onu

Les évêques du Venezuela demandent le soutien de l’ONU

Publié le Mis à jour le

Lors de la visite de Michelle Bachelet, la Haut-Commissaire aux droits de l’homme des Nations-Unies à Caracas la semaine passée, une délégation de la Conférence épiscopale vénézuelienne lui a remis un courrier dans lequel ils s’inquiètent devant l’état du pays.

La Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU, Michelle Bachelet, le 21 juin à Caracas. (AFP or licensors)

Une délégation de la Conférence épiscopale du Venezuela a été reçue le 21 juin dernier par la Haut Commissaire des Nations-Unies aux droits de l’homme Michelle Bachelet, lors de sa visite dans le pays. À l’occasion de cette rencontre avec l’ancienne président chilienne, les évêques lui ont remis une lettre signée par la présidence de la conférence épiscopale, dans laquelle l’Église réitère sa dénonciation et sa position face à la grave crise humanitaire, économique, politique et sociale que traverse le pays. Crise humanitaire dénoncée, lit-on dans le document, «depuis 2004».

Dans leur missive, les évêques vénézueliens rappellent qu’ils sont «défenseurs de la vie sous tous ses aspects», et se disent «à l’écoute du cri de notre peuple». Ils dénoncent également la dégradation des conditions de vie au Venezuela qui a conduit à un exil massif de population et fait naître de nouvelles formes d’esclavage comme la traite des personnes ou la prostitution.

Les conditions dramatiques dans le pays
Lire la suite »

L’Onu cassée par l’« exceptionnalisme » états-unien

Publié le Mis à jour le

Affaiblis par rapport à leurs compétiteurs russe et chinois, les États-Unis retrouvent leurs réflexes historiques. En matière de relations étrangères, ils abandonnent l’ordre libéral international et reviennent à la doctrine exceptionnaliste. En remettant en cause leur propre engagement au Conseil de sécurité, ils viennent d’ouvrir la voie à une déconstruction du Droit international et à la fin des Nations unies. Cette évolution, qui surprend les Européens de l’Ouest et les plonge dans le désarroi, avait été anticipée par la Russie et la Chine qui s’y préparaient.

Le 26 mars 2019, les États-Unis dédisent leur engagement au Conseil de sécurité des Nations unies et affirment leur exceptionnalisme : ils reconnaissent la conquête territoriale du Golan par Israël.

L’ancien ambassadeur à l’Onu du président Bush Jr. et actuel conseiller de sécurité nationale du président Trump, John Bolton, est opposé à un aspect particulier des Nations Unies. Il n’est pas question pour lui que quiconque puisse contraindre son pays sur quelque sujet que ce soit. Par conséquent, les cinq puissances membres permanentes du Conseil de sécurité de New York forment un directoire mondial qui dit le droit entre les nations… mais ne peut pas imposer aux États-Unis quoi que ce soit.

Cette opinion, l’« exceptionnalisme », a toujours été celle de Washington, même si le reste du monde ne s’en est pas encore rendu compte [1]. Elle réapparait aujourd’hui dans un contexte international particulier et va bouleverser le monde que nous connaissons.

L’« exceptionnalisme » états-unien se réfère au mythe des « Pères pèlerins » : des Puritains, persécutés en Angleterre où ils étaient perçus comme de dangereux fanatiques, se sont réfugiés aux Pays-Bas, puis aux Amériques où ils arrivèrent à bord du Mayflower (1620). Ils y édifièrent une société nouvelle, fondée sur la crainte de Dieu. Ce fut « la première nation démocratique », une « Lumière sur la colline », appelée à éclairer le monde. Les États-Unis sont donc à la fois un « exemple » pour les autres et ont une « mission », celle de convertir le monde à la Volonté Divine.

Bien sûr la réalité historique est très différente de cette narration, mais ce n’est pas le sujet.

Depuis deux siècles, tous les présidents des États-Unis, sans exception, se sont référés à cette falsification historique. En vertu de quoi,
- ils négocient, signent et adoptent des traités tout en émettant des réserves afin de ne pas les appliquer en droit interne ;
- ils préjugent qu’ils suivent la « Volonté de Dieu » tandis que leurs ennemis s’y refusent et donc les condamnent pour les mêmes faits avec plus de sévérité qu’eux-mêmes (double standard) ;
- ils refusent toute juridiction internationale qui s’applique à leurs affaires intérieures.

Cette attitude porte à quiproquo, d’autant que les Européens sont persuadés être ouverts d’esprit alors qu’ils ne font aucun effort pour comprendre les particularités des autres.

(…–>> lire l’intégralité de l’article de Voltairenet)

ONU: l’Allemagne et la France exerceront ensemble la présidence du Conseil de sécurité en mars et avril 2019

Publié le Mis à jour le

Le Conseil de sécurité des Nations unies est composé de cinq membres permanents (États-Unis d’Amérique, Fédération de Russie, France, République populaire de Chine, Royaume uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord) et de dix membres élus par l’Assemblée générale (actuellement : la Guinée équatoriale, le Koweït, le Pérou, la Pologne et la Côte d’Ivoire élus pour 2018 et 2019 et la République dominicaine, l’Allemagne, l’Indonésie, l’Afrique du Sud et la Belgique élus pour 2019 et 2020).

La présidence du Conseil échoit chaque mois, alternativement, à un de ses membres. Le calendrier 2019 prévoit qu’elle sera exercée en mars par la France et en avril par l’Allemagne.

Dans une vidéo commune, l’Allemagne et la France ont annoncé qu’ils exerceraient ensemble cette présidence.

Concrètement, l’un ou l’autre des représentants permanents ou de ses adjoints pourront présider les séances ; les deux ambassadeurs signeront conjointement les « déclarations présidentielles » (c’est-à-dire les déclarations du Conseil n’ayant pas de valeur juridique) ; et prépareront conjointement la séance de réflexion générale que chaque État exerçant la présidence est autorisé à organiser.

Les ambassadeurs peuvent à tout moment être remplacés par leur ministre des Affaires étrangères et, pour l’Allemagne, par sa chancelière, pour la France par son président de la République.

Communication de la présidence franco allemande à l’Onu

C’est la première fois que deux États décident d’exercer conjointement la présidence du Conseil de sécurité. Ce faisant, ils soutiennent réciproquement leur politique étrangère.

(voltairenet)

Assassinat de Khashoggi: l’ONU commence son enquête lundi 28 Jan. 19

Publié le

C’est la Française Agnès Callamard, rapporteure spéciale de l’Onu sur les exécutions sommaires ou arbitraires, qui va la piloter.

Le journaliste saoudien Jamal Khashoggi, assassiné le 2 octobre. Osman Orsal/REUTERS

La Française Agnès Callamard, la rapporteure spéciale de l’ONU sur les exécutions sommaires ou arbitraires, va conduire l’enquête indépendante internationale sur la mort de Jamal Khashoggi, journaliste saoudien assassiné au consulat de son pays à Istanbul. La rapporteure spéciale a dit qu’elle sera assistée dans sa tâche par Helen Kennedy, une avocate britannique, et Duarte Nuno Vieira, un scientifique portugais spécialiste de la médecine légale. Tous se rendront en Turquie du 28 janvier au 3 février, a annoncé l’ONU. «Mes conclusions et préconisations seront transmises au Conseil des droits de l’homme de l’ONU lors de la session de juin 2019», a dit Agnès Callamard. Elle sera notamment chargée d’évaluer les circonstances du crime et la nature et l’ampleur de l’implication des États et des individus responsables du meurtre.

Venezuela : ultimatum européen et réunion de crise à l’ONU

Publié le Mis à jour le

L’Espagne, la France, l’Allemagne et le Royaume-Uni ont donné « huit jours » à Nicolas Maduro pour convoquer des élections, faute de quoi ils reconnaîtraient l’opposant Juan Guaido comme « président » du Venezuela pour qu’il organise ce scrutin. Washington appelle aussi à soutenir Guaido.…

Comme pour la Syrie, la Russie et la Chine refuse cette position.

Alex Newman explique les raisons de la migration de masse

Publié le Mis à jour le

Voici la retranscription d’un entretien avec Alex Newman publié par The New American sur le thème de la migration de masse souhaitée par le « Nouvel Ordre Mondial » dans les pays occidentaux. La vidéo renvoie vers une publication certainement passionnante sur l’« Etat profond».– J.S.

Un entretien avec Alex Newman sur les raisons de la migration de masse
Bill Jasper, TNA : Avec l’ONU, Peter Sutherland et George Soros ont été déterminants pour déclencher la crise des migrants en Europe en 2015. Comment ce processus s’articule-t-il avec le Nouvel Ordre Mondial et le rôle joué par l’Union européenne ?

Alex Newman :

Il est intéressant que vous ayez mentionné le nom de Peter Sutherland : je vois que vous avez le communiqué de presse diffusé par les Nations unies après l’entretien mené avec lui alors qu’il était représentant spécial de l’ONU pour les migrations. Il a déclaré lors de cet entretien que les frontières sont un obstacle, qu’il faut se débarrasser des « vaches sacrées » de la souveraineté nationale et que nous devons nous rendre compte que les Etats-nations qui se cachent derrière des murs sont derrière nous. Il nous faut avancer vers le Meilleur des mondes (ce n’est pas le terme qu’il avait employé) – en substance, une seule humanité gouvernée par une seule entité. Je pense que nous avons eu affaire là à la meilleure synthèse présentant le véritable plan en cours.

Avant tout, il faut savoir qu’ils mentent. Je crois qu’il est important de l’établir. D’abord, ils ont essayé l’angle humanitaire, affirmant avoir un vrai souci de tous ces gens qu’il fallait faire entrer en Europe et aux Etats-Unis par le biais de l’ONU. C’est si visiblement frauduleux que cet argument n’est plus employé.
Lire la suite »

Le Kosovo vote la création de son armée

Publié le Mis à jour le

Balkans – Le Parlement du Kosovo a adopté vendredi une loi sur la création de forces armées au Kosovo. Dans un contexte tendu avec Belgrade.

Le président kosovar Hashim Thaçi a revêtu jeudi son treillis pour s’adresser aux membres de la Force de sécurité du Kosovo (KSF). Image: Keystone

Le Kosovo a décidé vendredi avec le soutien des Américains de se doter d’une armée pour affirmer sa souveraineté, décision accueillie avec colère par la Serbie, qui ne reconnait pas son indépendance.

Le président serbe Aleksandar Vucic a fustigé cette décision et appelé à une réunion d’urgence des 15 membres du Conseil de sécurité de l’ONU, qui s’est tenue à huis clos. A l’issue de la rencontre, des diplomates ont indiqué que la Russie, soutien de la Serbie, avait demandé qu’une session publique du Conseil de sécurité soit organisée en début de semaine prochaine. Le président serbe pourrait y assister, selon un diplomate qui a précisé que des pays européens étaient réticents à l’idée de tenir une session publique. Dans un communiqué, le chef de l’ONU, Antonio Guterres, exprime sa «préoccupation» et «appelle toutes les parties concernées à la retenue».

Lire la suite »

Le pacte sur les migrations approuvé à Marrakech

Publié le Mis à jour le

Maroc – L’accord de Marrakech sur les migrations doit désormais faire l’objet d’un ultime vote de ratification le 19 décembre à l’Assemblée générale des Nations unies.

Quelque 150 pays ont adopté lundi à Marrakech (Maroc) le Pacte mondial sur les migrations des Nations unies, en le défendant par de vibrants plaidoyers face aux critiques des nationalistes et partisans de la fermeture des frontières.

«Nous ne devons pas succomber à la peur», a exhorté le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, avant l’adoption formelle de ce texte destiné à renforcer la coopération internationale pour une «migration sûre, ordonnée et régulière».

Comme d’autres dirigeants présents à Marrakech, M. Guterres a aussi dénoncé les «nombreux mensonges» sur le Pacte qui a généré des tensions politiques dans plusieurs pays et fait éclater la coalition gouvernementale en Belgique, avec la démission des ministres issus du parti nationaliste flamand. Le document doit encore faire l’objet d’un ultime vote de ratification, le 19 décembre à l’Assemblée générale des Nations unies à New York.

Prévue sur deux jours, la conférence intergouvermentale de Marrakech devait être une étape purement formelle du processus onusien. Mais le sujet déchaînant les passions, une quinzaine de pays (Autriche, Australie, Belgique, Bulgarie, Estonie, Hongrie, Italie, République tchèque, République dominicaine, Lettonie, Pologne, Slovaquie, Slovénie et Suisse) ont annoncé leur retrait ou le gel de leur décision après avoir approuvé le texte le 13 juillet à New York.

«Gouvernance mondiale»

Les Etats-unis, qui s’étaient retirés de l’élaboration du texte en décembre 2017 en le jugeant contraire à la politique d’immigration du président Donald Trump, ont lancé vendredi dernier une nouvelle salve contre le Pacte et contre toute forme de «gouvernance mondiale».

Lire la suite »

Comprendre les tensions entre les Comores et la France sur Mayotte

Publié le

Aux yeux de nombreux Comoriens et de Français, la situation de Mayotte est une aberration. Cette île est un département français depuis 2011. Mais Mayotte fait historiquement partie d’un archipel plus grand composé de trois autres îles : Anjouan, Moheli et Grande Comore.

Le 22 décembre 1974, à l’occasion d’une consultation d’autodétermination des Comores, les habitants d’Anjouan, de Moheli et Grand Comore votent à plus de 95%  pour l’indépendance. Seuls les habitants de Mayotte votent largement (64%) pour le maintien au sein de la République française. La France décide alors de prendre en compte les résultats île par île, et ce, en violation du droit international. L’ONU avait d’ailleurs mis en garde la France dans une résolution adoptée par l’Assemblée Générale quelques jours avant le scrutin.