Le vice-président américain a expliqué que les Iraniens refusaient d’accepter les « conditions » de Washington, notamment « un engagement clair de leur part qu’ils ne chercheront pas à se doter d’une arme nucléaire ».
Le vice-président américain, J. D. Vance (à droite), avec les représentants américains Jared Kushner et Steve Witkoff, lors d’une conférence de presse, à Islamabad, le 12 avril 2026. JACQUELYN MARTIN / AP
Etait-ce simplement la fatigue, le fort décalage horaire entre Washington et Islamabad puis un marathon de discussions ? Ou bien l’expression d’une déception réelle ? Il était environ 6 h 30 du matin à l’hôtel Serena, dans la capitale pakistanaise, lorsque le vice-président américain, J. D. Vance s’est présenté devant la presse américaine, les traits tirés. Ses propos furent courts, secs et plutôt vagues. En substance, le chef de la délégation, avec Steve Witkoff et Jared Kushner à ses côtés, annonçait l’échec des négociations avec l’Iran, au bout d’une seule journée sur place. « Ils ont choisi de ne pas accepter nos conditions », a résumé J. D. Vance, dans une formule qui en disait long sur la démarche de l’administration Trump. Après quarante jours de guerre, elle attendait une reddition iranienne, là où Téhéran, malgré les pertes humaines et matérielles, se sent conforté dans sa lutte asymétrique, du faible au fort.
« Nous avons eu un certain nombre de discussions substantielles avec les Iraniens, a dit J. D. Vance. C’est la bonne nouvelle. La mauvaise nouvelle, c’est que nous ne sommes pas parvenus à un accord. Et je pense que c’est une mauvaise nouvelle pour l’Iran, bien plus que pour les Etats-Unis. » Le vice-président a estimé que la délégation américaine avait été « assez flexible » et « assez conciliante », mais que l’Iran ne voulait pas se plier à la demande centrale de Washington. « Le fait est que nous devons obtenir un engagement clair de leur part qu’ils ne chercheront pas à se doter d’une arme nucléaire et qu’ils ne chercheront pas non plus à acquérir les outils qui leur permettraient d’obtenir rapidement l’arme nucléaire. »
Affirmant que les sites d’enrichissement avaient été détruits par les forces américaines et israéliennes, J. D. Vance évoquait l’absence d’un engagement fondamental « à long terme ». Mais quelle forme pourrait prendre un tel engagement ?
Le régime iranien vient de commettre une erreur de calcul géopolitique fatale ! Après qu’un troisième missile iranien a pénétré dans l’espace aérien turc et menacé la base aérienne d’Incirlik, l’OTAN a activé son ultime bouclier de défense. En quelques heures, des batteries Patriot ont été déployées et le radar à bande X de Kürecik a commencé à suivre chaque mouvement à l’intérieur de l’Iran. Mais la réponse d’Ankara n’est pas seulement défensive. En initiant des pourparlers sur des exercices militaires conjoints avec l’Azerbaïdjan au Nakhitchevan et en intégrant le Pakistan, doté de l’arme nucléaire, dans l’équation, la Turquie orchestre un encerclement massif de l’Iran sur trois fronts. Avec 3,2 millions d’Iraniens déjà déplacés et se dirigeant vers les frontières, un effondrement total de l’État se profile. Dans cette vidéo, nous analysons la réponse rapide de l’OTAN et l’encerclement stratégique de l’Iran :
*LE BOUCLIER DE L’OTAN :* Comment le radar de Kürecik et les missiles Patriot ont instantanément neutralisé les capacités balistiques de l’Iran dans l’espace aérien turc.
*LE SIÈGE SUR 3 FRONTS :* Pourquoi les forces combinées de la Turquie, de l’Azerbaïdjan et du Pakistan forment un mur de 2 200 kilomètres autour de l’Iran.
*LE MODÈLE SYRIEN :* Comment Ankara se prépare à établir des « zones tampons » transfrontalières à l’intérieur de l’Iran pour empêcher des millions de réfugiés d’affluer en Turquie.
*LE SILENCE DE L’EST :* Pourquoi la Russie et la Chine abandonnent furieusement Téhéran après qu’il a imprudemment invité l’OTAN à leur porte sud.
Ce graphique illustre « l’Encerclement Géostratégique », démontrant comment les frappes de missiles imprudentes de Téhéran ont uni ses voisins les plus puissants en une coalition militaire coordonnée.
Pakistan has reportedly pledged support to Saudi Arabia as regional tensions intensify. The move signals potential diplomatic and strategic alignment in the evolving West Asia conflict.
Sri Lanka, Bangladesh, Népal… Depuis 2022, une série de révoltes est menée par une jeunesse désireuse de ruptures radicales, avec un dénominateur commun : le ras-le-bol face à la corruption et aux privilèges que s’arrogent les hommes politiques.
Dans l’enceinte du Parlement incendié, à Katmandou, le 11 septembre 2025. ISHAN TANKHA POUR « LE MONDE»
Sri Lanka, Bangladesh, Népal, depuis 2022, un « tsunami politique » balaie l’Asie du Sud. L’embrasement, les 8 et 9 septembre, à Katmandou, de la génération Z, les « zoomers » hyperconnectés, nés entre 1997 et 2012, constitue le dernier épisode d’une série de révoltes menées par une jeunesse désireuse de ruptures radicales qui menace désormais de s’étendre à l’Indonésie et aux Philippines.
Le Pakistan, en mai 2023, et la Birmanie, début 2021, auraient pu rejoindre la liste des « printemps asiatiques » si, dans les deux cas, les militaires extrêmement puissants n’avaient réprimé brutalement la flambée de colère des jeunes.
The Pakistani government has decided to restore ties with Iran just days after the two countries launched airstrikes against each other. The move comes as tensions between Iran and Pakistan escalated. The United States of America condemned Iran for the strikes and lauded Pakistan for trying to mend ties. Meanwhile, China and Turkey have offered to mediate between Pakistan and Iran.
Pakistan Military Attacks Iran In Retaliation, Iran Confirms Attacks
Le gouvernement a décidé de renvoyer dans leur pays d’origine 1,7 million d’Afghans en situation irrégulière, malgré les risques liés au régime des talibans. Quarante-neuf centres de rétention ont été ouverts dans tout le pays.
Des policiers pakistanais arrêtent des migrants en situation irrégulière, dans un quartier de Karachi, le jeudi 2 novembre 2023. FAREED KHAN / AP
Mohammad Asif a accouru à la première heure, mercredi 1er novembre, dans une école du quartier Al-Asif Square, située à Sohrab Goth, la banlieue de Karachi, qui abrite de nombreux Afghans. Ce père de six enfants, pourtant né sur cette terre, paraît complètement affolé. Il ne détient pas les papiers réclamés par les autorités pour rester au Pakistan. Son père y a migré en 1981 avant d’y revenir en 2001. Mohammad, lui, avait été enrôlé dans les forces de sécurité, jusqu’au retour des talibans en août 2021, qui lui ont tiré plusieurs balles dans les jambes et le bras. Il possède un document officiel témoignant de son travail, mais il reste sans carte de résidence. « Si je retourne en Afghanistan, les talibans me persécuteront », affirme-t-il.
La veille, la police a annoncé par haut-parleurs dans tous les quartiers afghans de Karachi que les migrants sans papiers seraient arrêtés d’ici le 1er novembre, minuit, placés en centre de rétention, puis expulsés. Islamabad a décidé abruptement, le 3 octobre, de se débarrasser des citoyens étrangers « illégaux », des réfugiés pour l’essentiel venus de l’Afghanistan voisin par vagues successives au gré des guerres, de l’invasion de l’Union soviétique en 1979, jusqu’au retour des talibans en août 2021. Des millions d’hommes, de femmes, d’enfants ont été accueillis sans jamais être naturalisés. Le gouvernement estime que sur les 4 millions d’Afghans vivant au Pakistan, 1,7 million sont sans papiers. Plus de 600 000 ont franchi la frontière rien qu’en août 2021, faisant du Pakistan l’un des premiers pays d’accueil de réfugiés dans le monde. Lire la suite »
L’ex-premier ministre pakistanais Imran Khan a été arrêté, mardi 9 mai, alors qu’il comparaissait devant un tribunal d’Islamabad pour l’une des nombreuses affaires le visant depuis qu’il a été chassé du pouvoir, en avril 2022, a fait savoir la police. « Imran Khan a été arrêté dans l’affaire Qadir Trust », a laconiquement annoncé le compte Twitter officiel de la police d’Islamabad, en référence à une affaire de corruption. M. Khan est visé par plusieurs dizaines d’affaires judiciaires depuis son éviction du pouvoir l’année dernière.
The guided missile destroyer Nanning of the Chinese People’s Liberation Army Navy is moored at a port in Karachi, Pakistan on February 12, 2023 during the AMAN-23 multinational maritime exercise. Photo: Liu Xuanzun/GT
The AMAN-23 multinational maritime exercise, hosted by the Pakistan Navy with the participation of about 50 countries including China, wrapped up with an international fleet review on Tuesday, with the guided missile destroyer Nanning of the Chinese People’s Liberation Army (PLA) Navy winning praise from Pakistan’s naval chief.
China’s participation in the joint drills marks a boost in its military exchange and cooperation with foreign countries, which have been hindered by the COVID-19 pandemic over the past three years, and more such activities will take place, experts said on Wednesday.
The five-day exercise that started on Friday culminated on Tuesday in the North Arabian Sea with an international fleet review followed by the spectacular AMAN Formation, comprising the Pakistan Navy and foreign naval ships including the Type 052D destroyer Nanning of the PLA Navy, with Prime Minister of Pakistan Shehbaz Sharif in attendance.
The drills started with seminars, operational discussions and professional demonstrations among other preparations in harbor, before switching to the sea where scenarios included tactical maneuvers, anti-piracy, counterterrorism, search and rescue, live-fire shooting as well as air defense exercises.
Having closely cooperated with forces from other countries, the PLA Navy ship Nanning displayed a high level of professionalism as well as command and control capability, as the drills enhanced the participants’ capabilities to deal with maritime security threats together and demonstrated their determination to jointly safeguard maritime security, said the PLA Navy in a statement on Wednesday.
The traditional friendship between China and Pakistan was highlighted in the Nanning‘s port call in Karachi, with Pakistan’s Chief of Naval Staff Admiral M Amjad Khan Niazi among other high-ranking Pakistan Navy officers boarding the Chinese ship during the exercise. Niazi said at the international fleet review on Tuesday that the Nanning is a wonderful ship. Lire la suite »
Police in Pakistan have filed terrorism charges against the former Prime Minister Imran Khan – after he gave a speech at the weekend vowing to sue police officers and a female judge, and claiming that a close aide had been tortured after his arrest.
Mr Khan could face several years in prison under the charges, and is likely to appear in front of an anti terrorism court later this week.
Former Pakistan PM Imran Khan has warned Pakistan army of consequences as he blamed the military for crackdown on his party after he was booked under terrorism charges. Islamabad witnessed overnight drama as hundreds of PTI workers assembled at Imran Khan’s house after they anticipated that he would be arrested by police.