Tourist taxes around Europe: in Belgium and Italy tourists pay the most
An ever-increasing number of European cities or regions are applying tourist taxes to travelers who stay overnight in their lodgings, albeit with large differences in the amount charged depending on the tourist destinations.
Both Catalonia and the Balearic Islands, the only two of Spain’s Autonomous Communities to charge a tourist tax, are among regions which charge the least. For a one week stay in a 5 star hotel in Catalonia, the visitor will be required to pay up to 17.75 euros, while in the Balearic Islands this number is around 14 euros.
The Highest Taxes – Belgium and Italy
According to statistics gathered by Kayak, Belgium and Italy are the tourist destinations with the highest tourist taxes. Travelers who decide to visit Brussels are required to pay approximately 42, 56 or 70 euros for a seven night stay in a 3, 4, or 5 star hotel respectively.
In the case of Italy, Rome is in the lead with a maximum tax of 49 euros for the same seven-night stay. Next in line is Florence, Venice and Milan with an average of 35 euros. Except in the case of Venice, where only the first 5 days are charged for, in the rest of Italy’s cities, the tax is charged for the first ten days.
The Lowest Taxes – Lisbon
Madagascar-Chine: signatures de conventions économiques
Des signatures portant sur la réalisation de plusieurs projets d’envergure ont eu lieu ce 26 mars à Beijing, dans le cadre de la visite d’Etat du Président Hery Rajaonarimampianina en République Populaire de Chine.

- Il s’agit en premier lieu d’un mémorandum pour la mise en place d’une Zone Economique Spéciale avec la Chine dans le pays ;
- Le second accord, signé à l’occasion de la visite de la délégation malgache au siège de la China Communication Construction, porte sur la construction de l’autoroute Antananarivo-Toamasina ainsi que celle du grand port prévu dans la baie de Narinda, sur la côte nord-ouest de l’Île, face au canal du Mozambique ;
- Le troisième accord a été signé avec la société de télécommunications Huawei qui va apporter son expérience au développement du concept de « ville intelligente », disposant d’un réseau de caméras de surveillance pour la sécurisation et la gestion des activités urbaines, à relever que 80 caméras sont actuellement opérationnelles dans la ville d’Antananarivo. Par ailleurs, dans le cadre de cet accord, Huawei va accorder des bourses à des jeunes étudiants malgaches.
Sur le plan général, pour améliorer les relations avec les investisseurs chinois, une antenne de l’EDBM, Economic Development Board, sera installée en Chine. Par ailleurs, dans le courant de la journée, le Président de la République et la délégation malgache ont visité la Cité Interdite, laquelle reçoit un million de visiteurs chaque année.
Au Forum Asiatique de Boao, le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, a exprimé le souhait que Madagascar intègrera l’initiative « Ceinture économique de la Route de la soie » proposée par la Chine.
La célébration du 45ème anniversaire de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays a eu lieu durant la fin de la semaine.

Le Président de la République de Madagascar, Hery Rajaonarimampianina, a été reçu au Grand Palais du Peuple, à Beijing, par le Président de la République Populaire de Chine, Xi Jinping, ce 27 mars. Une rencontre suivie d’une réunion de travail marquée par la signature d’un mémorandum sur l’intégration de Madagascar au sein de la « Ceinture Economique de la route de la Soie ».
Le couple présidentiel malgache a été accueilli à son arrivée sur la Place Tien Anmen par le Chef de l’Etat chinois et son épouse, une arrivée précédée par des coups de canon. Un accueil solennel et grandiose fut réservé au Président et son épouse, ainsi que la délégation malgache. Après l’exécution des hymnes nationaux, les Présidents Hery Rajaonarimapianina et Xi Jinping ont passé en revue les troupes venues rendre les honneurs. La cérémonie d’accueil a été suivie d’un défilé des troupes de l’Armée Populaire chinoise, sur fond de mouvement d’ensemble exécuté par des milliers de jeunes.
Taom-baovao malagasy iraisana: mby aiza, ka ho aiza?
Adihevitra sy Fanazavana. Namaly ny fanasan’ny Fandaharana ny Solontenan’ireo mpamolavola ny fampiraisana azy eto amin’ny Firenena.
Vahiny eto: ny Jeneraly Ramakavelo Désiré (mpanabe) sy mpandalina Tantara, Rabedaoro Eris (mpanoratra sy mpanandro), Zakariasy Patrick (Tangalamena, « gardien des valeurs traditionnelles »), Ratsimizivason Jacques (teolojiana).
60 ans du traité de Rome : quel avenir pour l’Europe ?
Le 25 mars 2017, l’Union européenne célèbre le 60e anniversaire de son texte fondateur : le traité de Rome. A cette occasion, les dirigeants européens se retrouvent dans la capitale italienne pour proposer leur vision commune du projet européen, aujourd’hui menacé par de nombreuses crises.
Dans ce dossier spécial, Toute l’Europe revient sur l’héritage du traité, les événements institutionnels et de la société civile prévus autour des 60 ans, et les pistes pour une relance européenne.
Initiatives oecuméniques: le Groupe des Dombes
Identité et Conversion
A l’occasion de la Semaine de prière pour l’unité des chrétiens, « La foi prise au mot » met le projecteur sur l’une des plus belles initiatives oecuméniques du monde francophone : le groupe des Dombes. Fondé juste avant la guerre de 1940 dans les environs de Lyon, ce groupe de théologiens catholiques et protestants n’a cessé depuis de proposer des pistes de réflexion pour une théologie commune. Pour découvrir son histoire (ses origines et son développement), son fonctionnement et les avancées qu’il a permises, Régis Burnet reçoit ses deux co-présidents : le Pasteur Jacques-Noël Pérès, professeur (émérite) à l’Institut Protestant de Paris, et le Père Jean-François Chiron, prêtre du diocèse de Chambéry et professeur de théologie à l’université catholique de Lyon. Retour sur une belle histoire commune entre protestants et catholiques et sur ses avancées.
Madagascar déclaré sinistré: le SINU lance le « Flash Appeal »
C’est au Ministère des Affaires étrangères à Anosy que s’est déroulé le lancement du projet « Flash Appeal » pour Madagascar afin de récolter les fonds nécessaires pour les sinistrés du cyclone ENAWO.

Etabli par le Système des Nations Unies, il s’agit d’une collecte de fonds à l’échelle internationale pour répondre aux besoins humanitaires indispensables aux soutiens et à la résilience. Les techniciens ont réparti ces besoins en quatre points : l’accès à l’eau potable et à l’assainissement, l’accès aux abris, l’accès aux services sociaux de base et l’accès aux moyens de subsistance. Ainsi, un peu plus de 20 millions de dollars sont nécessaires pour atteindre ces objectifs. La plus grande partie de ce budget sera allouée aux abris d’urgence et à la sécurité alimentaire. Au cours de la même séance, le représentant de la Corée du Sud a d’ores et déjà souscrit pour 50 000 dollars pour les sinistrés.
1.5 milliards d’Ariary de l’Union Européenne
L’Union Européenne concrétise son appui et son aide à travers la signature de six conventions avec six organismes non gouvernementaux (ONG) internationaux et un ONG malgache. Selon Antonio Benedito Sanchez, l’ambassadeur de l’UE, ce montant de 1,5 milliard d’Ariary est destiné « à soutenir l’action des organisations de la société civile œuvrant dans les régions affectées, au plus près des populations sinistrées ». Ces ONG cités csontCARE, la Croix Rouge Française, les Croix Rouges Danoise et Malgache, MEDAIR, Welt Hunger Hilfe et l’association Lovasoa.
Bienheureuse Anne Catherine Emmerich
Bienheureuse Anne Catherine Emmerich
(1774-1824)
Béatification en octobre 2004

télécharger gratuitement les 9 livres d’Anne-Catherine Emmerich 1720 pages 1,92 Mo
Les 9 livres de l’édition papier sont mis en lecture sur le site en 6 pages au format html.
N° 1
N° 2
N° 3
N° 4
N° 5
N° 6
Les Mystères de l’Ancienne Alliance—télécharger
La Douloureuse Passion
3 Tomes de la Vie d’Anne-Catherine Emmerich
par le père Schmoeger
source: http://www.livres-mystiques.com/
Dimanche 3 octobre 2004 – Anne-Catherine Emmerich tirait sa force de l’Eucharistie, a souligné Jean-Paul II lors de la béatification d e la mystique allemande, ce matin, place Saint-Pierre.
En Allemand, le pape évoquait, dans son homélie, la figure d’Anne-Catherine Emmerich, soulignant qu’elle avait souffert dans son corps « l’amère Passion de Notre Seigneur Jésus Christ ». Le pape rappelait que la « Mystique du pays de Münster » était la fille de « paysans pauvres », et cherchait avec ardeur la « proximité de Dieu » et que s’est accomplie en elle « l’œuvre de la gloire de Dieu ». Le pape soulignait
l’opposition entre sa « pauvreté matérielle » et la « richesse de sa vie intérieure ». La « patience » qu’elle démontra pour surmonter sa « faiblesse corporelle » est caractéristique de la « force des nouveaux bienheureux et de leur fermeté dans la foi ».
Mais elle tirait cette force, expliquait encore le pape, « de la sainte Eucharistie », en sorte que son exemple a attiré au Christ « pauvres et riches, gens simples ou cultivés ». « Aujourd’hui encore, disait le pape, elle partage à tous les rachetés la Bonne nouvelle : C’est par les blessures du Christ que nous sommes sauvés (Cf. 1 Petr 2, 24) ».
2004-09-30
Anne-Catherine Emmerich, portrait par une Orthodoxe du Liban
Jeudi 30 septembre 2004 – Lina Murr Nehmé est orthodoxe et libanaise. Artiste et historienne, elle est également auteur de nombreux ouvrages dans les domaines historique, artistique et exégétique. À l’occasion de la béatification d’Anne-Catherine Emmerich, elle publie, aux Éditions François-Xavier de Guibert, une nouvelle version de « la Douloureuse Passion du Christ » qui sera prochainement en librairie en France.
Qui est Anne-Catherine Emmerich ?
Anne-Catherine Emmerich était une paysanne de Westphalie, en Allemagne. Elle avait dix-neuf ans quand a commencé la Révolution française.
Elle voulait devenir moniale, mais elle se heurtait à un mur. D’abord, son père ne voulait pas. Ensuite, les couvents étaient si pauvres qu’ils ne pouvaient pas accepter de nouvelles recrues si elles n’avaient pas de dot. Anne-Catherine pensa que si elle apprenait l’orgue, elle serait acceptée quelque part. Elle se mit à faire des travaux de couture, pour économiser de quoi payer ses leçons. Quand elle pensa avoir suffisamment d’argent, elle quitta la maison paternelle et alla s’installer chez son maître à musique.
Mais vite, elle réalisa que lui et sa fille Clara avaient faim et vivaient dans la saleté. Elle se mit à les servir, et elle n’apprit pas l’orgue. Plus : elle dépensa toutes ses économies pour les nourrir, et quand elles furent finies, elle se retrouva sans rien, à avoir faim avec eux. Ce furent des années très dures. En cachette de son père, sa mère lui apportait de la nourriture. Quand elle lui reprochait ce qu’elle avait fait, Anne-Catherine, pourtant très malheureuse, répondait que si Dieu la voulait au couvent, il trouverait moyen de l’y mettre.
De fait, Clara, au contact d’Anne-Catherine, eut elle aussi la vocation religieuse. Elle n’avait aucune difficulté à trouver un couvent, puisqu’elle savait jouer de l’orgue. Mais son père exigea qu’Anne-Catherine soit acceptée aussi. Et c’est ainsi qu’Anne-Catherine entra avec Clara au couvent des Augustines d’Agnetenberg à Dülmen.
Mais l’Allemagne passa sous la domination napoléonienne, et Jérôme Bonaparte décréta la dissolution de ses monastères. Anne-Catherine fut jetée dans le monde, où elle perdit toute espèce d’anonymat. Elle avait des visions depuis l’enfance, et elle avait même reçu les stigmates de la couronne d’épines. Personne ne le savait : elle les cachait soigneusement. Mais dans la petite ville de Dülmen, où elle vécut jusqu’à sa mort, ses visions, ses miracles, autrefois protégés derrière les murs du couvent, se trouvèrent étalés au grand jour. Et elle reçut les autres stigmates. On ne peut pas cacher des blessures aux mains, et toute la ville le sut.
Les admirateurs et les faux amis la firent souffrir autant que les cancans et les persécutions des inquisiteurs religieux, politiques, médiatiques et médicaux. Les autorités française et allemande la soumirent à des examens médicaux pour prouver qu’elle entretenait ses blessures en cachette, qu’elle mangeait et excrétait en secret. Elles la firent surveiller nuit et jour. Elles ne purent que constater qu’elle ne mentait pas, mais n’en tirèrent pas de conclusion.
On parlait de plus en plus d’Anne-Catherine en Allemagne. On disait qu’elle voyait la vie du Christ, des saints, des prophètes de la Bible. Le leader du mouvement romantique allemand, Clemens Brentano, vint la voir. Il fut tellement enthousiasmé par ce qu’il entendit, qu’il s’installa à Dülmen, où, pendant six ans, il prit des notes et tenta d’en tirer des récits cohérents.
C’est à Brentano qu’on doit ainsi de connaître les précieux récits concernant le Christ, la Vierge et de nombreux saints. On lui doit aussi de savoir ce qu’Anne-Catherine endura de souffrances pour soulager ceux qui ployaient sous le poids de leurs fardeaux et pour leur donner la force de se relever. Elle parlait par obéissance, parce que ses supérieurs le lui avaient ordonné, et quand elle recevait l’ordre de se taire, elle se taisait. Elle aurait bien préféré rester cachée, et surtout, ne pas avoir vu certaines choses.
Un jour, alors qu’elle avait vu les malheurs qui allaient fondre sur l’Église d’Espagne, elle pensa : « Pourquoi faut-il que je voie tout cela, moi, pauvre pécheresse ; je ne peux pas le raconter, et il y a tant de choses que je ne comprends pas ! » Alors son ange gardien lui dit : « Tu ne peux pas savoir combien d’âmes liront un jour cela et seront par là consolées, ranimées et incitées au bien. Il existe beaucoup de récits de grâces semblables accordées à d’autres, mais la plupart du temps, ils ne sont pas faits comme il faudrait. De plus, les anciennes choses sont devenues étrangères aux hommes de ce temps, et elles ont été discréditées par des inculpations téméraires : ce que tu peux raconter est suffisamment intelligible, et cela peut produire beaucoup de bien que tu ne peux pas apprécier. »
« Ces paroles, me consolèrent », dit simplement Anne-Catherine, en rapportant l’épisode.
Elle avait bien besoin de consolation : quand Brentano publia la Douloureuse Passion, il fut traîné dans la boue, lui qui avait brillé comme une étoile au sommet du monde littéraire allemand. Le livre fut cependant un succès de librairie. Grâce à cette publicité, qui la fit tant souffrir, Anne-Catherine avait déclenché, au cœur de l’Europe matérialiste et athée, un extraordinaire mouvement de conversion, qui ne s’est jamais arrêté depuis.
Lina Murr Nehmé
– Lina Murr Nehmé, pourquoi une nouvelle édition du livre d’Anne-Catherine Emmerich ?
Lina Murr Nehmé : Parce que le livre est beau à l’extrême, et pourtant, il contient des longueurs, des redondances, des passages qui ne sont pas mis au bon endroit. Tout le monde n’a pas l’indulgence de supporter cela. Il fallait présenter au public une version dans un français moderne, et mettre les longueurs sous forme de notes en fin de livre. De plus, il y a un grand décalage entre ce qu’Anne-Catherine Emmerich dit et ce que nous pensons de l’époque du Christ, je le sais par expérience. Il m’a semblé utile de fournir aussi des notes et des hors-textes explicatifs, avec, en plus, des photos nombreuses.
– Quel est le message d’Anne-Catherine pour notre temps ?
Lina Murr Nehmé : Je pense que son message essentiel est œcuménique, et ceux qui la prétendent sectaire sont ceux qui ne la
connaissent pas. Pour elle, les hommes, les femmes ne sont pas bons ou mauvais en fonction de leurs religions ou de leurs idées, mais de leurs actes. Par exemple, elle décrit Pilate et les grands-prêtres juifs avec une égale sévérité, mais il en est tout autrement quand elle parle de la femme de Pilate, ou des Juifs ou Romains compatissants qui avaient des gestes de miséricorde envers cet être qui, pour eux, n’était ni Dieu, ni le Messie, mais rien qu’un pauvre condamné. Il est vrai que dans la Douloureuse Passion, elle accuse surtout les Juifs, mais c’est parce qu’elle y raconte une tragédie qui s’est déroulée en pays juif. Quand elle raconte des tragédies qui se sont déroulées en pays païen, elle accuse les païens. Ce qui est logique : la foule, sauf de rares exceptions, est généralement persécutrice, et le scénario de la Passion est criant de vérité.
– Comment se fait-il que vous, une Orthodoxe, vous intéressiez à elle ?
Lina Murr Nehmé : Au ciel, il n’y a pas de schisme orthodoxe. Soit Anne-Catherine a pratiqué l’Evangile et elle est au ciel — et alors, elle nous appartient à tous — soit elle ne l’a pas fait, et elle ne nous intéresse pas. Être Orthodoxe ou Catholique ne change pas l’attitude d’une Église face aux saints de l’autre, puisque sur tous les problèmes importants de la foi, nous pensons la même chose. Je ne vois pas pourquoi je me priverais de la moitié des saints. L’Union est un enrichissement, et j’ai écrit les arguments bibliques qui m’ont
convaincue de la légitimité du pape dans une annexe de mon livre « 1453 : Mahomet II impose le schisme orthodoxe », et je n’y reviendrai pas ici.
– Anne-Catherine Emmerich a-t-elle influencé votre façon de voir le pape ou d’autres éléments de la foi ?
Lina Murr Nehmé : Oui. À partir du moment où j’ai réalisé qu’elle racontait des choses qui, dans leur majorité, étaient logiques, j’ai été obligée, par honnêteté, de voir que je me trompais quand je pensais tant de mal de la papauté, de l’Ancien Testament, de Moïse et des prophètes, et des Juifs de l’Antiquité. J’ai fait des recherches dans la Bible, et j’ai été obligée de reconnaître que ce qu’elle disait des Juifs et de leurs prophètes était exact du point de vue évangélique. Cette remise en question a été une des plus douloureuses de ma vie, et certainement, la plus douloureuse pour mon orgueil. Je trouve ridicule qu’on accuse Anne-Catherine d’antisémitisme, quand elle force le lecteur le plus hostile aux Juifs, à les réhabiliter dans ce qu’ils ont de plus sacré, et à les aimer.
– Comment en êtes-vous arrivée à connaître Anne-Catherine Emmerich ?
Lina Murr Nehmé : Des prêtres français m’avaient parlé d’elle, quand j’étais jeune. Ils m’avaient prêté le livre sur la Passion. Je l’avais ouvert, et je l’avais aussitôt refermé en me disant : « C’est de la fumisterie. » Mais dix ans plus tard, voulant écrire un livre sur le Christ, j’ai réalisé qu’en dehors de la Bible et de Flavius Josèphe, il n’existe quasiment pas d’écrits datant de cette époque, et parlant de cette société. La plupart, malheureusement, ont disparu. Et comme on m’avait dit qu’Anne-Catherine avait donné des renseignements
historiques et archéologiques qui, par la suite, s’étaient révélés exacts, je m’étais procuré ses livres pour avoir des renseignements, ou plutôt, des signes de piste, que je pourrais vérifier ou infirmer dans mes recherches. Je ne cite jamais Anne-Catherine dans mes travaux scientifiques, mais ce que je dis, je le dois aux recherches que j’ai faites pour voir si ce qu’elle disait était vrai.
– Comment situer Anne-Catherine en tant que religieuse ?
Lina Murr Nehmé : Je crois qu’il faut la situer surtout par rapport à son ordre, celui des Augustins, qui était aussi l’ordre de Luther et d’Érasme. C’est une coïncidence curieuse, car Anne-Catherine a été leur antithèse, surtout, l’antithèse d’Érasme. Anne-Catherine, comme Erasme, a eu une influence décisive sur l’Europe de son temps, par ses écrits. Mais Érasme faisait de la démolition ; Anne-Catherine faisait l’inverse. En fait, elle a été victime de l’esprit de persiflage et d’hostilité à l’Eglise qu’il avait semé. Si elle avait vécu un ou deux siècles avant lui, on n’aurait pas mis tant de temps à la canoniser à cause de ses visions, comme le prouve l’exemple de sainte Catherine de Sienne, dont les textes « passent » beaucoup moins que ceux d’Anne-Catherine Emmerich. Mais pourquoi ne critique-t-on que les saints ? Que dire des écrits d’Érasme !
– Comment pouvez-vous situer Anne-Catherine en tant que femme ?
Lina Murr Nehmé : C’est vrai, on se demande pourquoi c’est à une femme, Anne-Catherine, qu’a été donnée cette science que tant d’hommes auraient voulu avoir. Peut-être parce que, comme dit saint Paul, la force de Dieu se manifeste dans la faiblesse. La science était devenue une déesse pour les hommes, et les rois les plus chrétiens, les papes permettaient qu’avec leur propre argent, des artistes honorent, sur les portes de leur palais, et parfois dans leurs églises, des dieux et de déesses dont les premiers chrétiens avaient brisé les statues. Si les riches désertent, Dieu fera appel aux pauvres. Si les hommes désertent, Dieu choisira les femmes pour leur donner des leçons, comme il a fait après la Passion, quand il a envoyé les femmes annoncer sa Résurrection aux disciples. Et Anne-Catherine était ce que les hommes haut placés qui prisaient tant le nouvel art païen, trouvaient alors de plus méprisable : une paysanne illettrée, une religieuse chassée de son couvent, une malade, une infirme. C’est là qu’on réalise combien l’égalité qu’on nous pousse à réclamer est fictive : quelle égalité une Anne-Catherine pouvait-elle réclamer, elle qui n’avait pas la force de bouger un panier de linge mouillé qu’on mettait sur son lit, et dont personne ne voulait ? Pourtant, Brentano, une des stars littéraires de son temps, la considérait infiniment supérieure à lui. Et c’est devant elle, pas devant ses persécuteurs, qu’on sent le désir de se mettre à genoux aujourd’hui.
– Que signifie pour vous la béatification d’Anne-Catherine Emmerich ?
Lina Murr Nehmé : Je crois qu’on ne peut que s’incliner devant le courage de Jean-Paul II et de son Église, qui ont reconnu la sainteté d’Anne-Catherine, en des temps où il suffit de dire qu’on ne la méprise pas pour être soi-même méprisé.
La maison de la Vierge Marie redécouverte à Ephèse (Turquie)
L’organisation EI frappe le coeur de Londres
REVUE DE PRESSE – Grande-Bretagne, États-Unis, Russie, Allemagne… Les journaux du monde entier sont ce matin consacrés aux tragiques événements londoniens.
En Une des journaux britanniques, l’attaque est souvent présentée comme une «attaque contre la démocratie», à l’instar du Daily Mirror. Le Daily Mail titre sur «Le jour où la terreur est arrivée à Westminster». Le Times parle d’un «Assaut sur Westminster». Westminster désigne dans l’imaginaire britannique le cœur – sacré ou vilipendé – de la vie politique et de la démocratie du pays. Un sanctuaire violé pour la première fois depuis une attaque de l’IRA au mortier contre Downing Street en 1991. Le Telegraph reprend en manchette les mots de Theresa May: «Nous n’autoriserons jamais le mal nous diviser». Etonnamment, le Sun n’évoque pas à sa une le terrorisme, en titrant sur «Le fou qui a poignardé la Grande-Bretagne au cœur», sous une photo de l’assaillant sur une civière. Le tabloïd rend aussi hommage au «policier héros qui est mort en l’arrêtant». Keith Palmer, 48 ans, était un policier non armé, comme la grande majorité des forces de l’ordre britanniques. Il était membre du corps de protection diplomatique, chargé de la sécurité du Parlement.

États-Unis
L’attaque de Londres est présente à la une des principaux journaux américains, mais aucun d’eux ne lui consacre ses éditoriaux, attendant d’en savoir plus sur l’auteur des crimes et ses motivations. Les analystes relèvent les similarités mais aussi les différences avec les récents attentats terroristes commis par des individus isolés, en France, en Belgique ou aux Etats-Unis. «A Westminster, l’arme était grossière mais la cible était l’une des mieux défendues» du Royaume-Uni, observe The Atlantic, contrairement aux cibles «molles» (non protégées) du Bataclan, de Nice ou d’Orlando.
Chine et Arabie Saoudite signent pour US $65 milliards de projets
PÉKIN, 16 mars (Reuters) – Le roi Salman d’Arabie Saoudite a signé jeudi des protocoles d’accord et lettres d’intention d’un montant de 65 milliards de dollars (60,6 milliards d’euros) au premier jour de sa visite en Chine, le premier exportateur pétrolier mondial voulant resserrer ses liens avec la deuxième économie mondiale.

Le monarque saoudien, dont le gouvernement veut transformer l’économie en favorisant l’investissement et en réduisant sa dépendance aux hydrocarbures, effectue une tournée d’un mois en Asie.
Le royaume prépare notamment l’entrée en Bourse l’an prochain de Saudi Aramco (IPO-ARMO.SE: Cotation), le géant saoudien du pétrole et du gaz, qui pourrait être coté sur un ou plusieurs marchés internationaux au terme d’une levée de fonds pouvant atteindre la centaine de milliards de dollars (94 milliards d’euros).
L’Arabie saoudite s’emploie aussi à augmenter les ventes de pétrole à la Chine, le deuxième marché pétrolier mondial.
Le vice-ministre chinois des Affaires étrangères, Zhang Ming, a dit que les différents documents signés repésentaient une valeur d’ensemble 65 milliards de dollars et concernaient des secteurs économiques allant de l’énergie à l’espace mais il n’a pas été plus précis.
Les entreprises saoudiennes et chinoises ont par ailleurs signé 21 accords, allant du pétrole au commerce électronique en passant par les énergies renouvelables.
Un protocole d’accord avec la société publique chinoise Norinco porte notamment sur des projets de raffinage et pétrochimiques en Chine, tandis que Saudi Basic Industries (SABIC) et Sinopec ont convenu de développer des projets pétrochimiques en Chine et en Arabie saoudite. (Ben Blanchard; Claude Chendjou pour le service français, édité par Wilfrid Exbrayat)