Un avion de combat chinois J-16 lors d’un show aérien dans la province de Guangdong en novembre 2022. Costfoto
Plusieurs anciens pilotes de l’armée de l’air allemande seraient recrutés depuis plusieurs années par la Chine pour former ses propres pilotes, selon des médias allemands.
Le ministre allemand de la Défense a demandé samedi à Pékin de cesser de recruter d’anciens membres de la Luftwaffe pour former ses propres pilotes en Chine, Berlin craignant que des secrets de l’Otan soient anisi dévoilés. «J’ai évoqué la question des pilotes allemands de la Bundeswehr qui ont apparemment été recrutés pour assurer la formation des pilotes» chinois, a indiqué à la presse Boris Pistorius, suite à un entretien avec son homologue chinois Li Shangfu Li en marge d’une conférence sur la défense et la sécurité à Singapour.
«J’ai clairement indiqué que j’attendais que cette pratique cesse immédiatement et je lui ai dit qu’il ne serait lui-même probablement pas très content si j’essayais moi-même de faire la même chose», a-t-il ajouté, selon des déclarations transmises à la presse par son ministère. Le ministre chinois «n’a pas nié, mais il a relativisé de son point de vue la portée» de cette affaire, a-t-il encore dit.
Salaires versés via des sociétés écran basées aux Seychelles
Première visite à l’étranger du roi Charles III, après l’annulation de celle de France pour cause de crise de réforme de retraites
Les forces de l’ordre ont prévu un déploiement massif à Berlin où les époux resteront deux jours avant de se rendre à Hambourg vendredi, dernière étape de la visite. Jusqu’à 1100 policiers seront mobilisés, des renforts d’autres régions ont été réquisitionnés ainsi que 20 chiens renifleurs d’explosifs. Plusieurs axes seront fermés à la circulation dans le centre. «Le couple royal a émis le vœu de parler directement avec les Berlinois», ce qui ne facilite pas la tâche des forces de sécurité, a déclaré le directeur de la police Thomas Drechsler dans les médias allemands.
Depuis le 1er octobre, le masque FFP2 est à nouveau obligatoire dans les trains, les hôpitaux ou les centres de soins. Face à la hausse des cas, le gouvernement fédéral appelle encore à un durcissement.
Le ministre allemand de la Santé, Karl Lauterbach, à Berlin, en Allemagne, le 14 octobre 2022. LISI NIESNER / REUTERS
L’Allemagne est-elle en passe de renforcer ses mesures contre le Covid-19 ? Face à l’augmentation des cas de Covid-19 en Allemagne, le ministre fédéral de la santé Karl Lauterbach a appelé les Lander – les régions- à durcir les règles en vigueur.
«Nous sommes en train de prendre un mauvais chemin. Mais il n’est pas trop tard pour agir. L’expérience nous a montré qu’il vaut mieux des restrictions légères prises assez tôt plutôt que des décisions drastiques imposées trop tard», a-t-il déclaré vendredi 14 octobre. L’obligation de porter un masque facial dans les lieux publics intérieurs est aussi discutée.
Depuis le 1er octobre, le masque FFP2 est à nouveau obligatoire en Allemagne dans les trains longue distance, dans les hôpitaux et les établissements de soins. Chaque région a la possibilité de l’imposer dans d’autres types de transports en commun, comme le métro et le bus. D’après BFMTV, le gouvernement pourrait renforcer les mesures de deux façons : d’abord une grande campagne de vaccination pour la quatrième dose, surtout auprès des seniors, et renforcer le masque obligatoire.
De leur côté, l’association des médecins demande l’obligation du FFP2 dans les transports en commun et à l’intérieur des bâtiments. En Allemagne, on enregistre de plus en plus d’infections du Covid-19. Le taux d’incidence sur les sept derniers jours était à 799 en milieu de semaine dernière, et 414 la semaine précédente.
Dans un discours prononcé au Bundestag, le président a demandé aux députés réunis d’empêcher la république islamique, qui a juré de détruire Israël, de se doter de l’arme atomique
Le président Isaac Herzog s’exprime au Bundestag, le parlement allemand, à Berlin, le 6 septembre 2022. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
Le président Isaac Herzog a émis un appel urgent en direction de tous les députés allemands et aussi en direction des leaders mondiaux, les pressant d’empêcher l’Iran de se doter une bombe nucléaire, pendant un discours prononcé devant le Parlement allemand, mardi, alors qu’il se prépare à conclure une visite d’État.
Dans ce discours, Herzog a mis en garde « contre les forces obscures de la haine, des forces qui sont dirigées par l’Iran » qui menacent Israël et la stabilité au Moyen-Orient. Il a demandé à la communauté internationale de se placer « du bon côté de l’Histoire ».
« La possession d’armes de destruction massive par un État-membre des Nations unies qui appelle au quotidien à l’élimination d’un autre État-membre est tout simplement inconcevable. Les menaces et les efforts livrés pour annihiler Israël sont inconcevables », a-t-il dit.
Herzog a ajouté qu’un pays qui menace Israël et qui nie la Shoah « n’est pas en droit d’exiger de concessions quelles que soient les circonstances » et il a souligné le droit à l’auto-défense d’Israël.
L’Allemagne est l’une des puissances mondiales qui négocient actuellement la remise en vigueur de l’accord de 2015 qui avait été conclu avec l’Iran – un accord qui devrait probablement être signé dans les prochaines semaines malgré des désaccords persistants entre Téhéran et Washington.
Le président était parti dimanche pour l’Allemagne et il a assisté, lundi, à la cérémonie de commémoration du 50e anniversaire du massacre des Jeux Olympiques de Munich, en 1972 – une cérémonie qu’il a dirigée aux côtés de son homologue allemand, Frank-Walter Steinmeier.
Le président israélien Isaac Herzog fait un discours durant une cérémonie marquant le 50e anniversaire de l’attaque des Jeux olympiques de Munich en 1972, sur la base aérienne de Fuerstenfeldbruck, dans le sud de l’Allemagne, le 5 septembre 2022. (Crédit : Thomas KIENZLE / AFP)
Sa présence lors de cette cérémonie officielle était restée incertaine jusqu’à la dernière minute dans un contexte de conflit entre les membres des familles des onze victimes israéliennes de l’attentat de 1972, qui réclamaient une indemnisation suite à la tragédie, et le gouvernement allemand. Un accord entre les deux parties a finalement été conclu la semaine dernière, après la menace brandie par les proches des victimes qui avaient fait savoir qu’ils boycotteraient la commémoration.
L’accord conclu mercredi dernier prévoit que Berlin versera la somme de 28 millions d’euros en indemnisation. Et, pour la première fois, l’État allemand a reconnu sa « responsabilité » pour les failles qui avaient entraîné la mort des Israéliens.
Au mois de septembre 1972, des membres de l’organisation terroriste palestinienne Septembre Noir étaient entrés dans le village olympique et ils avaient pris en otage la délégation israélienne, tuant deux personnes et en capturant neuf. Au terme d’une tentative manquée de sauvetage, onze athlètes et responsables palestiniens avaient perdu la vie – ainsi qu’un policier allemand.
Herzog a qualifié le massacre de « déchaînement meurtrier nauséabond » et il a remercié les dirigeants allemands pour leurs efforts livrés en faveur de la conclusion de l’accord d’indemnisation.
Dans ses propos tenus devant le Bundestag, il a noté que les Accords d’Abraham – un accord de paix régional – en 2020 avait permis à Israël de tisser des liens croissants et d’être à l’origine d’une prospérité nouvelle au Moyen-Orient.
Cet accord a établi des relations diplomatiques pleines et entières entre Israël, d’une part, et les Émirats arabes Unis, Bahreïn et le Maroc, d’autre part, lançant également un processus de normalisation avec le Soudan.
Le président Isaac Herzog, au centre, applaudi par les législateurs allemands au Bundestag, le parlement allemand, le 6 septembre 2022. (Crédit : Amos Ben Gershom/GPO)
Steinmeier: « Honteux » que Berlin ait mis 50 ans pour indemniser les proches des victimes des JO de Munich
Frank-Walter Steinmeier prononce un discours à la veille des 50 ans de l’attentat meurtrier qui a tué 11 athlètes israéliens aux JO de Munich de 1972. (Crédit : capture d’écran YouTube AFP)
Le chef de l’Etat allemand, Frank-Walter Steinmeier, a reconnu dimanche qu’il était « honteux » que l’Allemagne ait mis 50 ans à conclure un accord d’indemnisation des proches des victimes israéliennes de la prise d’otages lors des Jeux olympiques de Munich en 1972.
« Qu’il ait fallu 50 ans pour arriver à cette réconciliation ces derniers jours est vraiment honteux », a admis M. Steinmeier devant le président israélien, Isaac Herzog, qu’il recevait lors d’une visite officielle à l’occasion des commémorations de ce drame prévues lundi.
Après des décennies de négociations confidentielles, le gouvernement allemand a annoncé mercredi un accord sur les indemnisations, in extremis avant les cérémonies que les familles des victimes avaient menacées de boycotter.
Ces dernières jugeaient jusqu’alors trop faibles les montants proposés par Berlin.Lire la suite »
La nouvelle réalité créée par la guerre en Ukraine implique de rendre l’Allemagne plus sûre et plus résistante, l’Union européenne plus souveraine et l’ordre international plus viable, analyse, dans une tribune au « Monde », le chancelier allemand.
Le chancelier allemand Olaf Scholz, à Kiev, le 16 juin 2022. LUDOVIC MARIN / AFP
La politique commence par la contemplation de la réalité. Surtout quand celle-ci ne nous plaît pas. La réalité, c’est notamment le retour de l’impérialisme en Europe. Nombreux sont ceux qui espéraient que les liens économiques étroits et les interdépendances réciproques nous permettraient d’assurer simultanément notre stabilité et notre sécurité. Cet espoir, Vladimir Poutine l’a anéanti aux yeux de tous avec sa guerre contre l’Ukraine.
En outre, l’état de notre Bundeswehr [l’armée allemande] et des structures de défense civiles, mais également notre dépendance trop forte vis-à-vis de l’énergie russe indiquent que nous nous sommes laissé bercer par un faux sentiment de sécurité. La politique, l’économie et de larges pans de notre société n’étaient que trop disposés à tirer des conséquences importantes de la formule d’un ancien ministre allemand de la défense, formule selon laquelle l’Allemagne n’aurait plus que des amis autour d’elle.
Après le tournant historique qu’a constitué l’attaque de Poutine, rien ne sera plus comme avant. De ce tournant résulte un mandat d’action. Nous devons rendre l’Allemagne plus sûre et plus résistante, l’Union européenne (UE) plus souveraine et l’ordre international plus viable.
La nouvelle réalité, ce sont aussi les 100 milliards d’euros dont nous sommes convenus comme fonds spécial pour la Bundeswehr, et qui marquent le revirement le plus important de la politique de sécurité de l’Allemagne. Nous fournissons à nos soldates et nos soldats le matériel et les capacités dont ils ont besoin pour pouvoir défendre vigoureusement, en cette ère nouvelle, notre pays et nos partenaires de l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN). Nous apportons notre soutien à l’Ukraine, et ce tant qu’elle en aura besoin : soutien économique, humanitaire, financier et en matière de livraison d’armes. Parallèlement, nous veillons à ce que l’OTAN ne devienne pas une partie belligérante. Enfin, nous mettons fin à notre dépendance énergétique vis-à-vis de la Russie. Nous avons déjà réduit nos importations de gaz russe de 55 % à 30 %.
Un défi sans précédent
Cela n’est pas chose facile, même pour un pays aussi prospère que le nôtre. Nombre de citoyennes et de citoyens souffrent déjà des répercussions de la guerre, en particulier des prix élevés de l’essence et des aliments. Beaucoup appréhendent leurs prochaines factures d’électricité, de fioul ou de gaz. Par conséquent, le gouvernement fédéral a débloqué des aides financières de plus de 30 milliards d’euros afin de soutenir les citoyennes et les citoyens.
Bloqué depuis presque une année, l’opérationnalisation du projet maroco-allemand portant développement de l’hydrogène vert au royaume devrait bénéficier de l’appui de Berlin à l’initiative marocaine d’autonomie au Sahara.
La lune de miel entre le Maroc et l’Allemagne continue. Après la normalisation des relations diplomatiques, place désormais à l’ouverture d’une nouvelle étape dans la coopération entre Rabat et Berlin. La concrétisation de cet objectif était au centre de la réunion, de ce jeudi par visioconférence, entre le ministre marocain des Affaires étrangères, Nasser Bourita, et la ministre allemande de la Coopération économique et du Développement, Svenja Schulze. Des entretiens sanctionnés par la publication d’une Déclaration conjointe.
Le texte précise que «l’Allemagne et le Maroc sont liés par une coopération au développement de longue date, empreinte de confiance dans les domaines du développement économique et de l’emploi, du développement durable, du climat, des énergies renouvelables et de l’eau».
«L’Allemagne soutient ainsi le cours de réforme du Maroc sous le roi Mohammed VI, qui a réalisé d’importants progrès politiques, économiques et sociaux au cours des deux dernières décennies.»
Depuis le début de la crise avec l’Ukraine, les sociaux-démocrates ont semblé faire preuve d’indulgence vis-à-vis de Moscou. Une position désormais débattue.
Frank-Walter Steinmeier, président de la République allemande, lors de son discours devant l’Assemblée fédérale, après sa réélection pour un deuxième mandat, le 13 février 2022. MICHAEL PROBST / AP
Même une pièce écrite d’avance peut réserver des surprises. Ce fut le cas, dimanche 13 février, en Allemagne. Comme prévu, Frank-Walter Steinmeier a été réélu président de la République pour un deuxième mandat de cinq ans. Comme prévu, les membres de l’Assemblée fédérale (députés du Bundestag et délégués des Länder) n’ont eu besoin que d’un tour de scrutin, puisque à l’exception de Die Linke (gauche radicale) et de l’AfD (extrême droite), tous les grands partis avaient appelé à voter pour lui. Sur 1 437 voix, M. Steinmeier en a obtenu 1 045.
Si le résultat du vote n’a étonné personne, le discours du vainqueur, lui, était tout sauf attendu. Loin de s’en tenir à des remerciements de circonstance, M. Steinmeier a saisi l’occasion pour s’adresser à son homologue russe. « Je lance un appel au [président] Poutine : relâchez le nœud coulant du cou de l’Ukraine ! Et cherchez avec nous un moyen de préserver la paix en Europe ! », a-t-il déclaré. « Le risque est celui d’une guerre dans l’est de l’Europe, et c’est la Russie qui en porte la responsabilité », a-t-il ajouté, en évoquant les conséquences que tirerait l’Allemagne en cas d’attaque contre l’Ukraine. « Les habitants [de ce pays] ont droit (…) à l’autodétermination et à la souveraineté. Aucun Etat dans le monde n’a le droit d’y porter atteinte. Si quelqu’un s’y risque, nous y répondrons avec détermination ! (…) Je le dis au président Poutine : ne sous-estimez pas la force de la démocratie ! »
Marquer la rupture avec M. Schröder
Il est rare qu’un président allemand, dont le rôle est surtout honorifique, se mêle de politique étrangère. Encore plus qu’il interpelle publiquement un autre chef d’Etat. Mais le plus étonnant est sans doute que de tels mots aient été prononcés par M. Steinmeier, qui a longtemps été classé parmi les « Russlandversteher » (« ceux qui comprennent la Russie »), un terme souvent utilisé en Allemagne pour critiquer les responsables politiques qui font preuve d’une indulgence excessive à l’égard du Kremlin.
Passage de flambeau entre Angela Merkel et Olaf Scholz
Intronisé chancelier d’Allemagne ce mercredi 8 décembre, Olaf Scholz a dévoilé ses grands projets à la tête du pays. Il souhaite donner un nouvel élan au pays sur les aspects environnementaux, économiques, diplomatiques, et sociaux, mais doit se concentrer sur la gestion de la crise sanitaire qui frappe durement l’Allemagne.
Tous les voyageurs venant de ce territoire seront soumis à une période de quarantaine de deux semaines, qui ne pourra être écourtée même si le test est négatif.
A la terrasse d’un bar à Berlin, le 21 mai 2021. CHRISTIAN MANG / REUTERS
La pandémie de Covid-19 a fait près de 3,5 millions de morts dans le monde depuis la fin de décembre 2019, selon un bilan établi par l’Agence France-Presse (AFP) à partir de sources officielles, vendredi 21 mai.
En raison de la propagation du variant indien du coronavirus sur son territoire, la Grande-Bretagne sera classée à partir de dimanche par l’Allemagne comme zone de mutation des variants, a annoncé vendredi l’Institut de veille sanitaire Robert-Koch.
Cela aura pour conséquence de limiter considérablement les voyages de la Grande-Bretagne vers l’Allemagne. Tous les voyageurs venant de ce territoire seront soumis à une période de quarantaine de deux semaines, qui ne pourra être écourtée, même si le test est négatif. Ainsi, à partir de dimanche, les compagnies aériennes, de bus et de train ne seront autorisées à transporter vers l’Allemagne que des citoyens allemands ou des personnes vivant dans le pays.
Le Royaume-Uni est le premier pays européen depuis longtemps à redevenir une zone où circulent le virus et ses variants. Seuls onze pays d’Asie, d’Afrique et d’Amérique latine entrent actuellement dans cette catégorie à haut risque, selon l’Allemagne.
A l’inverse, les voyageurs en provenance de France, de Croatie et de Slovénie ne seront plus obligés d’observer une quarantaine de cinq à dix jours à leur arrivée sur le sol allemand en raison de la forte diminution quotidienne du nombre de personnes infectées sur leur territoire. Pour cela, ils devront néanmoins présenter un test PCR négatif récent, être totalement vaccinés contre le coronavirus ou considérés comme guéris.
Le pays a opté pour une politique très prudente dans la lutte contre le virus. Si la vie a repris son court petit à petit en cette fin de semaine en Allemagne avec la levée de nombreuses restrictions mises en place contre le Covid, les citoyens doivent présenter un test négatif, être vaccinés ou totalement guéris pour accéder à de nombreuses activités, comme manger dans un restaurant ou aller à la piscine.
Plus d’un million de morts en Amérique latine et aux Caraïbes