Une percée spectaculaire pourrait permettre d’éviter la destruction de 7 milliards de poussins mâles non-désirés dans le monde chaque année
Des œufs « Golda » contenant des embryons de poulets femelles. (Crédit : Ori Peretz)
Dans une percée spectaculaire qui pourrait permettre d’éviter la destruction de 7 milliards de poussins mâles non-désirés dans le monde chaque année, un groupe de poules israéliennes, toutes baptisées « Golda », sont devenues les premières au monde à pondre des œufs qui ne produisent que des femelles.
Cette technologie est en cours de développement depuis sept ans. L’expert en embryologie, Yuval Cinnamon, a dirigé une équipe du centre Volcani de l’Organisation israélienne de recherche agricole, en partenariat avec Poultry by Huminn, une société qui fournit des solutions technologiques à l’industrie avicole.
Les coqs sont porteurs du chromosome Z, tandis que les poules sont porteuses du chromosome Z pour les mâles et du chromosome W pour les femelles. L’accouplement de deux Z entraîne la naissance d’un poussin mâle. Si la mère fournit le chromosome W au Z du père, un poussin femelle naîtra. L’équipe de recherche a découvert un moyen de modifier génétiquement le chromosome Z de la poule afin que les œufs portant des embryons mâles cessent de se développer à un stade précoce et n’éclosent pas.
Cette découverte pourrait empêcher l’éclosion et l’élimination des poussins mâles par des méthodes peu recommandables allant de la suffocation au gazage en passant par le broyage des œufs encore vivants.
Cinnamon a expliqué mardi au Times of Israel que l’Union européenne a déjà confirmé que les poules et les œufs destinés à être mangés peuvent être commercialisés sans changement de réglementation. Il a ajouté que la FDA américaine est en train d’évaluer la recherche et qu’il espère qu’elle, ainsi que le ministère israélien de l’Agriculture, approuveront également cette nouvelle technologie.
Huldai says city will reject efforts to let homophobe MK dictate education policy despite right’s election win; ‘In all the fascist states, the leaders were chosen by the people’
Tel Aviv Mayor Ron Huldai speaks during a protest march as part of International Day for the Elimination of Violence against Women in Tel Aviv, November 24, 2022.( Tomer Neuberg/Flash90)
Tel Aviv Mayor Ron Huldai on Friday warned that Israel was heading toward becoming a fascist theocracy, as the incoming government moves to put extremists in charge of key education programs and neuter the Supreme Court.
“Israel is being transformed from a democracy to a theocracy,” Huldai told Channel 12 news in an interview. “The majority cannot [be allowed to] impose its views on the minority.”
Huldai spoke as he and several other mayors vowed to push back after Prime Minister-designate Benjamin Netanyahu agreed to give Avi Maoz, a far-right Knesset member known for strident anti-LGBT and misogynistic views, authority over large swathes of content at Israeli schools.
Violence against Women in Tel Aviv, November 24, 2022.( Tomer Neuberg/Flash90)
Tel Aviv Mayor Ron Huldai on Friday warned that Israel was heading toward becoming a fascist theocracy, as the incoming government moves to put extremists in charge of key education programs and neuter the Supreme Court.
“Israel is being transformed from a democracy to a theocracy,” Huldai told Channel 12 news in an interview. “The majority cannot [be allowed to] impose its views on the minority.”
Huldai spoke as he and several other mayors vowed to push back after Prime Minister-designate Benjamin Netanyahu agreed to give Avi Maoz, a far-right Knesset member known for strident anti-LGBT and misogynistic views, authority over large swathes of content at Israeli schools.
“That’s the story of Israel being turned into a theocracy,” said Huldai, whose city is known as a bastion of secular, liberal Israelis. “We are going to be a Halachic state,” he added, referring to Jewish religious law.
Netanyahu this week agreed to give Maoz, the sole lawmaker in the fringe Noam party, an annual budget of at least NIS 100 million ($29 million), as well as over a dozen staffers, as a deputy minister at the helm of a new “national Jewish identity” government agency within the Prime Minister’s Office.
Avec la nomination imminente d’Itamar Ben-Gvir, chef du parti d’extrême droite Otzma Yehudit [Force juive], au poste de ministre de la sécurité nationale, le futur gouvernement de Benyamin Netanyahou se radicalise. Quels changement pour la Cisjordanie et les zones occupées ? Selon Vincent Lemire, historien, Maître de conférences à l’université de Gustave Eiffel et coauteur du livre « Histoire de Jérusalem », invité de France 24, « Ben Gvir va avoir la main non seulement sur la police nationale à l’intérieur des frontières d’Israël, mais aussi sur la police des frontières, donc en Cisjordanie, en zones occupées, dans les postes frontières ». Décryptage.
Les ministères émiratis travaillent avec Yad Vashem et le groupe de veille IMPACT-se basé à Londres pour élaborer du matériel destiné aux écoles primaires et secondaires.
‘ambassadeur d’Israël aux Émirats arabes unis, Eitan Naeh, à droite, et l’ambassadeur d’Allemagne aux Émirats, Peter Fischer, deuxième à droite, assistent à une cérémonie à la bougie lors d’une exposition commémorant la Shoah juive à Dubaï, aux Émirats arabes unis, le 26 mai 2021. (Crédit : Kamran Jebreili/AP)
DUBAI – Les Émirats arabes unis ont pris des mesures importantes pour combattre le phénomène régional de négation de la Shoah dans la foulée des Accords d’Abraham de 2020 qui ont permis de normaliser leurs relations avec Israël.
Autrefois totalement absent du matériel scolaire des enfants des Émirats – où Israël ne figurait par ailleurs ni sur les cartes du monde ni sur les globes terrestres -, la Shoah devrait dorénavant faire partie intégrante du programme scolaire, le pays du Golfe cherchant à se positionner comme un faiseur de paix régional.
L’année dernière, la première exposition commémorative de la Shoah de la région a été inaugurée à Dubaï, quelques mois seulement après que les accords négociés par les États-Unis ont mis fin à une impasse de plus de 70 ans entre Israël et les Émirats
Depuis lors, sept survivants de la Shoah ont été invités dans le pays pour témoigner des horreurs du génocide nazi, notamment Eve Kugler, 91 ans, originaire d’Allemagne, qui a pris la parole au début du mois à l’occasion de l’anniversaire de la Nuit de Cristal, le pogrom du 9 novembre 1938 en Allemagne.
L’Institute for Monitoring Peace and Cultural Tolerance in School Education (IMPACT-se), basé à Tel Aviv et à Londres, a collaboré avec le ministère de l’Éducation des Émirats afin d’élaborer les nouveaux programmes, qui s’adresseront aux enfants des écoles primaires et secondaires.
Marcus Sheff, directeur général d’IMPACT-se, a déclaré que les programmes des Émirats étaient déjà bien plus avancés que ceux des autres pays de la région, car ils ne contiennent « aucune trace de haine », ni d’antisémitisme, et « reconnaissent la place historique du judaïsme dans le monde arabe »..
#Kristallnacht was a tragic event that led to genocide. Crossroads of Civilizations Museum in Dubai hosted a historic commemoration last week, a first in the MENA region, where holocaust survivor Eve Kugler eloquently spoke. We were proud to participate and support. #NeverAgainpic.twitter.com/prt8bkDWtH
Yad Vashem, le mémorial de la Shoah à Jérusalem, a également travaillé avec le ministère de la Culture et de la Jeunesse des Émirats arabes unis sur l’élaboration de programmes d’études. Il partagera une grande partie de son contenu arabe et contribuera à l’élaboration de nouveaux matériels pour les Émirats.
« La négation de la Shoah dans le monde arabo-musulman a été un défi historique pour nous… mais ces développements importants sont le signe d’un changement qui a été amorcé au Maroc, où la Shoah a commencé à être abordée plus ouvertement », a déclaré Robert Rosette, historien principal au International Institute for Shoah Research de Yad Vashem. Lire la suite »
Lors d’une conférence organisée par la Douzième chaîne, le Premier ministre a qualifié les résidents d’implantations qui ont attaqué des soldats à Huwara « d’émissaires de Ben Gvir »
Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid et le chef de l’opposition Benjamin Netanyahu à la Knesset, le 8 novembre 2021. (Crédit: Olivier Fitoussi/Flash90)
Le Premier ministre Yair Lapid a réaffirmé jeudi qu’il ne siégera jamais dans le même gouvernement que l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, à moins que ce dernier ne soit acquitté dans son procès pour corruption.
Lapid a précisé qu’il n’avait « aucun problème » à siéger dans un gouvernement avec le Likud de Netanyahu, à condition que le parti soit dirigé par une autre personne.
S’exprimant lors d’une conférence organisée par la Douzième chaîne, Lapid a déclaré qu’il participerait « volontiers » à un débat télévisé pré-électoral avec Netanyahu, mais a souligné que ce dernier refusait de participer à de tels débats depuis 15 ans.
Le bureau de Netanyahu aurait déclaré qu’il examinerait l’idée.
Lapid a esquivé les questions relatives à son intention d’inclure des membres dans le prochain gouvernement – en particulier s’il compte sur le soutien du parti Hadash-Taal, à prédominance arabe – et a reconnu qu’il sera « très difficile » de former une coalition. « Mais n’oublions pas qui a été le dernier à former un gouvernement dans des circonstances difficiles », a-t-il ajouté.
En réponse aux critiques des petits partis de gauche qui reprochent à Lapid de faire campagne à leurs dépens et de risquer de les faire passer sous le seuil électoral, Lapid a déclaré que « le parti Avoda et le Meretz sont tous deux bien au-dessus du seuil ».
La coalition devrait avoir un impact majeur sur les relations de la religion et de l’État et la certification de la casheroute. Conversions et droits LGBT pourraient être affectés
Illustration : Manifestation de juifs ultra-orthodoxes aux abords du quartier de Meah Shearim, le 3 juin 2017. (Crédit : Yonatan Sindel/Flash90)
Sauf surprise de dernière minute, pour la première fois dans toute l’histoire d’Israël, le gouvernement sera majoritairement composé de partis religieux.
Ces derniers – HaTzionout HaDatit, Shas et Yahadout HaTorah – détiennent en effet 33 des 64 sièges de la future coalition, soit deux de plus que le Likud.
Cela devrait avoir des conséquences importantes sur les questions de religion et d’État en Israël, car chacun de ces partis a déjà présenté des projets pour défaire les réformes mises en place par le gouvernement sortant et en instituer de nouvelles, de nature à renforcer le contrôle orthodoxe sur la vie religieuse des Israéliens.
Certes, ces partis religieux détiennent la majorité au sein du gouvernement, mais leur influence devrait être limitée par les franges libérales et laïques du Likud, qui demeure le parti le plus important de la coalition.
Shlomit Ravitsky Tur-Paz, directrice du Centre pour une société partagée à l’Institut israélien de la démocratie, a noté qu’il s’agissait d’une position nouvelle pour le Likud, car le parti est plutôt traditionaliste en matière de religion, et a souvent fait coalition commune avec des partis haredi dont il a soutenu les programmes.
« Nous n’avons jamais eu de gouvernement Likud-haredi sans force modératrice, que ce soit Yisrael Beytenu, Koulanou, Kakhol lavan ou Avoda. Il y a toujours eu un parti, une force qui faisait contre-poids. Plus aujourd’hui. Mais le Likud est un parti pluriel, avec des laïcs et des traditionnalistes. Je ne crois pas que le statu quo changera de sitôt », estime-t-elle.
« Nous nous trouvons dans une situation absurde où c’est le Likud qui va jouer le rôle du modérateur », relève avec ironie Ravitsky Tur-Paz, qui est marié à Moshe Tur-Paz, membre du parti Yesh Atid, sur le point d’entrer dans l’opposition.
L’une des clefs de voûte de la limitation de la pression religieuse en Israël a toujours été le système judiciaire, qui a invalidé des lois et donné une interprétation plus libérale des lois existantes.
Or, tous les partis de la future coalition ont évoqué la nécessité de limiter grandement les pouvoirs judiciaires, voire d’empêcher toute intervention judiciaire.
Le chef du parti Shas, Aryeh Deri, avec ses partisans à l’annonce des résultats des élections israéliennes à Jérusalem, le 1er novembre 2022. (Crédit : Yossi Zamir/Flash90
Le rabbin Seth Farber, chef du groupe de défense des droits religieux orthodoxes Itim, estime que la suppression de ce qui a jusqu’alors permis d’assurer la liberté religieuse des Israéliens pourrait avoir des conséquences profondes sur l’équilibre entre religion et État.
« L’un des éléments qui a permis de contrôler les relations entre religion et État – aussi complexes soient-elles – est le pouvoir des tribunaux. Pouvoir qui pourrait être encadré sinon remis en cause. C’est une vraie source d’inquiétude », confie-t-il.
Tani Frank, directeur du Centre pour le judaïsme et la politique de l’État à l’Institut Shalom Hartman, impliqué depuis longtemps dans les questions de religion et d’État, estime que ces partis reculeront sans doute sur leurs positions, de peur d’aller trop loin et de faire face à la réprobation dans la rue.
« Ils savent que tout ce qu’ils feront sera assimilé – à juste titre – à une pression religieuse. Et les gens n’en veulent pas », explique Frank.
Dénonçant les violations des droits humains et des libertés des Palestiniens, cinq anciens ministres des affaires étrangères, dont Mogens Lykketoft, président de l’Assemblée générale des Nations unies, et Hubert Védrine, appellent la communauté internationale à demander des comptes au gouvernement israélien.
Alors que le monde observe avec horreur les événements qui se déroulent en Ukraine, la discussion sur l’urgence de protéger un ordre mondial fondé sur le droit international domine le discours public et politique. La communauté internationale s’est ralliée au multilatéralisme et à la nécessité d’adhérer au droit international et de protéger les droits humains. C’est en effet la seule façon d’avancer dans un paysage mondial de plus en plus polarisé.
Dans le même temps, nous nous rappelons que, dans d’autres contextes, la communauté internationale a trop souvent gardé le silence et n’a pas agi face à de graves violations du droit international et à l’impunité qui s’ensuivait. Or la sauvegarde de l’ordre juridique international implique l’application de principes de manière uniforme et cohérente.
Les mêmes normes et la même volonté de protéger la population civile ukrainienne et de demander des comptes pour les violations du droit international commises par la Russie doivent être appliquées dans le monde entier, y compris dans le cadre du conflit israélo-palestinien.
Occupation prolongée
Il est essentiel que le consensus de la communauté internationale concernant l’illégalité et l’immoralité de plus de cinq décennies d’occupation constitue l’épine dorsale de la politique européenne qui régit nos relations avec Israël.
L’Union européenne (UE) et ses Etats membres continuent de placer la solution à deux Etats, fondée sur la souveraineté et l’égalité des Israéliens et des Palestiniens, comme pierre angulaire de leur politique au Moyen-Orient. Pourtant, la réalité sur le terrain, en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, évolue dans une direction totalement opposée. Et notre inaction pourrait avoir des conséquences importantes dans la région, ainsi que sur la validité et l’efficacité de la diplomatie européenne dans le monde.
Les gouvernements israéliens successifs, y compris le gouvernement actuel, ont clairement indiqué à plusieurs reprises qu’ils n’avaient pas l’intention de prendre des mesures pour mettre fin à cette occupation prolongée. En contradiction directe avec le droit international, Israël a transféré des centaines de milliers de citoyens israéliens dans les territoires occupés. Aujourd’hui, plus de 650 000 Israéliens vivent dans des colonies illégales en Cisjordanie, y compris à Jérusalem-Est. Ces colonies sont établies dans des zones qui fragmentent intentionnellement la population palestinienne en enclaves déconnectées, érodant la viabilité d’un futur Etat palestinien.
Lors d’une conférence organisée par la Douzième chaîne, le Premier ministre a qualifié les résidents d’implantations qui ont attaqué des soldats à Huwara « d’émissaires de Ben Gvir »
Le ministre des Affaires étrangères Yair Lapid et le chef de l’opposition Benjamin Netanyahu à la Knesset, le 8 novembre 2021. (Crédit: Olivier Fitoussi/Flash90)
Le Premier ministre Yair Lapid a réaffirmé jeudi qu’il ne siégera jamais dans le même gouvernement que l’ancien Premier ministre Benjamin Netanyahu, à moins que ce dernier ne soit acquitté dans son procès pour corruption.
Lapid a précisé qu’il n’avait « aucun problème » à siéger dans un gouvernement avec le Likud de Netanyahu, à condition que le parti soit dirigé par une autre personne.
S’exprimant lors d’une conférence organisée par la Douzième chaîne, Lapid a déclaré qu’il participerait « volontiers » à un débat télévisé pré-électoral avec Netanyahu, mais a souligné que ce dernier refusait de participer à de tels débats depuis 15 ans.
Le bureau de Netanyahu aurait déclaré qu’il examinerait l’idée.
Political rivals express similar sentiment in separate interviews; Kyiv’s envoy to Israel says defense minister canceled an upcoming call with his Ukrainian counterpart.
File: Defense Minister Benny Gantz (L) and Prime Minister Benjamin Netanyahu at a press conference after the Gaza ceasefire in Tel Aviv, May 21, 2021. (Amos Ben Gershom/GPO)
In a rare expression of unity between coalition and opposition figures, Defense Minister Benny Gantz and opposition leader Benjamin Netanyahu on Tuesday both expressed an unwillingness to alter Israel’s policy of not sending defense equipment to Ukraine.
“We are not selling weapons to Ukraine,” Gantz told the ultra-Orthodox Kol Chai radio station, noting instead the humanitarian aid Israel has been providing, and vowing to continue such shipments months into Russia’s invasion of Ukraine.
Gantz also emphasized that Israel had not previously sold weapons to the country.
Yevgen Korniychuk, Ukraine’s ambassador to Israel, told the Maariv newspaper on Tuesday that Gantz had unexpectedly canceled a long-awaited call with his Ukrainian counterpart, Oleksii Reznikov, without any explanation earlier this week.
Korniychuk added that Ukraine was “disappointed” by the move, and that he didn’t think his country’s officials would be speaking with the defense minister going forward.
Un test mis au point par un scientifique de l’université de Tel Aviv fournit des informations détaillées sur les fœtus sans les risques pour la santé associés à l’amniocentèse.
Illustration 3D d’un fœtus dans l’utérus (Crédit : magicmine/iStock/Getty Images)
Des scientifiques israéliens ont procédé à des essais sur une nouvelle méthode de dépistage des fœtus et affirment qu’elle pourrait fournir toutes les informations obtenues par une amniocentèse mais sans les risques posés par cette dernière.
Le professeur Noam Shomron, de l’université de Tel Aviv, a expliqué au Times of Israel que sa méthode consistait à prélever un échantillon de sang ordinaire plutôt que d’utiliser la pratique de l’amniocentèse, qui consiste à extraire le liquide amniotique à l’aide d’une aiguille et qui comporte un risque de fausse couche.
Selon lui, la nouvelle technique peut être réalisée quatre semaines plus tôt que l’amniocentèse – à 10 semaines au lieu des 14 semaines habituelles – et fournit autant d’informations sur les risques de divers syndromes, maladies et troubles.
« Nous pouvons dépister des milliers de mutations, chacune d’entre elles pouvant conduire à des maladies génétiques », a-t-il déclaré, citant notamment la maladie de Gaucher et la mucoviscidose.
Cette méthode permet également de détecter des mutations moins courantes, comme celles plus fréquentes dans certains groupes démographiques, dont la maladie de Tay Sachs, plus répandue chez les Juifs ashkénazes.
Le professeur Shomron, qui dirige le laboratoire de génomique fonctionnelle de l’université de Tel Aviv, a publié la méthode dans une revue à comité de lecture et est en phase de développement de la technologie via une startup, IdentifAI Genetics, qu’il dirige avec ses collègues Tom Rabinowitz et Oren Tadmor. Le nouveau processus de dépistage est en cours de test sur des dizaines de femmes israéliennes. Ces tests semblent corroborer les résultats obtenus par amniocentèse. Shomron espère que la méthode sera approuvée par les autorités compétentes et qu’il sera disponible d’ici la fin de l’année 2023.
Une fois que la méthode aura été perfectionnée sur les embryons, elle pourrait être adaptée au dépistage chez les enfants et les adultes de toute une série de maladies qui se manifestent par une anomalie de l’ADN, comme les cancers, selon Shomron.
Le professeur Noam Shomron, chef du laboratoire de génomique informatique de l’université de Tel Aviv. (Crédit : Sion Ninio, Université de Tel Aviv)