Mercredi, l’équipe qui gère la stratégie de la Gen Z de Madagascar s’est réunie dans une salle anonyme au premier étage d’un petit immeuble du centre d’Antananarivo. La place de l’Indépendance, où convergeaient les cortèges les jours précédents, n’est pas loin. En face, il y a un petit bar à vin pour touristes, sans touristes. Les ordinateurs ont été installés. On chuchote. On se passe des tee-shirts tout neufs, floqués du symbole des soulèvements de la Gen Z dans le monde, le drapeau pirate du manga One piece, mais dans sa version locale avec le chapeau de paille malgache. « C’est la première fois qu’on peut les porter sans crainte », raconte Marie Christina Kolo, une des responsables du mouvement.
Gen Z
SADC à Madagascar : Une mission technique de 7 jours
La mission de la SADC à Madagascar démarre officiellement ce mercredi 22 octobre, avec le début de la séance de travail au Palais d’Etat d’Iavoloha.
Le Président de la Refondation de la République de Madagascar, Colonel Michael Randrianirina, reçoit la délégation de la SADC, depuis ce matin, à Iavoloha.
Une rencontre de 4 jours
La SADC, conduite par le Pr Kula Ishmael Theletsane, effectue une mission de reconnaissance de la situation politique à Madagascar. Pour rappel, le Sommet extraordinaire de la Troïka de l’Organe de la SADC du 16 octobre 2025 a décidé de déployer une mission technique d’établissement des faits à Madagascar.
Ainsi, la séance de travail avec les responsables actuels à Iavoloha se tiendra pendant 4 jours, soit à partir de ce mercredi 22 octobre jusqu’au samedi 25 octobre. L’objectif étant d’établir un rapport sur les faits réels à Madagascar. Par ailleurs, il est important de mentionner que la mission technique a débuté le 19 octobre, et ne prendra fin que le 27 octobre.
Comme il s’agit d’une réunion à huit clos, seuls les déclarations officielles devant la presse et les communiqués de la Présidence de la Refondation de la République de Madagascar pourraient dévoiler les sujets évoqués si nécessaire.
Une participation de toutes les parties prenantes
La délégation de la SADC est composée des hauts fonctionnaires des États membres de la Troïka de l’Organe, à savoir le Malawi (Présidence en exercice), l’Eswatini (Présidence entrante) et la Tanzanie (Présidence sortante). Et ce, avec la présence d’une équipe du Secrétariat de la SADC chargée des questions politiques et sécuritaires.
Pour Madagascar, les parties prenantes nationales sont réunies à Iavoloha, notamment les institutions publiques, les forces de sécurité, les formations politiques, les organisations de la société civile et les représentants de la jeunesse (Gen Z). Le corps diplomatique et les organisations internationales présentes à Madagascar figure également dans la liste des participants.
Les conclusions de cette mission feront l’objet d’un rapport présenté au Sommet de la SADC. Le deadline est fixé le 31 octobre.
(source: moov.mg)
Situation politique à Madagascar: une mission de la Sadc dans nos murs
Une délégation de la Sadc conduite par le professeur Kula Ishmael Theletsane, a débarqué hier à l’aéroport d’Ivato. Elle viendra pour une médiation et une recherche de solution.
Le responsable des affaires politiques et de la sécurité au sein de la Sadc a déclaré aux journalistes que l’objectif de la visite au pays de la délégation sera d’écouter et de consulter les forces vives du pays, ainsi que les opposants politiques pour trouver une solution. Concernant la direction de la Sadc en l’absence de l’ancien président Andry Rajoelina, président de ce groupe, il a indiqué que ce n’était pas le sujet de discussion pour le moment. Le voyage sera axé sur le dialogue entre les Malgaches afin de trouver une solution, a-t-il précisé.
La durée du séjour de la délégation à Madagascar n’est pas précisée. Cela dépendra de la conclusion de toutes les consultations, notamment d’une rencontre avec le président de la Refondation de la République, Michaël Randrianirina.
Réunion avec les ambassadeurs de la Sadc
Par ailleurs, la Secrétaire exécutive adjointe pour l’intégration régionale (DES-RI) de la Sadc, Angèle Makombo N’tumba, a tenu une réunion de courtoisie avec les ambassadeurs représentant les Etats membres de la Sadc à Washington DC, le 17 octobre dernier, en marge des rencontres FMIWBG 2025 selon le site de l’organisation régionale. Solo Andry Lantosoa Rakotomalala, ambassadrice de la République de Madagascar, a présidé la rencontre.
Lors de cette réunion, Angèle Makombo N’tumba a informé les participants des décisions importantes prises lors du 45e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement ainsi que du Conseil des ministres de la Sadc, tenu en août 2025 dans la Grande île. Elle a également fait le point sur l’avancement de la mise en œuvre du Plan stratégique indicatif régional de développement (RISDP) 2020-2030, et profité de cette occasion pour féliciter la contribution des ambassadeurs dans la création du Forum de dialogue Sadc-USA, officialisé par le Conseil de la Sadc en mars 2024. Ce forum renforce la coopération entre la Sadc et les Etats-Unis, en mettant l’accent sur la paix, la sécurité et la collaboration économique.
La réunion de vendredi a également abordé les répercussions des tarifs douaniers imposés par les Etats-Unis à plusieurs membres de la Sadc et souligné les effets économiques importants. Les participants ont appelé à un engagement politique et diplomatique urgent pour atténuer ces impacts. Les ambassadeurs ont réaffirmé leur engagement collectif à renforcer les relations diplomatiques et à poursuivre des partenariats stratégiques soutenant le développement régional.
(source: F.M – newsmada.com)
Tribune libre – Gen Z : Se préparer à gouverner ou se résoudre à subir ?
Introduction
La Génération Z a ouvert une brèche civique. Le premier objectif est atteint avec le départ du président. Dans le même mouvement, une double captation du pouvoir s’est engagée par une partie de l’appareil militaire et par des acteurs politiques installés. Le choix est désormais simple. Soit subir une restauration de l’ancien système sous d’autres habits. Soit transformer l’énergie sociale en mandat civique, avec des valeurs lisibles et une feuille de route courte qui protège les vies et les services essentiels.
Où en sommes-nous après le départ du président
Le pays entre dans une zone de flottement institutionnel et symbolique. La rue a imposé le tempo. La décision d’écarter le chef de l’État a validé un premier palier de la pression citoyenne. Dans le même temps, l’annonce d’un intérim militaire et l’activation rapide de réseaux politiques chevronnés ont déplacé l’axe de décision. Les signaux publics et les récits médiatiques ont créé un effet halo qui fige la perception et installe l’idée de fait accompli. Il faut donc revenir aux fondamentaux. Dater les faits. Séparer ce qui est confirmé de ce qui est contesté. Redonner la main à un processus civique clair.
Cadre constitutionnel effectif
- La HCC a constaté la vacance de la Présidence et de la Présidence du Sénat le 14 octobre
- Continuité des institutions maintenue
- Présidentielle à organiser sous trente à soixante jours
- Pendant la vacance, la dissolution fondée sur l’article 60 est écartée par la HCC
Décret de dissolution de l’Assemblée nationale
- Décret daté du 14 octobre prononçant la dissolution
- Contentieux d’articulation entre ce décret et la décision de vacance de la HCC
- Actes pris par l’Assemblée le 14 octobre demeurent contestés
Institutions à l’instant T
- HCC en position de régulateur et d’arbitre
- Assemblée nationale sous décret de dissolution contesté
- Sénat avec présidence vacante
- Gouvernement déclaré dans l’impossibilité d’assurer l’intérim par la HCC
Serment prévu le 17/10/25
- Prestation de serment annoncée vendredi 17 octobre devant la HCC
- Forme et portée juridiques à confirmer sur pièces
Points juridiques à surveiller
- Chronologie exacte entre constat de vacance et décret de dissolution
- Validation juridictionnelle des actes parlementaires du 14 octobre
- Fixation et publication du calendrier de la présidentielle conformément à la décision de la HCC
La vague civique chevauchée
Constat simple
- Des segments de l’institution militaire ont profité de la vague Gen Z pour s’installer au centre du jeu.
- Des dinosaures de la politique se sont engouffrés dans l’intervalle pour reconstruire un compromis à leur main.
- La Gen Z est abasourdie. Elle découvre la vitesse à laquelle un vide politique se remplit. Le vide attire le chaos…
- La Gen Z n’était pas prête à entrer en politique. Elle disposait d’une force sociale, pas d’une architecture de délégation.
- La légalisation a pris la forme d’un enchaînement de décisions contestées dans leur esprit et leur calendrier. Le débat sur la constitutionnalité est ouvert et appelle un arbitrage de droit, pas un glissement de fait. La Gen Z est obligée d’adopter une position défensive et se justifier auprès de l’opinion publique.
Conclusion provisoire
Le mouvement n’est pas un coup d’État. Il demeure une révolte populaire qui rappelle 1972 par son ressort social. C’est la traduction institutionnelle qui dévie vers une captation militaire et partisane. Cette distinction est cruciale pour préserver le capital moral accumulé.
Un coup d’État, c’est la prise du pouvoir au sommet de l’État par un petit groupe qui bypasse les règles constitutionnelles. Au regard des faits établis, on est face à une prise de pouvoir militaire hors chaîne constitutionnelle, donc un coup d’État.
(lire la suite: madagascar-tribune.com)
A Madagascar, la Gen Z refuse de se voir confisquer sa victoire
Au lendemain de la prise de pouvoir par des militaires, les jeunes manifestants qui depuis fin septembre réclamaient le départ du président Andry Rajoelina oscillent entre satisfaction et indignation face aux tentatives de récupération.

Au lendemain de la prise de pouvoir par un groupe d’officiers menés par Michaël Randrianirina mardi 14 octobre, les jeunes contestataires de la génération Z (Gen Z), qui durant près de trois semaines ont occupé les rues de la capitale malgache, racontent qu’ils ont hurlé de joie à l’annonce de la destitution du président Andry Rajoelina, en fuite depuis dimanche. Cela a mis un terme aux manifestations, à la répression (une vingtaine de morts depuis le 25 septembre), mais est aussi le fruit d’un malentendu, voire d’un piège, visant à auréoler les militaires putschistes de la légitimité des protestataires.
Manifestations : Prise de la Place du 13 mai avec le CAPSAT

Depuis la matinée du samedi 11 octobre, le calme apparent dans la capitale a volé en éclats.
À Soanierana, le camp Capsat ou Corps d’Armée du Service Administratif et Technique a été le théâtre d’un tournant inattendu. Des militaires de ce camp, menés par les colonels Mickael Randrianirina et Lucien Rabearimanana, ont publiquement déclaré leur soutien au mouvement de rue qui agite Antananarivo depuis plusieurs semaines.
Cette déclaration, prononcée depuis l’intérieur du camp, a eu l’effet d’une onde de choc. Dans les rues de la capitale, les manifestants ont accueilli avec enthousiasme cette prise de position inédite. En début d’après-midi, la hiérarchie militaire a tenté de reprendre la main. Les généraux Jocelyn Rakotoson et Razafitombo ont été dépêchés sur place pour négocier avec la faction du Capsat. Mais les pourparlers ont tourné court.
En fin d’après-midi, la tension est montée d’un cran. Les militaires du Capsat, désormais rejoints par le général Lylyson De René, ont quitté leur camp pour descendre dans la rue aux côtés des manifestants. Ce soutien armé inattendu a bouleversé l’équilibre des forces. Les barrages dressés par l’Emmo ou l’État-Major mixte opérationnel, depuis Anosy jusqu’à la Place du 13 mai ont été rapidement levés. Face à la détermination des militaires dissidents, gendarmes et policiers se sont repliés vers leurs camps respectifs, laissant les manifestants accéder à la place symbolique du 13 mai en début de soirée.
Dialogue
Ce basculement a provoqué une onde de choc politique et militaire. La défection partielle du Capsat a non seulement fait sauter le dispositif de maintien de l’ordre, mais a aussi mis à nu les fractures internes au sein des forces armées. Hier dimanche, des généraux de la Gendarmerie ont tenté d’apaiser la situation en publiant une déclaration soulignant leur neutralité et leur volonté de dialogue, tout en montrant patte blanche vis-à-vis des positions prises par les militaires du Capsat.
Depuis samedi matin, une réalité s’est imposée : les militaires ont déserté les rangs de l’Emmo, censés assurer le rétablissement de l’ordre dans la capitale. À Analakely comme à Anosy, seuls les gendarmes et les policiers ont été visibles, témoignant de la recomposition en cours du dispositif sécuritaire. La descente du Capsat dans la rue marque, une nouvelle fois, un tournant historique dans la crise politique actuelle. En rompant avec la discipline hiérarchique pour se ranger du côté du peuple, une partie de l’armée vient de redessiner les lignes du rapport de force à Antananarivo.
(source: Rija R. – Moido M/kara)
L’ancien Premier ministre Christian Ntsay et l’homme d’affaires Mamy Ravatomanga sont à Maurice
CRISE MALGACHE- Maurice se dit “insatisfait” des conditions d’entrée de Christian Ntsay et de Mamy Ravatomanga sur son territoire
Dans un communiqué ministériel le gouvernement mauricien confirme ce dimanche la présence de l’ancien premier ministre malgache Christian Louis Ntsay, de l’homme d’affaires Maminiaina « Mamy » Ravatomanga ainsi que de leurs épouses sur son sol.
Les deux hommes ont atteri « en urgence » à Plaisance dans la nuit de samedi à dimanche peu avant 1h du matin, à bord d’un jet privé.
Le gouvernement mauricien affirme ne pas « être satisfait des conditions dans lesquelles ce vol privé a été autorisé à atterrir à Maurice » et démentent au passage « toute ingérence dans les affaires intérieures de Madagascar ».
(source: lequotidien.re)
Crise politique : fuite des hauts responsables

Où se trouve le président Rajoelina ? La question mérite d’être posée depuis l’après-midi de dimanche, alors que les rumeurs de son départ du palais présidentiel d’Iavoloha se sont amplifiées. Plusieurs sources indiquent en effet que le Chef de l’État malgache, qui avait choisi de résider au palais depuis son retour de l’Assemblée générale de l’ONU le 27 septembre dernier, aurait pris un hélicoptère pour se rendre à Sainte-Marie, où un avion CASA de l’armée française l’aurait ensuite acheminé vers… La Réunion. Jusqu’ici, il reste difficile de confirmer cette information.
Dans la matinée de dimanche, au lendemain de la « mutinerie » du CAPSAT et de la victoire du 13 Mai, l’ancienne ministre de l’Éducation nationale, Marie Michelle Sahondrarimalala, a confié que le président de la République se trouvait encore dans le pays. Dans la nuit de samedi à dimanche, un communiqué de la présidence, sous forme de démenti, avait d’ailleurs affirmé que le Chef de l’État était toujours à Madagascar. Dimanche soir, un autre communiqué d’Iavoloha, condamnant les menaces et injures à l’encontre du président, indiquait qu’il appelait toujours au dialogue.
Toutefois, une bonne partie des hauts responsables du pays semble avoir plié bagages. La fuite précipité de l’ancien Premier ministre Christian Ntsay, de Mamy Ravatomanga, homme d’affaires influent et proche du président Rajoelina, avec leurs proches a été confirmé par les autorités mauriciennes. Ils ont atterri en urgence à bord d’un jet privé appartenant à la compagnie aérienne de l’homme d’affaires, sans plan de vol déclaré.
Quelques jours auparavant, les députés Naivo Raholdina et le gouverneur de la région Analamanga, Hery Rasoamaromaka, auraient également gagné la France, où ils devraient probablement demander l’asile politique. D’autres personnalités proches du régime, telles que la sénatrice Lalatiana Rakotondrazafy ou le député Andry Ratsivahiny – dont les domiciles ont été incendiés lors de la première journée de manifestation, le 25 septembre – restent introuvables, se limitant à de rares déclarations, souvent provocatrices, sur les réseaux sociaux.
En tout cas, les appels au blocage des aéroports et de l’espace aérien malgache se sont multipliés ces derniers jours. L’armée de l’air est particulièrement sollicitée pour agir en ce sens, afin d’empêcher la fuite de responsables du régime et l’entrée éventuelle d’armes par voie aérienne, qui pourrait menacer la sécurité du pays en pleine période de crise.
(source: madagascar-tribune.com)
Mivantana eny an-kianja 10 Octobre 2025: mirotsaka an-tsehatra ireo Mpampianatra mpikaroka eny amin’ny Oniversite
Teo amin’ny Kianja 13 Mai ny Praiminisitra. Manao Antso Avo ary hitory ny Fanjakana ny HVM.
Ho eny Ambohijatovo indray ny Gen Z, ny Mpitsabo sy ireo mpanohana ny Hetsika rahampitso Alakamisy
« Hihamafy koa ny grevy amin’ny toerana maro eto amin’ny Firenena », hoy ireo. « Tsy handohalika sy tsy hanaiky lembenana intsony ! »



