Iran

Pierrre Lellouche, ancien ministre: « L’Iran a de quoi faire immédiatement trois bombes atomiques »

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Pierre Lellouche, ancien ministre et spécialiste des questions internationales, répond aux questions de Sonia Mabrouk au sujet de la pluie de missiles balistiques iraniens sur Israël, de Tsahal qui promet une riposte, de la situation un an après les attaques du 7 octobre et d’une recomposition géopolitique globale déterminé à en finir avec la domination occidentale.

L’Iran menace Israël « qui n’en a plus pour longtemps »

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Dans une prise de parole rare, le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei a affirmé qu’Israël « n’en avait plus pour longtemps » et que les alliés de Téhéran « ne reculeront pas » au moment où Israël continue de bombarder le sud du Liban.

 

Frappes israéliennes : «Nous ne devons pas permettre que le Liban devienne un autre Gaza», affirme le président iranien

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De la fumée s’élève au sud du Liban, à Tyr, le 24 septembre 2024. Aziz Taher / REUTERS

Lors d’une interview accordée à CNN, le président iranien a indiqué que le Hezbollah «ne peut pas rester seul» face à Israël.

Le président iranien Massoud Pezeshkian a affirmé ce mardi que son allié le Hezbollah ne pouvait «pas rester seul» face à Israël, qui a mené des bombardements meurtriers la veille sur le Liban avant fait près de 500 morts. «Le Hezbollah ne peut pas s’opposer seul à un pays qui est défendu, soutenu et approvisionné par les pays occidentaux, les pays européens et les États-Unis», a déclaré Massoud Pezeshkian dans un entretien avec CNN, traduit du farsi à l’anglais.

«Nous ne devons pas permettre que le Liban devienne un autre Gaza», a par ailleurs ajouté le président iranien.

La Chine «profondément choquée» par le nombre de victimes

La Chine s’est dite ce mardi «profondément choquée» par les pertes humaines consécutives aux frappes israéliennes de grande ampleur qui ont fait près de 500 morts au Liban. «La Chine accorde une attention particulière aux tensions actuelles entre le Liban et Israël et est profondément choquée par le grand nombre de victimes causées par ces opérations militaires», a indiqué lors d’un point presse régulier Lin Jian, un porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, en réponse à une question sur les attaques israéliennes.

«La Chine s’oppose aux violations de la souveraineté et de la sécurité du Liban, et s’oppose et condamne toutes les actions qui portent atteinte à des civils innocents», a souligné ce mardi Lin Jian. «Nous appelons les parties concernées à prendre des mesures pour apaiser immédiatement la situation, empêcher une nouvelle escalade des tensions régionales et sauvegarder efficacement la paix et la stabilité au Moyen-Orient ainsi que la sécurité et la vie des populations», a-t-il ajouté.

«Nous sommes au bord d’une guerre totale», a déclaré Josep Borrell

Le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell a averti ce lundi que le conflit entre Israël et le Hezbollah libanais menaçait de plonger le Moyen-Orient dans «une guerre totale». «Je peux dire que nous sommes presque au bord d’une guerre totale», a déclaré le diplomate, qui devait participer dans la soirée à une réunion des pays du G7 en marge de l’assemblée générale de l’ONU à New York.

Le Haut représentant de l’Union européenne a de nouveau appelé à un cessez-le-feu le long de la Ligne bleue entre le nord d’Israël et le sud Liban où est implanté le Hezbollah.

(source: lemonde.fr)

La nouvelle politique étrangère iranienne

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Abbas Araghchi, nouveau ministre iranien des Affaires étrangères

Abbas Araghchi, ancien négociateur de l’accord sur le nucléaire (JCPoA) et nouveau ministre iranien des Affaires étrangères, a présenté les orientations internationales du gouvernement du président Massoud Pezeshkian à la télévision publique. L’Iran poursuivra son soutien à l’« Axe de la résistance » (c’est-à-dire à tous les groupes chiites pro-iraniens au Moyen-Orient) et à la Syrie. Il continuera ses partenariats avec la Chine et la Russie. Cependant, il se montrera plus ouvert aux compromis avec toutes les puissances qui le désireront, particulièrement avec l’UE, qui pourrait redevenir une priorité sous réserve d’un abandon de ses mesures coercitives unilatérales (abusivement qualifiées de « sanctions » par la propagande atlantique).

Il a notamment déclaré : « Notre politique étrangère sera globale, active et influente. Nous avons défini trois missions pour notre politique étrangère. La première est de garantir nos intérêts nationaux. La deuxième est de renforcer notre force nationale et notre sécurité. La troisième est d’élever notre dignité nationale et la position de la République islamique d’Iran parmi les nations du monde (…) Nous ne cherchons pas à résoudre l’animosité et les tensions avec les États-Unis, étant donné que la plus grande partie de cette animosité et de ces tensions sont fondées sur des différences fondamentales dans nos perspectives. Fondamentalement, il ne sert à rien d’essayer de le faire. Nous devons gérer cette animosité et ces tensions. Les Iraniens n’ont pas besoin de payer le moindre prix pour cette animosité. Notre politique étrangère devrait s’efforcer de réduire le prix que nous payons pour cette animosité. Notre position concernant la résistance ne changera pas. Elle fait partie de nos idéaux et elle découle de notre croyance et de notre doctrine. Notre soutien à tous les groupes et à tous les pays de l’Axe de la Résistance constitue un principe inébranlable, et nous poursuivrons certainement ces politiques fondamentales ».

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L’Iran prépare « une série d’attaques conséquentes » contre Israël dès cette semaine, selon les États-Unis

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L’Iran et ses alliés menacent Israël d’une riposte armée après l’assassinat, le 31 juillet à Téhéran, du chef du Hamas Ismaïl Haniyeh, attribué à Israël.

MORTEZA FAKHRINEJAD / AFP Le président iranien Massoud Pezeshkian a haussé le ton lors d’un entretien téléphonique avec le chancelier allemand Olaf Scholz. Photo d’illustration

INTERNATIONAL – La tension monte au Moyen-Orient. Les États-Unis ont mis en garde lundi 12 août contre « une série d’attaques conséquentes » menées par l’Iran contre Israël. Ces attaques pourraient intervenir dès « cette semaine », a déclaré John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale américain, se joignant à plusieurs pays européens pour demander à Téhéran d’y « renoncer ».

Dans la foulée, le porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Nasser Kanani, a déclaré dans un communiqué que « la République islamique est déterminée à défendre sa souveraineté, (…) et elle ne demande pas l’autorisation de quiconque pour utiliser ses droits légitimes ».

(suite dans: huffingtonpost.fr)

 

L’équipe de campagne de Trump dit avoir subi un piratage et insinue que l’Iran est à la manœuvre

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L’équipe du candidat républicain affirme avoir subi un piratage, accusant des « sources étrangères » d’avoir fait filtrer des communications internes et un dossier sur J.D Vance, le colistier de l’ex-président.

Donald Trump à Bozeman, dans le Montana, le 9 août 2024. NATALIE BEHRING / AFP

Faux sites d’information, cyberattaques, piratages, l’Iran a augmenté ses efforts pour tenter d’avoir un impact sur l’élection américaine du 5 novembre, a affirmé, jeudi, l’éditeur Microsoft dans un rapport d’alerte. Deux jours plus tard, samedi 10 août, l’équipe de campagne du candidat républicain Donald Trump a affirmé avoir subi un piratage, accusant des « sources étrangères » d’avoir fait filtrer des communications internes et un dossier sur J. D. Vance, le colistier de l’ex-président.

L’équipe de Trump a insinué que l’Iran était à la manœuvre, le site américain Politico ayant auparavant rapporté avoir reçu des e-mails contenant des informations sur la campagne du républicain de la part d’une source qui a refusé de s’identifier.

« Ces documents ont été obtenus illégalement auprès de sources étrangères hostiles aux Etats-Unis, avec l’intention d’interférer dans l’élection de 2024 et de semer le chaos dans notre processus démocratique », a fustigé dans un communiqué le porte-parole de l’équipe de la campagne Trump, Steven Cheung, sans fournir de preuve de l’implication de l’Iran. M. Cheung s’est contenté d’évoquer le rapport publié par Microsoft signalant que des pirates iraniens avaient « envoyé un mail d’hameçonnage en juin à un haut responsable d’une campagne présidentielle ».

Précédent de la campagne de 2016

Parmi les informations communiquées à Politico : un document de 271 pages regroupant des informations accessibles au public sur le passé de J. D. Vance, colistier de Donald Trump voué à devenir son vice-président en cas d’élection du candidat républicain en novembre.

En 2016, les e-mails du comité national des démocrates avaient également été piratés, la fuite mettant notamment au jour des échanges internes concernant Hillary Clinton, la candidate alors choisie par le parti pour affronter Donald Trump. Donald Trump, vainqueur de l’élection présidentielle, avait été critiqué pour avoir encouragé ce piratage de données attribué à la Russie.

Interrogée sur les allégations de l’équipe de campagne de Trump, la mission iranienne auprès des Nations Unies a nié toute implication. « Nous n’accordons aucun crédit à

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Iran : Poutine, Xi, Modi, le roi Salmane… Les dirigeants félicitent le nouveau président Massoud Pezeshkian

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Jugé libéral, et plus proche de l’Occident, Massoud Pezeshkian a été élu président iranien. Un poste principalement honorifique, dans un pays aux mains des Gardiens de la révolution.

Massoud Pezeshkian, ici à Téhéran le 3 juillet, a été élu officiellement président iranien samedi 6 juillet. Majid Asgaripour / REUTERS

Le réformateur Massoud Pezeshkian, qui plaide pour une ouverture vers l’Occident, a remporté samedi la présidentielle en Iran, face à l’ultraconservateur Saïd Jalili. Organisée à la hâte après le décès en mai du président ultraconservateur Ebrahim Raïssi dans un accident d’hélicoptère, la présidentielle s’est tenue dans un contexte de mécontentement populaire face à l’état de l’économie du pays pétrolier frappée par des sanctions internationales.

Les dirigeants du monde entier adressent leurs félicitations désormais au nouveau président. Le russe Vladimir Poutine a été le premier à féliciter Massoud Pezeshkian.  «J’espère que votre activité au poste de président va contribuer à un renforcement ultérieur d’une coopération bilatérale constructive tous azimuts pour le bien de nos peuples amicaux», a souligné Vladimir Poutine dans un communiqué diffusé par le Kremlin. Le roi Salmane d’Arabie saoudite a également félicité le réformateur Massoud Pezeshkian, annoncé vainqueur samedi de la présidentielle en Iran, a rapporté l’agence de presse officielle du royaume du Golfe.

«Nous vous adressons nos sincères félicitations et nos meilleurs vœux de succès et de réussite, en espérant continuer à développer les relations qui lient nos deux pays et nos deux peuples frères», a dit le souverain saoudien dans son message, selon l’agence SPA. Il a souligné aussi sa volonté de «poursuivre la coordination et la concertation afin de renforcer la paix et la sécurité régionales et internationales».

Le royaume sunnite d’Arabie saoudite et l’Iran, à majorité chiite, ont repris leurs relations diplomatiques en mars 2023 après sept de rupture, dans le cadre d’un accord négocié par la Chine. Les deux poids lourds du Moyen-Orient, qui ont longtemps soutenu des camps adverses dans des conflits régionaux, multiplient depuis les signes de rapprochement. Autre pays du Golfe, le Koweït a également adressé ses félicitations à Massoud Pezeshkian.

L’émir du Koweït, Mechal al-Ahmad al-Sabah, a «souhaité à la République islamique d’Iran davantage de progrès et de prospérité», tandis que le dirigeant du Qatar, cheikh Tamim ben Hamad Al-Thani, a souligné sa volonté de continuer à «développer et intensifier les relations entre les deux pays». «Je me réjouis de travailler avec (Massoud Pezeshkian) dans l’intérêt de nos deux pays», a écrit pour sa part le président émirati, cheikh Mohammed ben Zayed, sur son compte X.

Le premier ministre indien, Narendra Modi, a également félicité le nouveau président iranien pour son élection. «J’ai hâte de travailler en étroite collaboration avec vous pour renforcer davantage nos chaleureuses et anciennes relations bilatérales dans l’intérêt de nos peuples et de la région». Le président chinois, Xi Jinping, a également présenté ses félicitations au dirigeant iranien.

Le président en Iran a des pouvoirs restreints: il est chargé d’appliquer, à la tête du gouvernement, les grandes lignes politiques fixées par le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, qui est le chef de l’État et l’ultime décideur sur les dossiers stratégiques. Dans un message de félicitations, celui-ci a recommandé au président élu «d’utiliser les nombreuses capacités du pays, en particulier des jeunes révolutionnaires», pour faire progresser le pays.

(source: lefigaro.fr)

Mort du président iranien : le silence des Etats-Unis

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L’Iran a décrété lundi 20 mai cinq jours de deuil pour rendre hommage à son président, Ebrahim Raïssi, décédé dans un accident d’hélicoptère trois ans après l’arrivée au pouvoir de cet ultraconservateur. Alors que les réactions internationales ont été nombreuses après le décès du président iranien, Joe Biden est resté muet. Que signifie le silence des Etats-Unis ? Eléments de réponse avec Matthieu Mabin, correspondant de France 24 à Washington.

L’Iran a exécuté au moins 834 personnes en 2023, chiffre sans précédent depuis 2015

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Pour la deuxième fois en vingt ans, les autorités iraniennes ont dépassé en 2023 le seuil record de 800 exécutions, alerte un rapport conjoint de plusieurs ONG. Celui-ci souligne que Téhéran se sert de la peine de mort comme d’un « outil de répression politique » après le soulèvement « Femme, vie, liberté » ayant suivi la mort de Mahsa Amini en 2022.

Une image obtenue par la télévision d’État iranienne Irinn le 7 janvier 2023 montre Mohammad Mahdi Karami et Seyyed Mohammad Hosseini, exécutés après avoir été accusés d’avoir tué un membre de la force paramilitaire Bassidj lors d’une manifestation. © AFP

Un chiffre « effroyable ». L’Iran a exécuté au moins 834 personnes en 2023, soit une augmentation « alarmante » de 43 % par rapport à 2022, selon le rapport annuel d’Iran Human Rights (IHRNGO) et d’Ensemble contre la peine de mort (ECPM). « C’est la seconde fois en vingt ans que le nombre d’exécutions dépasse le seuil de 800 par an », font valoir ces organisations, qui dénoncent un chiffre jamais atteint depuis 2015.

Cette année-là, les autorités iraniennes avaient procédé à l’exécution de 972 personnes, rappellent les ONG IHRNGO, basée en Norvège, et ECPM, basée à Paris.

« Le nombre d’exécutions a littéralement explosé en 2023 », souligne le document. Les exécutions en Iran – un des pays qui ont le plus recours à la peine de mort avec la Chine et l’Arabie saoudite – s’effectuent par pendaison.

Par ailleurs, au moins 22 femmes ont été exécutées en 2023, le nombre le plus élevé de ces dix dernières années, rapportent ces ONG. En Iran, pour une femme, l’adultère est passible de la peine de mort.

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Pakistan Makes a U-Turn, Restores Diplomatic Ties with Iran Days After Military Bombardment

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The Pakistani government has decided to restore ties with Iran just days after the two countries launched airstrikes against each other. The move comes as tensions between Iran and Pakistan escalated. The United States of America condemned Iran for the strikes and lauded Pakistan for trying to mend ties. Meanwhile, China and Turkey have offered to mediate between Pakistan and Iran.