Wagner

Le jeu des Ukrainiens en Afrique pour contrer les menées des Russes de Wagner

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Le bilan, toujours incertain, est lourd pour Wagner depuis son arrivée en 2021. Stringer/Reuters

Kiev, qui a revendiqué avoir joué un rôle dans la sanglante déroute subie par les mercenaires au Mali, a aussi envoyé un petit contingent de forces spéciales au Soudan.

Les conséquences de la lourde défaite subie par l’armée malienne et par les mercenaires de Wagner, fin juillet, n’en finissent plus. Si les suites militaires dans l’extrême nord du Sahel étaient prévisibles, les tensions diplomatiques qu’elle a engendrées l’étaient moins. Au centre de ces frictions, la revendication par l’Ukraine d’un rôle dans cette offensive et, d’une manière plus générale, le nouvel activisme de Kiev en Afrique pour s’opposer aux menées russes sur le continent.

Ces derniers jours, le Mali puis le Niger ont rompu leurs relations diplomatiques avec l’Ukraine tandis que Moscou menaçait. « Incapable de vaincre la Russie sur le champ de bataille, le régime criminel de Volodymyr Zelensky  a décidé d’ouvrir un deuxième front en Afrique et soutient des groupes terroristes dans des États du continent favorables à Moscou », a dénoncé la porte-parole du ministère russe des Affaires étrangères.

(suite dans : lefigaro.fr)

Après celui de la Centrafrique et du Soudan, Wagner convoite l’or du Mali

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Depuis sa découverte en 2018, la mine d’Intahaka était contrôlée par des groupes rebelles, alliés contre le pouvoir central malien. Le 9 février 2024, c’est un hélicoptère de l’armée malienne qui y a atterri.

Des sources locales interrogées par un journaliste indépendant et le média Radio France Internationale (RFI) ont confirmé que les combattants du Groupe autodéfense touareg Imghad et alliés (Gatia), qui contrôlait la mine, avaient été chassés par les forces armées maliennes et que ces dernières étaient accompagnées de mercenaires russes du Groupe Wagner.

Présents officieusement dans le pays depuis 2021, afin d’aider la junte à lutter contre le terrorisme et à sécuriser son pouvoir, les mercenaires du Groupe Wagner ont peu à peu étendu leur influence et sont intervenus, à de multiples reprises, aux côtés de l’armée malienne. Mais c’est la première fois qu’ils sont identifiés sur un site minier.

En octobre 2023, l’Etat malien a signé plusieurs accords de coopération avec la Russie dans le secteur minier, notamment pour l’établissement d’une cartographie des ressources minières et pour construire une raffinerie d’or à Bamako.

(source: , et lemonde.fr)

Africa Corps, le nouveau label de la présence russe au Sahel

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Sous la tutelle du ministère de la défense, Moscou tente de renouveler son dispositif africain et de faire oublier la « marque » Wagner.

Une banderole du président russe, Vladimir Poutine, lors d’une manifestation pour soutenir le président du Burkina Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, et exiger le départ de l’ambassadeur et des forces militaires de France, à Ouagadougou, le 20 janvier 2023. OLYMPIA DE MAISMONT / AFP

Le nom de Wagner disparaît mais la référence à l’Allemagne nazie demeure. La présence russe au Sahel s’est choisi un nouveau label : Africa Corps. Alors que le groupe paramilitaire devait son nom à l’admiration portée par son fondateur, Dmitri Outkine, au compositeur allemand qui a influencé l’esthétique du IIIe Reich, cette nouvelle appellation est directement inspirée par l’Afrika Korps, les bataillons allemands ayant combattu dans le nord de l’Afrique durant la seconde guerre mondiale.

Au-delà des références communes, la refonte par l’Etat russe de la société de sécurité d’Evgueni Prigojine, entrée en disgrâce à Moscou depuis la rébellion avortée de son chef – disparu le 23 août –, se poursuit. De la République centrafricaine à la Libye en passant par le Soudan et le Mali, Wagner avait bâti depuis 2018 un empire. Un modèle qui a permis à la Russie des percées stratégiques majeures au détriment des Occidentaux, au premier chef les Français, mais dont l’autonomie était devenue trop forte aux yeux de Moscou.

Le nom Africa Corps est apparu pour la première fois le 20 novembre sur Telegram dans un post du blogueur militaire Deux Majors, proche du ministère russe de la défense. Le message cite Igor Korotchenko, ancien colonel et rédacteur en chef de la revue russe Natsionalnaïa oborona (« défense nationale »), par ailleurs invité fréquent de l’émission « 60 minutes » sur la chaîne publique Rossiya 1, annonçant qu’un Africa Corps est « en cours de formation ». L’apparition de cette nouvelle structure, précise M. Korotchenko, fait suite à la visite du vice-ministre russe de la défense Iounous-bek Evkourov à Benghazi (Libye), où il a rencontré le maréchal Khalifa Haftar, l’« homme fort » de la Cyrénaïque (province orientale).

(source: lemonde.fr)

«La Russie sera vaincue» : le chef d’al-Qaida au Mali pointe Wagner dans une nouvelle vidéo

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Après s’être battu pour la cause touareg, Iyad Ag-Ghali a versé dans le combat djihadiste en fondant une filiale d’Al-Qaida au Sahel. Az-Zallaqa

Dans une vidéo diffusée mardi par le JNIM, Iyad Ag-Ghali fustige les nouvelles juntes au Mali, Burkina et Niger qui ont fait appel à de nouveaux «alliés infidèles», les mercenaires russes.

L’affrontement est entré dans une nouvelle phase». Dans une vidéo diffusée le 12 décembre, Iyad Ag-Ghali, le chef du JNIM (Groupe de soutien à l’Islam et aux musulmans) au Mali, a énoncé ses objectifs au regard de la nouvelle donne au Sahel. Alors que l’armée française s’est retirée de la zone, poussée dehors par les juntes militaires au Mali, Burkina Faso et Niger, le chef islamiste a fustigé ces «pouvoirs traîtres» et leurs nouveaux «alliés infidèles», les mercenaires russes.

Dans cette vidéo – la première depuis 2017 – de plus de 2 minutes, Iyad Ag-Ghaly, l’un des principaux chefs djihadistes au Sahel, dénonce «les massacres des FAMA et de Wagner», ainsi que du capitaine Traoré, chef de la junte au Burkina Faso. Lisant son communiqué derrière son ordinateur hp, le chef islamiste évoque le sort des civils qui, «dans cette période sanglante (…) se trouvent entre l’enclume des extrémistes et le marteau de l’armée, l’apostasie et les mercenaires de Wagner», a traduit le spécialiste arabophone Wassim Nasr. Il affirme que l’alliance avec la Russie sera perdante, tout comme le fut celle avec «la France mécréante», dont la présence «a mené à l’élargissement du djihad

Le chef islamiste clôt son discours par le conflit entre Israël et le Hamas, commencé «il y a 9 semaines» – ce qui permet d’attester de la récence de l’enregistrement. Il remercie notamment les imams maliens qui ont refusé la laïcité et soutenu «les moujahidin de Gaza».

Deux ennemis, l’État islamique et la Russie

Le djihadiste malien tient ce discours alors qu’un nombre toujours croissant d’exactions des forces armées locales et de leurs supplétifs russes est signalé au Sahel. L’ONG Human Right Watch documente régulièrement des exécutions sommaires, disparitions de civils, pillages et tortures.

Après s’être battu pour la cause touareg au sein des rébellions apparues dans les années 1990 au nord du Mali, Yiad Ag-Ghali a versé dans le combat djihadiste en fondant une filiale d’al-Qaida au Sahel, qui veut imposer la charia. Avec l’EIGS lié à Daesh, le JNIM a été combattu par les soldats français des opérations Serval puis Barkhane entre 2013 et 2019, avant que ceux-ci ne soient écartés par les autorités putschistes des États sahéliens.

Depuis le départ des soldats français, Iyad Ag-Ghlai, qui en était l’une des principales cibles, «a une plus grande liberté d’action et d’activité», expliquant cette nouvelle prise de parole, note le journaliste Wassim Nasr sur France 24. Dans le cadre de cette «nouvelle phase» des combats qui s’ouvre, le chef djihadiste annonce donc combattre non seulement l’EIGS, groupe djihadiste concurrent, mais aussi l’allié russe, et déclare ouvrir ses rangs à de nombreuses recrues.

(source: lefigaro.fr)

Mali: l’armée a repris Kidal

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Kidal a été reprise par les forces armées maliennes ce mardi. Depuis 2013, cette ville symbolique était sous le contrôle des séparatistes touaregs. Sa reconquête était devenue un enjeu de souveraineté pour le pouvoir de Bamako.

Les forces loyalistes ont été appuyées par les mercenaires russes de Wagner pour prendre cette localité désertée. Un coup de maître pour Assimi Goïta, au moins à court terme.

Un avion IL-76 de l’armée malienne s’est crashé samedi dernier à Gao lors de son atterrissage, avec à son bord des hommes du groupe de mercenaires russes.

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La junte militaire ne communique pas, mais les images parlent d’elles-mêmes. Une vidéo du crash d’un avion de transport de l’armée malienne intervenu samedi 23 septembre à Gao, dans le nord du Mali, circule depuis ce mercredi sur les réseaux sociaux. On y voit l’appareil, un IL-76 de fabrication russe, atterrir, puis continuer sa course folle jusqu’à sortir de la piste. Il disparaît dans un panache de poussière puis explose.

L’avion appartenait à l’armée malienne et transportait notamment des militaires du groupe paramilitaire russe Wagner, a-t-on appris dimanche de source militaire et auprès des secours. Aucun bilan officiel n’a été communiqué mais le bilan humain et matériel est lourd, ont affirmé une source aéroportuaire et diplomatique sans s’avancer plus sur le nombre de victimes.

«L’avion qui s’est crashé appartient à l’armée malienne et je confirme que l’appareil était en mission à Gao avec des partenaires», a dit à l’AFP un responsable militaire malien. «Dimanche, les enquêteurs sont revenus sur le terrain. Samedi soir, des blessés blancs ont été transportés par un autre avion vers une destination inconnue», a assuré une source aéroportuaire. «Lors de l’arrivée des rescapés hier à Gao, il n’y avait presque que des soldats russes de Wagner», a pour sa part affirmé une source proche des sapeurs-pompiers.
Coopération bilatérale avec la Russie

Les causes de l’accident ne sont pas connues mais un porte-parole de l’armée allemande, encore présente à Gao dans le cadre de la mission des Nations unies au Mali (Minusma), a dit que l’avion accidenté était un «modèle IL-76 de construction russe». L’aéroport militaire de Gao est utilisé aussi bien par l’armée malienne, que par ses partenaires russes ou la Minusma.

La junte au pouvoir au Mali a poussé vers la sortie la force anti-djihadiste française en 2022 et la force de l’ONU en 2023, pour se tourner militairement et politiquement vers la Russie. Elle dit s’être adjointe les services d’«instructeurs» dans le cadre d’une coopération bilatérale avec la Russie et dément la présence de Wagner, bien que la présence du groupe de sécurité russe soit communément acquise par les autres acteurs travaillant au Mali.

Ce crash s’est produit dans un contexte de tensions grandissantes entre les différents acteurs armés de la zone et l’armée malienne. Les régions de Tombouctou et Gao ont été depuis août le théâtre d’une succession d’attaques contre les positions de l’armée et contre les civils. L’armée et les groupes armés se disputent le contrôle du territoire au moment où la Minusma se retire.

(source: lefigaro.fr)

En Russie, Vladimir Poutine a mis les propagandistes du Kremlin face à un dilemme inhabituel

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L’émission du soir de la chaîne d’État Russia 1, qui réunit experts et députés acquis à la cause de Poutine, a adopté un ton bien inhabituel après la rébellion de Wagner.

Photo Lors de l’émission « Le dimanche soir avec Vladimir Soloviev » sur la chaîne Russia 1, le 25 juin 2023.

RUSSIE – Depuis le début de la guerre en Ukraine, la télévision d’État russe défend invariablement la cause de Vladimir Poutine, à coups de fausses informations et de critiques virulentes de l’Occident. Jusqu’à semble-t-il dimanche 26 juin, après la brève mutinerie armée du groupe paramilitaire Wagner menée par Evguéni Prigojine qui a ébranlé la Russie ce week-end.

Il y a deux jours sur le plateau de Le dimanche soir avec Vladimir Soloviev, une des émissions les plus célèbres diffusées sur la chaîne d’État Russia 1, le ton était beaucoup moins unanime et serein que d’habitude, a noté BFMTV ce mardi 27 juin.

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Russie: Evguéni Prigojine et sa milice Wagner reculent « pour éviter un bain de sang »

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Le chef du groupe paramilitaire Wagner, Evguéni Prigojine, mène une offensive à l’intérieur de la Russie et menace d’aller jusqu’à Moscou, dans le but de renverser le commandement militaire, avec lequel il est en conflit depuis plusieurs semaines. Vladimir Poutine dénonce un « coup de poignard dans le dos » et accuse Evguéni Prigojine de « trahison ». Finalement, l’homme fort de Wagner a annoncé que ses troupes « rentraient » dans leurs camps.

« La guerre civile a commencé » – Wagner

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Ukraine : Wagner annonce la prise de Bakhmout

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Evgueni Prigojine, le patron de la milice russe paramilitaire Wagner, a annoncé ce samedi 20 mai la capture de Bakhmout par ses hommes. Cette ville située à l’est de l’Ukraine est devenue le théâtre de plusieurs combats depuis l’été dernier. Via une vidéo diffusée par le service de presse Wagner sur son compte Telegram, Evgueni Prigojine a déclaré, entouré par des hommes armés : « Le 20 mai 2023, aujourd’hui, à midi, Bakhmout a été pris dans sa totalité. » « L’opération pour la prise de Bakhmout a duré 224 jours […] Il n’y avait que Wagner ici », a ajouté Evgueni Prigojine, qui est en conflit ouvert avec la hiérarchie militaire russe.


L’Ukraine a revendiqué mardi 16 mai des gains territoriaux face aux Russes près de la ville dévastée de Bakhmout, épicentre des combats depuis des mois, après avoir repoussé pendant la nuit un déluge de missiles russes et avant la visite d’un émissaire chinois à Kiev.


EN DIRECT – Guerre en Ukraine : Poutine félicite ses hommes pour la capture de Bakhmout, Biden annonce de nouvelles armes

Des membres de Wagner brandissent un drapeau russe et un drapeau aux couleurs de Wagner sur les ruines de Bakhmout «libérée». PRESS SERVICE OF « CONCORD\ / REUTERS