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Tennis de table – Mondiaux par équipe: première victoire historique pour le ping malgache

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(©FB-fmtt)

Les pongistes de la Grande île ont fait leur entrée fracassante dans l’histoire des Championnats du monde. Hier, à l’OVO Arena Wembley, l’équipe masculine de Madagascar a signé sa toute première victoire en phase finale des Mondiaux par équipes en battant la Mongolie 3-2 dans un combat d’anthologie. Un succès arraché au forceps qui fait déjà vibrer tout le pays et envoie un message clair que le tennis de table malgache n’est plus là pour participer, il est venu pour poser des problèmes.

Un thriller en cinq manches qui a tenu en haleine Wembley ! Fabio Rakotoari­manana a lancé les hostilités en dominant Temuulen Myandal 3-1 (11-9, 10-12, 11-7, 11-9) grâce à un topspin agressif et une capacité impressionnante à accélérer dans les moments décisifs. Antoine Razafinarivo a en­suite été impérial, balayant Manlaijargal Munkh-Ochir 3-0 (11-7, 11-6, 11-4) par un tennis de table précis et sans pitié.
La Mongolie est revenue dans la partie avec hargne. Mamy Rakotoarisoa s’est incliné 0-3 face à Ankhbayar Bilguun (6-11, 10-12, 2-12), puis Antoine Razafinarivo a craqué 1-3 contre Myandal (9-11, 12-10, 9-11, 10-12) dans un duel très tendu. Le sort du match reposait alors sur les épaules de Fabio Rakotoarimanana. Face à Manlaijargal Munkh-Ochir, le leader malgache a sorti une performance de guerrier, s’imposant 3-0 (13-11, 13-11, 12-10) au mental dans trois jeux d’une intensité rare. Un bras de fer remporté haut la main qui a fait exploser de joie le banc malgache.

Le Danemark dans le viseur

Au bilan des performances individuelles de cette première journée, Fabio Rakotoarimanana pointe à la deuxième place mondiale, juste derrière le Croate Tomislav Pucar et devant l’Espagnol Alvaro Robles. Une belle récompense qui confirme son excellent état de forme et son statut de patron incontesté de cette équipe.

, Cet après-midi, les Malgaches retrouvent le Danemark, grand favori du Groupe 3 après son large 3-0 infligé au Mexique. Pour décrocher le billet pour les seizièmes de finale du tableau principal, il faudra terminer premiers de cette poule très relevée. La mission est désormais claire: maintenir cette intensité, cette solidarité et cette capacité à hausser le niveau quand ça chauffe.

(source: Naisa – newsmada)

Tennis de table: 5e mandat successif pour Jean Herley Ambinitsoarivelo

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(©newsmada.com)

Jean Herley Ambinitsoarivelo a une nouvelle fois bloqué le filet. Réélu avant-hier à la présidence de la Fédération malgache de tennis de table (FMTT) lors de l’Assemblée générale élective au Palais des Sports et de la Culture de Mahamasina, ce dirigeant indéboulonnable s’embarque pour un cinquième mandat de quatre ans. Une longévité qui ressemble à un service flottant qui n’en finit pas, usant les nerfs et les raquettes des observateurs, tout en exposant les fissures d’un règne sans partage qui frise l’autocratie pongiste, marqué par des hauts sporadiques mais plombé par des bas structurels persistants.

Ambinitsoarivelo, ce vétéran des tables qui a troqué la pala pour le sceptre fédéral, n’est pas à son premier slice défensif. Elu par ovation des ligues régionales présentes, Anala­manga, Vakinanka­ratra, Am­o­­ron’i Mania, Haute Matsiatra, Atsinanana et Alaotra Mangoro, sans l’ombre d’une véritable opposition, il perpétue une emprise qui sent le monopole collant comme un topspin mal contrôlé. Son bilan sur cinq mandats successifs dresse un panorama en demi-teinte : l’accueil d’une compétition africaine de l’Est a bien mis un coup de projecteur continental, mais sans véritable rebond durable sur le terrain local.

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Tennis de Table: Madagascar, hôte du Champion­nat d’Afrique de l’Est

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(©Fédération Malagasy de Tennis de Table)

Après quatre ans d’attente, Madagascar obtient l’organisation du Championnat d’Afrique de l’Est de tennis de table, du 28 au 31 mai. C’est indiqué dans le calendrier officiel de la Fédération internationale de tennis de table (ITTF),

En 2020, Madagascar avait déjà été désignée pour organiser les championnats continentaux pour les catégories minimes, cadets et juniors, ainsi qu’un tournoi du circuit international junior. Cependant, la pandémie mondiale a contraint le pays à annuler ces événements. Une nouvelle tentative en 2022 a également été avortée en raison des restrictions sanitaires persistantes.
Aujourd’hui, avec la levée des contraintes liées au Covid, Madagascar s’apprête à organiser cette compétition régionale,
se présentant comme le favori incontesté. Lors des deux dernières éditions, les pongistes malgaches ont brillé, accumulant un nombre impressionnant de médailles d’or.
Fabio Rakotoarima­nana et Karen Raharima-nana, figures de proue du tennis de table malgache, ont chacun remporté le titre de champion en individuel durant deux années consécutives. De plus,
l’équipe masculine a su défendre son titre de cham­pion de l’Est de l’Afrique en 2023 et 2024.
Cette compétition est une occasion pour le tennis de table malgache de réaffirmer son statut de puissance émergente sur le continent.

(source: Nais – newsmada.com)

Tennis de table : Deux candidats à la présidence de la Fédération montent au créneau !

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Le ton monte à l’approche des élections au sein de la Fédération Malgache de Tennis de table. La manière dont la DRJS a mené les débats pour l’élection de la Ligue d’Analamanga fut la goutte d’eau qui a fait déborder le vase.

Habib Djiva Kamal, à droite sur la photo

Rien ne va plus au sein de la Fédération Malgache de tennis de table du moins ce qui est mise à nu hier à Antsahamanitra lors d’une interview organisée par deux candidats à la présidence de la Fédération, Habib Djiva Kamal et Jean Chrysostome Rakotonirina, mais aussi par un candidat à la section de Tana, Charles Edouard Rajosoa qui a été éconduit pour n’avoir pas pu montrer une simple attestation d’emploi.

Canards sauvages.

C’est comme si le poste de président d’une section de tennis de table était interdit à un chômeur. Une disposition ridicule qui va peut-être priver, par ricochet, la Ligue d’Analamanga de droit de vote si tout n’est pas réglé d’ici à samedi. A moins que ce ne soit l’effet voulu, car en l’absence d’Analamanga, la route serait dégagée pour le président Herley Ambinintsoarivelo, candidat à sa propre succession qui a pris soin de mettre à la tête de la Ligue d’Amoron’i Mania son propre frère.

« Qu’il décide à se présenter à sa propre succession, c’est de son droit mais de là à prendre tous les enfants du bon Dieu pour des canards sauvages, c’est beaucoup trop car il a rendu la discipline moribonde sinon bâtarde», confie l’ancien pongiste et candidat à la présidence de la Fédération, Jean Chrysostome Rakotonirina avant de rajouter que depuis ses mandats successifs, le tennis de table n’a jamais fourni une licence aux joueurs et encore moins une assurance comme l’exige la pratique sportive.

Faute grave.

Une faute grave à même de disqualifier l’homme de tout mandat électif. Mais il est toujours là avec la bénédiction du ministère des Sports et du soutien actif du Comité Olympique Malgache qui va même jusqu’à lui offrir son local pour les élections de la Ligue d’Analamanga de ce jour.

En quoi le Comité Olympique a-t-il un droit d’ingérence dans les affaires internes d’une ligue ? C’est toute la question car si on se laisse faire, on ne serait pas étonné de voir une victoire d’un protégé de Herley Ambinintsoarivelo aux commandes de la Ligue d’Analamanga et donc une victoire assurée voire bonifiée lors des élections de la FMTT car cette ligue représente à elle seule plus de 80% des pongistes en activité.

« Il est temps qu’il parte », disait de Herley Ambinintsoarivelo, Habib Djiva Kamal qui l’a personnellement approché pour qu’il fasse toutes les élections dans les règles de l’art. Un langage sincère sans nul doute dicté par les agissements peu orthodoxes de la Fédération Malgache de Tennis de table de l’ère Herley où il suffit de s’inscrire en payant un droit de 5000 ariary pour participer à un championnat national chez l’élite. Heureusement que le ridicule ne tue pas et que finalement le ministère des Sports et ses démembrements sont les plus fautifs pour admettre une telle pratique. Faudrait-il alors s’étonner si le sport ne marche pas à Madagascar ?

Clément RABARY (Midi Madagasikara)