
Un mode de financement pérenne pour les aires protégées malgaches par la FAPBM
Cette contribution de la KFW au capital de la Fondation pour les Aires Protégées et pour la Biodiversité de Madagascar porte le capital de cette institution à un peu plus de 70 millions de dollars. Un capital investi sur les marchés des capitaux internationaux par des gestionnaires des fonds de réputation internationale et dont les revenus permettent le financement du coût de fonctionnement et la préservation des aires protégées à Madagascar.
La stabilité des financements alloués par la FAPBM permet aux gestionnaires des aires protégées bénéficiant de son financement de pleinement se concentrer sur leur cœur de métier, sans devoir se heurter aux préoccupations inhérentes aux financements courts, parfois non renouvelables.
Cet apport de la KFW permet à tout Madagascar de bénéficier des avantages consubstantiels à l’existence des aires protégées. Ces dernières qui assurent les fonctions écologiques essentielles garant de la durabilité, assurent, en effet, les sources de revenus pour la population environnante. Et, dans un cadre plus large, les aires protégées sont une solution naturelle contre les effets néfastes du changement climatique sur le pays.
(Communiqué)

