Comores
Sommet de la COI : résultat des examens
Mention Très Honorable.
- Le président comorien Azali Assoumani. Alors que le président français Emmanuel Macron avait publiquement abordé le sujet de l’intégration de Mayotte au sein de la COI, le chef de l’État comorien a refusé de se laisser intimider et lui a opposé publiquement une fin de non-recevoir. D’autres chefs d’État se seraient empressés de dire “oui m’sieur” à la demande du chef vazaha, surtout s’ils sont vazaha eux-mêmes.
- Le président mauricien Dharam Gokhool qui a restitué 25,5 kilos d’or saisis par les douanes de son pays en 2019. On espère juste qu’ils ne vont pas avoir le même sort que les lingots disparus dans le coffre-fort du ministère des Mines.
Mention honorable.
Le hasard qui a bien fait les chose. Alors que le pouvoir avait tout fait pour maquiller les réalités du pays, les événements imprévus ont rappelé ce que sont les véritables normes habituelles du régime actuel : coupure de courant en plein milieu du discours du président Rajoelina ; tapis mal déroulé qui a causé un pli inesthétique et dangereux ; photographe dont les propos grossiers ont été diffusés en direct sur la propre page Facebook d’Andry Rajoelina. Sans doute a-t-il pris des leçons de malgache chez un ancien ministre des Affaires étrangères dont le vocabulaire dans la langue nationale semble être limité à ce champ lexical.
Le Comité d’organisation du Sommet de la COI. Quoiqu’on pense du Sommet et malgré les couacs dans les détails (voir plus haut), on reconnaîtra que dans l’ensemble la rencontre s’est bien passée, montrant la capacité du pays à accueillir de grands évènements internationaux. On peut aussi être assez admiratif, quoiqu’amusé, de la capacité de réaction et de correction des bévues pointées du doigt dans les réseaux sociaux. L’épidémie de drapeaux français a fait place à plus d’équilibre entre les différents pays de la COI, et le gribouillage initial du tunnel Garbit a été revu pour passer d’un niveau dessin de classe primaire vers un niveau de classe de sixième troisième trimestre.
Mention mode comique.
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L’intégration de Mayotte à la COI bloquée par les Comores

Alors que la Commission de l’océan Indien (COI) tiendra son sommet le 24 avril à Madagascar, la question de l’adhésion de Mayotte est sur le devant de la scène. Selon nos confrères d’Al-Watwan, l’ambassadrice comorienne Alfeine Fatima a réaffirmé l’opposition des Comores, déclarant que « Mayotte est en principe membre de la COI car elle fait partie intégrante de l’archipel des Comores ». Pour Moroni, la présence de Mayotte au sein de l’organisation ne peut donc être envisagée séparément.
La COI repose sur un principe de consensus entre ses membres – l’Union des Comores, Madagascar, Maurice, les Seychelles et la France (via La Réunion) –, ce qui signifie que l’intégration de Mayotte nécessiterait l’accord unanime des États membres. L’opposition catégorique des Comores bloque de fait toute avancée sur ce dossier.
Ce sommet sera également l’occasion pour les Comores d’accéder à la présidence tournante de la COI, avec le président Azali Assoumani aux côtés de son homologue malgache, Andry Rajoelina. Parmi les priorités abordées figurent la souveraineté alimentaire et les défis communs aux États insulaires. Mais sur le dossier de Mayotte, la position comorienne reste inflexible, confirmant une fois de plus les tensions diplomatiques persistantes entre Paris et Moroni.
A voir maintenant comment va réagir Paris à cette annonce de la partie comorienne
(source: linfokwezi.fr)
Andry Rajoelina aux Comores pour l’investiture du président Azali Assoumani
Antananarivo, 26 Mai, 14h30 – Déplacement. « Je suis bien arrivé à Moroni pour assister à l’investiture du Président comorien Azali Assoumani », indique le président de la République Andry Rajoelina sur sa page officielle. Comme annoncé par le Conseil des ministres tenu ce mercredi dernier, le locataire d’Iavoloha est parti à Moroni pour assister à l’investiture officielle de Azali Assoumani pour son troisième mandat comme président des Comores.

C’est au stade de Malouzini au Sud de Moroni que s’est tenue la cérémonie où cinq chefs d’Etat africains étaient présents. Outre le président de la République malgache, ont, entre autres, été sur place les présidents du Kenya, du Mozambique, du Congo, de l’Angola, la Guinée-Bissau. (…lire l’article)
L’Union africaine au G20 : l’Inde annonce l’adoption d’une déclaration finale après qu’« un consensus » a été trouvé
L’adhésion de l’Union africaine au « G21 » est une victoire diplomatique notable pour le premier ministre indien, Narendra Modi, hôte du G20.

Le premier ministre indien et hôte du G20 a annoncé, samedi 9 septembre, l’adoption de la déclaration finale du sommet. « Grâce au travail acharné de notre équipe et à votre soutien, un consensus s’est dégagé sur la déclaration du sommet des chefs d’Etat et de gouvernement du G20 de New Delhi », a déclaré Narendra Modi. « J’annonce l’adoption de la déclaration. »
L’Union africaine nouveau membre permanent
L’Union africaine a par ailleurs officiellement pris place en tant que nouveau membre du G20, à l’invitation de l’hôte du sommet à New Delhi. L’élargissement de l’Union africaine au « G21 » est une victoire diplomatique notable pour M. Modi, qui devrait briguer un nouveau mandat lors des élections nationales de l’an prochain, redorant le blason du chef d’Etat indien à l’étranger.
« L’Inde a proposé d’accorder le statut de membre permanent du G20 à l’Union africaine. Je crois que nous avons l’accord de tous sur ce point », a déclaré M. Modi dans son discours d’ouverture du sommet.
Le premier ministre indien, Narendra Modi (au centre), salue le ministre de l’économie français, Bruno Le Maire, lors de la première session du sommet des dirigeants du G20 à New Delhi, le 9 septembre 2023. LUDOVIC MARIN / AFP
Avant son discours, M. Modi avait donné une chaleureuse accolade à Azali Assoumani, président des Comores, à la tête de l’Union africaine. M. Assoumani a ensuite pris place parmi les dirigeants du groupe à l’invitation du ministre indien des affaires étrangères, Subrahmanyam Jaishankar.
Les membres du G20 sont en revanche confrontés à de profondes divisions notamment sur la guerre en Ukraine. « Le monde connaît une énorme crise de confiance », a déclaré M. Modi. « La guerre a aggravé ce déficit de confiance. Si nous parvenons à vaincre le Covid, nous pourrons également vaincre cette crise de confiance mutuelle. »
JIOI 2023 | Handball Dames: Comores vs Maurice
Mayotte : opération Wuambushu en cours
L’opération Wuambushu, suspendue pendant un mois, a repris ce lundi 22 mai à Mayotte dans la commune de Koungou, dans le nord de l’île. On fait le point avec Bruno Minas, journaliste pour Mayotte la Première et France Télévisions pour évoquer la situation.
Opération Wuambushu : les Comores ferment leurs ports à la France
« Tant que la partie française décidera de faire des choses de façon unilatérale, nous prendrons nos responsabilités », a déclaré le ministre comorien de l’Intérieur.

MAYOTTE – Les Comores avaient prévenu qu’elles « n’entend[aient] pas accueillir » de personnes expulsées de Mayotte, où les autorités françaises ont annoncé le lancement de l’opération anti-migrants controversée baptisée « Wuambushu ». Cette menace a été mise en application ce lundi 24 avril par le ministre comorien de l’Intérieur, qui a annoncé avoir refusé l’accostage d’un bateau transportant des migrants et suspendu le trafic de passager dans le port où ils sont habituellement débarqués.
« Tant que la partie française décidera de faire des choses de façon unilatérale, nous prendrons nos responsabilités. Aucun expulsé ne rentrera dans un port sous souveraineté comorienne », a déclaré à l’AFP le ministre comorien de l’Intérieur, Fakridine Mahamoud.
« Le port de Mutsamudu (sur l’île comorienne d’Anjouan) n’est pas en mesure d’opérer sur l’embarquement et débarquement de passagers de ce jour jusqu’au 26/04/2023, date à laquelle nous vous informerons de l’éventuelle reprise des opérations », ont annoncé de leur côté les services maritimes dans une note adressée à une compagnie maritime et dont l’AFP a eu copie.
Le Maria Galanta, «un bateau, n’a pu partir, avec 60 personnes » à bord, « elles ont été refoulées », a regretté le préfet de Mayotte Thierry Suquet, déplorant la fermeture du principal port d’Anjouan.
Lors d’une conférence de presse, Thierry Suquet a ajouté que « c’est problématique pour les gens qui ont payé leur billet, pour les personnes en situation irrégulière, elles seront replacées au Centre de rétention administrative (CRA) » de Mayotte.
Toutefois, la 1ere Mayotte indique que plusieurs personnes étaient présentes au retour du Maria Galanta à Dzaoudzi pour empêcher de faire descendre les personnes refoulées par les autorités comoriennes à Anjouan. Mais après un temps de discussions, les personnes en situation irrégulière ont finalement pu prendre la direction du CRA.
« On n’arrêtera pas »
« On espère que, dans le dialogue qu’on noue avec les Comores, on pourra reprendre rapidement ces rotations sur un mode normal », a ainsi répondu le préfet de Mayotte Thierry Suquet. « Concernant l’immigration clandestine et la survie humaine, on a des accords avec les Comores et des intérêts communs pour que ces migrations massives ne se fassent pas », a-t-il souligné, avant d’ajouter : « Les opérations que nous menons sur la lutte contre la délinquance et l’habitat insalubre, on ne les arrêtera pas. »
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Mayotte : l’opération « Wuambushu » dans le viseur des Comores
Lancée par le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, l’opération anti-migrants est contestée par les Comores comme par les associations de défense des droits humains.

MAYOTTE – C’est une opération anti-migrants controversée dans le 101e département français, situé dans l’océan indien. Les Comores ont accusé ce mardi 18 avril la France de vouloir semer la « violence » avec l’opération « Wuambushu » (« reprise », en mahorais), qui prévoit l’expulsion d’étrangers en situation irrégulière qui vivent dans les bidonvilles de Mayotte vers l’île comorienne d’Anjouan, située à seulement 70 km à vol d’oiseau.
L’opération du ministre de l’Intérieur et des Outre-mer, Gérald Darmanin, vise à détruire les bidonvilles de Mayotte. Approuvée en février par le président français Emmanuel Macron, elle doit être lancée en fin de semaine, après la fin du ramadan
Mayotte demande l’annulation de l’opération
« Nous n’avons pas les moyens d’absorber cette violence fabriquée depuis Mayotte par l’État français. Une situation aussi complexe ne peut se régler de manière aussi déroutante », a déploré auprès de l’AFP le gouverneur d’Anjouan, Anissi Chamsidine.
« Nous recommandons aux Français de renoncer vivement à l’opération Wuambushu », a pour sa part martelé le porte-parole du gouvernement, Houmed Msaidie. Le président comorien, Azali Assoumani, actuellement à Médine en Arabie saoudite, a déclaré la semaine dernière à l’AFP espérer « que l’opération sera annulée », reconnaissant « n’avoir pas les moyens de stopper l’opération par la force ». D’intenses tractations ont eu lieu ces dernières semaines entre Moroni et Paris.
Des organisations de la société civile comorienne ont de leur côté dénoncé le « massacre que la France veut perpétrer sur l’île comorienne de Mayotte ». À Mayotte, les personnels de santé ont mis en garde contre de possibles « conséquences dramatiques » d’une telle opération anti-migrants.
Sur place, certains migrants ont fait le choix de prendre les devants et de détruire leurs habitations de fortune avant l’intervention des forces de l’ordre, rapporte le journaliste Cyril Castelliti, collaborateur notamment de Mediapart.
L’inquiétude des associations françaises
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Trafic d’or aux Comores – Les deux trafiquants malagasy jetés en prison

Après une longue semaine d’attente, le sort des deux passeurs malagasy arrêtés puis extradés des Comores pour trafic d’or, les fameux 49kg, a été finalement ficelé. Il s’agit d’Azaly Pacheco et de Pierre Stenny. Car après le déferrement des deux hommes au pôle anti-corruption ou PAC d’Antananarivo, ils ont été immédiatement placés sous mandat de dépôt à Antanimora.
Ce qui ne manque pas de susciter à la fois l’étonnement et l’incrédulité générale vu l’ampleur des méfaits des concernés. En réalité, les accusés mériteraient même un séjour au bagne de Nosy Lava plutôt qu’à la maison centrale de la ville, si on peut l’exprimer ainsi. Primo, ils sont multirécidivistes car ils ont été mentionnés également dans l’affaire des 73,5 kg d’or du pays saisis cette fois-ci en Afrique du Sud, l’année dernière. De toute façon, ils sont recherchés depuis un an dans le cadre de cette affaire en décembre 2020. Les suspects ont toujours réussi à échapper à la vigilance des autorités, aussi bien malagasy qu’étrangères. Mais il y a pire. Le procureur des Comores dispose moult renseignements judiciaires concernant les deux trafiquants malagasy arrêtés dans son pays. C’est lui qui a révélé comme quoi les suspects auraient effectué 11 opérations similaires, c’est-à-dire de transit clandestin d’or, avant que les autorités de l’île voisine ne parviennent finalement à mettre la main sur eux, vers fin décembre 2021. Et lors de leur arrestation à l’aéroport de Moroni, les Forces de l’ordre comoriennes leur ont surpris 1kg d’héroïne.
Mais revenons sur cette décision de la Justice qui a préféré la prison d’Antanimora et non celle de Tsiafahy, vu le caractère national de l’affaire. Sans doute, elle aurait été motivée par le souci d’éviter surtout tout contact entre les deux récents prévenus avec leurs co-accusés, qui croupissent justement à Tsiafahy, et qui sont trempés dans le transit des 73,5 kg d’or en Afrique du Sud.
Malgré tout, le rapatriement des 49 kg d’or saisis reste incertain. Autre question qui mérite des éléments de réponse, celle de savoir qui sont donc les commanditaires. Car rien ne permet de vérifier la véracité, ni de confirmer l’information, encore officieuse bien sûr alléguant qu’ils sont deux dont l’un de nationalité malagasy, et l’autre étrangère. Quoi qu’il en soit, le ministre de la Justice malagasy, Imbiky Herilaza était ferme sur ce point. Et tôt ou tard, les cerveaux du narcotrafic seront démasqués. Lors d’une récente interview sur cette affaire, il a bien promis que l’enquête de la Justice va apporter d’autres révélations importantes. Pour le moment, il affirme n’être pas en mesure d’en dire davantage, secret de l’instruction oblige.
