Netanyahou

Conflit israélo-palestinien : Israël et le Hamas s’accordent sur un cessez-le-feu

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Sous pression des États-Unis, le cabinet de sécurité présidé par Benyamin Netanyahou a approuvé jeudi soir l’arrêt des frappes contre les positions du Hamas dans la bande de Gaza.

Le cabinet de sécurité israélien a approuvé à l’unanimité jeudi soir «l’initiative égyptienne de cessez-le-feu bilatéral sans condition» dans la bande de Gaza, sous la pression des États-Unis. Le Hamas et le Djihad islamique ont confirmé peu après la fin imminente des hostilités. Celle-ci est intervenue dans la nuit de jeudi à vendredi, à 02 heures locales (01 heure du matin à Paris) après dix jours d’affrontements à distance entre Israël et le Hamas. Dans l’heure précédant l’entrée en vigueur de la trêve, des habitants de la bande de Gaza faisaient toujours état de bombardements et des sirènes d’alarme prévenaient toujours des habitants du sud d’Israël de tirs de roquettes. Mais à l’heure dite, des Palestiniens ont célébré l’événement dans les rues du centre de Gaza, mais aussi de villes de la Cisjordanie occupée, tandis que l’armée israélienne ne faisait mention d’aucune nouvelle alerte à la roquette.

 

En Israël, Yaïr Lapid se pose en rival de Nétanyahou

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Le chef du parti de centre droit Yesh Atid appelle à faire barrage contre le premier ministre lors des élections législatives du 23 mars.

Un homme accroche une affiche de campagne représentant Yaïr Lapid, le chef du parti Yesh Atid, à Tel-Aviv (Israel), le 14 mars 2021. CORINNA KERN / REUTERS

Yaïr Lapid tient sa chance. L’éternel second couteau de la politique israélienne s’est imposé comme le principal rival de Benyamin Nétanyahou aux législatives du 23 mars. A la tête de sa solide formation de centre droit, Yesh Atid, il dispose d’une chance, fort mince, de réunir une opposition morcelée, exaspérée par deux ans de campagne et quatre scrutins depuis mai 2019.

M. Nétanyahou n’en a que pour lui. Discours après discours, il fait mine de le chercher sous le podium : « où est Yaïr ? » M. Lapid est invisible. Il se tient à une implacable discrétion, refusant toute interview en « prime time » sur les grandes chaînes d’information. Il préfère répondre sur Zoom aux questions de centaines d’électeurs chaque jour, rassemblées par un appareil militant rodé. M. Lapid refuse les polémiques et s’abstient de toute attaque ad hominem.

Certes, il s’en prend à M. Nétanyahou, « l’architecte d’une tension constante dans la société israélienne », déplorait-il dans une récente interview en ligne pour le Tel-Aviv International Salon. Mais, bien vite, il élargit le débat à la menace pour la démocratie que représente, dit-il, un premier ministre en procès pour corruption. « Nétanyahou a décidé de transformer Israël en une démocratie illibérale. Parce que, tôt ou tard, il faudra que la justice abandonne les charges qui pèsent contre lui, accuse-t-il. Il n’ira pas en procès. Il n’ira pas en prison. A moins que nous arrêtions cela. »

Cette retenue paie dans les sondages : son parti est crédité de 19 sièges sur 120, contre 29 pour le Likoud de M. Nétanyahou. Surtout, elle donne de l’air aux autres formations d’opposition. Notamment à celles qui risquent de passer sous la barre des 3,25 % des voix et de ne pas entrer au Parlement : le parti de gauche Meretz ou les islamistes de Mansour Abbas. « La priorité de Lapid, c’est un ensemble de valeurs qui incluent de se débarrasser de Nétanyahou et de sa cohorte. Nul homme, aucun parti ne peut le faire seul. Il faut une coalition pour cela », résume l’architecte de cette campagne équilibriste, l’Américain Mark Mellman, consultant proche du Parti démocrate à Washington.

(source: le Monde)

Israël en route vers les élections après la fin de la coalition Nétanyahou-Gantz

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Les Israéliens se rendront aux urnes pour la quatrième fois en deux ans. Le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, va aborder son procès pour corruption sans majorité au parlement.

Benjamin Netanyahou lors de son discours à la Knesset, à Jérusalem, le 22 décembre. YONATAN SINDEL / AP

Le mariage de raison aura duré à peine huit mois. Il s’est achevé, mardi 22 décembre à minuit, avec la dissolution de la Knesset. Jusqu’au bout, le premier ministre, Benyamin Nétanyahou, et son partenaire de gouvernement, Benny Gantz, ont tenté de gagner du temps afin de sauver leur coalition, en laquelle ils ne croyaient pourtant plus. Leurs propres députés ont sifflé la fin de la partie : lundi, quatre d’entre eux ont voté contre un texte destiné à repousser la limite d’adoption du budget. Le texte n’est pas passé, à deux voix près, et à défaut d’accord sur le budget, le Parlement a été dissous, comme le stipule la loi.

Les Israéliens retourneront donc aux urnes le 23 mars, pour la quatrième fois en deux ans – une situation inédite dans le pays. « Retarder la dissolution de la Knesset pour continuer les négociations n’était qu’une perte de temps », s’est justifié Miki Haimovich, député du parti centriste Bleu-Blanc de Benny Gantz en votant contre le texte. « Nous devons mettre fin à la folie qui s’est emparée de notre pays. » Exaspérés par le spectacle de leur coalition qui se déchirait un peu plus chaque jour sous le coup des ego et des ambitions personnelles, certains députés ont préféré arrêter les frais avant de perdre définitivement leur électorat.

Les deux camps se renvoient le blâme. « Par les temps qui courent, je pense que nous aurions dû unir nos forces pour éviter ces élections inutiles », a fait mine de regretter Benyamin Nétanyahou, en référence à la pandémie. « Sans procès, nous aurions eu un budget et nous n’aurions pas de nouvelles élections », lui a rétorqué le parti Bleu-Blanc, faisant allusion à ses manœuvres pour rester au pouvoir afin de se protéger face à son procès pour corruption.

Débâcle sans appel

L’alliance contre nature entre M. Nétanyahou et son ancien rival M. Gantz, bâtie à la va-vite et sans aucun fondement politique, n’a jamais fonctionné. Pendant trois élections, en 2019 et 2020, le premier ministre le plus pérenne de l’histoire d’Israël et l’ex-chef d’état-major de l’armée s’étaient affrontés avec acharnement,

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Exemption de visas entre Israël et Emirats, une première pour un pays arabe

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Israël et les Emirats arabes unis ont décidé d’exempter leurs ressortissants de visas, la première mesure du genre pour des citoyens d’un pays arabe annoncée mardi à l’occasion d’une visite d’une délégation officielle émiratie en territoire israélien.

Des délégués émiratis et israéliens signent un accord lors du premier Sommet commercial des accords d’Abraham à Abu Dhabi le 19 octobre 2020 en présence du secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin (back-C) . AFP

La délégation émiratie, conduite par le ministre d’Etat aux Affaires financières Obaid Al-Tayer et le ministre de l’Economie Abdallah ben Touq Al-Mari, est également la première à se rendre en Israël depuis l’accord de normalisation entre les deux pays.

Elle est arrivée à l’aéroport Ben Gourion de Tel-Aviv à bord d’un avion de la compagnie Etihad Airways, accompagnée du secrétaire américain au Trésor Steven Mnuchin, impliqué dans le processus de normalisation. La visite sera brève et les responsables émiratis tiendront leurs entretiens à l’aéroport.

« Nous exemptons nos ressortissants de visas », a annoncé le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sur le tarmac de l’aéroport après avoir accueilli la délégation émiratie.

« Aujourd’hui nous faisons l’histoire qui perdurera sur des générations », a affirmé M. Netanyahu, entouré de MM. Tayer et Mnuchin. « Nous nous souviendrons de ce jour comme d’un jour glorieux pour la paix. »

Après cette courte allocution, des représentants israéliens et émiratis ont signé quatre accords sur l’exemption de visas, la protection des investissements, l’aviation et la coopération scientifique.

– Recueillir les dividendes –

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Maison Blanche: signature des accords historiques entre Israël, les Emirats arabes et le Bahrein

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Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a signé mardi des accords historiques avec les Émirats arabes unis et Bahreïn, qui reconnaissent désormais l’État hébreu, sous l’égide du président américain Donald Trump, à la Maison Blanche. Le président américain a évoqué l’avènement d’un « nouveau Moyen-Orient ».

Après l’annonce, la signature. Le 13 août, Israël et les Émirats ont annoncé avoir conclu, sous l’égide des États-Unis, un accord historique qui fait de la monarchie pétrolière du Golfe le troisième pays arabe à reconnaître l’État hébreu, après l’Égypte et la Jordanie. Bahreïn a décidé la semaine dernière d’en faire autant. Mardi 15 septembre, les Émirats et Bahreïn ont donc signé les accords de normalisation avec Israël lors d’une cérémonie à la Maison Blanche. Cette cérémonie, présidée par Donald Trump, s’est déroulée en présence de plusieurs centaines de personnes sur les pelouses de la Maison Blanche.

« Quand je suis arrivé, on m’avait dit que ce serait impossible », s’est félicité mardi matin le président américain, assurant que « beaucoup d’autres » pays arabes suivraient cet exemple, ainsi que les Palestiniens. « Nous sommes très avancés avec environ cinq pays, cinq pays supplémentaires », a ajouté Donald Trump dans le Bureau ovale en compagnie du Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

Israël et les Émirats arabes unis annoncent la normalisation de leurs relations

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L’accord de normalisation entre Israël et les Émirats arabes unis, conclu jeudi, n’a pas tardé à faire réagir la communauté internationale, Palestine en pôle. Le chef de l’Autorité, Mahmoud Abbas, a immédiatement convoqué une réunion d’urgence de sa direction afin de décider de la marche à suivre.

Quelques heures plus tard, un communiqué a été publié, étrillant cette décision. «Les dirigeants palestiniens rejettent ce que les Émirats arabes unis ont fait. Il s’agit d’une trahison de Jérusalem et de la cause palestinienne», a-t-elle évoqué. L’Autorité palestinienne a également appelé à une «réunion d’urgence» de la Ligue arabe et de l’Organisation de la coopération islamique (OCI). Avant d’annoncer le rappel de son ambassadeur aux Émirats arabes unis.

Israël-Émirats : divergences sur le projet d’annexion de territoires palestiniens

Après l’annonce, jeudi, de l’accord de paix entre Israël et les Émirats arabes unis sous l’égide des États-Unis, les interprétations divergent sur le projet israélien d’annexion de territoires palestiniens. Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a assuré que son pays n’y avait « pas renoncé », contrairement à la lecture faite par le prince héritier d’Abou Dhabi.

Les Emirats mettent en garde Israël sur son projet d’annexion en Cisjordanie

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JERUSALEM (Reuters) – Israël ne peut pas s’attendre à une normalisation des relations avec les pays arabes s’il décide d’annexer des territoires en Cisjordanie occupée, avertit l’ambassadeur des Émirats arabes unis à Washington Youssef al Otaiba dans une lettre ouverte, publiée vendredi par le journal israélien Yedioth Ahronoth.

LES EMIRATS METTENT EN GARDE ISRAËL SUR SON PROJET D’ANNEXION EN CISJORDANIE

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis de placer les colonies de Cisjordanie sous souveraineté israélienne et souhaite entamer le 1er juillet les discussions à ce sujet avec les membres du gouvernement.

Dans sa lettre, Youssef al Otaiba invite les Israéliens à ne pas concrétiser ce projet qui serait considéré comme une « prise de contrôle illégale » des territoires palestiniens.

« L’annexion mettra fin immédiatement à tous les espoirs israéliens d’améliorer des rapports bilatéraux en matière de sécurité et des liens économiques et culturels avec le monde arabe et les Émirats arabes unis », écrit-il.

Israël n’entretient pas de rapports diplomatiques avec les pays du Golfe, mais des préoccupations communes concernant l’influence régionale de l’Iran ont conduit à un dégel progressif de leurs relations.

Les seuls pays arabes avec lesquels Israël entretient des relations formelles sont l’Egypte et la Jordanie.

Israeli court rules Netanyahu can form government under criminal indictment

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Decision removes last barrier to country’s longest serving leader forming unity government with former rival Benny Gantz.

Israel’s supreme court says Benjamin Netanyahu’s upcoming trial does not bar him from forming government. Photograph: Jack Guez/AFP via Getty Images

Israel’s top court has ruled Benjamin Netanyahu can legally form a government while under criminal indictment for corruption, paving the way for him to be sworn in as prime minister next week.

The unanimous decision, released overnight, swatted down last-ditch attempts to end the career of the country’s longest-serving leader, who has fought for the past year to keep his seat in high office.

Judges were asked by eight petitioners, a mix of advocacy groups and opposition figures, to block Netanyahu because of his legal troubles. The court also assessed the legality of a controversial unity government deal Netanyahu agreed with his former-foe, Benny Gantz.

In its decision, the 11-judge panel expressed strong opposition to both Netanyahu’s continued rule and the coalition deal but said it would not get in the way of either.

“We did not find any legal reason to prevent MK (Member of Knesset) Netanyahu from forming a government,” the court said.

“The legal conclusion we reached does not diminish the severity of the pending charges against MK Netanyahu for violations of moral integrity and the difficulty derived from the tenure of a prime minister accused of criminal activity,” it added.

Famed for political wizardry even while ostensibly cornered, Netanyahu managed to convince Gantz, a former army chief who entered politics on the promise to oust Netanyahu, to do the exact opposite and join him instead.

The deal, agreed last month, envisions Netanyahu remaining in power for the first 18 months, after which Gantz would assume the role of prime minister for the next 18 months.

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Benyamin Nétanyahou à la tête d’un gouvernement d’union

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Face à la crise du coronavirus, le premier ministre sortant a fait plier son adversaire, Benny Gantz, qui rejoint son équipe.

Élu président de la Knesset, jeudi, grâce au soutien inattendu du Likoud, Benny Gantz (à gauche sur l’affiche électorale) a accepté de rallier le «gouvernement d’urgence nationale» dirigé par son rival politique Benyamin Nétanyahou (à droite). JACK GUEZ/AFP

Jérusalem

Le coronavirus a finalement mis fin au confinement politique en Israël, après trois matchs nuls électoraux en moins d’un an. Sauf coup de théâtre, Benyamin Nétanyahou est parvenu à ses fins: rester au pouvoir, malgré trois inculpations pour corruption, fraude et abus de confiance. Son autre succès est d’avoir provoqué l’implosion de Bleu et Blanc, le principal parti centriste d’opposition dirigé par Benny Gantz.

Cet ancien chef d’état-major, qui a fait toutes ses campagnes sur le slogan «tous sauf Bibi», a finalement dû accepter, bon gré mal gré, de participer à un «gouvernement d’urgence nationale» sous la direction de son archi-rival. Ce cabinet doit être présenté la semaine prochaine.

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Israël : Benjamin Netanyahu mis en examen pour corruption, fraude et abus de confiance

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Le Premier ministre Benjamin Netanyahou a été mis en examen pour corruption, fraude et abus de confiance dans différentes affaires, a indiqué le procureur général d’Israël, ce jeudi.

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu devant le parlement israélien le 30 mai 2016 — MENAHEM KAHANA / AFP

La justice soupçonne Benjamin Netanyahou « d’abus de confiance », de « corruption » et de malversation dans trois affaires différentes, y compris « l’affaire Bezeq », la plus sensible pour Benjamin Netanyahou, devenu le plus pérenne des Premiers ministres de l’histoire d’Israël avec 13 ans au pouvoir dont la dernière décennie sans discontinuer.

Des faveurs gouvernementales accordées

« Le procureur général Avichaï Mandelblit a décidé d’inculper le Premier ministre Benjamin Netanyahu pour corruption, fraude et abus de confiance dans l’affaire 4000 », qui concerne un échange présumé de bons procédés avec le patron d’une société de télécoms, a indiqué le ministère de la Justice dans un communiqué.

Dans le dossier « Bezeq », la justice soupçonne Benjamin Netanyahou d’avoir accordé des faveurs gouvernementales qui pourraient avoir rapporté des millions de dollars au patron de cette société de télécoms, en échange d’une couverture médiatique favorable d’un des médias du groupe, le site Walla.

Quitte ou double pour Netanyahou

Cette annonce, très attendue en Israël, intervient quelques heures à peine après que le président du pays a mandaté le Parlement pour trouver un Premier ministre, Benjamin Netanyahou et son rival Benny Gantz ayant chacun échoué à former un gouvernement dans la foulée des élections de septembre.

La décision du procureur pourrait avoir d’importantes conséquences politiques alors que les parlementaires ont trois semaines pour trouver un futur Premier ministre, capable de rallier 61 des 120 députés de la Knesset, le Parlement israélien. Une mise en examen pourrait minimiser les chances de Benjamin Netanyahou de rallier certains députés de la Knesset. Mais une exonération pourrait convaincre des élus encore réticents à le rejoindre dans une coalition.

(source:20minutes.fr avec AFP)

Benyamin Netanyahu considère sa mise en examen comme un « coup d’Etat »