Ukraine

Quand Macron et Scholz parlent à Poutine, une partie de l’Europe s’agace

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Chaque entretien Macron-Poutine suscite désormais des critiques d’une partie de l’Europe, qui reproche à la France de maintenir l’illusion d’un compromis, au lieu de se concentrer sur l’aide militaire à l’Ukraine.

Emmanuel Macron en visioconférence avec Vladimir Poutine lors de l’un de leurs nombreux entretiens, ici le 26 juin 2020. Ils se sont parlé samedi 28 mai 2022. © AFP / Michel Euler / POOL / AFP

Un Sommet européen extraordinaire s’ouvre aujourd’hui à Bruxelles, consacré évidemment à l’Ukraine. Dans sa lettre d’invitation, le Président du Conseil européen, Charles Michel, écrit que « notre unité a été notre principal atout », depuis le début de l’invasion russe il y a 3 mois. « Elle demeure le principe qui nous guide », ajoute-t-il.

Malgré ces belles paroles, de fortes tensions existent au sein des « 27 » ; et elles secouent le leadership habituel de la France et de l’Allemagne. Une fronde qui vise leur position mesurée sur l’Ukraine, et surtout leur volonté de préserver le dialogue avec la Russie.

Samedi, Emmanuel Macron, accompagné cette fois du Chancelier allemand Olaf Scholz, a eu Vladimir Poutine au téléphone. Pour le président français, on ne compte plus le nombre d’appels, en vain. Les comptes-rendus ne laissent pas entrevoir plus de résultats cette fois, avec un Président russe inflexible et menaçant. Aussitôt, une vague de critiques a visé Macron et Scholz.

Une partie de l’Europe, principalement les anciens pays communistes, estime que la priorité est d’aider l’Ukraine militairement, pas de chercher une sortie honorable à Poutine. Ils reprochent à l’Allemagne d’avoir mis trop de temps avant de se convertir à l’idée de livrer des armes à l’Ukraine, et à la France de maintenir l’illusion d’un compromis possible avec Poutine.

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Guerre en Ukraine : « Nous produisons le blé, mais il ne peut pas sortir du pays »

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Dans un entretien au « Monde », le ministre ukrainien du commerce extérieur, Taras Kachka, évoque les difficultés d’exportation de son pays.

Le ministre ukrainien du commerce extérieur, Taras Kachka, lors du Forum Ukraine 30, à Kiev, en juin 2021. PAVLO BAGMUT / ZUMA PRESS / MAXPPP

A l’occasion du sommet de Davos, qui s’est tenu du 22 au 26 mai en Suisse, le ministre ukrainien du commerce extérieur, Taras Kachka, est revenu sur les dommages infligés à son pays, les activités industrielles et agricoles encore debout et les obstacles au redressement.

Comment comptabiliser les dommages subis par l’Ukraine ?

On peut bien sûr utiliser la figure traditionnelle macroéconomique, qui nous indique que le produit intérieur brut de l’Ukraine devrait chuter en 2022 de 30 % à 40 %. Cependant, la réalité est plus complexe. En matière de destructions, nous en sommes actuellement à 24 000 kilomètres de routes et 38 millions de mètres carrés de logements. Nous les estimons à 100 milliards de dollars [93 milliards d’euros] en valeur comptable et à 600 milliards de dollars d’impact négatif. Si nous agrégeons toutes les pertes, nous arrivons probablement autour de 1 000 milliards de dollars.

La population active a-t-elle diminué avec les mouvements de population et les départs pour la guerre ?

Le plus gros impact est celui des sept millions de déplacés. Viennent ensuite les quatre millions de personnes parties à l’étranger, auxquelles s’ajoutent environ 700 000 autres, qui ont pris le chemin de la guerre. Toutefois, nous commençons à observer aussi quelques retours au travail, notamment dans les régions de Kiev et de Kharkiv [Est]. Cela étant dit, près de 70 % des entreprises travaillent normalement. Par exemple, le secteur de la banque fonctionne à 80 %, celui des chemins de fer, bien sûr, mais aussi la poste ou l’électricité.

Qu’en est-il des piliers de votre commerce extérieur, l’agriculture et l’acier ?

Pour ce qui est de l’agriculture, 80 % de la terre arable est plantée et nous aurons une production de blé comparable à celle de 2021, même si l’engrais et le diesel pour les engins manquent. Il y aura un peu moins de maïs. Mais globalement, nous sommes en mesure d’exporter dans le monde entier un volume de grain comparable à celui de l’année dernière.

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Bulgaria takes a stand against a former friend

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“Traditionally, Russia has always had a big influence here, but we have been a big surprise to them,” Prime minister Petkov said. “They don’t understand what happened.”

Pro-Ukrainian demonstrators at the monument to the Soviet Army in Sofia, Bulgaria.Nanna Heitmann for The New York Times

Moscow long counted Bulgaria as its most ardent and reliable friend in Europe. But in recent weeks, the country has joined fellow members of the E.U. in imposing ever tougher economic sanctions on its former ally; offered to repair broken military helicopters and tanks for Ukraine; and expelled yet more Russian diplomats.

The rapid souring of relations with Bulgaria, a poor but symbolically important country because of its historically close ties to Russia, underscores how far off-script the invasion ordered by Putin has traveled. In response, Russia halted supplies of natural gas to Bulgaria by Gazprom last month.

Moscow has also launched cyberattacks, assaulting the server of Bulgaria’s state energy company and crippling pension payments by its Postal Service. “We are under severe attack at the moment,” said Kiril Petkov, the Bulgarian prime minister, describing this as a clear “attempt to derail our government” by stoking domestic unrest.

(source: The New York Times)

 

Ukraine: restaurer la crédibilité de l’ONU et rétablir la confiance mutuelle

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Francesca Di Giovanni, la Sous-secrétaire pour les relations avec les États de la Secrétairerie d’État du Vatican examine comment le monde pourrait être après le conflit entre la Russie et l’Ukraine : le renouvellement des organisations internationales et la recherche du dialogue, à partir d’une situation d’égalité des droits et des devoirs entre grands et petits.

Le drapeau de l’ONU. (©Negro Elkha – stock.adobe.com)

La guerre entre la Russie et l’Ukraine, outre la douleur de la tragédie qui se déroule, crée un climat d’incertitude et de confusion dans la communauté internationale, surtout à cause de la faible intervention des organisations internationales, à commencer par les Nations unies, qui sont incapables de ramener sur le chemin de la négociation un conflit qui crée des morts et des destructions, mais qui favorise aussi la déstabilisation politique et économique. Sur ce sujet et d’autres, Radio Vatican – Vatican News s’est entretenu avec Francesca Di Giovanni, sous-secrétaire pour les relations avec les Etats de la Secrétairerie d’Etat du Saint-Siège.

On a le sentiment que l’ONU a été longtemps paralysée et silencieuse dans cette crise. Pourquoi cela s’est-il produit ? Peut-on encore croire au rôle fondamental des organisations internationales ?

Ces organisations peuvent et doivent continuer à jouer un rôle dans les relations internationales. La crise actuelle à laquelle nous assistons n’est que partiellement imputable aux responsabilités des organisations, mais plutôt à celles des États qui les composent et déterminent leur politique et leurs activités. Le plus gros problème est que les États ont perdu la capacité de s’écouter les uns les autres, préférant imposer leurs propres idées ou intérêts, qui en fait les limitent ou les conditionnent. Le Pape lui-même a parlé à plusieurs reprises de «ccolonisation idéologique», et malheureusement cette nouvelle colonisation a trouvé un terrain fertile dans les organisations internationales, également à l’instigation de certains Etats.

Nous devrions recommencer à parler, à nous écouter les uns les autres et aussi à réfléchir aux positions des autres. Lorsque nous parlons d’organisations internationales, nous devons également souligner que leur travail ne se limite pas exclusivement au maintien de la paix et de la sécurité. Pensez par exemple aux questions de développement, au changement climatique, à l’utilisation pacifique de l’énergie nucléaire, etc. Il y a donc beaucoup de travail à faire, et l’inertie ou la paralysie de l’ONU est évidente dans certains domaines, même primaires, tandis qu’elle se poursuit dans d’autres, même si sa «fatigue» est très ressentie.

Comment donner à l’ONU une capacité opérationnelle et décisionnelle, en fonction de la paix mondiale, qui dépasse l’impasse actuelle due aux différents vetos ? Le Pape lui-même a récemment parlé de l’impuissance des Nations Unies…

Lorsque l’on parle de paix et de sécurité internationales, la première organisation qui vient à l’esprit est l’ONU et, en particulier, le Conseil de sécurité. Nous savons que la réforme du Conseil de sécurité est sur la table depuis plusieurs années,

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L’activisme diplomatique du Japon face aux réticences de ses voisins d’Asie méridionale à sanctionner la Russie

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A l’issue d’une visite officielle en Indonésie, au Vietnam et en Thaïlande pour amener ces pays à faire chorus avec l’Occident dans la condamnation de Moscou, le premier ministre Fumio Kishida a obtenu de ses homologues la confirmation de leur opposition aux tentatives de changer le statut duo par la force.

Le premier ministre japonais, Fumio Kishida, après une conférence de presse conjointe avec son homologue thaïlandais, Prayuth Chan-ocha, à Bangkok, le 2 mai 2022. SAKCHAI LALIT / AP

La guerre en Ukraine a conduit le Japon, seul pays asiatique du G7, à sortir de sa réserve coutumière lors des crises internationales. Après avoir vivement condamné l’invasion russe, il ambitionne d’apparaître comme le fédérateur d’une Asie « libre et ouverte », « rejetant toute tentative unilatérale de modifier le statu quo par la force ». Le voyage que vient d’effectuer en Asie du Sud-Est le premier ministre, Fumio Kishida, qui a visité successivement l’Indonésie, le Vietnam et la Thaïlande entre le 29 avril et le 1er mai, illustre la volonté de Tokyo d’essayer de rassembler autour du Japon des pays asiatiques aux positions souvent divergentes de l’Occident à propos de la crise ukrainienne.

Tokyo anticipe que la guerre en Ukraine risque d’être l’amorce d’un dérèglement des normes internationales qui, parti d’Europe, ne sera pas sans effet à l’autre extrémité de la planète – ne serait-ce qu’en raison de l’extension du territoire russe jusqu’en Extrême-Orient. Alors qu’en Europe le danger est avant tout russe, pour le Japon il est double : à une Chine aux ambitions hégémoniques s’ajoute une Russie qui « vient de montrer qu’elle peut opérer à la fois à l’ouest et à l’est », a estimé le ministre japonais de la défense, Nobuo Kishi, après les récents exercices de la flotte russe en mer d’Okhotsk, située au nord d’Hokkaido, l’île la plus septentrionale du Japon. Concentrée jusqu’à présent sur le sud-ouest de l’Archipel, face à la Chine, la défense japonaise va devoir renforcer ses positions sous ces latitudes – comme du temps de l’URSS.

« Respecter la souveraineté territoriale »

L’alignement du Japon sur les positions des autres membres du G7, notamment à propos de l’adoption de sanctions économiques lui a valu des mesures de rétorsion du Kremlin, qui a mis fin aux négociations sur le traité de paix entre les deux pays. Celui-ci achoppe depuis plus d’un demi-siècle sur le différend concernant la souveraineté de quatre îles de l’archipel des Kouriles, annexées par l’URSS à la suite de la défaite japonaise de 1945. Mais la détérioration des relations avec Moscou n’est pas, pour l’instant, la préoccupation majeure du premier ministre Kishida

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Moscou met en garde contre le risque d’une 3e guerre mondiale

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Le chef de la diplomatie russe, a assuré lundi soir que le risque de Troisième guerre mondiale est « réel ». Des négociations de paix sont toujours en cours avec Kiev, et restent pour l’heure peu concluantes. Moscou accuse l’Ukraine de « faire semblant » de discuter.

La rencontre entre le Pape et Kirill en juin annulée

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Le Pape François avec le patriarche Kirill, en 2016.

Dans une interview au quotidien argentin La Nación, publiée jeudi 21 avril, le Pape François a déclaré mettre tout en œuvre pour que cesse la guerre en Ukraine, et a annoncé l’annulation de la rencontre prévue en juin à Jérusalem avec le patriarche de Moscou.

Osservatore Romano

Au quotidien argentin La Nación, François a confirmé qu’il y a «toujours» des efforts pour parvenir à la paix : «Le Vatican ne se repose jamais. Je ne peux pas vous donner les détails car il ne s’agirait plus d’efforts diplomatiques. Mais les tentatives ne cesseront jamais».

François a également évoqué les «très bonnes» relations et une éventuelle rencontre avec le patriarche de Moscou, Kirill. «Je suis désolé que le Vatican ait dû annuler une deuxième rencontre avec le patriarche Kirill, que nous avions prévue en juin à Jérusalem. Mais notre diplomatie a estimé qu’une rencontre entre nous en ce moment pourrait conduire à une grande confusion. J’ai toujours encouragé le dialogue interreligieux. Lorsque j’étais archevêque de Buenos Aires, j’ai réuni chrétiens, juifs et musulmans dans un dialogue fructueux. C’est l’une des initiatives dont je suis le plus fier. C’est la même politique que je promeus au Vatican. Comme vous m’avez peut-être entendu le dire à plusieurs reprises, pour moi, l’accord est supérieur au conflit.»

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Guerre en Ukraine : l’ONU a documenté les meurtres de 50 civils à Boutcha

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Des enquêteurs des droits humains de l’ONU ont documenté le meurtre de quelque 50 civils sur place. Aliaksandr / stock.adobe.com

Après la diffusion d’images de centaines de cadavres de civils à Boutcha, des représentants des Nations unies se sont rendus en Ukraine pour enquêter sur ce que la communauté internationale qualifie de «crimes de guerre».

L’ONU a documenté le «meurtre, y compris certains par exécution sommaire» de 50 civils dans la ville de Boutcha en banlieue de Kiev, a affirmé vendredi 22 avril une porte-parole du Haut-commissariat des droits de l’homme à Genève.

«Durant une mission à Boutcha le 9 avril, des enquêteurs des droits humains de l’ONU ont documenté le meurtre, y compris par exécution sommaire de quelque 50 civils sur place», a déclaré Ravina Shamdasani, lors d’un briefing régulier de l’ONU à Genève.

Guerre en Ukraine : Poutine honore une brigade accusée d’avoir commis les exactions de Boutcha

Le président russe a décerné ce lundi à la 64e brigade de fusiliers motorisés un titre honorifique pour «héroïsme».

Le président russe a décerné lundi un titre honorifique au titre de «l’héroïsme» à la 64e brigade de fusiliers motorisés, que l’Ukraine a accusé d’avoir participé aux exactions commises à Boutcha, près de Kiev. Vladimir Poutine a signé, selon le Kremlin, un décret accordant le «titre honorifique de ‘Garde’» à cette brigade du fait de l’«héroïsme et de la ténacité, la détermination et le courage» de ses hommes.

(source: lefigaro.fr)

Satellite images appear to show  massgrave of around 9.000 bodies.

Mariupol evacuations stall as Russian claims to control the besieged city,

L’Ukraine aimerait négocier avec la Russie à Marioupol

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“Nous sommes prêts à tenir une session spéciale de négociations à Marioupol. Pour sauver nos gars. »

Anadolu Agency via Getty Images L’Ukraine aimerait négocier avec la Russie directement à Marioupol (photo du 20 avril 2022)

INTERNATIONAL – L’Ukraine a proposé ce mercredi 20 avril à la Russie une “session spéciale de négociations” à Marioupol, ville portuaire assiégée sur la mer d’Azov, pour sauver “civils et militaires”, ont déclaré deux négociateurs ukrainiens.

“Nous sommes prêts à tenir une session spéciale de négociations à Marioupol. Pour sauver nos gars, (le bataillon) Azov, les soldats, les civils, les enfants, les vivants et les blessés. Tout le monde”, a écrit Mikhaïlo Podolyak, conseiller du président ukrainien Volodymyr Zelensky sur son compte Twitter.

“Nous sommes prêts à venir avec Mykhaïlo Podolyak à n’importe quel moment pour ces négociations, dès que nous recevons confirmation de la partie russe”, a pour sa part déclaré le négociateur en chef ukrainien David Arakhamia sur sa chaîne Telegram.

Après des semaines de combats, la ville semble être en passe de tomber aux mains des forces russes, qui ont intensifié leurs frappes, selon l’un des commandants militaires ukrainiens assiégés à Marioupol. “L’ennemi est 10 fois plus nombreux que nous”, a déclaré Serguiï Volyna, de la 36e brigade d’infanterie de marine.

Dernier îlot de résistance

Selon le président Zelensky, les militaires ukrainiens retranchés dans le vaste complexe sidérurgique d’Azovstal, dernier îlot de résistance dans la ville, “protègent au prix de leur vie (…) environ un millier de civils, femmes et enfants”.

Sviatoslav Palamar, commandant adjoint du bataillon Azov, une des deux formations ukrainiennes qui résistent encore à Marioupol, a souligné mercredi dans un message vidéo sur Telegram que la situation était “critique” dans l’usine pilonnée par l’aviation russe avec “des bombes super puissantes”. Il a appelé les dirigeants internationaux à “sauver avant tout” les civils se trouvant dans l’usine.

Le couloir humanitaire depuis Marioupol, le premier depuis samedi, n’a pas fonctionné, a annoncé dans la soirée la vice-Première ministre ukrainienne Iryna Verechtchouk en accusant les Russes d’avoir violé le cessez-le-feu et bloqué les cars.

Mais ce jeudi 21 avril, quatre bus d’évacuation de civils ont réussi à quitter le port ukrainien de Marioupol, a indiqué jeudi la vice-Première ministre ukranienne Iryna Verechtchouk.

Les évacuations, qui doivent se poursuivre ce jeudi, interviennent alors que ce port stratégique de la mer d’Azov semble sur le point de tomber aux mains des Russes après presque de deux mois de siège.

(source:  huffingtonpost.fr)

Le Rwanda va accueillir des demandeurs d’asile au Royaume-Uni

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© Fournis par Journal de Bangui Le Rwanda va accueillir des demandeurs d’asile au Royaume-Uni

Le Rwanda a signé un accord de plusieurs milliards de francs CFA avec la Grande-Bretagne pour accueillir des migrants de diverses nationalités qui cherchent à entrer au Royaume-Uni, a appris APA jeudi.

C’est un accord initial de 120 millions de livres sterling, soit près de 95 milliards de francs CFA, conclu entre Kigali et Londres. Le gouvernement britannique cherchait depuis des mois des pays tiers pour envoyer les migrants en attendant de traiter leur dossier. Le Rwanda et le Ghana avaient été évoqués, mais Accra a fermement nié en janvier être en discussion avec le Royaume-Uni sur le sujet.

Le Premier ministre Boris Johnson espère en effet dissuader les traversées illégales de la Manche. Il s’engage, dans un premier temps, à financer ce dispositif à hauteur du montant évoqué. « Le Rwanda se réjouit de ce partenariat avec le Royaume-Uni pour accueillir des demandeurs d’asile et des migrants, et leur offrir des voies légales de résidence » dans ce pays d’Afrique australe, a déclaré dans un communiqué le ministre rwandais des Affaires étrangères Vincent Biruta.

Kigali précise que les migrants accueillis seront « intégrés dans les communautés du pays ». « Il s’agit de s’assurer que ces personnes sont protégées, respectées et habilitées à poursuivre leurs propres ambitions et à s’installer de façon permanente au Rwanda si elles le souhaitent », a ajouté M. Biruta. Un des sujets clés du Brexit, la campagne de retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne, le dirigeant britannique conservateur avait promis de contrôler l’immigration. Le nombre de clandestins traversant la Manche a triplé en 2021. Malgré tout, son projet de durcissement de la politique migratoire a été fortement critiqué par des organisations de défense des droits de l’Homme dénonçant son « inhumanité ».

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