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Israël se dirige vers des élections décisives, où l’ordre public, la gouvernance et la moralité sont en jeu

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Violences en Cisjordanie, gangs meurtriers, chaos des haredim… ces dérives trouvent leur origine dans un Premier ministre ayant privilégié le pouvoir aux intérêts nationaux

Des images montrent une voiture en feu et un graffiti sur un mur où l’on peut lire « Revenge » (Vengeance) sur un mur, à la suite d’une attaque présumée de résidents d’implantations dans le village palestinien de Turmus Ayya, en Cisjordanie, le 18 avril 2026. (Crédit : Captures d’écran/X, utilisées conformément à la clause 27a de la loi sur le droit d’auteur)

Dans le village de Jalud, près de Naplouse, lundi, un groupe de résidents d’implantations extrémistes aurait incendié un bâtiment et passé à tabac un adolescent palestinien de 14 ans, un épisode qui, aujourd’hui, est presque considéré comme mineur dans le flot croissant des violences juives en Cisjordanie.

Selon la radio de l’armée, une douzaine de résidents d’implantations auraient pris part à l’attaque, tandis que des soldats israéliens seraient restés sur place sans intervenir pendant plusieurs minutes. Toujours selon Galei Tzahal, les soldats (non) impliqués appartenaient à une unité de réservistes formée à la gestion des menaces nucléaires, biologiques et chimiques, abach en hébreu, et non à la lutte contre le terrorisme, palestinien ou juif. Ils avaient été déployés en Cisjordanie en raison de la pénurie chronique d’effectifs de Tsahal.

Dans un communiqué, Tsahal a confirmé qu’un Palestinien avait été blessé lors de l’incident « et évacué pour recevoir des soins médicaux ». L’armée a ajouté que les soldats « étaient intervenus pour disperser le rassemblement à l’aide de mesures de contrôle des foules, avaient interrogé les civils présents et arrêté un civil israélien, qui sera remis à la police pour la suite de la procédure ».

Et c’est vrai. Un Israélien a bien été arrêté. … Il a été présenté à un tribunal et remis en liberté dès le lendemain.

Le correspondant militaire de la station a ajouté mercredi matin que nombre des assaillants n’avaient pas cherché à dissimuler leur visage, manifestement peu préoccupés par la possibilité d’être arrêtés, et moins encore d’être poursuivis. Il a également indiqué que l’identité de nombreux résidents d’implantations extrémistes impliqués dans une recrudescence d’attaques contre des civils palestiniens ces dernières semaines est connue du Shin Bet, qui s’est pourtant abstenu de toute action concertée à leur encontre.

Ainsi, alors que le terrorisme juif en Cisjordanie reste largement impuni, l’organisation de défense des droits de l’Homme Yesh Din a recensé en avril 378 incidents de violences commises par des résidents d’implantations contre des Palestiniens et leurs biens au cours des près de six semaines de la guerre contre la République islamique d’Iran, entre le 28 février et le 8 avril, période durant laquelle l’attention nationale était ailleurs. Huit Palestiniens ont été abattus et 200 autres blessés.

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