Russie
En Géorgie, Josep Borrell presse le gouvernement d’accélérer ses réformes : « La Russie sera ravie si nous échouons »
Le chef de la diplomatie européenne était pour la première fois en visite dans ce petit pays du Caucase, au cœur d’une lutte d’influence entre l’UE et la Russie.

La Géorgie doit redoubler d’efforts pour espérer obtenir, d’ici à la fin de l’année, le statut de candidat officiel à l’Union européenne (UE). C’est le message qu’a délivré le chef de la diplomatie européenne, Josep Borrell, lors de sa première visite dans le pays, jeudi 7 et vendredi 8 septembre. Le statut de candidat, auquel aspire plus de 80 % de la population géorgienne, « doit être obtenu en adoptant des réformes profondes et en adhérant aux valeurs de l’Union européenne. Pour être franc, il y a encore du travail à faire », a ajouté le haut représentant de l’UE.
Son déplacement intervient à un moment crucial pour cette ancienne république soviétique, au cœur d’une lutte d’influence entre la Russie et l’UE, sur fond de tension liée à la guerre en Ukraine. Ce petit pays du Caucase, dont 20 % du territoire est occupé par les troupes russes depuis la guerre avec Moscou en 2008, a jusqu’à la fin de l’année pour mettre en œuvre les douze recommandations imposées par Bruxelles avant d’obtenir un éventuel feu vert.
Or, depuis des mois, le gouvernement, proche de Moscou, semble tout faire pour enrayer le processus, bien qu’il clame le contraire. Le dernier épisode en date remonte au 1er septembre, lorsque Tbilissi a lancé, de façon spectaculaire et inédite, une procédure de destitution contre la présidente géorgienne, Salomé Zourabichvili. Le gouvernement, dirigé par le parti Rêve géorgien, l’accuse d’avoir violé la Constitution en effectuant une tournée en Europe sans son accord.
La présidente, une ancienne diplomate française, a un rôle essentiellement symbolique dans le pays, mais ses positions pro-occidentales et son opposition à la politique gouvernementale de proximité avec la Russie, en ont fait une interlocutrice privilégiée des dirigeants européens, soucieux de ne pas laisser le pays retomber dans les griffes de Moscou en pleine guerre en Ukraine.
Démarche « alarmante »
En Géorgie, une dizaine d’ONG ont dénoncé la démarche « alarmante » du gouvernement et l’ont appelé à mettre fin au processus de destitution. Dénonçant « une attaque directe contre l’UE », ils rappellent que la Constitution géorgienne elle-même oblige le président et le gouvernement à prendre toutes les mesures pour assurer l’intégration du pays dans l’Union européenne.
En France, Emmanuel Macron a apporté mercredi un soutien appuyé à Salomé Zourabichvili, saluant « le combat courageux qu’elle mène, pour la démocratie, pour l’Etat de droit et pour ce qu[’il croit] l’avenir du peuple géorgien, c’est-à-dire véritablement cet ancrage européen ». Malgré le coup de force du gouvernement, le processus de destitution a peu de chances d’aboutir. Il nécessite en effet le vote de cent députés, alors que le parti au pouvoir, Rêve géorgien, n’en compte que quatre-vingt-deux. Le gouvernement devra donc convaincre au moins douze membres de l’opposition.
(source: lemonde.fr)
Guerre en Ukraine : Cuba accuse la Russie de « trafic d’êtres humains » en recrutant des Cubains
Le ministère cubain des Affaires étrangères affirme avoir découvert un réseau visant à recruter des Cubains pour combattre aux côtés de la Russie dans la guerre en Ukraine.

INTERNATIONAL – Le gouvernement cubain a déclaré avoir identifié un réseau de trafic russe, dont l’objectif est de recruter des Cubains pour effectuer « des opérations militaires en Ukraine », ont annoncé les autorités lundi 4 septembre.
Le ministère de l’Intérieur cubain « s’efforce de neutraliser et de démanteler un réseau de trafic d’êtres humains qui opère à partir de la Russie pour incorporer des citoyens cubains qui y vivent, et même certains de Cuba, dans les forces militaires impliquées dans les opérations militaires en Ukraine », a ainsi indiqué le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), le ministre des Affaires étrangères, Bruno Rodriguez, a assuré que le gouvernement cubain « agit avec la force de la loi » contre ces opérations. Le ministère a assuré avoir engagé « des poursuites pénales contre les personnes impliquées dans ces activités », sans donner plus de détails. Il a souligné son rejet catégorique du « mercenariat », rappelant que Cuba ne participe pas à la guerre en Ukraine.
Deux témoignages d’adolescents, enrôlés contre leur gré
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Géorgie : le parti au pouvoir lance une procédure de destitution contre la présidente Zourabichvili

Rêve géorgien a annoncé le 31 août qu’il lançait une procédure de destitution à l’encontre de la présidente du pays. Lui sont reprochés des voyages en Europe auxquels le gouvernement, à qui incombe la politique étrangère du pays, s’était opposé.
Russie : Moscou revisite les manuels d’histoire
Un nouveau manuel d’ histoire rédigé « en 5 mois », à temps pour la rentrée scolaire, le 1er septembre, en Russie. Il s’adresse aux lycéens en fin de cycle secondaire et à leurs enseignants, et véhicule la propagande anti-occidentale du Kremlin, notamment concernant l’ Ukraine.
Russie : un nouveau manuel d’histoire renforce la narration du Kremlin sur la guerre en Ukraine
Un chapitre entier de l’ouvrage, destiné aux élèves de première et de terminale, est consacré à l’« opération militaire spéciale ».
A la rentrée scolaire, fixée chaque année au 1er septembre en Russie, les élèves des classes de 1re et de terminale seront pourvus d’un nouveau manuel d’histoire. Intitulé Histoire de la Russie, de 1945 au début du XXIe siècle, l’ouvrage développe une vision très orientée des événements les plus récents, faisant la part belle au récit façonné ces dernières années par le Kremlin. Détail symbolique, en couverture figure une photographie du pont de Crimée, inauguré en mai 2018 par le président Vladimir Poutine, quatre ans après l’annexion de la péninsule ukrainienne.
« La guerre civile a commencé » – Wagner
Rébellion de Wagner : Poutine dénonce « une trahison » qui « peut mener à une guerre civile »
Vladimir Poutine ne laissera pas « la guerre civile » se produire : ce qu’il faut savoir
L’Ukraine et la Russie plaident leur cause dans l’annexion de la Crimée à la Cour internationale de justice de La Haye
En 2017, Kiev avait porté plainte contre Moscou pour violation de deux conventions internationales sur le terrorisme et sur les discriminations raciales.

Ukraine et Russie côte à côte face à seize juges de la Cour internationale de justice (CIJ) dans l’enceinte du palais de la Paix, à La Haye : la scène paraît irréelle. Et pourtant, les 6 et 8 juin, Kiev et Moscou se sont retrouvés pour plaider leur cause devant cette instance des Nations unies (ONU), chargée de régler les différends entre Etats.
En 2017, Kiev avait porté plainte contre Moscou, l’accusant de violer les conventions internationales sur la répression du financement du terrorisme et sur l’élimination de toutes les formes de discriminations raciales. Six ans plus tard, l’ambassadeur itinérant de l’Ukraine sur la justice internationale, Anton Korynevytch, s’est targué d’avoir eu « raison de sonner l’alarme et d’alerter le monde ». L’affaire dépasse l’objet des deux conventions internationales invoquées par Kiev. Elle « découle du refus de la Russie d’accepter nos choix. De vivre indépendamment des ordres de Moscou », a assené Anton Korynevytch.
Le début de la guerre actuelle remonte à 2014, a rappelé le diplomate, et à « l’occupation illégale » de la Crimée. Kiev accuse Moscou d’avoir conduit une « campagne d’éradication culturelle » contre les Tatars de Crimée et de vouloir aujourd’hui « russifier » les civils des territoires occupés. Elle l’accuse aussi d’avoir financé et soutenu le terrorisme des séparatistes prorusses de Donetsk et Louhansk. Bombes et lance-roquettes BM-21S « ne passent désormais plus discrètement la frontière, a expliqué le diplomate. Maintenant, la Russie fait ouvertement pleuvoir des milliers de missiles et de bombes sur les Ukrainiens. »
Le droit comme une arme
Puis il a invité les seize juges à se rappeler « ce qu’il s’est passé lorsque l’argent et les armes russes ont afflué dans le Donbass : le vol MH17 [vol commercial abattu en juillet 2014 au-dessus du Donbass, avec un missile fourni par la Russie aux séparatistes et faisant 298 victimes], Nova Kakhovka, Marioupol, Kramatorsk, Kharkiv ». L’Ukraine dénonce « une campagne d’intimidation et de terreur ». Dans la nuit qui a précédé l’intervention du diplomate, le 6 juin, le barrage de Kakhovka, dans la région de Kerson, a été détruit, faisant au moins six morts et des dégâts gigantesques. L’ambassadeur a dénoncé l’« acte d’un Etat terroriste ».
Le leader des insurgés anti-Poutine dit contrôler une partie de la région de Belgorod
Invité de LCI ce dimanche, Ilia Ponomarev, anti-Poutine et chef de la légion « Liberté de la Russie », affirme contrôler « dix localités » dans la région de Belgorod. « Les hostilités » se poursuivent à la frontière avec l’Ukraine, en territoire russe. Avec un objectif à plus long terme : « Libérer la Russie de Poutine ».
Stupeur à la TV russe : L’appel de Nadezhdin à remplacer Poutine
Stupeur à la TV russe, L’appel de Nadezhdin à remplacer Poutine : “Pour les présentateurs russes, Nadezhdin passe pour un fou. Mais il y a quand même des gens qui l’écoutent et qui peuvent en tirer leur bénéfice.” Général Trinquand
L’ambassadeur américain à Pretoria accuse l’Afrique du Sud d’avoir livré des armes à la Russie
L’ambassadeur américain à Pretoria a accusé jeudi l’Afrique du Sud d’avoir fourni un soutien militaire à la Russie, en dépit de sa neutralité déclarée dans le conflit avec l’Ukraine, lors d’une rencontre avec des médias locaux. Selon Reuben Brigety, les Etats-Unis sont convaincus que « des armes et des munitions ont été chargées » à bord d’un cargo russe, amarré près du Cap début décembre, « avant qu’il ne reparte vers la Russie ».
Dans la même video: Sommet des armées américaines et africaines en Afrique de l’Ouest – Jeton digital, monnaie introduite au Zimbabwe, etc ….